Les bons gars du Tonga

Taumalolo

Taumalolo, au lieu de jouer, a décidé de causer du pays à Maestri. Résultat : un carton de la même couleur que son maillot.

Des invités comme ceux-là, la France du rugby en redemande! Agressifs, téméraires et fantasques, avec des physiques en forme de bouteilles de Perrier qui contrastaient singulièrement avec les Blacks bodybuildés de la semaine d’avant, les Tongiens ont honnêtement joué leur partition de joueurs de rugby à 7 se retrouvant par hasard à 15 sur le terrain, multipliant coups d’éclat et coups de poing et montrant au public du Havre que ce n’est pas parce qu’on vient du Pacifique qu’on l’est forcément. Grâce à eux, le XV de France pourra afficher des statistiques un peu moins calamiteuses avec sept revers un nul et désormais deux victoires, face à des invités d’une belle bravoure, mais d’une naïveté confondante.

Ainsi, l’action de la 39e minute est à montrer dans toutes les écoles de rugby, comme l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire : après une nouvelle chamaillerie, Moa, le demi de mêlée des Tonga, écope d’un carton jaune tandis que la France hérite d’une mêlée à cinq mètres. N’importe quel équipe de cadets aurait demandé à un joueur des lignes arrières de remplacer le numéro neuf, mais le Tonga, déjà sérieusement chahuté en mêlée, détache un troisième ligne et se fait logiquement fracasser, permettant à Chouly de marquer un des essais les plus faciles de sa carrière.

Auparavant, dès la 6e minute, Guitoune, sans aucun complexe pour sa première sélection, avait planté sa tente dans l’en-but adverse, tandis que le demi d’ouverture des Tonga, Apikotoa, vite surnommé « Applique-toi! » par le public havrais pour sa bonne volonté à rater les barres, n’engrangeait que six points.

Dieu merci, le rugby n’est pas le foot!

21-6 à la mi-temps et pas un spectateur pour imaginer une défaite possible de la France. Le match redémarre par une fort jolie bagarre à l’ancienne entre Taumalolo et Maestri qui multiplient les amabilités sous l’oeil des caméras et héritent fort logiquement d’un rouge, même si le Toulousain n’a fait que répliquer au joueur de l’USAP. On notera au passage les larmes de Maestri, qui comprend alors que la tournée d’automne est finie pour lui. Quel contraste pour ce match amical, entre le chagrin du géant toulousain et la tranquille désinvolture, la veille, des footballeurs tricolores égarés en Ukraine, et jouant un match de qualification pour la Coupe du Monde, comme s’il s’était agi d’une rencontre amicale à Saint-Cucufa ! Avec la prime de la phrase la plus stupide à Karim Benzéma, qui, pas gêné pour deux sous, affirme tranquillement devant les caméras que l’équipe de France a  » plus de talent que ses adversaires « . L’avant-centre qui marque un but par décennie, se rend-il compte  qu’il confirme ainsi que son équipe n’a pas fait le métier et a manqué des hormones indispensables à tout sport collectif?

Dieu merci, côté hormones, le rugby n’est pas le foot, et la France comme le Tonga n’en manquent pas. Dulin met en évidence, une fois de plus, ses jambes de feu à la 51e, avant que Vainikolo ne réplique à la 57e. Malheureusement, l’équipe de Thierry Dusautoir démontre que, si les jambes sont bonnes, si la vaillance est incontestable, la tête est restée au vestiaire. Bien malin, celui qui peut voir un quelconque plan de jeu dans ce hourra-rugby sympathique mais très significatif du manque de maîtrise tricolore. Le pack n’a pas le réflexe de jouer petit périmètre pour malmener les bedonnants Tongiens, et, derrière, le n’importe quoi règne en maître. Michalak, vendange un deux contre un d’école avec Médard, en revenant à l’intérieur. Une faute qui vaudrait trois semaines de banc de touche à n’importe quel minime de l’Aviron Bayonnais!

Panoramix pour renforcer le staff?

Il faudra toute la rusticité et le pragmatisme d’un épatant Pascal Papé, pour s’improviser la poutre maîtresse d’un regroupement qui permettra à Benjamin Kayser, dont la surpuissance n’est pas la qualité première, d’inscrire son premier essai international (74e). Avant que Vainikolo, qui n’a jamais entendu parler de Manuel Valls et rêve comme tous les joueurs de son équipe d’un contrat en France pour nourrir sa famille, ne vienne réduire l’écart avec un bel essai pointé en coin à la 80e minute, ramenant le score à 38-18.

Pour cette tournée d’automne, traditionnellement difficile pour nos couleurs, la France n’a pas à rougir de ses deux premiers matches. Pas plus qu’elle n’a à se pâmer. Samedi prochain, contre l’Afrique du Sud, les hommes de Dusautoir devront trouver l’improbable dosage entre les hormones et le talent pour espérer mieux qu’une nouvelle déculottée… Mais, jusqu’à preuve du contraire, le druide Panoramix, avec sa potion magique, ne fait pas partie du staff de l’équipe de France!

Fabrice Arfi : « Le scoop, je m’en fous totalement ! « 

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Fabrice Arfi, à propos du journalisme d’investigation :  » Ce sont les faits qui font les opinions. Ce que pense un journaliste n’a pas plus de valeur que ce pense n’importe qui. « 

Solide Lyonnais, Fabrice Arfi a des épaules de déménageur et, en le voyant, on comprend comment ce journaliste de 32 ans a su résister pendant des mois aux quolibets de ses confrères qui se gaussaient de lui, quand il s’efforçait de prouver que le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac était un fraudeur fiscal de grande envergure.

En ce jeudi 14 novembre, l’observatoire des Médias, Acrimed (Action-critique-Médias) frappe un grand coup, pour sa nouvelle saison de conférences animées par Henri Maler, avec ce débat sur le journalisme d’investigation.

Conforme à son personnage, Fabrice Arfi ne manie pas la langue de bois.  «  Pour moi, le journalisme d’investigation ça n’existe pas. À partir du moment où vous allez chercher une information, où vous respectez le contradictoire, ou vous assumez votre information y compris devant le tribunal, vous faites du journalisme d’investigation « .

L’enquêteur de Médiapart déplore tout de même «  ce milieu très masculin où l’on passe son temps à se comparer les biceps! »

Fabrice Arfi est persuadé que sa force vient de son parcours très atypique : « J’ai eu la chance de ne pas avoir fait d’études après le baccalauréat et je ne suis donc pas menacé par l’académisme. »

Fils d’un policier ayant travaillé à la brigade financière, le tombeur de Cahuzac a débuté à l’Agence France-Presse puis au Figaro-Lyon avant d’être recruté par Mediapart. Il se fait remarquer sur l’affaire Karachi ainsi que sur l’affaire Liliane Bettencourt. « Je suis passé de la Justice, au travail de la police, puis aux enquêtes financières, mais j’aime l’idée que le journaliste soit autonome intellectuellement. Je n’ai pas de problème avec le journalisme de commentaire, mais ce sont les faits qui font les opinions. Ce que pense un journaliste n’a pas plus de valeur que ce pense n’importe qui. Le journaliste est juste un artisan habitué à aller chercher des informations souvent cachées. Ensuite, on publie des informations et si elles ont des conséquences judiciaires ou politiques, ce n’est pas mon problème.« 

Quand la gauche protège la gauche

L’artisan consciencieux, l’homme qui a été capable de démêler des circuits financiers particulièrement complexes, se fait pédagogue quand la salle le relance sur Jérôme Cahuzac : « Ce n’est ni l’histoire d’un homme, ni l’histoire d’un mensonge. C’est l’histoire de l’argent. Il faut bien comprendre que l’enrichissement de quelques-uns provoque l’appauvrissement de tous ».

Grand dénonciateur de l’évasion fiscale, Fabrice Arfi n’entretient guère d’illusions sur la volonté des politiques de s’attaquer réellement au problème : « Avant, on essayait de fracturer un coffre-fort avec un plumeau ; disons que maintenant on a pris un tournevis… » Il déplore le travail de la commission d’enquête,  » un spectacle déprimant où la gauche protège la gauche… « 

Interrogé sur sa facilité à publier des scoops, il interrompt son interlocuteur : « le scoop, je m’en fous complètement! Je fais une différence totale entre le scoop et la révélation« . Et en profite pour dénoncer « les journalistes marchands de certitudes » qui se nourrissent du travail des enquêteurs et passent leur temps à aboyer en meute. « On a un devoir de faire. Il faut une révolution culturelle par rapport à cela« .

Bien conscient de l’évolution d’une profession qui semble avoir parfois appris le métier dans une école hôtelière, il conclut fort judicieusement : « On n’est pas là pour être les passe-plats, même talentueux, de tel ou tel ». Les détenteurs de cartes de presse, qui enfilent un costume de maître d’hôtel pour aller travailler, apprécieront.

 

Sur le site gratuit  http://www.acrimed.org/, vous retrouverez nombre d’articles très bien informés sur les médias et parfois leurs dérives.

Clic-clac, c’est pour les Blacks !

Kayser charge

L’équipe de France occupe le terrain, monopolise le ballon, mais subit deux contres fulgurants. Les Blacks, même vêtus de blanc, restent toujours les Blacks…(Photo sud ouest.fr)

Pêché de suffisance ? Décalage horaire mal digéré ? De mémoire de néo-zélandais, rarement on n’avait assisté à un haka aussi mollasson, assez proche par son rythme endiablé d’un thé dansant du dimanche après-midi chez les pensionnaires de la maison de retraite de Saint-Pée-sur-Nivelle.

Point de kamate, où l’on mime l’égorgement symbolique de l’adversaire, mais un kapa o pango languissant, pour des Blacks inhabituellement vêtus de blanc et visiblement décidés à cuisiner les Bleus à l’étouffé. Et comme le coq n’a pas l’intention de se laisser accommoder à la sauce maorie sans lutter, entourant sa basse-cour de barbelés et laissant les chiens de garde Fritz et Fofana plaquer férocement tout ce qui passe à portée, le cochon de payant du Stade de France doit se contenter d’un concours de tirs au but où Carter se montre légèrement supérieur à Morgan Parra, qui rate deux pénalités dans ses cordes.

9-9 à la mi-temps,  avec presque 4 minutes passées pour les Tricolores dans les 22 mètres adverses, puis 12-12 à la 45e et le public qui commence à se féliciter dans les travées, en espérant le miracle possible. Car la dernière victoire des Français à Paris face aux Blacks, remonte à 1973 avec une équipe emmenée par Walter Spanghero et Max Barrau.

La France, comme d’habitude sous l’ère Saint-André, se montre incapable de concrétiser, mais ne semble pas dans le rouge physiquement et affiche une solidarité des grands jours. Le remarquable arbitre sud-africain Jaco Peyper contribue aussi à la clarté du débat, avec une conduite du jeu  à montrer dans toutes les écoles d’arbitrage, ne se laissant nullement abuser par les défis permanents aux lois de la gravité de Richie Mc Caw, spécialiste es-plongeons dans le camp adverse sur les plaquages.

Le match commence à 22 heures

Et puis survient l’explication à l’étrange apathie néo-zélandaise. Les visiteurs de l’hémisphère sud n’avaient pas intégré le passage à l’heure d’hiver et croyaient que le match commençait à 22 heures. Deux fulgurances de l’ailier Piutau, qui passe en revue Huget puis de Read, d’une aisance gestuelle sidérante pour un troisième ligne centre, rappellent à la planète ovale que cette équipe, toujours invaincue cette année, est de très loin la plus rapide et la plus adroite du monde.

Le mérite des Bleus est d’autant plus grand de ne pas s’écrouler mentalement, alors que la marque est de 12 à 26. Dulin, quatre minutes plus tard, réplique magnifiquement.

Alors que le match nul devient possible, alors que la mêlée française bénéficie des rentrées de Debaty et de Slimani -un futur client celui-là !- et fait couiner son adversaire, les Blacks, inhabituellement nerveux provoquent plusieurs échauffourées, signe d’une étonnante fébrilité. Mais un talonnage à la main de Chouly et le coup de sifflet de l’arbitre mettent fin aux espoirs tricolores.

Comme le résumait, vendredi soir sur RMC, avec son délicieux accent franco-anglais mâtiné d’expressions toulousaines, l’inoubliable Byron Kelleher, « les matches entre la France et la Nouvelle-Zélande sont toujours un peu essespécial, car les deux nations aiment faire chanter le cuir »…

… Sauf qu’à la fin, c’est toujours la France qui déchante et qui se fait tanner le cuir!

Le bon temps de Neuilly-sur-fric

french-corruption_4109032C’est une dupe qui parle, un obscur porteur de valises et d’enveloppes bourrées d’argent liquide, un inconnu qui a vu toutes les magouilles, les corruptions à son poste de directeur de l’office des HLM des Hauts-de-Seine, mais qui a mis près de vingt ans à comprendre, à quel point il avait été le jouet de ses anciens amis. Par chance Didier Schuller est vaniteux, intelligent et revanchard et les talent des deux grands reporters du Monde, auteurs de ce décoiffant « French corruption » est d’avoir senti qu’un peu de prison avait attendri la bête et délié la langue de celui qui est resté muet devant les juges.

On commence très fort. C’est l’histoire d’un bon petit soldat du RPR, qui va très vite devenir ami avec tout ce qui compte dans les Hauts-de-Seine, le parrain Pasqua, l’ambitieux Sarkozy, les mégalomanes époux Balkany. Pas question, en 1981, de voter Giscard. Pasqua a fait la leçon à ses troupes :  » Notre seule chance, c’est de voter Mitterrand. Si le candidat socialiste gagne, on peut survivre ; si l’autre est réélu, c’est foutu « . Ensuite le gamin Schuller apprend la vie, hume les gâteaux qu’il voit passer sous son nez, avant d’en croquer gaillardement :  » Quand j’étais candidat à Clichy, pourquoi Bouygues ou la SAE m’ont donné de la thune? Parce qu’ils espéraient, si j’étais maire, qu’il y aurait un retour sur investissement, c’est évident « .

 Rencontre avec les Balkany puis, en 1986, avec Nicolas Sarkozy, qui lui annonce tout de go qu’il veut être Président de la République. Schuller fait allégeance et s’en portera bien pendant des années.

Et puis c’est la tuile quand éclate en 1994, l’affaire Schuller-Maréchal où le beau-père du juge Halphen se fait coincer avec une valise de billets donné par le directeur des HLM. Croyant qu’il a des amis au sein du RPR, Schuller fuit aux Bahamas puis à Saint-Domingue. On lui remet un faux passeport et de l’argent, mais il ne réalise pas que tous les barons du RPR veulent surtout le tenir éloigné de la France, car il est un danger pour tous. « Aux Bahamas, puis à Saint-Domingue, j’avais des nouvelles de Sarko par l’intermédiaire de certains de nos amis communs. Par affection? Moi, l’affection, chez tous ces braves gens, je n’y crois pas beaucoup! Particulièrement avec Sarko. J’étais surtout une bombe volante. « 

Car c’est Sarko qui a présenté à Schuller un certain Jacques Heyer, un banquier suisse qui s’est occupé de planquer l’argent du fuyard et qui s’est toujours vanté d’avoir Sarko comme client.

Schuller, malgré la prison à son retour en France, malgré tous ce qu’il a vécu en politique, a décidé de se représenter aux municipales à Clichy, en 2014, mais cette-fois, jure-t-il, sans argent occulte.

En attendant, à la fin de ce livre que tout citoyen républicain devrait lire, il tire un bilan sans concession de sa singulière aventure :  » Comme la Justice n’a rien trouvé, elle n’a pas condamné les principaux organisateurs, ni les vrais bénéficiaires. elle a condamné le connard qui s’est barré! Comment j’ai pu être aussi con? « 

On ne lui fait pas dire.

◊ « French corruption », Gérard Davet et Fabrice Lhomme, éditions Stock, – 310 pages, 19 euros.

Les limites d’un mariage pour mousse

Borloo-et-Bayrou-sur-tf1-le-mardi-5-novembre-

Costumes bleus impeccables et coiffures au cordeau, les deux tourtereaux nous ont fait la grande scène de l’amour éternel sur TF1. Le concours de pronostics sur la date du divorce est ouvert…

On n’est jamais trop prudent en matière d’amour et ce ne serait pas le premier mariage improbable qui s’avérerait, à l’usage, durable. Mais l’image des deux centristes François Bayrou et Jean-Louis Borloo annonçant à la presse, puis sur TF1, leur mariage avait de quoi prêter franchement à sourire, ce qui n’est déjà pas si mal à une époque où le gouvernement nous donne le plus souvent envie de pleurer.

Même discours responsable, même air grave, même façon de faire beaucoup de mousse avec peu de savon, au moment d’échanger l’anneau nuptial, de ceux qui sont conscients de l’importance de l’engagement qu’ils prennent devant les Français, et mêmes polissonneries des deux complices…

N’ont-ils pas proposé sans aucun complexe, malgré les cris d’orfraie de Christine Boutin et des opposants désormais bien rancis au mariage pour tous, au jeune Hervé Morin de venir partager leur couche et de faire ménage à trois avec lui? Mais l’ancien ministre des armées, qui s’y connait pourtant en matière de fougue des étalons, a préféré renoncer, effrayé par la verdeur et l’appétit des deux sexagénaires (ils ont tous deux 62 ans), prêts à le dévorer tout cru.

Gilles Bouleau, en interviewant les deux tourtereaux, mardi 5 novembre sur TF1, nous a offert un grand moment de télé. Même costume bleu nuit pour les jeunes mariés, avec pour le Béarnais une chemise boutonnée au col, tandis que le Valenciennois s’était permis un soupçon de laisser-aller en desserrant son licol. Mais surtout une impatience palpable et la fumée qui sort des oreilles du partenaire dès que l’un d’eux se permet deux mots de plus que son conjoint. Voilà qui augure de joyeux lendemains qui déchantent pour leur mouvement, « L’Alternative », qui rassemble en théorie l’UDI et le MoDem!

Car l’alternative risque d’être particulièrement douloureuse pour l’un des deux époux qui, fatalement, va rester à quai, pendant que l’autre jouera son ultime ticket gagnant possible à l’occasion de la présidentielle de 2017. Clairement, le rapprochement de deux hommes politiques plutôt intelligents, certifiés atypiques, et d’une totale lucidité sur l’état de la France et la déliquescence de la classe politique est loin d’être idiot. Mais c’est compter sans les ego très affirmés de l’un et de l’autre. Tous deux, politiquement cultivés comme pas permis, pensent bien évidemment à l’UDF et au hold-up réussi par Giscard et sa bande en 1974. Le PS et l’UMP se sont tellement discrédités ces derniers temps que le pari est loin d’être absurde. À condition que l’un des deux, pour une raison ou une autre, se retrouve dans l’impossibilité d’être candidat en 2017.

Dans le cas contraire, gageons que l’impatience qui perçait sur TF1 entre les deux tourtereaux, dès les premières secondes de leur union, quand l’un avait l’outrecuidance de parler, obligeant l’autre à se taire, va faire sous peu le bonheur des bêtisiers télé de fin d’année et que la rubrique « les feux de l’amour » va s’enrichir d’un croquignolet divorce.

Qui se souvient encore qu’en 1999, Charles Pasqua et Philippe de Villiers s’étaient juré amour et fidélité au sein d’un surprenant Rassemblement pour la France? Même si à Biarritz, en matière d’alliances improbables, on en connait un rayon comme en témoigne la liste du candidat Michel Veunac.