Respect de la démocratie et… combativité !

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La gauche perd 155 villes aux municipales, mais Michel Veunac, avec sa liste si peu à gauche, réussit à faire basculer Biarritz. (Photo Sud Ouest)

Alain Estrade, ingénieur et fervent supporter de Michel Veunac, n’y va pas par quatre chemins sur Twitter : «  Comme annoncé le 25 décembre, le petit Jésus s’appelle bien Michel Veunac et il est arrivé ce 30 mars pour nous sauver des partis ». Biarrots, vous n’avez donc plus d’inquiétude à avoir, le nouveau Jésus qui nous dirige va multiplier les pains, marcher sur l’eau du lac Mouriscot, effacer miraculeusement la dette de la Ville et guérir des écrouelles ceux sur qui il posera les mains. Mais après tout, ce ne sera pas le premier miracle de cette campagne électorale, puisque Balkany a été triomphalement réélu à Levallois, et que François Hollande, affirmant avoir ressenti la claque que lui a infligé le peuple de gauche a choisi pour gouverner… le plus à droite des socialistes, Manuel Valls. Allez y comprendre quelque chose!

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Michel Veunac, notre nouveau Jésus? Message à l’auteur du tweet : en cas de surchauffe, la tête dans le bénitier, c’est très bon.

La position de Bisque, bisque, basque est claire : en démocratie, les électeurs ont toujours raison. Un homme, dans une nouvelle fonction, peut être transformé et il faudra attendre les premiers mois pour juger de l’action qui est menée. Qui aurait pu imaginer en 1959 que le sombre magouilleur qui avait simulé un attentat dans les jardins de l’Observatoire, l’arriviste aux canines acérées qui s’y voyait déjà au départ du général de Gaulle, allait devenir un président de la République, incarnant à merveille la fonction? Comme François Mitterrand, Michel-Jésus Veunac peut être touché par la grâce avec sa nouvelle écharpe tricolore et c’est tout le mal que l’on souhaite à cette ville de Biarritz…

… Ce qui ne nous empêchera pas de continuer notre travail de journaliste, d’enquêter, de s’intéresser au passé de certains élus, et de porter à la connaissance du public les faits qui ne seront pas conformes aux règles de la vie politique. Et de saluer comme il se doit les actions positives!

Le premier conseil municipal de vendredi, le choix des adjoints, la volonté de rupture avec le système Borotra, l’écoute de l’opposition, devraient déjà nous en apprendre beaucoup sur la « gouvernance » voulue par Michel Veunac.

Vite, que le nouveau match commence!

3 réflexions sur “Respect de la démocratie et… combativité !

  1. Chacun a pu ressentir le désarroi profond et sincère de Max Brisson après sa défaite et personne ne peut se réjouir et se satisfaire du revers de son adversaire lorsque le combat politique a été honnête . Le drame pour cet homme réside en grande partie dans l’analyse « politique » que des partisans, comme Corine Martineau , peuvent faire de cet échec, surtout lorsqu’ils se limitent à affirmer « c’est Borotra qui a gagné » pour expliquer une élection . Borotra n’a rien gagné et dans cette élection à 40% d’abstention et 5% de blancs ou nuls les élus résiduels le sont « par défaut » et non par choix franc et massif . Borotra n’a pas gagné mais Max Brisson a perdu parce qu’il a confondu la politique et la guerre, parce que les adversaires de son programme étaient considéré par ses partisans comme des ennemis, parce qu’au sein de son propre parti il a procédé à des exclusions qui relevaient d’un pouvoir absolu et indiscutable comme lorsqu’il intervenait dans l’élection bayonnaise ou qu’il se laissait aller à traiter d’ « enc… du PS » un adversaire prêt à faire alliance avec ce parti . Dans une ville qui vit au rythme lent et hésitant d’une population de retraités craintifs cette violence et cet autoritarisme passent mal et tant que Max Brisson n’ aura pas compris que c’est cela qui le fait perdre ses partisans ne pourront que continuer à se lamenter en disant : « c’est X….qui a gagné » .

    • Un grand merci pour ce post, intéressant et nuancé… comme tous ceux que vous m’avez déjà envoyé. Malheureusement, je ne partage pas tout à fait votre angélisme. Je ne suis pas sûr du tout que le combat politique a été honnête et je n’arrive pas à croire que les Biarrots aient pu voter pour un homme qui s’est fait prendre trois fois la main dans le sac : emprunt à un fournisseur, étude sociologique bidon et coup de main à la liste FN. Si Veunac représente vraiment le choix des électeurs, alors Biarritz est à plaindre. Jean-Yves Viollier

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