En course pour le « Prix du livre incorrect »

Librairie DarrigadeBonne surprise pour le  » délicieux canard laquais « . Sans avoir rien demandé à personne, et malgré une timidité plus que certaine de la presse parisienne, l’ouvrage vient d’être retenu dans la sélection pour le  » Prix du livre incorrect « , qui sera décerné le 23 janvier 2014.

Le Prix du Livre incorrect a été créé en 2006. Il est décerné au début de chaque année pour récompenser un ouvrage (essai, histoire ou roman) qui s’inscrit à contre-courant de la pensée unique, et bouscule les clivages convenus.

Alors que la déférence devient une des vertus cardinales du journalisme, comment ne pas se réjouir de cette sélection ?

2 réflexions sur “En course pour le « Prix du livre incorrect »

  1. Le livre est aussi en vente dans les bonnes librairies et j’ai annoncé bien fort qu’il était très instructif de le lire, voir nécessaire. Tant mieux s’il obtient le prix du « livre incorrect » qui ne dit pas la même chose que les autres !

  2. J’ai lu dans ce livre la plus belle définition du métier de journaliste, à laquelle je souscris sans aucune réserve :
     » Un bon journaliste, pour moi, c’est un journaliste qui dès l’enfance n’en fait qu’à sa tête, qui épuise ses parents à force de pourquoi, qui se creuse la tête pour ridiculiser ses professeurs, qui lit par principe les livres qui ne sont pas au programme ».
    Rien à a voir avec le conformisme mollasson de la plupart des fils à papa casés les salles de rédaction parisiennes et dont la souplesse de l’échine ravit les actionnaires, ou la complaisance éditoriale des professionnels de « l’impertinence » médiatique.
    On devrait inscrire cette magnifique phase de Jean-Yves Viollier aux frontons de toutes les écoles de journalisme et ne délivrer la carte de presse qu’à ceux dont les bulletins scolaires contiennent les mentions rageuses de leurs professeurs : « insolent », « indiscipliné », « pose trop de questions en cours », « remet en cause l’ordre établi », « contestataire », « esprit critique démesuré »…
    Jean-Yves Viollier ajoute aussi, :
    « J’aime les téméraires, les risque-tout, ceux qui ne rêvent que de franchir la ligne jaune. Je déteste les ratés de l’ordre établi, ceux qui écrivent pour être admirés de leurs concierges ou pour monnayer une gloire illusoire. Je respecte un journaliste qui a des convictions, même si elles sont à l’opposé des miennes. Un journaliste, c’est Athos, Porthos et Aramis réunis, mais en aucun cas Antoine Pinay ou Edgar Faure ».
    Fallait-il rappeler aux mondains de la plume, qu’un bon journaliste est comme un bon boxeur sur le ring : déterminé, combatif, loyal et toujours fair-play. Prêt à prendre des risques pour défendre ses convictions. Une âme de chevalier dans un corps de gladiateur.
    Nasser Negrouche

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