Le Père Noël est devenu socialiste

Père Noël 01

AVANT. Un Père Noël sur-vitaminé qui enchantait tout le monde.

Saviez-vous qu’une convention collective très stricte régit désormais la corporation des Pères Noël ? On ne sait pas encore si un « pacte de responsabilité » vient d’être signé entre le syndicat des hommes en rouge et le gouvernement socialiste, si des « comptes pénibilité » sont prévus pour eux, mais il est clair que l’heureux temps où ces escaladeurs de cheminée pouvaient se dépenser sans compter, est derrière nous. C’est Sud Ouest, dans sa page Biarritz du 20 décembre, qui nous informe de cette révolution qui va laisser plus d’un grand et d’un petit pantois.

Père Noël 03

MAINTENANT. Un Père Noël pressé qui se hâte de rentrer chez lui…

Alors qu’il ne travaille que deux semaines par an, le vieux bonhomme à barbe blanche attaque désormais à 18 heures et rentre se coucher … à 21 heures. Circulez, y’a rien à voir ! Des horaires à faire rêver n’importe quel salarié soumis aux trente-cinq heures hebdomadaires. Non, ce n’est pas cette année que le Père Noël biarrot sera menacé par les engelures pour cause d’horaires tardifs ou demandera le relèvement de sa prime pour surmenage.

Et visiblement, si les illuminations de Biarritz sont particulièrement réussies, l’aménagement de la calèche, minable avec ses quelques loupiotes à ne pas faire rêver un gamin de trois ans et son Père Noël pressé qui semble toujours en proie à une urgente envie de pisser, a dû être supervisé par Michel Veunac en personne, tant elle affiche un manque consternant d’idées.

Une calèche qui semble illustrer à merveille, après les fêtes d’Halloween, la devise favorite de notre maire : « Toujours plus d’argent dépensé pour toujours moins de résultat »…

Vite, qu’on nous rende le Père Noël sur-vitaminé qui sévissait depuis plus de deux décennies, celui qui n’avait pas peur d’être à minuit quartier Pétricot, de balancer des bonbons par poignée aux enfants ou d’aller rendre visite à un camp de manouches. Un Père Noël gai, festif, heureux de rendre heureux, capable de propager le bonheur dans tous les recoins de la Ville.

Oui, vraiment, un Noël sans Robert Rabagny, c’est triste comme Biarritz sans l’océan…

7 réflexions sur “Le Père Noël est devenu socialiste

  1. « C’est vrai que les lumières sont sympas. Mais le reste, pouaaah, la honte.  »
    Voilà. Entendu 50 fois ce soir. Que dire de plus.
    La bise à Robert, une baffe aux autres crétins. En toute amitié.

  2. C’est vrai, qu’on nous rende un Père Noël payé par la mairie, avec un chauffeur payé par la mairie, un camion loué par la mairie, et qui va se faire de jolis billets orange, vert et violet à aller arpenter les routes du pays basque, et à ne s’arrêter à Biarritz que chez ceux qui lui rapportent… et de s’en vanter ensuite au café le matin.
    N’en déplaise à certains peu nombreux, les enfants sont, eux, heureux de pouvoir lui parler sans sentir que le temps presse, bien installés dans un petit chalet.
    Robert, retrouve ton âme d’enfant au lieu de vouloir tout politiser, c’était tellement bien quand tu le faisais pour le coeur et non pour l’argent.

    • Votre témoignage me surprend totalement. Je n’habite Biarritz que depuis douze ans et je me sens encore un « invité » de ce merveilleux pays, mais j’ai peine à vous croire. Connaissant le bonhomme, qui est très facétieux, vous êtes sûr qu’il ne s’est pas amusé à inventer des histoires, le mtain au bistrot, pour exciter les médisants?
      Pour moi, mais encore une fois cette affirmation ne vaut que par ce que j’ai pu observer, Rabagny, c’est le Père Noël qui n’hésite pas à aller dans les quartiers défavorisés ou les camps de manouche, ce qui m’a donné envie de lui rendre hommage.
      Bien amicalement.
      Jean-Yves Viollier

      • Je l’ai suivi et aimé de nombreuses années, et ai toujours une certaine affection pour lui, pour tous ces souvenirs merveilleux de mon enfance, mais certains propos tenus ont cassé cette image aux yeux de nombreux biarrots dont je fais partie. Quel besoin d’exciter les médisants lorsqu’il n’y en a pas, en racontant, puisque l’on parle du camp de manouche, qu’ils le payaient eux aussi grassement pour venir.
        C’est très bien de l’avoir fait et d’aller au contact direct, mais ça casse le mythe du bénévole qui est en fait salarié et qui casse du sucre sur le dos de son employeur, si en plus il avoue sans hésiter qu’il se fait payer sous le manteau rouge pour aller chez l’un ou l’autre.

        J’espère qu’il reviendra vite avec de nouvelles idées sur ce qu’il faisait de mieux, s’occuper du surf, car plus que le père noël financièrement rentable ou un géronimo devenu politique, c’est dans ce domaine qu’il s’est le plus illustré à mes yeux d’ado de l’époque.

        Concernant le père noël de cette année, j’invite les critiques (je doutais moi-même) à aller avec des enfants à son chalet ou à un de ses arrêts en centre-ville, et à les observer après quelques minutes d’échange avec lui. Parce que le père noël, c’est pour eux, pas pour nous autres adultes qu’il se doit d’être proche, pas pour saluer un ami au détour d’une rue.

      • Unanimes… visiblement pas! Cela m’a fait en tout cas plaisir de reconnaître une vrai figure du BO sous la barbe!
        C’est par contre bien connaître son « travail » et les sources de ses revenus au noir…. pour l’avoir accompagné bon nombre de fois en étant réellement, pour ma part et d’autres, bénévole, lorsque lui le clamait mais touchait un salaire et des enveloppes.

  3. Le jeté de bonbons m’a choqué… Sans aucun sentiment…Et le rêve où est-il? Mais en effet les illuminations sont réussies.

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