Conseil municipal : on n’a plus de pognon, mais on a Internet !

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Le conseil municipal, en direct sur Internet, c’est désormais une réalité. Michel Veunac ne va pas pouvoir couper grossièrement le micro à son opposition, comme le faisait Didier Borotra.

Voilà une promesse de campagne tenue! L’image souvent tremblotante et le son qui se fait parfois la valise, m’ont rappelé, par leurs qualités incertaines, le premier match de rugby que j’ai pu voir à la télévision, la fameuse finale de 1963 Dax-Mont-de-Marsan. Mais je ne vais pas bouder mon plaisir face à cette belle avancée démocratique pour la Ville. Alors que se tenait le premier Conseil municipal d’importance avec le vote du budget primitif pour 2014 et le retour de Max Brisson, comme chef de file de l’opposition, les internautes ont pu vivre en direct (… et pourront se repasser en différé autant qu’ils le veulent) les 2h32 du débat. Nul doute pour tous ceux qui se passionnent pour la vie publique que l’on tient là un outil extrêmement intéressant, qui va avantageusement remplacer la salle du Conseil où les spectateurs ne voyaient pas grand chose et n’entendaient pratiquement rien.

Michel Veunac a tout d’abord rappelé « le contexte économique contraint »  dans lequel s’inscrit ce budget primitif, puisque les dotations de l’État à la Ville vont encore baisser de 900 000 €. Trois lignes directrices ont inspiré cette ébauche de budget : « Ne pas augmenter les taux de fiscalité, maîtriser l’encours de la dette et conserver une capacité d’autofinancement ». 

Guy Lafite souligne qu’il y a quelques raisons d’espérer, puisque les recettes progressent sur le budget principal de 1,60%, tandis que les dépenses n’augmentent que de 0,20% : « Le problème n’est pas le volume de la dette, ni même le montant par habitant, mais la capacitgé à rembourser cette dette ». Une affirmation qui parait bien audacieuse quand on sait que la dette s’élève à 503 millions d’€.

Max Brisson, après avoir transmis ses  » félicitations républicaines  » au maire élu, voit dans le projet  » un budget de continuité avec votre prédécesseur qui ne nous rassure pas »  et remarque le « coup de rabot général sur les dépenses de fonctionnement. Rigueur, avez-vous dit ? Non, austérité ! « 

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L’opposition s’est montrée ferme mais courtoise.

Une malencontreuse coupure de son interrompt la transmission, avant que je ne retrouve Max Brisson en train de parler de « catastrophe naturelle »… Son élection perdue ? Non, juste la décision de l’État de ne pas prendre en charge les dégâts causés par les tempêtes hivernales.

Malicieusement, Jean-Benoît Saint-Cricq note que le budget primitif a tellement été copié sur le précédent, que nombre de dates demeurent inchangées. Michel Veunac vole aussitôt au secours des services municipaux : « On me présente des lettres à signer avec le nom de Didier Borotra » …  L’habitué des prétoires Saint-Cricq ne se laisse pas désarmer par l’intermède. il note aussi une baisse des frais de voierie, alors que les chaussées de la Ville ne sont pas en très bon état : « Ce ne sera donc pas le temps des Biarrots, mais celui des nids de poule ». Et finit sur la « bombe à retardement » financière que constitue la Cité de l’Océan.

Michel Veunac, avec un aveu surprenant, se démarque alors très nettement de son prédécesseur : «  Biarritz Océan, ce n’est pas un problème de coût, mais de recettes… puisqu’il n’y a pas de recettes! »  Didier, tu nous avais donc menti ! Se rendant compte qu’il en a trop dit, il tente alors une boutade : « Un des critères de ma réussite, ce sera de vous faire aimer, Jean-Benoît Saint-Cricq, la Cité de l’Océan ». Autant prévoir tout de suite une dizaine de mandats!

Richard Tardits, qui affiche un magnifique maillot de rugby noir et jaune, le faisant un peu ressembler à Maya l’abeille, regrette que «  des arbitrages n’aient pas été faits pour des projets qui n’étaient pas nécessaires » et s’oppose à l’idée que «  vendre à tout-va le patrimoine foncier de la Ville » puisse représenter une solution.

Bien évidemment le budget primitif est adopté, mais le décor est posé pour les années à venir et cette possibilité de pouvoir revoir à tête reposée les interventions des principaux protagonistes devrait beaucoup modifier à l’avenir la façon de faire de la politique des élus.

Le personnel communal se repassera certainement en boucle, les explications de Michel Veunac, pour justifier ce projet de budget où il n’a guère de marge de manœuvre : « On va essayer de faire le travail avec moins de personnel et ne pas systématiquement remplacer les gens qui partent en retraite » Avant d’ajouter, la main sur le cœur « Et on va mieux contrôler la masse salariale ».

Le nouveau maire aurait pu commencer par donner l’exemple à son niveau en ne s’octroyant pas une indemnité mensuelle de 4 499€, soit le maximum prévu par la loi pour une ville de cette taille !

♦ Le conseil municipal du 30 avril sur : http//www.biarritz.fr/portail/conseil.html

3 réflexions sur “Conseil municipal : on n’a plus de pognon, mais on a Internet !

  1. On dégraisse les services municipaux et on montre l’exemple en s’octroyant le salaire le plus haut possible. C’est bien pour l’image et la crédibilité.

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