Démocratie façon Biarritz

Démocratie façon Biarritz

La politique de la chaise vide est décidément celle que préfère Michel Veunac.

Vous ne connaissez toujours pas la feuille de route du nouveau maire que vous avez élu à Biarritz et ce n’est pas sa conférence de presse sur son mince bilan des six premiers mois qui vous a rassurés ? Vous n’avez pas la moindre idée de ce que va devenir Aguilera, le quartier d’Iraty ou comment va être comblé le gouffre financier de la Cité de l’Océan ? Vous vous demandez si l’hôtel du Palais doit rester en régie municipale ?

Arrêtez vos question stupides, bande de manants, passez votre chemin et laissez faire les élus de la majorité. Car l’élève Michel Veunac, en matière de mépris de la démocratie, est en train de dépasser le maître Didier Borotra, et il le prouve ! Borotra décidait seul, mais il mettait les formes. En dehors d’une escapade sud-américaine au printemps et d’une coupure pendant l’été, l’ancien maire organisait neuf à dix conseils municipaux par an, où l’opposition pouvait donner son avis sur les dossiers en cours. Les échanges étaient parfois vifs, mais au moins il y avait des échanges.

Veunac vient de décider d’innover et de s’en tenir strictement à la loi, qui oblige un maire à tenir un conseil municipal par trimestre. Le dernier a eu lieu le 26 septembre, le prochain se tiendra donc le… 22 décembre, en pleines vacances scolaires et à trois jours de Noël. Une époque où les citoyens ont autre chose à faire que s’intéresser aux prises de décision de la mairie. Même à Ainhoa, 673 habitants au dernier recensement, la vie municipale est plus intense et l’opposition n’est pas aussi maltraitée !

Michel Veunac me fait décidément penser à ces commerçants qui affirment adorer leur métier, « mais quel dommage qu’il y ait les clients ! » ou à ces politiques qui cumulent les mandats mais soupirent quand on leur parle des électeurs. Communicant de métier, Veunac joue le service minimum en matière de dialogue et de débat municipal. Fraîchement élu maire, il n’arrive pas à prendre une décision et semble aussi dépassé que Hollande dans ses fonctions. Avide de pouvoir, il ne sait plus quoi en faire maintenant qu’il l’a obtenu et se montre déjà lassé du joujou qu’il voulait tant.

Et c’est la Ville qui va dans le mur avec ces approximations !

Finalement, seuls les employés municipaux chargés du ménage de la mairie ont un motif de se réjouir. Certes, ils ne seront pas augmentées en 2015 – seul le maire est bien servi ! -, mais ils ne seront pas très fréquemment occupés par la remise en état de la salle, après les conseils municipaux. En espérant qu’ils ne feront pas comme les élus de la majorité municipale, toujours prêts à planquer en douce les moutons de poussière et les dossiers gênants sous les tapis.

5 réflexions sur “Démocratie façon Biarritz

  1. Parfaitement résumé. Aux abois, à 2 doigts de l’hallali, « sauvé » très étrangement, à la surprise générale lors des municipales, on voit la vacuité du pauvre homme. Et ce n’est même pas son équipe qui pourrait masquer le vide sidéral d’une feuille de route, où le seul mot qu’on puisse lire sur le papier blanc est « euh… »

  2. Bonjour,
    Votre blog est intéressant et bien écrit mais je ne comprends pas pourquoi vous tapez toujours sur les mêmes ! Rien sur le fait que Max Brisson par exemple se fasse trahir par son second façon peplum. Un article qui aurait pu s’intituler « Tu quoque mi fili ». Et j’en passe…
    Du coup, j’ai un sérieux doute sur votre slogan « Dans mon parti y a qu’moi et c’est déjà l’merdier ! (« Ni … ».

    • Bonne remarque!
      Il me parait journalistiquement plus intéressant (et plus courageux!) de taper sur l’équipe en place, qui est en train de faire des dégâts considérables sur Biarritz, plutôt que de tirer comme tout le monde sur les ambulances. Je suis de près, tout comme vous, la brouille Brisson-Domège et les rebondissements possibles et j’écrirai peut-être dessus, mais, franchement, le bazar à l’UMP, tant que cette équipe n’est pas au pouvoir, je m’en fiche un peu. Idéologiquement, mais vous vous en doutiez sans doute en me lisant, je me situe à gauche de la gauche…
      … Et je peux vous assurer, car il n’est pas possible de faire autrement quand on écrit, qu’il n’y a que moi dans mon parti…
      Bien amicalement.
      Jean-Yves Viollier

  3. En plus de tout cela, avez-vous pu creuser cette histoire de travaux aux frais du contribuable biarrot ?
    Max Brisson (2 novembre, 22:01) : « Lorsque je suis devenu adjoint au maire de Biarritz en 2001, j’ai pris le bureau qu’on a bien voulu me donner et j’y ai travaillé pendant 13 ans sans penser à tout chambouler avec l’argent des contribuables. La nouvelle adjointe à l’urbanisme est en train, paraît-il, de faire refaire la quasi totalité du troisième étage de la Mairie. Les temps sont durs pour tous sauf pour ceux qui estiment, avec l’argent des autres, que rien n’est trop beau pour eux. »

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