Panne d’or noir pour le BO

Géronimo aux halles

Fin connaisseur de sa ville, Géronimo a compris que le club de son cœur avait besoin de soutien populaire et a organisé avec quelques joueurs une séance de dédicaces samedi devant les halles…

Dans ce rugby français où les intérêts financiers occultent bien souvent le bon sens, la franchise du joueur du Stade Français, Pascal Papé, reste une salutaire bouffée d’oxygène :  » Ceux qui ont fait le calendrier n’ont jamais dû jouer au rugby « . Imposer à des athlètes de haut niveau trois matches en neuf jours, relève en effet de la pure folie.

Hypocritement la commission médicale de la Ligue avait « préconisé » que les joueurs ne dépassent pas les 160 minutes de temps de jeu en trois matches. Une préconisation à peu près aussi efficace que les radars pédagogiques pour les fous de l’accélérateur. Comme il n’y avait pas la moindre sanction à la clé, les clubs aux effectifs les plus pauvres se sont allégrement assis sur la consigne. 12 joueurs du Biarritz Olympique se sont ainsi retrouvés hors des clous, au risque de connaître la panne d’essence : Pietersen, Ngwenya, Baby, Traille, Waenga, Yachvilli, Guyot, Fono, Taele, Erik Lund, Broster et Genevois. On achève bien les Rouge et Blancs !

Le Biarritz Olympique a livré un magnifique match contre Toulon, offrant même aux spectateurs ravis le spectacle d’une mêlée toulonnaise mise sur le reculoir, mais comment lutter quand vous avez sur votre banc quelques remplaçants novices tandis que Toulon envoie sur le terrain, à l’heure de jeu, Palisson, Giteau, Rossouw, Castrogiovanni ou Noirot?

Si le défaitisme et la morosité sont de mise actuellement aux halles de la ville, là où les anciens refont le match inlassablement, personne n’a le moindre reproche à formuler aux joueurs sur le terrain même s’ils ont été lourdement étrillés (13-24) et se retrouvent derniers du Top 14.

Jacques Delmas, entraîneur adjoint du RC Toulon, après être passé par la Côte basque, a parfaitement saisi le problème :  » À Biarritz, il n’y a plus de pétrole « , allusion aux difficultés financières du club depuis le retrait de Serge Kampf. Même si, pendant ce temps, quelques marchands du temple s’efforcent de siphonner les dernières gouttes d’or noir au fonds du puits ( voir document ).

Avec Bayonne douzième et Biarritz quatorzième, sans grandes perspectives d’embellie notable, plus que jamais, au risque de faire hurler les intégristes des deux camps, se pose la question d’une entité basque adaptée aux exigences économiques du Top 14. Un rapprochement entre les deux clubs rivaux qui ferait presque autant jaser que la découverte de champs de pétrole inexploités sous les stades Aguilera ou Jean-Dauger!

OFFRE EXCEPTIONNELLE_page_001

289 euros pour un match et un dîner avec les joueurs, c’est donné, non?

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