JBSC, alias Je Bataille Sans Cesse

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Bon orateur, métier oblige, Jean-Benoît Saint-Cricq réussit souvent à mettre la salle dans sa manche.

Si l’adage d’Audiard,  » la valeur d’un homme se mesure au nombre de cons qui le persécutent « , est exact, alors cet opposant mérite qu’on s’intéresse à lui. Depuis 2001, Jean-Benoît Saint-Cricq, à l’image du capitaine Haddock se débattant perpétuellement avec un sparadrap, a toujours une rumeur qui lui colle à la peau. On l’a dit sympathisant du FN, juriste impénitent ne pensant qu’à traîner la ville au tribunal et l’on soutient désormais que son véritable directeur de campagne est un curé… On en dit tellement sur les hommes singuliers!

Un jour, en plein conseil municipal, Didier Borotra, perdant totalement son flegme, coupe le micro de Jean-Benoît Saint-Cricq, surnommé Je Bataille Sans Cesse, avant de lui asséner : « Monsieur Saint-Cricq, tout le monde sait que vous perdez tous vos procès ». Venant de la part d’un élu dont les seuls titres de gloire professionnelle sont une collection de faillites, le propos fait sourire tous ceux qui ont vu à l’œuvre dans un tribunal le bouillant avocat.

D’autres petites anecdotes montrent la crainte qu’il inspire. Le 23 novembre dernier, Sud Ouest publie « Saint-Cricq passe à l’offensive« , où il estime que « le mandat de Didier Borotra s’achève en eau de boudin« . Consultable par tous à six heures du matin sur Internet, l’article disparaîtra tout aussi mystérieusement quatre heures plus tard.

Lors de sa dernière réunion publique au Lutétia à Saint-Charles, le 13 décembre, force est de reconnaître que 200 personnes étaient présentes et que l’avocat a fait le show, passant sur écran géant des photos où Borotra, Brisson et Veunac se tiennent les côtes comme trois larrons en foire, sous les applaudissements ironiques de la foule.

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Encore un candidat à la mairie de Biarritz qui ne jure que par le ciel et blanc !

Tiraillé par une équation impossible, l’opposant qu’il a été devant prouver qu’il a la capacité de gouverner la ville, JBSC a décidé de ne rien faire comme les autres. Son site Internet (http://www.jbsaintcricq.fr/) semble être sponsorisé par la sécurité roumaine, tellement il est austère.  Sur facebook, il affirme son admiration pour… Jean-François Couperin : un peu de clavecin, au début du conseil municipal, ça a tout de suite une autre allure que les violons de Borotra! Son compte twitter demeure introuvable, mais l’avocat balaie la question des réseaux sociaux d’un revers de manche, estimant qu’ils ne joueront pas « un rôle important« .  Voulant sans doute imiter Tarditssse of Biarritssse et ses anglicismes, il ne jure que par le « phoning« , c’est à dire la relance par téléphone, où il affirme recevoir de ses interlocuteurs des encouragements enthousiastes. Et s’il est élu maire de la ville, il nous fera du « gouverning« ?

Petit détail amusant. Comme Michel Veunac, Jean-Benoît Saint-Cricq semble obsédé par une fusion éventuelle avec L’Aviron. C’est sans doute pour cette raison que son programme, de fort bonne facture, s’affiche en ciel et blanc, ce qui la fiche mal, vous en conviendrez pour Biarritz.

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Une équipe souriante d’une vingtaine de personnes… Les autres sont trop timides pour accepter d’être sur la photo ?

Quand on clique sur la rubrique « L’équipe » ou que l’on détaille la photo du groupe, on remarque aussi qu’ils ne sont que vingt à poser, ce qui semble indiquer que la liste n’est pas tout à fait prête. JBSC doit-il redouter une certaine « évaporation » de ses partisans, comme il l’avait vécue dès la première séance du Conseil municipal de 2008 où ses cinq colistiers emmenés par Patrick Destizon l’avaient trahi? L’avocat sourit : « Ce sont des petits chenapans qui avaient préparé leur coup de longue date, mais l’essentiel de ma liste m’est fidèle depuis deux mandats et ça ne se reproduira pas. »

Espérons pour lui qu’il n’aura pas à vérifier à nouveau la maxime qui veut que les cocus soient toujours les derniers informés de leur infortune!

Car Jean-Benoît en est convaincu, il n’a pas d’alliances à envisager avec Max,  Michel ou Guy. Au premier tour, il va arriver en tête très nettement, « voire être élu dès le premier tour!« , il est prêt à en mettre la main de Didier Borotra à couper. Les négociations pour le deuxième tour seront donc très simples pour lui : « Ma liste examinera démocratiquement le passé et le passif de tous ces beaux messieurs et on verra lequel je repêche et à qui j’offre un beau strapontin ».  Et quand on lui parle de son échec spectaculaire aux cantonales de 2011  (11,29%), il estime que cette élection était un « vote de politique nationale » et ne veut retenir que les 21,43% obtenus en 2001 et les 29,97% de 2008. Quant à la montée en puissance de Richard Tardits, il n’y croit pas une minute : « Il va jeter l’éponge rapidement, c’est un faux problème!« 

Vous l’avez compris, l’ancien cavalier, formé à Saumur, est droit dans ses bottes.

Et il pense à la mairie, tous les matins en se rasant?

Pas du tout ; « Ma détente, c’est de peindre. En ce moment, je suis en train de travailler sur un projet évoquant le nettoyage des écuries d’Augias » Avant de rajouter, malicieux : « Et j’ai bien l’intention d’accrocher cette toile dans l’entrée de l’hôtel de ville, lorsque je serai maire » … On se demande pourquoi.

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