En presse écrite et nulle part ailleurs…

Bureau L'Exemplaire

Ceci n’est pas un photomontage,
juste un photo… empilage tout ce qu’il y a de plus réel.

Beaucoup de lecteurs du « délicieux canard laquais », par l’intermédiaire de ce blog, m’envoient des messages privés où ils semblent penser que je ne suis pas de Biarritz mais… de Marseille et doté d’une forte tendance à l’exagération! En substance, ils écrivent que ma description de L’Exemplaire les fait sourire mais que, dans la vraie vie, un journal ne peut pas sortir et avoir des lecteurs en étant aussi mal organisé.

Lecteurs, si vous saviez à quel point le journal que vous tenez dans les mains relève le plus souvent du miracle permanent !

Dans ma vie professionnelle antérieure, comme le prouve cette photo nullement truquée, j’ai parfois croisé des bureaux où le propriétaire n’avait plus matériellement la place suffisante pour poser son calepin ou son ordinateur. Mais le même vous regardait droit dans les yeux pour vous affirmer qu’il s’y retrouvait parfaitement dans son ordre si singulier et qu’il était capable de retrouver dans la seconde n’importe quel dossier.

À votre avis ?

Un gouvernement fourmi, fourmidable!

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Ce sont les fourmis qui ont permis à la France de limiter la casse pendant la crise financière. Mais ce sont les cigales ayant tout dilapidé que le gouvernement encourage…

Pourquoi la France a-t-elle mieux résisté que la plupart des pays européens à la crise financière de 2008? Parce que nous sommes un pays d’épargnants, ce qui a rassuré les prêteurs, et qu’avec 15,8% de nos revenus économisés, contre 11% en moyenne pour le reste de l’Union européenne, nous sommes les champions du monde des petits ruisseaux qui font les grandes rivières, avec 17 000 milliards d’euros d’économies, près de huit fois le budget annuel de l’État.

Avec cette logique magnifique qui caractérise nos hommes politiques, il est donc parfaitement judicieux de récompenser les cigales, qui croquent tout au mois le mois, en ne les imposant qu’une fois, et d’appliquer la double peine aux laborieuses fourmis, qui, après avoir soustrait trois sous à la voracité sans limite de l’État, se retrouvent taxées une deuxième fois avec des prélèvements sociaux de 15,5% sur le produit de leur épargne.

En ce domaine, la gauche ne fait que réenfiler les chaussons de la droite, chaque parti au pouvoir jugeant soudain parfaitement légitime d’arracher les ailes des insectes qui passent à portée et de faire semblant de ne rien voir quand des cigales de haut vol vont se faire dorer tout l’hiver dans des paradis fiscaux.

La grande nouveauté consiste désormais à rendre rétroactive la loi. Imaginez que vous ayez emprunté pendant quinze ans pour acheter la petite fourmilière qui va abriter votre famille. Que diriez-vous, si votre banquier vous expliquait au bout de dix ans qu’il a fait de mauvaises affaires et que vous allez payer dix ans de plus. Vous hurleriez à l’escroquerie? Toute honte bue, c’est exactement ce que fait l’État en remontant à 1997 pour appliquer une hausse de 40% des prélèvements libératoires sur l’assurance vie, le placement favori des petits épargnants.

Jusque-là, les responsables des Finances en France se comportaient comme des bandits d’honneur, agaçants certes, mais toujours courtois et obéissant à une certaine logique. Ils vous vidaient les poches, mais avec le sourire.  Désormais, nous avons affaire à des voyous à la petite semaine, improvisant en permanence leurs méfaits en fonction de leurs incessants besoins financiers, quitte à détaler si la pression populaire devient trop forte, comme le prouve l’annonce puis la pitoyable et judicieuse volte-face sur une taxation possible des PEL ou de l’intéressement salarial.

Mais que fait Valls, notre si plastronnant ministre de l’Intérieur, face à toutes ces délinquants s’efforçant de s’emparer de tout ce qui nous appartient ? Car, contrairement à ce qu’affirment les sondages, ce n’est pas dans la rue que les Français développent un sentiment d’insécurité, mais quand Bercy ou Matignon annoncent de nouvelles mesures.

Didier, pourquoi tu m’as oublié?

Librairie DarrigadeLe texte avait été mûrement réfléchi : « À Didier Borotra, bâtisseur infatigable qui a assuré la fortune de Vinci pour les trois prochaines décennies et réussi avec sa Cité naufragée à transformer l’océan magnifique et sauvage en simple jeu numérique« , mais notre maire bien-aimé a préféré ne pas venir à la séance de dédicaces qui a eu lieu le samedi 26 octobre à la librairie Darrigade de Biarritz, afin de ne pas témoigner de favoritisme envers un des citoyens de sa ville, ce qui prouve sa grande sagesse. Il aurait pu pourtant y rencontrer pratiquement tous ceux qui rêvent de lui piquer sa place aux prochaines municipales, ainsi que de simples citoyens et des amoureux de la presse, désireux d’engager la conversation avec le connard déchaîné qui s’est permis ce « délicieux canard laquais« .

Au total, une cinquantaine d’exemplaires vendus, des conversations très riches et révélatrices du fossé qui se creuse parfois entre les titres de presse et les lecteurs et un accueil particulièrement chaleureux de la famille Darrigade, et en particulier d’André, ce sprinter racé qui me faisait tant rêver, enfant, quand je regardais le Tour de France.

L’effet Leonarda

L'effet Leonarda

L’occasion était trop belle : les commerçants habiles ne l’ont pas loupée…

Ah si seulement notre bien aimé président de la République, l’homme des consensus mous et des compromis intenables comme la lycéenne de quinze ans à qui l’on propose de revenir en France tandis que ses parents restent au Kosovo, savait se montrer aussi réactif que certains marchands de textile! Déambulant à Paris, du côté de Montparnasse, nous nous sommes amusés de ce tee-shirt bien dans l’air du temps, affiché dans une boutique d’économie solidaire, étrangement intitulée « 9 km », située à l’angle de l’avenue du Maine et de la rue des Plantes.

Renseignements pris, ce tee-shirt décliné en trois couleurs, et vendu 25 euros, fait un malheur, les clients ayant trouvé qu’il correspond tout à fait à la nouvelle devise de la République, revisitée par Manuel Valls : « Liberté, Égalité, Vos papiers! ». Car le ministre de l’Intérieur a bien compris que, pour grimper dans les sondages, il n’y avait rien de mieux que de s’offrir un petit coup de rom le plus souvent possible. Et tant pis pour les familles disloquées !

Les carpins vous saluent bien !

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Peio Claverie, Patrick Destizon et Michel Poueyts viennent de rallier Michel Veunac, après, pour les deux premiers, s’être opposés à lui pendant toute la mandature précédente… Comme si le mariage de la carpe et du lapin pouvait faire une équipe municipale présentable!

S’il ne s’agissait d’une ville en grand péril financier, ce serait à pleurer… de rire! Au rythme où vont les ralliements, en vue des élections municipales, il ne va bientôt plus y avoir un seul opposant en état de marche dans Biarritz et d’ici peu le dernier mandat de Didier Borotra va être jugé tout à fait exceptionnel. (Jean-Benoît Saint-Cricq, Bernard Ithurbide, tenez-bon!)

Il faut croire que la gamelle municipale est décidément succulente pour expliquer tous ces reniements et cette bande d’affamés qui, soudain lassés de l’opposition, veulent se retrouver à tout prix du bon côté du manche. Petit rappel des épisodes précédents pour ceux qui on un peu de mal à suivre :

Michel Veunac a décidé qu’il allait enfiler les pantoufles de Didier Borotra et faire du borotrisme tranquille. C’est discutable au vu des bévues commises ces dernières années par l’instigateur de la Cité naufragée, mais c’est un choix parfaitement respectable.

Peio Claverie s’est opposé pendant six ans aux décisions du maire et de son deuxième adjoint, Michel Veunac. Il est donc logique qu’il saute au cou du candidat MoDem. Le roi de Bibi Beaurivage a toujours affirmé son aversion pour l’abertzale de droite Poueyts. Il est donc tout aussi normal qu’il fasse liste commune avec son ennemi intime. Le même, à l’idéologie décidément gravée dans le marbre, expliquait à Sud Ouest, le 3 janvier 2012 ses convictions  : « Je ne manque pas de lucidité au point de penser que je serai un jour maire de Biarritz ! J’ai toujours dit que notre rôle est d’aider la gauche à conquérir le pouvoir dans cette ville « . Vite, un ostéopathe pour qu’il remette d’équerre l’ami Peio, qui doit souffrir de sérieux torticolis à force de se contorsionner!

Grande déclaration martiale de Patrick Destizon, cet été, lors d’un échange téléphonique informel : «  J’ai ma liste et je serai un opposant résolu. Moi, contrairement aux autres, je ne pactise pas « . L’homme au menton avantageux, déclarait dans Sud Ouest du 4 février 2013 qu’il n’était « nullement comptable des années Borotra »  et fanfaronnait : « C’est la première fois que je pars comme tête de liste. Il m’a fallu tout ce temps pour comprendre que les idées et les projets ne sont pas dissociables des hommes. Donc cette fois-ci, j’y vais ! » Démonstration que, lorsqu’on est un second dans l’âme, on le reste.

Un propos qui vaut aussi pour Michel Veunac, dont les choix tactiques laissent un peu perplexes. Serge Blanco sait bien, comme tous les amateurs de rugby, que trois joueurs de fédérale ne font pas un bon joueur de top 14. En politique, les voix ne s’additionnent pas toujours et l’étrange liste Veunac pourrait vite devenir un repoussoir pour les électeurs. Une carpe mariée à un lapin ça donne un être hybride, inadapté à la nage comme à la course…

… Même s’ils sont très mignons et presque attendrissants, nos trois petits carpins qui, toute honte bue, sont allés courber les oreilles et frétiller de la nageoire caudale pour faire allégeance au deuxième adjoint !

En vente dans toutes les mauvaises librairies (… dans les bonnes aussi!)

???????????????????????????????Si Manuel Valls avait viré un peu moins de kosovars sans papiers, il resterait probablement un peu plus de monde pour ouvrir les caisses dans les librairies… Un délicieux canard laquais, le roman satirique qui se moque des petites cachotteries de la presse, est officiellement en vente dans toutes les librairies, les bonnes comme les mauvaises, depuis le 16 octobre, mais, dans certains points de vente parisiens, la mise en place tarde un peu à se faire.

Le chapitre 2

Échange passionné avec Guy Martin, un amoureux de la presse écrite.

Première rencontre avec les lecteurs, le samedi 19 octobre à la librairie Le Chapitre à Angoulême. L’occasion de retrouver des copains d’enfance avec qui nous avons ciré les bancs de l’école primaire de Chasseneuil, mais aussi des lecteurs qui m’avaient demandé de l’aide pour la rubrique « Couac » et d’autres qui ont envie de parler du dernier journal qui m’a employé ou de mes quarante ans de presse écrite. Échanges fructueux et passionnés où je peux expliquer les raisons qui m’ont amené à rédiger ce délicieux canard laquais.  En deux heures, une trentaine de romans sont dédicacés et, au total, une cinquantaine sont vendus.

Prochaine rencontre avec les lecteurs, samedi 26 octobre, à 16 heures, librairie Darrigade à Biarritz.

Brisson invente la droite caviar

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Présentation Powerpoint parfaite pour le candidat Brisson qui veut revenir au  » Temps des Biarrots « , ce qui prouve bien à quel point ils ont été oubliés lors des derniers mandats. Mais aucun membre de son équipe n’a remarqué la tapisserie ornée de boîtes de caviar.

Parions que l’ancien professeur d’histoire, Max Brisson, va retrouver ses réflexes d’enseignant pour coller un bonnet d’âne mémorable et un redoublement d’office à celui qui s’est occupé, mercredi 9 octobre, de préparer la salle, située au Bar du club house du Biarritz Olympique, où il tenait sa deuxième réunion publique..

Alors que le candidat se plaignait, le matin même dans « Sud Ouest » (9/10), estimant que Michel Veunac, son adversaire ne peut parler de liste de rassemblement quand  » on exclut la première famille de pensée sur Biarritz qui est l’UMP « , personne parmi l’équipe potentielle du Premier adjoint ou parmi les 80 personnes présentes, ne semble avoir sursauté à la vue de la magnifique tenture peuplée de boîtes de caviar, qui ornait le mur devant lequel le candidat exposait son programme. Pour qui cette droite caviar? Pour l’ancienne équipe municipale ? Pour la future ? Ou pour les Biarrots qui n’en ont jamais autant demandé ?

On ne fera pas l’injure de prendre au sérieux cette gaffe hilarante d’un candidat dont on connait les origines populaires et le véritable attachement à Biarritz. Devant une salle bondée (au moins 80 personnes) et majoritairement acquise à sa cause, Max Brisson a déroulé avec aisance un programme, plutôt intéressant qu’il décline en trois points: ouvrir le temps des Biarrots ; faire rayonner Biarritz, « ville océane » ; effectuer un cadrage financier rigoureux.

Mais, malgré le brio de l’orateur qui alterne  flamme biarrote et habileté politique, on sourira au passage de cette appellation  » ville océane « , sans doute destinée à faire oublier le naufrage d’une Cité en grande perdition (« un échec » concède le candidat)… Une idée de l’ancien prof d’histoire pour rappeler aux Français, si nuls en géographie, que notre belle cité se prélasse en bordure d’océan ?

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Une salle bondée et intéressée.

On appréciera aussi à sa juste valeur l’aveu, quand le financement de ce beau programme du  candidat Brisson est évoqué :  » il va falloir se creuser les méninges pour trouver d’autres ressources « . Ce coup là, Hollande nous l’a déjà fait en 2012.

Et on pouffera de rire pour les contorsions sémantiques que nécessite parfois la pratique politique. Interrogé sur le maire qui nous gouverne actuellement, le candidat fait trois fois le tour de l’estrade avant de concéder :  » Les fins de cycle ne sont pas toujours faciles « . Des plus jeunes auraient dit :  » Vite, un vétérinaire et la piqûre ! « 

Le tonton Cristobal du surf…

???????????????????Miki Dora a quarante ans et commence à avoir l’habitude de bourlinguer entre l’Afrique, l’Amérique et le Pays basque, lorsqu’il déclare à ses copains, avec ce ton inimitable qui le caractérise : « Tu vois, il faudrait qu’un jour j’aille travailler, juste pour voir ce que ça fait. » C’est le même qui aime répéter qu’il faut « Arnaquer les arnaqueurs » ou qui, à la fin d’un excellent dîner, bien évidemment offert par un admirateur, paie son écot d’une remarque sentencieuse et parfois un peu blessante pour le pigeon du jour : « Le monde est plein d’idiots, c’est pourquoi je n’y vis pas ».

Arrogant, hautain, arnaqueur, (incroyable statistiquement, le nombre de passeports qui se sont envolés lorsque Miki Dora séjournait chez des amis!), l’Américain est un surdoué du sport et un des premiers surfeurs à faire passer l’exigence du style avant tout :  » Dora, le surfeur habité, consumé par sa passion, n’était pas qu’un surfeur, il était le surf, avec toute la ferveur, l’égoïsme, l’exaltation qu’une telle addiction inspire. « 

Parlez en à Robert Rabagny ou à Guy Forget, qui l’ont bien connu et qui lui pardonnent beaucoup malgré toutes les entourloupes qu’il a pu commettre. (Guy Forget attend toujours les quatre raquettes prototype qu’il avait imprudemment prêtées à l’Américain pour qu’il les teste!). Car Miki Dora est un athlète complet aussi capable de suivre en hors piste un skieur confirmé que de donner de la balle à retordre à un champion de tennis.

Après, il vit d’expédients, a l’habitude de dévisser les combinés des cabines téléphoniques pour ses appels lointains, de trafiquer les faux-papiers et de piquer tout ce qui traîne. Ce qui lui vaudra un séjour à la  » villa chagrin « , la prison de Bayonne et un autre aux États-Unis.

C’est là une des nombreuses ambiguïtés du personnage, rebelle et hors-la-loi, affectant de mépriser les compétitions de surf, trop mercantiles à son goût, mais n’oubliant jamais de vendre férocement ses droits images, si un imprudent utilise sa photo sans son consentement.

Et avec ce sens de la théâtralité qui le caractérise, l’homme qui est mort en 2002 et qui a désormais un banc à son nom à Guéthary, là où il admirait la vague Parlementia, se décrit admirablement dans le film Surfers the movie de Bill Delaney : «  Toute ma vie est une évasion, toute ma vie est cette vague. je m’engage, regarde comment elle déroule, j’attaque mon virage en bas, puis je m’élance à fond, sans regret : rien à perdre! et derrière moi toute la merde me passe au dessus »

Des pesos, des lingots, le tonton Cristobal du surf n’en avait pas « le cul cousu » comme aurait dit Pierre Perret, mais on trouvera tout de même à sa mort un confortable compte en Suisse soigneusement planqué. Encore un paradoxe du paradoxal rebelle !

Une vie que le journaliste Joël Tudor a subtilement résumé dans Da Cat :  » Miki était le meilleur dans ce qu’il faisait, qu’il soit en train de tricher, mentir, glisser ou planer « 

Apprentis rebelles, qu’est-ce que vous attendez pour aller voler le livre en librairie ou l’acheter si vous êtes des dégonflés?

 « Miki Dora », Alain Gardinier, éditions Atlantica, – 334 pages, 21 euros.

Prendre des Vinci pour des lanternes

Lanterne Vinci

Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage! Vinci annonce qu’il renonce à son activité parking. L’évêque affirme qu’il ne souhaite pas vendre son terrain à la ville. Mais notre Didier, plus amoureux passionné que jamais, veut à tout prix faire voter ses conseillers pour mettre deux jolis parkings de plus dans la corbeille de mariée du bétonneur adoré.

Encore un grand numéro de Borotrapèze volant, lundi 30 septembre à la mairie! Le Monsieur Loyal de service, l’homme qui repeint sa mairie en gris quand les adjoints ont le dos tourné,  ne cache plus sa passion frénétique pour son bétonneur adoré et tient à déclarer sa flamme avant sa prochaine et attendue sortie de scène. Pour cette exceptionnelle soirée offerte par le cirque municipal, notre Didier adoré avait sorti le tapis rouge, et la police qui va avec, pour accueillir les nombreux citoyens désireux d’assister à ce nouveau tour de passe-passe. Et les spectateurs,  pas déçus, pourront dire un jour à leurs enfants : « J’y étais! ». Des applaudissements nourris pour le magicien Saint-Cricq, qui a sorti des frelons de son haut de forme, et pour le charmeur de serpents Guy Lafite (plutôt habitué à avaler des couleuvres!) qui ont mis en rogne l’amoureux déçu, maire tonitruant, menaçant de faire intervenir la police contre les spectateurs.

Car Didier avait préparé un numéro exceptionnel et a été fort marri des réactions plutôt mitigées de la salle. Il nous avait déjà fait le coup de « Je sors de terre une magnifique Cité de l’Océan sans débourser un fifrelin. Vos enfants paieront! » et il pensait subjuguer les foules avec ce nouveau numéro intitulé « Mon petit Vinci que j’adore« , inspiré de la chanson « Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous »...

… Mais il y a toujours des rabat-joies pour contrarier cet amour si pur, si noble, si désintéressé que porte le sémillant septuagénaire à son bétonneur favori. Sur son trapèze, il avait prévu une contre-volée piquée avec changement de mains et pensait gagner tout le monde à sa cause… mais, dans sa hâte à faire voter le projet, il a juste oublié un petit détail de rien du tout. Monseigneur Aillez-voir-ailleurs, l’ensoutané hostile au mariage pour tous, a rappelé que le terrain, que Borotra veut offrir à la voracité du bétonneur, appartient à l’évêché.

Et le pieux Jean-Benoît Saint-Cricq de ne pas résister au plaisir d’enfoncer le clou en lisant la lettre envoyée par l’évêque : « En l’état, un tel contrat, s’il était signé, serait entaché d’une irrégularité pouvant aboutir à sa nullité, pour porter sur un bien dont ne dispose pas la Ville. » Et, comble, le communiste Bernard Itthurbide, avec son habituel mauvais esprit de lanceur de couteaux anticapitaliste, de frapper au cœur de la cible en rappelant que « quand un client paie 100 € à Vinci, 25 € reviennent aux actionnaires. »!

Une soirée décidément pleine de surprise, puisque c’est le clown blanc, le pâle, le timide, le falot Guy Lafite, l’homme qui s’excuse de demander pardon et essuie vos chaussures avec son cachemire, qui porte l’estocade fatale à notre septuagénaire amoureux en refusant de voter le projet : «  Nous sommes déjà assez dépendants de Vinci et il ne semble pas souhaitable d’aggraver cette dépendance. Vinci n’est pas une banque et ne peut donc nous offrir de bonnes conditions de financement. On va emprunter in fine trop, trop court et trop cher.« 

Et nos chers futurs candidats qui tous rêvent de devenir calife à la place du calife dès 2014? Tous les adjoints, à savoir Max Brisson, Michel Veunac et Michel Poueyts se sont montrés très préoccupés pendant tout le débat par les lacets de leurs chaussures… avant de voter le projet comme un seul homme, ce qu’a fait aussi Peio Claverie, que l’on a connu plus mordant en d’autres temps. Ce qui n’augure de rien de bon pour l’avenir de Biarritz, car comme disait le très rustique Chirac :  » Les couilles, ça pousse rarement avec l’âge ! «