Un peu d’Humanité dans un monde de brutes…

Fête de L'Huma 004

250 auteurs présents au Village du livre, démocratiquement installés par ordre alphabétique. L’occasion d’échanges prolongés avec les lecteurs, comme on en vit rarement.

Voilà une bonne décennie que je n’avais pas mis les pieds à la Fête de L’Humanité, un rassemblement auquel j’ai participé d’abord comme militant, quand on se torturait les neurones pour trouver une animation intéressante pour notre stand du XIe arrondissement de Paris, ensuite comme sympathisant, le dialogue avec les communistes étant autrement plus facile qu’avec les socialistes, et cette année comme auteur du roman  » Un délicieux canard laquais « , une invitation à laquelle je ne m’attendais pas du tout et qui m’a fait énormément plaisir.

Et toujours la même ambiance chaleureuse et festive quand on quitte le métro, pour emprunter la navette gratuite ou lorsqu’on déambule dans les allées ! Je n’ai pas la naïveté de croire que le parti communiste soit le seul mouvement politique épargné par les cons, même si j’ai tendance à penser qu’on en croise moins qu’à l’UMP, mais je suis frappé à chaque fois que je participe à cet événement par la volonté de chacun des participants de créer un monde meilleur. Pas de bougonnements intempestifs et si parisiens dans les files d’attente, mais au contraire une volonté de dialogue, d’échange avec les autres et de chaleur humaine.

Grosse affluence devant le stand du Front de gauche et un peu moindre devant ceux de la Ligue et de Lutte ouvrière. À deux jours du vote de confiance à la politique menée par Manuel Valls, toute la gauche de la gauche tient à se montrer à La Courneuve. Duflot, Guedj, Placé sont du voyage. Contraste saisissant aussi entre le stand des Pyrénées-Atlantiques et celui des Landes. Le verre à la main et penchés les uns vers les autres, les Basques échangent à voix basse, tandis que les Landais, qui n’ont pas hésité à sortir les échasses remportent la palme du stand le plus bruyant et le plus festif.

Belle ambiance aussi, au village des livres, avec une affluence record, les samedis et dimanches après-midi. Le dialogue entreCouverture délicieux canard laquais_page_001 auteurs et lecteurs se noue rapidement. Gérard Filoche et Patrick Pelloux font un tabac, de même que l’inusable Georges Wolinski. Certains promeneurs s’approchent timidement pour savoir si j’ai véritablement travaillé au « Canard enchaîné » et tombent un peu des nues quand je leur raconte la réalité de la presse parisienne. D’autres ont lu mon livre et veulent comprendre ce qui relève de la fiction et ce qui est la réalité. « Non? Il n’y pas de représentants du personnel au Canard enchaîné ? Et vous n’avez aucune idée de ce que gagne le directeur ? «  Je leur rappelle que j’ai regroupé sous un seul titre fictif, L’Exemplaire situé rue Saint-Simagrée à Paris, l’ensemble des expériences déroutantes que j’ai pu vivre au cours de mes quatre décennies de carrière dans la presse. Mais ces fanas de politique en reviennent toujours au volatile, et à ce manque de convictions qui les déroute : « Où est l’hebdomadaire anticlérical et antimilitariste qu’on a connu? » Bonne question!

???????????????????????????????

Vidal, Vivas, Vuillard… Quelle belle compagnie !

Mes voisins sont tout aussi occupés. Dominique Vidal, du Monde Diplomatique répond aux questions des profs sur son Manuel d’histoire critique.  Maxime Vivas, auteur d’un décapant ouvrage sur Reporters sans frontières et d’un autre plus récent sur Marine Le Pen affronte lui aussi les questions de ses fans. Pendant les années lycée, j’ai maudit mon nom qui me valait de toujours être interrogé dans les derniers, mais cette année, je me suis réjoui d’une aussi bonne compagnie. Merci l’alphabet!

4 réflexions sur “Un peu d’Humanité dans un monde de brutes…

  1. Sans parler politique, dommage qu’il n’existe pas de salon du livre sur le Pays Basque, qui pourrait s’installer à la Halle d’Iraty, ou d’autre grand lieux désert, comme la Cité de l’océan par exemple, le temps d’un week-end… Ce qui ne m’empêchera pas de lire votre roman orné je l’espère d’une belle dédicace. ;)

    • Pas le moindre message, juste un constat. Le contraste entre les deux stands, distant de trente mètres à peine, était saisissant. Maintenant, vérité du samedi 14 heures, n’est pas règle générale…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s