III.- CAPDEVIELLE :  » CE GENRE DE TRAVAIL N’EST PLUS POSSIBLE « 

capdevielleDéputée socialiste de la 5e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, et membre du conseil municipal de la ville de Bayonne, Colette Capdevielle a du tempérament et ne pratique pas la langue de bois. Classée par le site http://www.nosdeputes.fr parmi les parlementaires les plus assidues, elle compte à son actif 243 interventions dans l’hémicycle. Sévère sur l’étude rédigée par Michel Veunac, mais aussi sur le manque de vigilance manifesté par l’opposition municipale dont elle fait partie, elle me donne sans détour son avis, le 21 février :

« Cette histoire est assez incroyable… Des études comme celles-là, les tiroirs en sont plein et personne ne les lit… Au conseil municipal, à l’époque, on était très préoccupés par les fêtes de Bayonne et je pense qu’on n’a pas réagi… Ce qu’a fait Michel Veunac, c’est comme si, en tant qu’avocate, j’avais fait une consultation juridique pour la mairie de Biarritz. On travaille beaucoup sur ce sujet actuellement à l’Assemblée nationale, car on est à la lisière du conflit d’intérêt… Il faut arrêter ce genre de pratique ».

 Henri Etcheto : « Je n’y ai vu aucune malice »

 Chef de file des socialistes bayonnais, désireux de succéder à Jean Grenet, Henri Etcheto n’est visiblement pas très désireux de me parler. Comme tout bon candidat aux municipales, il est surtout préoccupé de ratisser large et de ne faire de peine à personne, à quelques jours du premier tour. Finalement, il consentira à une courte déclaration le 28 février : « Les incivilités au petit-Bayonne étaient réelles. Jean Grenet a peut-être des défauts, mais ce n’est pas son genre. Je n’y ai vu aucune malice quand on a appris que l’étude avait été confiée au cabinet Michel Veunac consultant… Dans le rendu du travail, les choses ont été faites normalement »… Et quand on lui demande s’il ne trouve pas le prix payé par cette étude démesuré, il élude : « Je ne saurais vous dire… »  Et semble assez gêné quand je lui fais remarquer que sa position est fort éloignée de celle de sa colistière.

Colette Capdevielle :  » Désormais, on épluche tout »

Colette Capdevielle est décidément une femme consciencieuse. Elle me rappelle une semaine plus tard, après avoir relu le rapport de Michel Veunac : « Votre enquête se justifie parfaitement, mais, en 2010, personne ne prêtait attention à ce genre de conflit d’intérêt. À l’époque, les collectivités locales avaient de l’argent et il n’y avait aucune vigilance. On se disait, au moins on fait travailler des gens. Si j’ai voté pour cette enquête en 2010, c’est que j’avais un regard de 2010… Aujourd’hui, en 2014, on épluche tout, même ce qui est en dehors des appels d’offres. Je me souviens que quand j’ai reçu le rapport, ce que préconisait Michel Veunac m’avait fait sourire. Quand on relit cette enquête en 2014, il est évident qu’on n’avait pas besoin d’un sociologue pour faire l’analyse de la situation et trouver des solutions par nous-mêmes… Aujourd’hui, ce genre de travail  n’est plus possible, je plaide d’ailleurs en tant que députée pour que tous les élus fassent une déclaration de patrimoine afin de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’enrichissement illicite ».

 Difficile d’imaginer plus belle oraison funèbre à propos de l’enquête sur « Les rassemblements festifs nocturnes de jeunes dans le petit Bayonne »!

A suivre : IV.- Des arguments peu probants

https://jeanyvesviollier.com/2014/03/08/iv-des-arguments-peu-probants/

Une réflexion sur “III.- CAPDEVIELLE :  » CE GENRE DE TRAVAIL N’EST PLUS POSSIBLE « 

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