Bernard Ithurbide, Sophie Raffy : «On est soucieux pour Biarritz»

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La lutte contre l’austérité va être le cheval de bataille des deux candidats communistes aux élections départementales.

Quarante années les séparent mais c’est avec une belle unanimité et beaucoup de complicité communiste qu’ils affirment : «La politique, c’est quelque chose d’extraordinaire!».  Sophie Raffy, 34 ans, architecte d’intérieur et maman de deux enfants et Bernard Ithurbide, 74 ans, cadre retraité d’EDF-GDF, mais aussi ancien conseiller municipal de Biarritz et sculpteur passionné, incarnent effectivement le meilleur de la politique, loin des compromis, des trahisons et du spectacle lamentable que nous offrent actuellement d’autres listes. Solides dans leurs convictions communistes, et cohérents avec eux-mêmes, ils se préparent avec plaisir à cette campagne électorale des élections départementales.

« La lutte contre l’austérité va être notre fil conducteur,  précise Sophie Raffy. Nous, les jeunes, on est habitués à vivre comme cela, mais nous devons construire pour demain afin que nos enfants ne subissent pas la même chose ».

Distributions de tracts et rencontres avec les habitants sont au programme. «  Nous allons aussi essayer d’être présents aux halles de Biarritz, mais, lors de la campagne des municipales, on nous a fait les pires difficultés à chaque fois que le parti communiste a voulu distribuer des tracts, alors que personne ne semblait gêné quand c’était la liste de Brisson ou de Veunac, raconte Bernard Ithurbide.  J’ai d’ailleurs noté une belle erreur dans le dépliant que distribue Frédéric Domège, puisqu’il parle de la victoire aux municipales d’une « coalition de gauche et de centre gauche soutenue par le parti communiste », alors que nous avons quitté la liste Guy Lafite après le premier tour, quand il s’est allié à Michel Veunac. »

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Bernard Ithurbide n’a pas résisté au plaisir de faire découvrir son atelier de sculpteur à Sophie Raffy.

«  Nous allons prochainement dévoiler nos douze propositions pour ce scrutin, mais il en est une qui nous tient particulièrement à cœur, relève la jeune architecte d’intérieur. Nous sommes totalement contre le cumul des mandats et nous allons demander que l’indemnité des futurs conseillers départementaux ne dépasse pas le salaire mensuel d’un ouvrier qualifié. » On en connait qui vont croiser les doigts pour que cette division par deux de l’indemnité prévue ne se réalise pas, car elle mettrait sacrément à mal leur plan de carrière!

« En revanche, surenchérit Bernard Ithurbide,  nous sommes à fond pour une structure départementale, dans la mesure où les rôles entre élus sont bien répartis. Pour nous ce sont les gens qui habitent sur place qui sont les plus compétents pour prendre les bonnes décisions. Il semblerait que la voierie et les collèges vont relever de la responsabilité des conseillers départementaux. On trouverait assez normal que les lycées dépendent aussi de cette assemblée. »

« Ne pas faciliter le travail du Front national »

Inéluctablement, la conversation revient sur les petites manœuvres qui ont agité le personnel politique biarrot, ces derniers mois, sur les neuf binômes en présence, quand la moyenne n’est que de quatre dans le département, sur les petites manœuvres et grandes trahisons qui font que plus personne ne sait qui fait partie de la majorité et de l’opposition. «  C’en est grotesque, s’emporte l’ancien élu de l’opposition municipale.  Je ne sais pas qui je déteste le plus entre les élus qui ne respectent pas leur mandat et les vierges farouches de l’apolitisme comme François Amigorena, qui découvre soudain qu’il n’est plus de gauche… »

Et les deux de réagir avec unanimité : «  On est un peu soucieux pour Biarritz, car tout aura été fait pour faciliter le travail du Front national ».

On ne leur fait pas dire.

Et maintenant, Lafite à poil !

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Aux élections municipales, Guy Lafite avait réussi l’exploit d’être le seul surfeur capable de sortir de l’eau sans avoir les cheveux mouillés. Aux élections départementales, il se retrouve, cette fois, totalement à poil.

Cet homme va, décidément, devoir se munir de lunettes à quadruple foyer, tellement il a l’art de ne jamais rien voir de ce qui se passe autour de lui. Vous avez entendu comme moi les multiples complaintes du grand argentier désabusé Guy Lafite, qui croyait en l’avenir de la Cité de l’Océan, qui ignorait que les partenariats public-privé posaient problème et qui, en tant que membre du Conseil d’administration, n’avait pas remarqué que Sophie Borotra avait rédigé un rapport fort rémunérateur pour « faire faire des économies » (sic !) à la Cité de l’Océan. Car figurez-vous que notre Mozart de la Finance est à peu près aussi fort dans le choix des hommes que dans le maniement des chiffres. Et la dernière mésaventure qu’il vient de subir fait sérieusement rire le tout Biarritz.

En janvier 2014, Guy Lafite s’était persuadé avoir déniché la perle rare, en recrutant comme directeur de campagne, un spécialiste de l’informatique, basé à Bidart, François Amigorena, surnommé Amigrosrenard par ses ennemis. Et ce directeur de campagne, comme l’avait souligné à l’époque « Bisque, bisque, Basque ! », s’était chargé de rédiger les tweets du brillant candidat de gauche, trop occupé à manier les chiffres pour bazarder lui-même sur les réseaux sociaux des messages de 140 signes. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes électoraux pour les deux complices qui entraient à la mairie dans la foulée de Michel Veunac.

Oui, mais voilà, entretemps, notre rusé Amigrorenard, a constaté que Biarritz était une terre peu favorable à la gauche et s’est découvert une soudaine passion pour l’apolitisime. Le voilà parti sans étiquette pour l’élection départementale, en compagnie de Martine Vals, face à son ancien mentor Guy Lafite, qui fait campagne avec l’inévitable Ghislaine Haye. Et qu’arrive-t-il à l’homme qui oublie toujours ses lunettes et qui s’est retrouvé à poil sans avoir rien vu venir, si l’on en croit l’édition du soir de Sud Ouest (25/2) ? Son ancien directeur de campagne, possédant les mots de passe du compte twitter de Guy Lafite, le renomme « Agir pour Biarritz » et s’empare de tous les abonnés qui guettaient comme des fidèles place Saint-Pierre, la moindre considération météorologique du Mozart de la Finance.

Lisez, vous aurez peine à y croire !

http://www.sudouest.fr/2015/02/25/elections-departementales-a-biarritz-vol-d-abonnes-sur-twitter-1841183-4893.php

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Un Amigorena, sans étiquette, mais pas sans malice…

Vous admirerez aussi avec quelle prudence, votre quotidien régional favori se demande si c’est « un vol ou une maladresse » du très habile François Amigorena. Toujours est-il que l’ancien chef de campagne prêt à tout pour réussir, parade désormais avec 748 abonnés à son compte et plus de 1473 tweets émis, tandis que son surfeur de rival, qui ne sait peut-être pas se servir de Twitter, une discipline que l’on n’apprend pas à l’ENA, n’a toujours pas émis le moindre signe et ne compte que 39 abonnés, avides d’entendre la bonne parole socialiste.

Voilà à quoi jouent les candidats qui prétendent nous représenter. Comme dirait André Santini, le maire d’Issy-les-Moulineaux, nos hommes politiques sont tellement en train de toucher le fond qu’ils vont finir par trouver du pétrole… Ce qui ne leur donnera pas des idées pour autant !

 

Biarritz n’est plus Charlie mais Charlot

dessin marquiseElle ne mâche décidément pas ces mots, cette redoutable marquise de Vérité. Elle estime que Biarritz n’est plus Charlie, mais Charlot. Une fois de plus « La Semaine du Pays Basque » nous régale avec cette désopilante chronique, rédigée par un fin connaisseur de la vie locale, propriétaire d’une limousine mauve, qui ne se laisse pas griser par les titres et les décorations qui jalonnent désormais son parcours.

 

Ma Douce Amie,

 Bayonne, ces dernières semaines, a été Charlie (avant que le bel Orlando ne décroche la grande banderole qu’il avait commandée pour le balcon de la mairie) et Biarritz est, désormais, vraiment devenu Charlot !

Il faut dire, Chère Thérèse-Marie, que cela est un divin spectacle sans cesse renouvelé, et que comme le disait le père de notre Auguste jardinier : « Maintenant que tout le fumier est répandu, il faudra juste bien regarder ce qui poussera dessus ».

Car si de cruelles rivalités se sont fait jour dans la bande de votre colérique et grincheux poupon rougissant et crachouillant de Max Brisson, de l’autre côté cela devient aussi délicieusement croustillant !

Ainsi l’élégant et souriant Guy Lafite, à la grande popularité dans certains milieux des plus choisis, fils d’épiciers mais mari de dame fortunée, sait séduire bien plus largement que la gauche socialiste et risque de le démontrer cruellement à cette élection. Il faut dire, Ma Douce, que le grand argentier du bon Michel Veunac est un homme raffiné, exquis, au langage choisi, d’une grande intelligence et qu’il travaille sans une minute de relâche dans son bureau de l’hôtel de ville  pour la cause municipale tel un Colbert des plus efficace au grand dam de sa femme qui trouve qu’il s’épuise quelque peu au service de l’Etat.

Et qu’il devienne conseiller départemental, dans le cadre d’un duel prévisible du second tour avec le FN par exemple, aurait des conséquences fabuleuses dans la destinée de votre joli poupon ! Imaginons un instant – juste pour nous faire délicieusement peur – que notre bon Jean-Jacques-le-bien-Dodu perde la présidence à cause d’un canton et que ce soit justement à cause de celui qui normalement est le plus à droite de tout le territoire !!! Je vous offrirai alors le champagne au Palais pour célébrer la victoire des idées bolcheviques dans notre chère cité avant de faire nos malles pour fuir dans les terres angloys de notre si adorable Claude ! Ceci dit, la candidature du grand argentier sera quelque peu écorchée par la candidature assez inattendue de François Amigorena. Pourtant je le croyais si proche de Guy Lafite, mais aussi ces temps derniers de Soleil C(r)oulant… Amigo est désormais devenu rival de Lafite. Et comme le disait ce fin observateur politique l’autre jour au marché : « Chacun à son judas. Domège pour Brisson, Amigorena pour Lafite ».

Ah chère Thérèse-Marie, que les hommes sont inconstants ! Remarquez que chez les femmes, ce n’est guère mieux parfois. Ainsi notre Corinne Martineau, la Conchita Citron de l’UMP, celle qui avait donc recours à des « sobresalientes » pour tuer le taureau Brisson avec une cruauté que nous seules les femmes possédons si parfaitement, fait ses adieux à l’arène (je vous remets en mémoire le fait que Conchita Citron fit ses adieux dans celles de Bordeaux le 1er octobre 1950 face à des taureaux de José Infante da Cámera, où elle a coupé deux oreilles. Qu’a coupé notre Conchita à nous ?).

Et la voilà la Conchita Martineau qui rejoint, éperdue d’amour, de loyauté, de fibre gaulliste, le gros poupon qui l’a récupérée pour pas bien cher, dois-je vous le confesser. Il faut vous dire que votre poupon avait d’abord tenté de ravir à la petite Candy Darrigade (« Et pour sortir des moments difficiles – Avoir des amis c’est très utile – Un peu d’astuce, d’espièglerie, c’est la vie de Candy ») sa remplaçante Maria François, qui a décliné d’un ferme soufflet l’invitation en préférant enfiler un élégant pantalon en cuir pour poser sur une somptueuse photographie au Port des Pêcheurs en compagnie de Candy, de Loulou-le-Poulet et Doudou-le-bien-cravaté.

Enfin la remuante Corinne s’est fait promettre par votre poupon, en guise de plat de lentilles, « le poste le plus important de l’UMP sur Biarritz », ce qui a fait dire à notre vieux maraîcher Pat Etik l’autre jour aux halles alors que je lui achetais des navets : « Ca doit être quelque chose, M’am la Marquise, le poste le plus important de l’UMP à Biarritz ! Sauf que, avec tout le respect que j’vous dois, l’UMP à Biarritz c’est comme le Titanic… Ca a sombré ! »

A la semaine prochaine. Comptez sur moi !

 Votre Marie, marquise de Vérité.

Michel Blanc à l’assaut de Biarritz

Comme l’acteur français, nos hommes politiques biarrots, guettent l’ouverture et sont persuadés pouvoir triompher sur un malentendu lors des prochaines départementales…

Michel BlancIls sont admirables de rectitude, portés par leurs convictions, pas intéressés pour deux sous, respectueux de leurs mandats et ne récoltent que des moqueries ! On se demande bien pourquoi. Petit tour d’horizon grinçant sur Biarritz, où neuf binômes sont désormais en lice pour les prochaines élections départementales. Nul ne sait encore quel sera le rôle exact de ces conseillers, mais, éperdus de confiance en eux, ils sont persuadés être les plus aptes pour exercer ce mandat… plutôt rémunérateur. Ce qui explique peut-être bien des frénésies.

Le boulimique candidat-à-tout mange son chapeau

BrissonL’inspecteur général de l’Éducation nationale Max Brisson, allié pour cette élection à Maïder Arosteguy, a oublié un principe essentiel du management. Lorsqu’un pot de merde surgit, il faut se précipiter pour le régler, car sinon il vous revient en pleine poire. Accablé par sa défaite imprévue aux municipales, Max n’a pas prêté attention à la contestation qui émanait de ses rangs, pensant qu’elle s’estomperait avec le temps. Résultat : il a failli se retrouver avec trois listes dissidentes de l’UMP face à lui et a dû sérieusement s’agiter pour éteindre partiellement l’incendie. Intitulé « Le pompier pyromane », voici l’article qu’écrivait Corine Martineau sur sa page Facebook, le 5 février dernier : « Nous lui devons tous quelque chose. Mais quoi, n’aurait-il pas dû s’effacer cette fois afin de mieux rebondir quand la plaie se serait refermée ? L’ami a un appétit d’ogre et ne s’embarrasse pas de scrupules quand ses intérêts sont en jeu. Il avait le devoir de réunir nos 350 militants biarrots et leur donner la parole… Or là, que fait-il ? Il décide, et sans scrupule aucun, il vous demande de parapher. »

Quelques tractations plus tard, Max, soudain sous le charme de Corine à l’approche de la Saint-Valentin, écrit sur sa propre page, le 13 février : « Je salue le nécessaire effort d’unité et de rassemblement que fait Corine Martineau en retirant sa candidature aux élections départementales. (…) Pour toutes ces raisons, je suis convaincu de la nécessité qu’elle prenne des responsabilités éminentes au sein d’une UMP qui doit renouveler ses idées, son discours et ses actions. Son énergie, son imagination et le renouveau qu’elle porte en elle sont en effet autant de qualités dont l’UMP biarrote aura besoin pour se reconstruire et aller de l’avant. »

Voilà un troc de bon aloi, ou on ne s’y connait pas ! Tout le monde mesure le dynamisme et le militantisme de Corine Martineau et c’est sans doute une bonne nouvelle pour l’UMP où elle va amener beaucoup d’enthousiasme, mais le chapeau a été bien difficile à avaler pour le candidat-à-tout.

D’autant plus qu’il lui reste encore deux sacrés cailloux sur l’estomac, avec Frédéric Domège et Bénédicte Darrigade. Signataire au niveau départemental d’un accord avec l’UDI et le MoDem, Max Brisson s’efforce de faire croire qu’il demeure un opposant féroce au maire MoDem de Biarritz Michel Veunac. Pas de chance, lors du conseil municipal décisif sur les orientations budgétaires, Max retardé par la neige se retrouve dans l’impossibilité d’être présent à Biarritz… mais pas à Bayonne, lors d’une réunion  avec les têtes de liste du département ! Absent à un conseil sur deux, Max a vraiment de la peine à rester crédible quand il s’annonce « opposant féroce » à Michel Veunac, et il est tentant d’écouter les membres de l’opposition comme de la majorité qui affirment qu’un deal a été passé entre les deux anciens adjoints pour ne pas se nuire aux élections départementales comme aux prochaines régionales, Max s’engageant à quitter le conseil municipal dès mars, s’il est élu.

L’ex-rugbyman prend le trou

Brisson DomègeEn ancien trois-quarts centre qu’il est resté, Frédéric Domège a vu un espace se libérer sur le terrain politique et il s’y est engouffré. Il faut dire aussi qu’il rongeait son frein depuis un bon bout de temps, cantonné qu’il était au rôle de coupeur de citrons de l’ami Max Brisson. Le patron de l’UMP départementale, en novembre dernier, répétait encore qu’il n’irait pas aux élections départementales, « ce coupe-gorge » et avait annoncé à Frédéric que cette fois c’était lui… Avant de se raviser ! Frédéric a bien compris que nombre d’électeurs UMP n’ont pas digéré l’aveu de François Bayrou, annonçant qu’à titre personnel il voterait Hollande en 2012. Il a noté les absences de plus en plus voyantes de son chef de file au conseil municipal et s’est décidé à incarner sur Biarritz une opposition beaucoup plus ferme à Michel Veunac, persuadé que s’il réussit sa percée en devançant Max, il peut être élu. Furieux de se retrouver sous le coup d’une menace d’exclusion de l’UMP, ainsi que sa colistière Marie-Pierre Mayer (pourtant bien prévisible !), il est désormais décidé à distribuer des bourre-pif et affirme que Max ne part à ces élections que pour des raisons pécuniaires. Frédéric considère que « le premier tour constituera pour la droite et le centre une primaire grandeur nature ». Il est clair en tout cas que le 22 mars au soir, à la fin du premier tour, l’un des deux rivaux devra oublier la politique et se consacrer à la pêche à la ligne.

Plus rapide au sprint que son beau-père

Traitre Darrigade (1)Lors du premier conseil municipal, furieuse de voir son chef de file absent, Bénédicte Darrigade, en compagnie d’une de ses colistières, avait créé la surprise en votant pour … Michel Veunac au poste de maire. Encore une fois, Max Brisson avait fait semblant de ne rien voir et dès le conseil suivant, tout semblait revenu dans l’ordre. Mais c’était oublier les désirs d’émancipation de la dame, décidée à être candidate aux élections départementales, après avoir été la suppléante de Max. Après quelques appels du pied à des figures biarrotes de la société civile, puis un bref flirt avec François Amigorena (… qui ne sera pas sans conséquence, comme on le découvrira un peu plus tard), « l’opposante » Bénédicte Darrigade enfilait le maillot de championne du monde de la versatilité politique et réglait tout le monde au sprint en s’acoquinant avec le débonnaire Louis Vial, membre de la majorité municipale, et l’insignifiant Édouard Chazouillères, celui-là même qui affirmait vouloir pendre les journalistes à des crocs de boucher. Dame de petite conviction politique, ne manifestant pas le moindre respect pour le mandat que les électeurs lui avaient confié dix mois plus tôt, Bénédicte Darrigade est persuadée réussir ainsi à devancer Max Brisson. Ce qui peut être un bon calcul, car, en politique, la traîtrise paie souvent.

L’énarque, par l’odeur alléché…

LafiteGuy Lafite avait juré qu’il ne ferait pas la campagne des élections départementales et avait demandé à François Amigorena de se préparer. Mais le « spécialiste » des Finances, qui était le seul à ne pas connaître en 2008 la toxicité des partenariats public-privé, a commencé à suivre avec beaucoup d’intérêt les échanges de coups entre membres de l’UMP. Scandalisé par la désinvolture avec laquelle Michel Veunac traite sa propre majorité, et ce ticket inédit Darrigade-Vial, conscient que si l’opposition est en lambeaux, la majorité ne vaut guère mieux, le bobo Lafite, avec ses pulls en cachemire si rassurants pour la bourgeoisie biarrote, s’est dit que le ticket rose très très pâle qu’il forme avec Ghis Haye, face à une droite éparpillée, pouvait lui permettre de se retrouver au second tour en opposition à un candidat du Front national et de l’emporter, même si le département, c’est le moins qu’on puisse dire, n’est pas à gauche. Le voilà donc dans la course, en se disant que, sur un malentendu, la victoire est possible!

La vengeance du cocu

AmigorenaIl se répand partout en ville en grommelant. « Arrêtez de me faire passer pour un mec de gauche ». Élu depuis 1995 dans des conseils municipaux comme Bidart, où il n’a jamais réussi à émerger, le très ambitieux François Amigorena pensait enfin, en jetant son dévolu sur Biarritz,  avoir trouvé une ville à la hauteur de l’immense estime qu’il se porte. Il n’a donc pas hésité une seconde à devenir le directeur de campagne de Guy Lafite, sans même s’apercevoir –quel étourdi !- qu’il concourait sous les couleurs de la gauche. Conscient que cette orientation politique n’est guère porteuse à Biarritz, il la joue désormais furieusement chef d’entreprise et membre apolitique de la société civile pour tenter de limiter la casse. Cocufié deux fois dans cette campagne électorale, par Bénédicte Darrigade tout d’abord, puis par son mentor en politique Guy Lafite, François Amigorena est conscient qu’il n’a aucune chance en liant son destin à celui de Martine Vals, mais espère entraîner dans sa chute les deux listes de ceux qui se sont moqués de lui… Pour, enfin, avoir le sentiment d’exister.

Ne pas sous-estimer Jean Zay

franck-perrin-chef-de-file-du-front-national_1671613_800x400Sympathique et discret, Franck Perrin, à l’image de Florian Philippot, incarne à merveille ce nouveau Front national, tellement plus redoutable que celui de Jean-Marie Le Pen qui se disqualifiait par ces excès verbaux. Lors du débat politique organisé par TVPI, pendant les élections municipales, l’ancien salarié de l’office du Tourisme avait sidéré tout le monde en évoquant son homme politique favori, Jean Zay, ce ministre radical-socialiste assassiné par les miliciens en 1944. En binôme avec Peggy Lepretre, peu connue sur Biarritz, Frank Perrin doit se frotter les mains en voyant le spectacle pitoyable offert par la majorité comme par l’opposition, à l’occasion de ces élections départementales. Et si, porté par la vague de mécontentement qui agite le pays, par ce ras-le-bol de l’UMPS, dénoncé par Marine Le Pen, il était la surprise du deuxième tour ?

Trois binômes cohérents

Ils ne représentent qu’un tiers des candidats mais, contrairement aux autres, leur candidature est cohérente au regard de leur parcours politique. On connait les convictions communistes de Bernard Ithurbide et de Sophie Raffy et il est donc logique de les voir défendre les couleurs de leur parti. Élue de la majorité après un mandat passé dans l’opposition, le médecin Régine Daguerre, qui continue à exercer à plein temps, effectue aussi un travail remarquable dans le domaine qu’elle affectionne, le social, sans trop se soucier des petits jeux politiques municipaux. Abertzale jusqu’au bout des ongles, il est logique qu’elle se présente avec Serge Istèque. Même chose pour Samantha Goicoetchea et Jordan Lavignasse qui défendront le minuscule parti de Dupont-Aignan « Debout la France ». Ces trois binômes ne s’offusqueront sans doute pas si on estime que leurs chances de figurer au second tour sont faibles.

Une fois de plus, c’est Biarritz qui perd !

les_bronzes_1978_portrait_w858Toutes ces manœuvres, ces passages dans le camp adverse et ces chamailleries de cour d’école, pourraient prêter à sourire si, une fois de plus, le perdant n’était le contribuable biarrot. Il devient de plus en plus visible que Michel Veunac ne dirige plus rien ni personne, comme en témoignent les coups de gueule récurrents entre alliés d’hier, qui réveillent régulièrement les employés municipaux. Il ne serait vraiment pas surprenant qu’à un moment ou l’autre Michel Veunac, à l’image d’un Bernard Marie en son temps, soit mis en minorité par son propre camp au moment du vote du budget. Car le temps presse et le maire démontre chaque jour son incapacité à agir et à décider, se contentant de solutions désastreuses comme de réinvestir dans la Cité de l’Océan. Si l’opposition n’était pas elle-même totalement divisée, elle pourrait se frotter les mains d’une telle situation. Mais, à l’exception de Richard Tardits et de Jean-Benoît Saint-Cricq, opposants fermes, intelligents et constructifs, qui ne sont pas du genre à pactiser en douce, entre ceux qui ont changé de camp en cours de mandat et ceux qui ont dealé discrètement, plus personne ne s’y retrouve. Frédéric Domège semble décidé à combattre les décisions du maire et à incarner une opposition digne de ce nom. Mais quel poids politique aura-t-il au soir du premier tour ?

Domège ouvre la boîte à gifles

Brisson Domège

C’était l’époque, en novembre 2014, où l’entente cordiale régnait encore entre Max et Frédéric. Le président de l’UMP déclarait à « La Semaine du pays basque » qu’il n’irait probablement à ces élections départementales qui se présentaient comme « un coupe-gorge »… Il ne croyait pas si bien dire!

Frédéric Domège retrouve les accents du rugby pour raconter la situation actuelle à Biarritz : « J’avais prévenu Max que si je prenais une bouffe, il aurait droit à la grêle en retour« . L’ancien bras droit de Max Brisson est très agacé par la procédure d’exclusion de l’UMP qui est lancée contre lui (« Faut pas m’emmerder sur l’UMP! »), mais déplore surtout le double jeu que mène actuellement à Biarritz le patron de l’UMP, particulièrement discret dans son rôle d’opposant.

Voici le communiqué qu’il a fait parvenir à la presse:

« Marie-Pierre Mayer, Mira Schor sa suppléante et moi même, avons reçu du secrétariat départemental un courrier faisant état d’une procédure disciplinaire en vue de notre exclusion de l’UMP.

Ce courrier, notre secrétaire départemental n’a même pas eu le courage de le signer, puisqu’il est paraphé par les deux secrétaires adjoints.

Cette méthode d’apparatchiks d’un autre temps est tout simplement un abus de pouvoir. Que je sache, ce n’est pas moi qui abandonné les électeurs qui nous ont fait confiance en ne participant pas aux deux premiers conseils municipaux, ce n’est pas moi qui ai trahi les consignes de l’UMP en faisant ces trois derniers mois le siège du bureau de Francois Bayrou pour demander sa bénédiction, ce n’est pas moi qui ai pactisé avec le maire de Biarritz, alors que nous sommes dans l’opposition, pour avoir son soutien en échange d’une démission au mois de mars, ce n’est pas moi qui ai marqué mon absence du débat sur les orientations budgétaires de vendredi dernier, et ce n’est pas moi qui ai menti aux élus et aux Biarrots en s’excusant d’être bloqué par la neige à Albi  alors que j’étais à Bayonne. Tout ça c’est monsieur Brisson qui en est l’auteur.
Moi j’ai assumé dés le lendemain de la défaite mes fonctions d’élu, et j’ai défendu, seul, les électeurs qui nous ont soutenu, lors du dernier conseil en exerçant une opposition résolue à la majorité de gauche. »

Il faut dire qu’en ce moment, Max Brisson semble cumuler les maladresses. Absent du conseil municipal du 6 février, consacré au débat sur les orientations budgétaires, il affirme être bloqué par la neige mais se retrouve photographié au même moment par un militant, à Bayonne, en compagnie des têtes d’affiche des départementales. Avant d’avancer, dans « Sud Ouest » du 11 février une excuse du XXe siècle pour justifier son absence : « Quand je suis arrivé à Bayonne, je pensais que les débats étaient terminés ». Max a donc oublié  ces séances qui se terminaient à 23 heures du temps de Didier Borotra et ne doit pas savoir se servir de ce petit objet rectangulaire du XXIe siècle, le téléphone portable, qui permet de facilement communiquer avec les autres membres de l’opposition par SMS.

La Marquise persiste et signe

dessin marquiseEncore un drame de la pauvreté, à Biarritz! Notre ancien maire, si l’on en croit la marquise de la Vérité, a été obligé, pour pouvoir comploter tranquille, d’aménager en bureau son garage et de laisser sa chaise à porteurs dans la rue. C’est dans « La Semaine du Pays Basque », en vente actuellement. Le directeur à la limousine mauve certifie qu’il n’est pas l’auteur de cette impertinente rubrique, mais, franchement, c’est excellent comme du Jean-Philippe Ségot.

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Ma Douce Amie,

Est-ce que le fait d’être devenu maire honoraire (et d’avoir ainsi reçu une nouvelle médaille qui ira rejoindre son effroyable bric-à-brac qu’il exposait si fièrement sur son bureau à la mairie. Oh que cela nous faisait nous esclaffer Chère Thérèse-Marie !) provoque chez notre vieil ami Borotra – que cet impertinent de James, mon cher serviteur nommait « Soleil-Couchant » – des tentations de retour sur le devant de la scène ?

En tout cas, notre nouveau Soleil-C(r)oulant, fait beaucoup parler de lui lors des parties de bridge (je parle, Eloïse, des parties de cartes et non de celles de dentiers…), car il semble bien être revenu pour tirer quelques manettes du fond de sa résidence biarrote, cachée au milieu d’une sinistre ruelle, qu’il va bientôt délaisser pour s’établir à Arbonne, où il a fait bâtir une maison sur des terres de famille. Eh oui, comme le dit le dicton basque : « Paysan d’hier, aujourd’hui devient milliardaire !« 

En fait notre cher Soleil-C(r)oulant a fait aménager dans une annexe de son actuelle bicoque – probablement le garage – une sorte de bureau où il reçoit bien du monde plus ou moins en secret et où il joue à l’oracle et à la grise éminence. Et l’on se presse auprès du Cher Retraité pour quérir quelques conseils, notamment dans la course au Conseil départemental. Sachez, Ma Douce, encore plus précisément qu’un actuel élu de la majorité, adjoint de surcroit, complote avec lui. Cela permet d’ailleurs à Soleil-C(r)oulant de se laisser quelque peu aller sur le charmant Michel Veunac, son successeur : « Oh Veunac ! Le costume est trop grand pour lui ! Il pique des colères tout le temps ! Ah moi, j’étais un premier magistrat qui… » (Je vous épargne Ma Chère le reste qui nous donnerait envie d’aller faire une sieste sur un transat du Miramar !).

Certes, voilà de la jalousie de vieillard quelque peu attristante, d’autant plus que le nouveau maire est très populaire en ville. Et combien il est attentionné avec les vieilles dames ! Toujours à nous saluer, à nous sourire, à nous laisser passer devant lui. C’est bien agréable, surtout qu’il est encore très bel homme ! Mais, je vous l’accorde, il est vrai qu’il est aussi parfois un peu canaille et je sais qu’il disait l’autre jour à propos de notre pauvre Soleil-C(r)oulant : « Le PPP et le vieux pépé, tout ça c’est fini !« 

Evidemment celui qui régna peste, peste, peste et le nouveau en a quelques délectables échos. Comme le nouveau maire a de l’esprit, il commente ainsi la chose : « Je serai tenté de croire tout cela, car je le connais bien Soleil-C(r)oulant, et à chaque fois que je le vois, il est de plus en plus affectueux avec moi ! Et chez lui, cela cache toujours quelque chose…« 

Mais il faut bien dire que les manigances du « pépé du PPP » sont surtout élaborées pour nuire à ce colérique poupon de Max Brisson dont il a dû accrocher le portrait à côté de ceux de Bernard Marie et de sa fille – au mur de son garage réaménagé – et sur lequel il joue aux fléchettes entre « Des chiffes et des Lettres » et « Questions pour un champion »… Si un jour Julien Lepers pose comme question : « Comment appelle-t-on cette arnaque qui consiste à établir un mode de financement par lequel une autorité publique fait appel à des prestataires privés pour financer et gérer un équipement assurant ou contribuant au service public » Soleil-C(r)oulant saura quoi répondre…

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochain. Comptez sur moi.

Votre Marie, Marquise de Vérité.

La très voyante cécité de Veunac et Lafite

La très voyante cécité

Au mépris du mandat qui leur a été confié, Veunac et Lafite ont décidé de ne surtout pas s’intéresser à la gestion plus que douteuse de leur prédécesseur. Il n’est pires aveugles que ceux qui ne veulent pas voir…

Un mois jour pour jour après l’assassinat des dessinateurs de Charlie Hebdo, l’édition Pays basque de Sud Ouest vient d’adresser à tous ses lecteurs biarrots un fort beau signal: oubliée l’époque du directeur Pierre Jeantet qui trouvait normal d’être invité à l’Hôtel du Palais par Didier Borotra à chaque fois qu’il souhaitait voir une corrida à Bayonne, oubliée l’époque où Michel Veunac, celui-là même qui se targue aujourd’hui de défendre la liberté d’expression, appelait Bordeaux au moindre papier qui lui déplaisait et menaçait de retirer les pages de publicité de la Ville, et place à un véritable journalisme, bien décidé à ne plus caresser les élus dans le sens du poil.

Olivier Bonnefon avait très méticuleusement couvert la campagne électorale des élections municipales de 2014 et Muriel Bonneville semble décidée à faire tout aussi bien. Ainsi donc, grâce à leur quotidien favori, les Biarrots ont appris que Didier Borotra avait confié une « étude de recherches d’économies » – défense de rire! – pour la Cité de l’Océan à la société AGC, gérée par une certaine… Sophie Borotra, fille du maire. Après Laurent, membre des « Architectes anonymes« , les biens nommés, qui s’était retrouvé miraculeusement intégré à l’équipe de Steven Holl, l’architecte de la Cité de l’Océan, les Biarrots apprennent qu’en bon père de famille papa Borotra en a fait croquer à toute sa descendance, puisque Sophie aurait touché 48 000 euros pour cette étude, sans doute aussi impérissable que celle réalisée pour 56 000 euros par Michel Veunac sur les débordements festifs de la jeunesse bayonnaise.

Une prise illégale d’intérêt manifeste

Et que font notre maire actuel, Michel Veunac, Président de la société d’économie mixte Biarritz Océan (SEM), et Guy Lafite, notre Mozart des Finances, actuel administrateur de la même SEM ? Ils n’ont rien vu, rien entendu, ne sont au courant de rien et bottent en touche comme des rugbymen du Biarritz Olympique!

Michel Veunac : « Il y a eu deux études qui ont été financées, oui, mais elles font partie du passé (…) Moi, ce qui m’intéresse, c’est regarder devant« . Quant à Guy Lafite, c’est visiblement pour ses talents de surfeur et sa capacité à avaler les petits-fours qu’on en a fait un administrateur de Biarritz Océan : «  Je ne suis pas au courant de ce contrat. En tant qu’administrateur de la SEM, je ne suis pas tenu de rentrer dans le détail de sa gestion ».

Une fois de plus, Michel Veunac et Guy Lafite, qui jouaient un rôle non négligeable d’adjoints lors de la dernière mandature Borotra, affichent un mépris total pour les électeurs qui les ont élus. Désormais maire et Premier adjoint, ils doivent veiller à la bonne gestion des Finances publiques et défendre les contribuables s’ils ont été spoliés par leur prédécesseur. Une plainte de la Ville contre Didier Borotra pour prise illégale d’intérêt, exigeant le remboursement des sommes indûment versées, s’impose.

Chiche?