L’étrange dérobade de Max Brisson

Brisson Aroisteguy mairie

Dimanche soir à la mairie, le binôme Maïder Arosteguy, Max Brisson n’affichait pas une sérénité absolue après les résultats du premier tour… (Photo Philippe Morel)

Vous en connaissez beaucoup de candidats qui souhaitent que les télévisions locales ne s’intéressent pas à eux entre les deux tours des élections et qui dédaignent les rendez-vous qu’on leur propose? Il y a quelques jours, alors que le directeur de la rédaction de La Semaine du Pays basque, Jean-Philippe Ségot, faisait prendre l’air à son scooter, au lieu de circuler comme d’habitude dans sa limousine mauve, il croise Max Brisson,  Maïder Arosteguy et quelques acolytes en train de distribuer des tracts dans Biarritz. Le très urbain directeur, qui anime aussi les débats politiques sur TVPI, s’arrête et demande à Max et à Maïder s’ils sont prêts à venir défendre leurs idées sur les plateaux de la télévision locale face à leurs adversaires de second tour. Max a une réaction plutôt sympathique, en précisant qu’il est d’accord sur le principe… à condition de figurer au second tour.

Lundi matin, Jean-Philippe Ségot téléphone donc à Guy Lafite et Ghislaine Haye pour leur proposer de débattre, mardi après-midi. Les deux représentants de la gauche acceptent immédiatement. Joint par téléphone, Max affirme alors contre toute attente qu’il est indisponible le mardi après-midi, car il doit piloter François Fillon avant son meeting au Colisée (entre candidats ayant perdu spectaculairement une élection, ils doivent avoir des choses à se raconter…). Maïder Arosteguy, de son côté, est retenue par des obligations professionnelles à Toulouse et ne pourra être présente. Conciliant, Jean-Philippe, propose alors un enregistrement  à 11 heures le matin, mais il sent son interlocuteur réticent… Il louvoie, hésite, doit parler à ses troupes avant de se décider. Comme la télévision est un média lourd, que chaque heure de tournage coûte très cher et qu’il faut prévenir à l’avance les techniciens,  l’heure limite pour la décision est fixée à 17 heures.

À 17h03, Jean-Philippe n’a toujours pas de nouvelles et décide donc, à regret, d’annuler. Il laisse un message téléphonique à Max et prévient Guy Lafite. À 18 heures, l’air de rien, Max Brisson vient aux nouvelles, affirme qu’il n’a pas entendu le message et fait semblant d’être navré de cette annulation, tout en précisant que le CSA interdit de recevoir seul Guy Lafite.

Vous avez dit étrange ou vous avez dit dérobade?

La lettre d’excuses de Jean-Philippe Ségot à Guy Lafite :

Courrier Ségot lafitte

Non, les journalistes ne pratiquent pas le « Brisson Bashing »!

Lors de ses entretiens téléphoniques avec Jean-Philippe Ségot, Max Brisson s’est beaucoup plaint de l’attitude des journalistes biarrots, estimant être victime d’un « Brisson bashing » (pour les francophones, le bashing se traduit par dénigrement). Une assertion gratuite qui ne correspond nullement à la réalité. Le travail des journalistes consiste à raconter ce qu’ils voient à leurs lecteurs. Quand Max Brisson prétendait qu’il allait être « un opposant féroce »  à Michel Veunac, alors qu’il négociait son soutien pour les départementales (… et qu’il lui rendra probablement la politesse aux régionales!), ou s’annonçait bloqué par la neige, il est logique de se montrer caustique. Ce ne sont pas les journalistes qui ont changé d’attitude, mais simplement le candidat, avec ses vérités d’un jour qui ne sont plus celles du lendemain.

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