Biarritz n’est plus Charlie mais Charlot

dessin marquiseElle ne mâche décidément pas ces mots, cette redoutable marquise de Vérité. Elle estime que Biarritz n’est plus Charlie, mais Charlot. Une fois de plus « La Semaine du Pays Basque » nous régale avec cette désopilante chronique, rédigée par un fin connaisseur de la vie locale, propriétaire d’une limousine mauve, qui ne se laisse pas griser par les titres et les décorations qui jalonnent désormais son parcours.

 

Ma Douce Amie,

 Bayonne, ces dernières semaines, a été Charlie (avant que le bel Orlando ne décroche la grande banderole qu’il avait commandée pour le balcon de la mairie) et Biarritz est, désormais, vraiment devenu Charlot !

Il faut dire, Chère Thérèse-Marie, que cela est un divin spectacle sans cesse renouvelé, et que comme le disait le père de notre Auguste jardinier : « Maintenant que tout le fumier est répandu, il faudra juste bien regarder ce qui poussera dessus ».

Car si de cruelles rivalités se sont fait jour dans la bande de votre colérique et grincheux poupon rougissant et crachouillant de Max Brisson, de l’autre côté cela devient aussi délicieusement croustillant !

Ainsi l’élégant et souriant Guy Lafite, à la grande popularité dans certains milieux des plus choisis, fils d’épiciers mais mari de dame fortunée, sait séduire bien plus largement que la gauche socialiste et risque de le démontrer cruellement à cette élection. Il faut dire, Ma Douce, que le grand argentier du bon Michel Veunac est un homme raffiné, exquis, au langage choisi, d’une grande intelligence et qu’il travaille sans une minute de relâche dans son bureau de l’hôtel de ville  pour la cause municipale tel un Colbert des plus efficace au grand dam de sa femme qui trouve qu’il s’épuise quelque peu au service de l’Etat.

Et qu’il devienne conseiller départemental, dans le cadre d’un duel prévisible du second tour avec le FN par exemple, aurait des conséquences fabuleuses dans la destinée de votre joli poupon ! Imaginons un instant – juste pour nous faire délicieusement peur – que notre bon Jean-Jacques-le-bien-Dodu perde la présidence à cause d’un canton et que ce soit justement à cause de celui qui normalement est le plus à droite de tout le territoire !!! Je vous offrirai alors le champagne au Palais pour célébrer la victoire des idées bolcheviques dans notre chère cité avant de faire nos malles pour fuir dans les terres angloys de notre si adorable Claude ! Ceci dit, la candidature du grand argentier sera quelque peu écorchée par la candidature assez inattendue de François Amigorena. Pourtant je le croyais si proche de Guy Lafite, mais aussi ces temps derniers de Soleil C(r)oulant… Amigo est désormais devenu rival de Lafite. Et comme le disait ce fin observateur politique l’autre jour au marché : « Chacun à son judas. Domège pour Brisson, Amigorena pour Lafite ».

Ah chère Thérèse-Marie, que les hommes sont inconstants ! Remarquez que chez les femmes, ce n’est guère mieux parfois. Ainsi notre Corinne Martineau, la Conchita Citron de l’UMP, celle qui avait donc recours à des « sobresalientes » pour tuer le taureau Brisson avec une cruauté que nous seules les femmes possédons si parfaitement, fait ses adieux à l’arène (je vous remets en mémoire le fait que Conchita Citron fit ses adieux dans celles de Bordeaux le 1er octobre 1950 face à des taureaux de José Infante da Cámera, où elle a coupé deux oreilles. Qu’a coupé notre Conchita à nous ?).

Et la voilà la Conchita Martineau qui rejoint, éperdue d’amour, de loyauté, de fibre gaulliste, le gros poupon qui l’a récupérée pour pas bien cher, dois-je vous le confesser. Il faut vous dire que votre poupon avait d’abord tenté de ravir à la petite Candy Darrigade (« Et pour sortir des moments difficiles – Avoir des amis c’est très utile – Un peu d’astuce, d’espièglerie, c’est la vie de Candy ») sa remplaçante Maria François, qui a décliné d’un ferme soufflet l’invitation en préférant enfiler un élégant pantalon en cuir pour poser sur une somptueuse photographie au Port des Pêcheurs en compagnie de Candy, de Loulou-le-Poulet et Doudou-le-bien-cravaté.

Enfin la remuante Corinne s’est fait promettre par votre poupon, en guise de plat de lentilles, « le poste le plus important de l’UMP sur Biarritz », ce qui a fait dire à notre vieux maraîcher Pat Etik l’autre jour aux halles alors que je lui achetais des navets : « Ca doit être quelque chose, M’am la Marquise, le poste le plus important de l’UMP à Biarritz ! Sauf que, avec tout le respect que j’vous dois, l’UMP à Biarritz c’est comme le Titanic… Ca a sombré ! »

A la semaine prochaine. Comptez sur moi !

 Votre Marie, marquise de Vérité.

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