De plus en plus Borotragique…

Cité-de-lOcéan

Une seule solution, face à cette imbécillité coûteuse qu’est la Cité de l’Océan : fuir en courant!

À sa place on raserait les murs de honte, on tairait le nom de sa maison de retraite et on se cacherait dans le coffre de sa Smart, pour avoir fait n’importe quoi pendant le dernier mandat et être parti en laissant des dettes conséquentes à ses successeurs. Mais ce n’est décidément pas le genre de Didier Borotra, qui ne veut plus qu’on l’appelle autrement que Léonard, en référence au grand génie incompris de la Renaissance, Léonard de Vinci, mais aussi et surtout à l’entrepreneur de travaux publics à qui il a livré la ville de Biarritz.

La Justice est parfois étrange : elle laisse mariner en prison un Jérôme Kerviel sans condamner ses supérieurs de la Société Générale, elle fait appel du jugement de clémence, salué par tous, délivré à l’urgentiste Nicolas Bonnemaison et, six ans après, le Conseil d’État confirme que la ville de Biarritz n’aurait jamais dû engager un contrat de partenariat public-privé pour agrandir le musée de la Mer et construire la Cité de l’Océan.

Et on fait quoi maintenant ? On rase cette hideuse piste de skateboard en béton où les malfaçons sont légion, ce qui serait sans doute la solution la plus économique, et on sort les paquets de kleenex pour pleurer ?

Léonard Borotra

Léonard, alias « Tous des cons sauf moi ».

Tout politique normalement constitué aurait joué la discrétion après un tel fiasco, dénoncé sans relâche depuis 2008 par l’opposition, mais ce n’est pas le style de Léonard qui n’a pas hésité à fustiger les juges dans Sud Ouest (31/7) et à la jouer  » même pas mal !  » (Il a raison, pour le moment, ce n’est pas lui qui a mal, mais notre porte-monnaie de contribuables).

Si l’expression  » toupet colossal  » vous est peu familière, ne courez pas au dictionnaire, mais lisez plutôt du Borotra dans le texte. La décision du Conseil d’État ?  » Une décision politique « . Bravo pour le respect de la Justice de la part d’un ex-homme public!  Et pour continuer dans la nuance :  » Il est connu que les juridictions administratives sont opposées aux PPP. Elles considèrent que c’est le moyen d’échapper aux contraintes des procédures traditionnelles de marchés publics  »  On ne lui fait pas dire. En 2008 déjà, tous les journaux écrivaient que les partenariats public-privé étaient devenus de nouvelles machines à corrompre ou, au minimum à permettre à l’élu mégalomane de dépenser l’argent qu’il n’a pas. Mais il faut croire que Didier Borotra et Guy Lafite, son brillant adjoint aux Finances d’alors, ne lisaient jamais les journaux…

Et Monsieur-je-sais-tout de rajouter une deuxième couche : « Les juges n’ont pas la compétence pour évaluer la complexité de tels dossiers. Ce n’est pas leur métier »…

 … Tandis qu’il est évident qu’un ancien chef d’entreprise en faillite, a les compétences artistiques, une fois devenu maire, pour acheter des statues hors de prix à des amis à New-York, des compétences architecturales pour laisser construire des bâtiments d’une beauté infinie quartier Kléber, et des compétences scientifiques pour choisir, Cité de l’Océan, des attractions ludo-scientifiques  à faire mourir d’ennui n’importe quel enfant de cinq ans possesseur d’une console de jeux.

Mais comment la Ville a-t-elle pu se priver d’un tel talent, d’un tel gestionnaire, d’un homme aussi omniscient ?

4 réflexions sur “De plus en plus Borotragique…

  1. Lui a toutes les audaces. Du moins pour l’instant car les casseroles restent en suspend…
    On va voir sa « relève », moins charismatique, maline et « talentueuse » se défaire de cette crotte au cul qui va les suivre un moment. Eux et les nouveaux anoblis…

  2. ça me rappelle quelque chose :
    Jules César (latin : Caius Iulius Caesar IV à sa naissance, Imperator Iulius Caesar Divus après sa mort) est un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C. (aux Ides de Mars)5.

    Son destin exceptionnel marqua le monde romain et l’histoire universelle : ambitieux et brillant, il s’appuya sur le courant réformateur et démagogue pour son ascension politique ; stratège et tacticien habile, il repoussa les frontières romaines jusqu’au Rhin et à l’océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis utilisa ses légions pour s’emparer du pouvoir. Il se fit nommer dictateur à vie, et fut assassiné peu après par une conspiration de sénateurs. Il fut divinisé et son fils adoptif Octave, vainqueur de Marc Antoine, acheva la réforme de la République romaine, qui laissa place au principat et à l’Empire romain.

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