Conférence de presque (l’intégrale)

Les approximations du duo Veunac-Lafite

Conf de presse Veunac 151

C’en est vraiment fini de l’ère Borotra! Devant la mairie, un camion envoie à la déchetterie les vieux dossiers.

Pour que les lecteurs puissent se faire une petite idée de ce qui s’est dit pendant les deux heures de la conférence de presque de Michel Veunac et Guy Lafite (Guillaume Barucq s’est contenté de hocher la tête, comme il le fait si bien, pendant 120 minutes), Bisque, bisque, Basque vous offre l’intégrale de ce rendez-vous avec les journalistes, découpé en quatre parties (Vous devriez dormir sans peine dès la première). Avec en avant-propos les sept minutes  où mes questions vont  subitement réveiller le maire (voix onctueuse) et son adjoint (voix d’énarque haut perché). Un morceau d’anthologie, car il contient toutes les vieilles ficelles de la communication la plus éculée, et quelques sévères contrevérités.

Écoutez et savourez !

 

Les attaques contre « Bisque, bisque, Basque ! ». Celles-là, on me les a déjà faites un paquet de fois dans ma carrière au « Canard enchaîné », les « Je ne vous lis pas », « Vous êtes d’une incompétence totale », « Vous ne savez pas de quoi vous parlez » ou « Vous vous prenez pour la conscience morale de la Ville ». Eh non, monsieur le maire, juste pour un journaliste qui fait son métier et qui garde son calme, quand vous vous énervez.

Plaza Berri. Ma question est simple. Michel Veunac a-t-il découvert l’attribution du marché de la restauration aux fils Poueyts grâce à Bisque, bisque, Basque !, ce qui indique qu’il ne tient pas ses troupes, ou s’est-il décidé à réagir parce que l’affaire était devenue publique. La réponse est longue, se veut précise, mais Michel Veunac ne répond jamais à la question posée. Un vrai politique !

La vie privée des élus.  L’homme à la voix haut perchée qui réagit à mes propos sur le conseiller municipal Éric Bonnamy, en s’indignant que l’on ne respecte pas la vie privée, est Guy Lafite. Curieuse conception de la démocratie ! Un homme public doit être plus exemplaire qu’un citoyen ordinaire, car il porte les couleurs de la Ville qu’il représente par son mandat. Ce qu’a fait François Amigorena en quémandant une place de stationnement à un hôtelier qui dépendait de lui, ce que vous allez découvrir sur le conseiller municipal chargé de la mobilité urbaine, expulsé par décision de justice de son appartement, ne relève pas de la vie privée mais de la vie publique et traduit un amateurisme (… le mot est gentil !) pour le moins déroutant de la majorité municipale qui vient de s’installer.

Le salaire de Veunac.  Et l’on en arrive au morceau de bravoure où Michel Veunac pique une colère froide quand on lui parle d’argent, très semblable à celles de Didier Borotra en son temps. Bizarre, cet énervement soudain du très poli Michel ! Est-il scandaleux pour un journaliste de demander à un élu, qui ne cesse de déplorer les finances précaires de la Ville, pourquoi il s’est octroyé le maximum prévu par la Loi ? Je ne le pense pas. Un festival de contrevérités va suivre. « Je peux aller chercher ma feuille de paie, avec les prélèvements à la source, il me reste 2200 € net ». Pour un peu, il va falloir lancer une souscription auprès des Biarrots : «  Un euro pour que Michel Veunac reste propre et mange à sa faim ». La vérité est toute autre, puisque notre grand pudique passe sous silence ses autres sources de revenus liées à l’agglomération et au conseil régional. Même cinéma quand Guy Lafite me fait le coup du mépris (… il est très fort pour cela) quand je m’étonne de l’écart entre sa rémunération et celle du maire et quand je demande s’il travaille seulement le quart du temps. « C’est plafonné ! » Soyons précis, la somme allouée aux élus est plafonnée en fonction de la taille de la ville. Il est sûr que si vous attendez huit convives à dîner, que vous avez acheté un gâteau en fonction du nombre d’invités et que l’un d’eux mange tout seul la moitié du gâteau, les parts des autres deviennent maigres. Claude Olive, par exemple, pour souder son équipe, a diminué son indemnité de 30% pour que les autres soient mieux servis. A chacun sa conscience morale, comme aime le dire le maire. Mais que c’est vilain, les mensonges !

Pour les dingues de vie publique, l’intégrale de la conférence de presse ci-dessous.

Une réflexion sur “Conférence de presque (l’intégrale)

  1. « Guillaume Barucq s’est contenté de hocher la tête, comme il le fait si bien, pendant 120 minutes) » j’ai l’image en tête maintenant c’est malin, et je ris bêtement depuis 5 mn.
    Plus consistant, les écoutes sont formidables, la main dans le pot de confiture, ils ont encore raison et à dire. L’histoire avec Bonnamy est significative, la perte des mauvaises habitudes n’est pas pour demain. A suivre…
    Et au final toujours aucune feuille de route. Bon en même temps ce n’est pas ce qui préoccupe ces messieurs. Le principal c’était d’y être par tous les moyens…
    Mais, feront-ils 5 ans et demi à ce train d’incompétence affichée ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s