L’illusionniste et le vieux qui planquait les dettes sous le tapis

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Les errances du passé, morceau de choix du dernier conseil municipal.

Un bon conseil : si vous avez l’idée saugrenue d’inviter chez vous Didier Borotra, surveillez de très près votre argenterie ! Une fois de plus, le citoyen de Biarritz qui a suivi le conseil municipal du vendredi 26 septembre se demande s’il doit rire ou pleurer, tellement tout ce qu’il a entendu est consternant.  Et comme d’habitude le meilleur est à la fin de ces 201 minutes de débat. Sud Ouest, très gêné par ses horaires de bouclage, a fort bien raconté les premières heures de ce conseil sans grand relief dans son édition du 27 septembre mais n’a pas pu développer le plus croustillant, que vous pouvez écouter par vous-même en suivant ce lien et en vous positionnant à 3h 05′.

http://www.biarritz.fr/portail/conseil.html

Bénédicte Darrigade, pour l’opposition, s’étonne fort logiquement que la Ville, compte tenu de sa situation financière tendue, fasse l’acquisition de 126 100 € d’œuvres d’art dans le cadre de l’aménagement des Halles.

Réponse immédiate de Michel Veunac, approuvé avec force hochements de tête par le grand argentier Lafite :  » Ce sont des œuvres qui ont été commandées et livrées. On n’a pas le choix, on doit les payer « . Le maire précise qu’il s’agit d’une statue de Zigor,  » superbe, même si ce n’est pas moi qui l’ai commandée «  et pour la seconde « Je ne suis pas fan, pour dire les choses avec euphémisme, mais on lui trouvera une place ».

Maïder Arosteguy commente : « On fait du Cofinoga. On achète et on paie en décalé six mois plus tard !  »  et tous les présents commencent à comprendre que Didier Borotra a encore fait des siennes, en commandant en douce des statues avant de partir, tout en laissant royalement la note à ses successeurs. Une habitude, décidément, depuis la Cité de l’Océan!

Mais écoutez ce qui suit, c’est encore plus sidérant!

Max Brisson s’étonne : « On aurait décidé cela, lors d’un conseil municipal ? »

Michel Veunac : « Absolument pas! Et je n’ai pas raté un seul conseil. Ensuite, fallait-il une délibération pour ce genre de décision ? Je ne sais pas « .

Pour 126 000  €, décidément, tu n’as plus rien et ça ne mérite vraiment pas de creuser plus que cela! On croit rêver.

Près de 400 000 € pour les additions oubliées de Borotra !

Oui, vendredi soir encore, on a beaucoup parlé du passé et des folies d’un monarque qui décidait tout seul, au mépris de toutes les règles démocratiques.

C’est Frédéric Domège qui soulève un nouveau lièvre (positionnez-vous à 3h16) en évoquant un appel d’offres de 200 000 € pour des contrats publicitaires liés au BO. Le Mozart de la Finance Lafite de gémir : « Ce sont des résidus de marchés passés, concernant le droit à l’image des joueurs. On n’a pas le choix !  »  Et Michel Veunac de rappeler : « J’ai demandé à ce que nous soyons présents dans la gestion du BO et à avoir un droit de regard » Au vu des additions, c’est bien la moindre des choses!

Surtout que ce n’est pas fini. Un peu auparavant, le contribuable biarrot avait appris que le skatepark faisait encore des siennes. « Sur cet exercice, on a besoin de 30 000 €, précise Guy Lafite, même si on cherche à réduire les coûts de l’opération » , tandis que Michel Veunac pour casser définitivement le moral des contribuables en rajoute  » Quand le skatepark sera achevé, la vraie question qui se pose sera sa gestion. Qui va le gérer? Comment? » Au hasard, les fils Poueyts ?

On n’a décidément pas fini de payer la mégalomanie de l’ancien maire. Entre les statues, le skatepark et le BO, voilà encore près de 400 000 € d’imprévus qui partent de la caisse. On dit quoi? Merci Didier ! Et on lui élève une statue?

Presque aussi doué que son maître à penser

Si l’opposition a plutôt bien fait son travail, vendredi, en multipliant les questions embarrassantes pour la majorité, et en soulignant le coût des « Jeudis de l’Océan« , 163  000 € pour une opération qui n’a pas fait vendre un seul ticket à la Cité de l’Océan et qui, cette fois, doit tout à Veunac et rien à Borotra, un détail semble pourtant lui avoir échappé.

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Une majorité municipale qui regarde dans la même direction (Capture d’écran).

Michel Veunac est bien le fils spirituel de Didier Borotra et tout aussi doué que ce dernier pour l’enfumage. Depuis le début de son mandat, il nous a promis, en juin d’abord puis en octobre, une feuille de route pour les six ans de son mandat, expliquant aux Biarrots ses intentions sur des dossiers aussi sensibles qu’Aguilera, ou Iraty. Après avoir salué la courtoisie républicaine qu’il manifestait lors des conseils en laissant à l’opposition le temps de s’exprimer, Bisque, bisque, Basque!  s’était gaussé de ce maire qui semble aussi démuni que François Hollande au moment de prendre des décisions et qui, six mois après son avènement, n’est toujours pas capable d’expliquer précisément à ses concitoyens ce qu’il souhaite faire.

Vendredi, au détour d’une délibération anodine, notre Mimi-la-malice, de lin blanc vêtu, s’est livré à une de ces petites contorsions sémantiques dont il a le secret. «  Je profite de cette intervention pour vous annoncer que le 15 octobre prochain, je tiendrai une conférence de presse sur mon bilan des six premiers mois »

Quel beau tour de passe-passe! Au lieu de regarder l’horizon, on lorgne le passé dans le rétroviseur et, une fois de plus, on s’intéresse à hier au lieu de demain. Un bilan permet de juger si les prévisions ont été réalisées. Comme Veunac n’a rien annoncé et semble décidé à ne toujours rien annoncer, son bilan sera forcément flatteur puisque, n’ayant rien tenté, en dehors de la gestion des affaires courantes et du règlement des dettes laissées par Didier Borotra, il aura fatalement tout réussi. Si ce n’est pas de l’habileté, ça y ressemble, et on ne saurait trop conseiller à la presse d’être parfaitement à l’heure pour sa conférence de presse car l’évocation de l’avenir de la Ville pourrait prendre moins d’une minute.

Et à ce propos, Bisque, bisque, Basque! voudrait rabrouer tous les fâcheux qui déplorent l’immobilisme de leur nouveau maire, qu’ils jugent indécis, sans consistance et dépourvu de la moindre idée.  Vous avez vu à quelle vitesse, le 17 avril dernier, Michel Veunac a fait voter une délibération lui accordant une indemnité brute pour ses fonctions de 4499,80€ par mois, très proche du maximum autorisé par la loi, au moment même où nombre de ses collègues décidaient de diminuer leurs émoluments ?

Allez dire après cela que vous avez affaire à un indécis !

Merci pour ce (très bon) moment…

Insultez, brandissez votre avocat, ça me motive!

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Dans l’encyclopédie en ligne Wikipédia, toutes les modifications sont répertoriées. C’est donc un petit malin, modestement appelé Alcazarus7, qui a cru bon de compléter ma fiche, le 27 août dernier, pour m’offrir un moment d’intense rigolade…

J’ai toujours beaucoup plus aimé le rugby qu’il ne m’aimait. À part une combativité supérieure à la moyenne, je n’avais comme talonneur pas beaucoup d’atouts à faire valoir. Dans ce rugby de papa que nous pratiquions, les chaussures volaient souvent bas, car nous étions récompensés lorsque nous blessions un adversaire, puisque les remplacements étaient interdits à l’époque.  Paradoxe, je ne jouais jamais aussi bien que sur terrain adverse, lorsque le public me sifflait copieusement et décuplait ma motivation. Je ne pratique malheureusement plus le rugby, mais je suis resté le même…

… Fête de l’Humanité, le 13 septembre dernier. Une lectrice, qui a aimé « Un délicieux canard laquais » m’aborde. «  Elle est curieuse votre fiche Wikipédia. C’est de l’humour? « .  N’ayant pas d’ordinateur à portée, je ne sais quoi lui répondre, ne consultant pas, tous les matins après m’être rasé, cette encyclopédie gratuite ouverte à tous, où un fanatique du Canard enchaîné s’était amusé, comme si on n’était pas déjà assez fiché par la police, à recenser tous les journalistes du palmipède. Une fiche que j’avais corrigée, car elle contenait de grossières erreurs, et complétée à mon départ de l’hebdomadaire.

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Le soir venu, j’ai pu découvrir que le  » journaliste français  » que je suis,  » anime un blog poubelle, Bisque, bisque, basque! où il vomit mensonges éhontés et insinuations tendancieuses afin de tenter de compenser ses frustrations et de satisfaire son égo boursouflé. » J’avoue que j’ai bien ri et immédiatement pensé à ces matamores de vestiaire, qui promettaient de tout culbuter avant le match mais ne renversaient jamais personne sur le terrain. Imaginer que quelqu’un perde son temps disponible dans le dédale qu’est Wikipédia pour balancer des petits commentaires fielleux en douce, m’amuse et me renvoie, encore et toujours au rugby!

Il m’est arrivé de coller sciemment un marron à un adversaire qui ne m’avait strictement rien fait, car je savais que nous étions en train de perdre et que la provocation et l’espoir de pourrir le match en faisant déjouer l’équipe adverse, restait notre unique arme. Ce marron en trop était un aveu de faiblesse.

M’insulter, me menacer de saisir un avocat est donc une façon de rendre hommage à ce que j’écris, une façon d’avouer qu’on n’a plus les moyens de se battre sur le terrain des faits et des idées et qu’il faut donc en arriver à des pratiques déloyales pour faire cesser le feu. Je reçois des messages remarquables de lecteurs qui ne sont pas d’accord avec moi et je les publie systématiquement, car c’est ce qui rend vivant un blog. Je reçois aussi des messages pitoyables, sans le moindre argument, comme celui-ci « Comme d’habitude, votre partialité est à l’image de votre incompétence journalistique. Outre un style catastrophique vous ajoutez une haine anti Veunac et un amour Brissonniste pathétique…Je vous plains » et je rappelle à mes détracteurs qu’ils ne sont nullement obligés de lire  » Bisque, bisque, Basque! » si ce blog leur fait mal aux yeux… ou ailleurs !

Mes proches, surpris que je n’aie pas pris encore le temps de modifier cette fiche Wikipédia, sont partis à la chasse aux infos. L’historique de l’encyclopédie permet en effet de voir que la fiche a été ravalée, le 27 août dernier, par un très modeste Alcazarus7, dont on ne retrouve nulle trace sur les réseaux sociaux. Décidément curieux, ils ont plongé dans les entrailles du blog et constaté que le 26 août, Bisque, bisque, Basque! racontait l’histoire d’un  » petit adjoint, gros bluffeur  » chargé du tourisme et prêt à rançonner d’une place de parking un hôtelier voisin. J’ai tout de suite arrêté ces détectives en herbe : une  » personnalité politique  » autoproclamée sur facebook aussi considérable que celle-là, ne s’amuserait pas à des petits jeux de ce genre, surtout en étant patron d’une boîte informatique, septième adjoint de la Ville, et du genre modeste. Cet homme respectable ne s’affublerait pas d’un pseudo aussi grotesque qu’Alcazarus7, même s’il est vrai que ses colistiers ont toujours manifesté une grande fascination pour les ordures ménagères puisqu’ils m’avaient déjà traité de déchet.

En fait, je me fiche d’ailleurs totalement de savoir qui est le coupable, ayant vraiment trop à faire avec mon ego boursouflé. Comme dirait Valérie Trierweiler, « Merci pour ce moment« , merci de me donner envie, plus que jamais, de continuer ce blog, et… même pas mal!

 

Pour compléter votre lecture :

https://jeanyvesviollier.com/2014/08/26/petit-adjoint-gros-bluffeur/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Viollier

Un BO dimenche d’éthé…

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 » Ballet Bar « , le spectacle de clôture de la compagnie rochefortaise  » Pyramid « , a énormément plu aux nombreux spectateurs présents au Jardin public.

Ne racontez surtout pas aux Parisiens ce que nous vivons actuellement, ils sont persuadés qu’après eux, c’est le déluge sur Biarritz ! Dès 10 heures le matin, les Biarrots, qui retrouvent enfin leur ville et leurs plages, après les hordes vacancières du mois d’août, jouent le temps d’aimer l’océan, avec le sentiment de pouvoir enfin étaler leur serviette, bronzer tranquilles et faire des brasses sans gêne.

Après la grande tablée de copains chaleureux, c’est le temps d’aimer le rugby qui arrive. Géronimo, mascotte incontournable et formidable ambassadeur permanent du BO, qui tient à préparer la relève, est épaulé par six jeunes indiens et indiennes, ???????????????????????????????tandis que des girls en blanc et rouge entament la danse du scalp. Les Tarbais sont pulvérisés 52 à 10 et l’équipe locale, après les ternes prestations contre Aurillac et Mont-de-Marsan, manifeste enfin de l’audace, de la complémentarité et de la joie de jouer. C’est un public debout qui les accompagne pendant le tour d’honneur.

Et comme les bonheurs, à l’image des emmerdements, ont toujours tendance à voler en escadrilles, la soirée se termine idéalement, avec le temps d’aimer la danse, vers 19 heures au Jardin public, avec un spectacle qui va emballer la foule présente.

Seul petit hic, le temps d’aimer l’orthographe n’était visiblement pas prévu au programme Le temps d'aimer la danse 02de ce dernier dimanche d’été et le rédacteur de service, auteur du luxueux dépliant distribué à tous les spectateurs avait visiblement  » laissé exploser  » sa fatigue plutôt que sa joie, lui qui a eu la chance de… « granditer » près de la mer.

 » Bisque, bisque, Basque ! « , qui a la fâcheuse manie de laisser passer de temps en temps une belle perle orthographique, se gardera bien de se moquer du malheureux rédacteur de service, par ce BO dimenche d’éthé…

… D’autant plus que le spectacle s’étant prolongé, il a eu le temps d’échapper à la télévision au temps d’aimer Sarkozy… Oui, vraiment un magnifique dimanche, ce 21 septembre !

Il faut trier, Weiler…

TrierweilerNous nous sommes tous retrouvés cocus, à un moment ou l’autre de notre existence, mais, par chance, nous n’avons pas appris notre infortune par les magazines et ne l’avons pas partagée avec soixante millions de Français.

Malgré l’extraordinaire violence subie par l’ex première petite amie de France, je m’étais promis de ne pas lire « Merci pour ce moment » de Valérie Trierweiler, avant de me raviser, après qu’un copain m’ait prêté l’ouvrage.

La journaliste Trierweiler regrettera sans doute, dans quelques années, d’avoir rédigé ce livre de femme blessée, qui n’est franchement pas impérissable, même si la presse française fait preuve dans cette affaire d’une confondante mauvaise foi.

 » Littérature de trou de serrure « …  » Insupportable violation de la vie privée « …  » Ouvrage de salle de bains « … Ah, ils sont nombreux, les beaux emplumés qui chroniquent à tout va dans les grands titres de la presse française à avoir tout fait pour nous dissuader de lire  » Merci pour ce moment  » ! Valérie Trierweiler n’est plus une source d’informations intéressante, contrairement à son ex-compagnon. Et les journalistes-flagorneurs de tous bords, en tentant de discréditer l’ouvrage et en volant au secours des intérêts présidentiels, se disent qu’ils vont se faciliter leur travail ultérieur et que le Président leur revaudra ça.

Le mystère du pingouin à scooter

Nous sommes en démocratie et il est toujours détestable de voir des gens qui se croient supérieurs décider pour le simple citoyen ce qu’il doit lire ou non. À part le récit d’un premier baiser, et quelques piques envoyées à Ségolène, il y a fort peu de vie privée dans « Merci pour ce moment  » et, en revanche, un reportage très révélateur sur l’homme qui nous dirige.

Et la lecture du brûlot prend tout son sens pour tous les cocus du suffrage présidentiel qui ont voté Hollande en 2012 et qui ne comprennent toujours pas pourquoi cet homme est totalement dépassé par sa fonction et rate à peu près tout ce qu’il entreprend. Cet homme nous avait promis de rester un « homme normal », contrairement à son prédécesseur, et il s’est comporté en homme normal au-delà de toutes les espérances des Français, avec ses virées nocturnes en scooter, flamberge au vent, indignes d’un président. Valérie Trierweiler est visiblement toujours dévastée par le chagrin, mais elle garde ses réflexes professionnels et se montre lucide quand elle nous raconte un président froid et déshumanisé, visiblement malheureux dans ses fonctions, mais aussi macho (  » Il te faut tout ce temps pour être belle… En même temps, on ne te demande rien d’autre  » ) et goujat (le communiqué de licenciement de la favorite : 18 mots à l’AFP!).

La presse ne fait pas son boulot

Sur son mépris des pauvres et l’expression qui va désormais le poursuivre des  » sans dents « , François Hollande nous a fait un grand numéro de cocker battu, victime d’une basse médisance, lui qui a consacré sa vie aux plus démunis. Mais pourquoi diable la presse n’a-t-elle presque pas relevé la réponse de Valérie Trierweiler, affirmant tranquillement qu’elle était prête à montrer à la Justice des SMS reçus prouvant ses dires?

Dans cette affaire, comme dans celle de la liaison avec Julie Gayet, la presse ne fait pas son boulot. On se fiche éperdument de connaître la vie amoureuse  de François Hollande, du moment qu’il dirige correctement le pays et n’utilise pas l’argent public à des fins privées. Après toute une série de mensonges et de dérobades, notre Don Juan à lunettes a raconté à celle qui le terrorise visiblement, qu’il voyait Julie Gayet depuis début 2013. Mais d’autres témoignages font remonter la romance au printemps 2012 et à la campagne présidentielle. C’est le travail de la presse, et cela ne relève nullement dans ce cas de la vie privée, de savoir si le futur président, a cyniquement laissé sa maîtresse en titre s’installer à l’Élysée, aux frais du contribuable, pour pouvoir vagabonder tranquille.

Valérie a oublié le journalisme

« Merci pour ce moment  » vaut donc pour ce portrait de Hollande, mais est décevant car l’auteur, incapable de faire le tri face au torrent d’émotions qui la dévaste, ne manifeste pas la moindre distance critique vis à vis de son propre parcours de journaliste. Valérie Massonneau, devenue Trierweiler, fait partie de ce bataillon d’accortes jeunes journalistes, que l’on envoie depuis Françoise Giroud, à l’assaut des séducteurs patentés que sont les hommes politiques. Et tant mieux, si tout cela finit sur l’oreiller pour permettre au journal qui emploie la demoiselle d’obtenir des informations de première!

Dès le début de sa romance corrézienne, Valérie Trierweiler devait informer son chef de service à Paris Match de sa situation et immédiatement partir dans un autre secteur journalistique. Au lieu de cela, pendant cinq ans, demeurée journaliste politique, notre pétroleuse s’est livrée à un éloge sans nuance du parti socialiste et en particulier de son si peu charismatique secrétaire général. Une fois entrée à l’Élysée, alors que rien n’est constitutionnellement prévu pour faire vivre la Première dame, elle s’est rabattue sur une rubrique livres qui n’a dupé personne et que François Hollande ne lisait même pas, à la grande fureur de l’intéressée. C’est ce compromis inacceptable passé avec sa profession qui peut être reproché à Valérie Trierweiler et non le fait de rendre les coups à un goujat.

Et le lecteur de refermer « Merci pour ce moment » en se disant que ni la politique ni le journalisme ne sortent grandis de ce récit.

Comment désavouer son adjoint, sans le désavouer, tout en le désavouant…

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Agacé par tous les bruits qui circulent, Michel Veunac vient de rappeler qui est le patron à l’association Biarritztarrak.

Décidément, il se passe toujours quelque chose à Biarritz et s’il est une ville où les retraités ne risquent pas de s’ennuyer, c’est bien celle-là! La défense de l’adjoint aux Sports Michel Poueyts, affirmant n’être strictement pour rien dans l’attribution à ses fils de la gérance de Plaza Berri, a sérieusement fait sourire tous ceux qui connaissent un peu le fonctionnement de la Ville, et a provoqué, si nos informations sont bonnes, une sérieuse explication de gravure entre le maire et son adjoint.

« Bisque, bisque, basque! » n’est pas du genre à mettre de l’huile sur le feu dans ce genre de conflit, mais il a pensé que quelques questions au maire s’imposaient, pour tenter d’y voir un peu plus clair. La réponse ne s’est guère faite attendre, puisque quatre heures plus tard, un communiqué très précis de Michel Veunac nous parvenait. On admirera l’habileté de l’élu centriste, à louvoyer  et à ne pas avoir l’air de désavouer son adjoint, tout en reconnaissant les faits et en laissant entendre que la copie actuelle nécessite de sérieuses retouches. On notera aussi l’affirmation au point 3 quePlaza Berri, questions Veunac JPG_page_001 Biarritztarrak est libre de son choix, avant que les points 4 et 5 ne nous ramènent à plus de réalisme :  » Pour autant, aucune attribution de services ne peut être faite par l’association, sans accord express de la Ville.

A ce jour, la Ville n’a donné aucun accord à une quelconque attribution par Biarritztarrak de la gestion du bar et de la cuisine de Plaza Berri. Tout contrat entre Biarritztarrak et un prestataire doit donc être soumis à l’agrément de la Ville qui a envoyé, dans ce sens, un courrier à Biarritztarrak et attend, en retour, sa proposition avant tout accord. »

 Bonne nouvelle pour les contribuables, Michel Veunac s’est donc enfin décidé à mettre un peu d’ordre dans les détestables habitudes d’arrangements entre amis qui prévalaient jusque-là et à lutter contre ceux qui préfèrent se servir que servir.
communiqueplazaberriJPG_page_001Mais, en même temps, ce communiqué pose problème. Soit Michel Veunac a découvert à qui avait été attribué la gérance de Plaza Berri grâce à Bisque, bisque, basque! et cela prouve qu’il ne tient pas ses troupes, qui font ce qu’elles veulent dans leur coin. Soit, il était parfaitement au courant et cela démontre qu’il ne réagit qu’à la pression populaire.

Nous allons donc tous guetter avec attention la fumée blanche qui va prochainement sortir de Plaza Berri pour nous annoncer le nom du nouveau lauréat. Mais ce n’est pas ce nouvel épisode peu glorieux, et qui serait peut-être passé inaperçu sans ce blog, qui va rassurer les Biarrots sur l’amateurisme de la nouvelle équipe élue dans le sillage de Michel Veunac…

Les super pouvoirs de la mairie

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 Ils sont trop forts dans cette mairie! Le message, envoyé au service communication à 11h08, me revient, le même jour, lu à … 11 h 05 ! Si l’équipe municipale décide d’utiliser ses super pouvoirs pour renflouer la Cité de l’Océan, nul doute que nous allons passer de deux à quatre visiteurs par jour.

Un peu d’Humanité dans un monde de brutes…

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250 auteurs présents au Village du livre, démocratiquement installés par ordre alphabétique. L’occasion d’échanges prolongés avec les lecteurs, comme on en vit rarement.

Voilà une bonne décennie que je n’avais pas mis les pieds à la Fête de L’Humanité, un rassemblement auquel j’ai participé d’abord comme militant, quand on se torturait les neurones pour trouver une animation intéressante pour notre stand du XIe arrondissement de Paris, ensuite comme sympathisant, le dialogue avec les communistes étant autrement plus facile qu’avec les socialistes, et cette année comme auteur du roman  » Un délicieux canard laquais « , une invitation à laquelle je ne m’attendais pas du tout et qui m’a fait énormément plaisir.

Et toujours la même ambiance chaleureuse et festive quand on quitte le métro, pour emprunter la navette gratuite ou lorsqu’on déambule dans les allées ! Je n’ai pas la naïveté de croire que le parti communiste soit le seul mouvement politique épargné par les cons, même si j’ai tendance à penser qu’on en croise moins qu’à l’UMP, mais je suis frappé à chaque fois que je participe à cet événement par la volonté de chacun des participants de créer un monde meilleur. Pas de bougonnements intempestifs et si parisiens dans les files d’attente, mais au contraire une volonté de dialogue, d’échange avec les autres et de chaleur humaine.

Grosse affluence devant le stand du Front de gauche et un peu moindre devant ceux de la Ligue et de Lutte ouvrière. À deux jours du vote de confiance à la politique menée par Manuel Valls, toute la gauche de la gauche tient à se montrer à La Courneuve. Duflot, Guedj, Placé sont du voyage. Contraste saisissant aussi entre le stand des Pyrénées-Atlantiques et celui des Landes. Le verre à la main et penchés les uns vers les autres, les Basques échangent à voix basse, tandis que les Landais, qui n’ont pas hésité à sortir les échasses remportent la palme du stand le plus bruyant et le plus festif.

Belle ambiance aussi, au village des livres, avec une affluence record, les samedis et dimanches après-midi. Le dialogue entreCouverture délicieux canard laquais_page_001 auteurs et lecteurs se noue rapidement. Gérard Filoche et Patrick Pelloux font un tabac, de même que l’inusable Georges Wolinski. Certains promeneurs s’approchent timidement pour savoir si j’ai véritablement travaillé au « Canard enchaîné » et tombent un peu des nues quand je leur raconte la réalité de la presse parisienne. D’autres ont lu mon livre et veulent comprendre ce qui relève de la fiction et ce qui est la réalité. « Non? Il n’y pas de représentants du personnel au Canard enchaîné ? Et vous n’avez aucune idée de ce que gagne le directeur ? «  Je leur rappelle que j’ai regroupé sous un seul titre fictif, L’Exemplaire situé rue Saint-Simagrée à Paris, l’ensemble des expériences déroutantes que j’ai pu vivre au cours de mes quatre décennies de carrière dans la presse. Mais ces fanas de politique en reviennent toujours au volatile, et à ce manque de convictions qui les déroute : « Où est l’hebdomadaire anticlérical et antimilitariste qu’on a connu? » Bonne question!

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Vidal, Vivas, Vuillard… Quelle belle compagnie !

Mes voisins sont tout aussi occupés. Dominique Vidal, du Monde Diplomatique répond aux questions des profs sur son Manuel d’histoire critique.  Maxime Vivas, auteur d’un décapant ouvrage sur Reporters sans frontières et d’un autre plus récent sur Marine Le Pen affronte lui aussi les questions de ses fans. Pendant les années lycée, j’ai maudit mon nom qui me valait de toujours être interrogé dans les derniers, mais cette année, je me suis réjoui d’une aussi bonne compagnie. Merci l’alphabet!

Le bal des copains continue

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Le bâtiment qui abrite le trinquet est communal, mais la mairie a laissé l’association « Biarritztarrak » décider seule du choix de son gérant. Et les trois fils de l’adjoint aux Sports Michel Poueyts remportent l’appel d’offres en compagnie de Jon Curver. Elle n’est pas belle la vie?

Si vous êtes inconditionnel du loto, de la roulette ou de l’illiko morpion de la Française des jeux, vous devriez sérieusement envisager de vous installer à Biarritz, car c’est une ville où le hasard fait merveilleusement bien les choses!

En juin dernier, Michel Veunac avait déclenché des sourires entendus dans tout le conseil municipal au moment de l’attribution de la concession à David Couzinet des « 100 marches » devenues « Etxola bibi« .  » C’est mon premier rugbyman ! «  s’était défendu le nouveau maire, ce qui en dit long au passage sur les pratiques de son prédécesseur. On aurait compris que l’excellent ancien deuxième ligne du Biarritz Olympique obtienne la baraque de marrons chauds devant les galeries Lafayette, car sa compétence dans le domaine ne faisait aucun doute, mais personne n’avait décelé une aptitude particulière à passer les plats chez le porteur du maillot rouge et blanc, même s’il s’est associé dans cette aventure avec un professionnel de la restauration. C’est donc le hasard et lui seul qui a fait que notre trentenaire plein de mérite s’est retrouvé mieux-disant de l’appel d’offres, tandis que seuls les mé… disants ont vu un lien de cause à effet avec son ralliement au candidat Michel Veunac, quelques semaines avant le premier tour des élections municipales. «  J’étais très intéressé par les 100 marches,  reconnait une des figures locales de la restauration biarrote,  mais je n’ai même pas déposé de dossier, car je savais que tout était joué d’avance. « . Les gens sont défaitistes, tout de même!

Une rupture ? Quelle rupture ?

Michel Veunac avait promis une rupture avec les pratiques de l’ère Borotra et, le moins que l’on puisse dire, est qu’elle ne saute pas aux yeux du profane. En son temps, l’attribution d’un bel emplacement aux halles pour la société Balme, spécialisée dans la truffe et ses produits dérivés, dirigée par Thomas Balme et Mikel Poueyts, fils de l’adjoint aux sports de la Ville, avait fait jaser, mais comme l’affirme son père qui ne s’est pas « du tout mêlé de ce dossier « , les deux candidats «  ont été bananés trois fois avant de l’emporter « . Ils sont tenaces, ces petits !

Vous savez ce que c’est, quand vous remportez le gros lot, vous suscitez toujours des jalousies. Alors quand, à quelques mois d’intervalle, le hasard vous sourit deux fois, vous imagez le nombre de commérages vous concernant ! Mikel Poueyts, fils de Michel, est chanceux. Qui pourrait lui reprocher ? Cette fois, il vient de l’emporter, en compagnie de ses deux frères et du pelotari Jon Curver, pour gérer la buvette-restaurant du trinquet de Plaza Berri.

Michel Poueyts, qui n’a fait aucune difficulté pour me répondre par écrit d’abord, puis par téléphone, se montre catégorique :  » La Ville n’est pas intervenue dans cette démarche  et l’adjoint aux sports que je suis, encore moins ! Je vous conseille de vous rapprocher de M le Président du club de Biarritztarrak qui pourra mieux que quiconque vous renseigner sur le choix qui n’appartient qu’au club. »

Aucun appel d’offres officiel

Le bâtiment est communal, la situation financière de Biarritz guère florissante et la municipalité devrait être vigilante sur ses intérêts. Au lieu de cela, rien n’a été fait dans les règles, comme le reconnait le président de Biarritztarrak, Jean-Paul Driollet, fort embêté par les questions de Bisque, bisque, basque!

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Les réponses de Michel Poueyts

« Vous pouvez me reprocher de ne pas avoir lancé un appel d’offres officiel et je vous dis mea culpa »  Selon le président, tout s’est passé de façon informelle. « Nous nous sommes retrouvés, fin août 2013 sans gérant. Notre cuisine n’était pas tout à fait aux normes et nous avons dû effectuer d’importants travaux. Une douzaine de personnes se sont renseignées spontanément en novembre et décembre, mais nous ne pouvions pas leur dire à l’époque à quelle date précise leur activité allait pouvoir démarrer. Certains candidats se sont donc effacés et il ne restait plus que six dossiers définitifs. Nous nous sommes réunis à quatre membres du comité directeur pour auditionner les candidats et le projet de Jon Curver et des trois fils Poueyts nous a semblé le plus intéressant, car, avec ces mordus de pelote basque, nous savions qu’ils allaient aussi s’occuper de l’animation du fronton ». Et le président de conclure : « J’espère avoir été le plus objectif possible, même si j’aurais dû lancer un appel d’offres officiel ».

 Raconté comme cela, tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes hasardeux, même s’il est curieux que la Ville, très présente pendant les travaux de réhabilitation de Plaza Berri, se soit ensuite désintéressée de la question de savoir qui allait gérer le local rénové. Une des quatre personnes chargées d’examiner les dossiers, donne peut-être l’explication quand elle affirme, sous couvert d’anonymat : « Dès le départ, on savait parfaitement pour qui on devait voter ».

Michel Poueyts retrouve les accents du politique habitué à convaincre les foules, lorsqu’on lui demande si on n’est pas en présence d’un regrettable mélange des genres et si ses enfants n’auraient pas dû s’abstenir de postuler à Biarritz, alors que leur père est un élu implanté depuis des lustres :  » Je  suis quelqu’un issu d’un milieu modeste et qui a été éduqué dans des valeurs de solidarité, de partages et d’écoute sociale. Mon engagement n’a jamais changé et ne changera pas… Je me bats pour ma Ville et pour, qu’entre autre, nos jeunes puissent se loger et travailler au pays.  Cela dure  depuis 23 ans et les Biarrots le savent  bien.  » Et lorsqu’on lui rapporte qu’il est l’élu le plus souvent accusé de mélanger les genres, il avoue tomber de sa chaise : « Il ne me viendrait jamais à l’idée d’utiliser de l’argent public à des fins personnelles ! « .

L’enquête est donc bouclée et Bisque, bisque, basque  peut se montrer catégorique avec ses lecteurs : Michel Veunac l’avait promis et Michel Veunac l’a fait.  La rupture avec l’ère Borotra est  totale et absolue en matière d’appel d’offres et c’est uniquement le hasard, ce hasard que nous, pauvres humains, ne maîtrisons pas, qui fait que les derniers lauréats sont tous très proches de la majorité municipale en place.

Nous voilà grandement rassurés ! Le changement, c’est bien pour aujourd’hui !

Plaza Berri 04

Elle n’est pas neuve, celle-là !

Tous les mercredis matins, c’était le concours de pronostics au Canard pour savoir lequel d’entre nous allait se retrouver menacé de procès. Des menaces qui ne voyaient pratiquement jamais le jour, Le Canard prenant un malin plaisir à mettre les rieurs de son côté, quand, par hasard, il se retrouvait à la barre.  La sportivité de Michel Poueyts, face à mes questions, doit être saluée. L’homme ne s’est pas échappé, a répondu longuement, et a mis sur le compte de son amitié pour Didier Borotra certaines des calomnies qu’il affirme endurer. Mais, en bon politique, il ne s’est pas gêné pour manier la carotte et le bâton avec le journaliste que je suis. Dès que possible, nous partagerons un café, ce dont je me réjouis, car il est toujours intéressant de discuter avec des responsables politiques, sachant que ce n’est pas un verre partagé qui m’empêchera d’écrire contre l’intéressé, si des faits avérés me parviennent.  En revanche, j’ai souri à la menace implicite, en lisant, à la fin de la réponse de l’élu « Nous avons communiqué à Maître Malo, avocat en droit public« . Qui est derrière ce nous? Michel Poueyts et un autre Michel ? Le candidat victorieux à la mairie avait, en son temps, longuement consulté son avocat pour tenter d’endiguer le flot de mauvaises nouvelles publiées par Bisque, bisque, basque! L’auteur du blog adore qu’on lui agite le chiffon rouge devant le stylo et comme, jusqu’à preuve du contraire, il ne publie que des faits avérés, sachez qu’il est droit dans ses espadrilles et prêt, en bon marin, à tenir fermement la barre…