On s’abstient par la barbichette

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Une opposition qui respire la joie de vivre…

Bisque, bisque, Basque! l’avait annoncé et les faits l’ont confirmé : suite à la pitoyable séquence des élections départementales, le plus important conseil municipal de l’année consacré au budget, vendredi 2 avril, a tourné à la mascarade. Biarrots, si vous êtes mécontents des décisions municipales, vous n’avez plus désormais que deux interlocuteurs possibles pour relayer  votre colère : le tonique Jean-Benoît Saint-Cricq, qui, de mandat d’opposant en mandat d’opposant, démontre une connaissance des dossiers, une pugnacité et un esprit incisif admirables et Frédéric Domège qui a le bon sens de considérer  qu’un opposant est destiné à … s’opposer! Tous les autres se sont dissous, soit dans un sentiment d’impuissance qui ne leur donne plus envie de combattre, soit dans des explications emberlificotées qui n’ont d’autres raisons d’être qu’un pitoyable renvoi d’ascenseur post élections départementales. Dans ce jeu de dupes dont les Biarrots vont inéluctablement faire les frais, il est clair qu’ils sont nombreux désormais à se tenir mutuellement par la barbichette.

Les incantations de Veunac

Avec le très falot capitaine du navire amiral biarrot, c’est du sans surprise. Pour Michel Veunac, qui nous a semblé vendredi soir dépassé comme d’habitude et  fatigué comme jamais (… C’est dur de se mettre à bosser à 69 ans!), l’incantation tient lieu de décision. À en croire le maire, son budget est donc « responsable et ambitieux » et vise « à ajuster les dépenses et à les maintenir strictement sous contrainte » . Il faut dire aussi que Michel Veunac pouvait pousser tranquille sa chansonnette, car avec une opposition comme celle qu’il affronte, il n’a même plus besoin du soutien de sa majorité.

Les conciliations de Brisson

Dans une allocution d’une vingtaine de minutes, Max Brisson s’est efforcé de convaincre l’auditoire, dans son style inimitable, qu’avec Maïder Arostéguy, il demeurait un opposant vigilant, « libre d’approuver ou de critiquer ».

Et c’est vrai que Michel Veunac peut se faire des cheveux blancs avec des critiques comme celles formulées par Max Brisson sur le budget : « Vous avez décidé de vous inscrire non pas dans une posture de rigueur stérile mais de dynamique (…) Aucun chapitre de ce budget ne nous amène à vous dire non »,  avant d’oser, histoire de montrer son indépendance » Ce budget ne marque pas suffisamment de rupture pour dégager des recettes ».

Max, ne tape pas si fort, Michel va finir par s’enrhumer avec les courants d’air que tu fais!

L’occasion était trop belle pour l’ancien sergent-chef devenu capitaine, Frédéric Domège, de rappeler quelques règles de vie municipale : « Si on s’abstient, on n’est plus véritablement dans l’opposition »

Les dénonciations de Saint-Cricq

Fort heureusement, Jean-Benoît Saint-Cricq est venu redonner un peu de dignité à cette soirée, en rappelant que, contrairement à ce qu’affirme Veunac et Lafite, « il y a évidemment augmentation de la fiscalité« . Et le même d’enfoncer le clou : « Je trouve pathétique de voir la cigale se plaindre lorsque la bise est venue. (…) Biarritz est en difficulté avec la crise, alors qu’elle n’aurait pas dû l’être si la Ville avait été correctement gérée. (…) La gestion calamiteuse amène à passer quelques priorités à la trappe et il n’y a pas de miracle possible dans ce budget de rigueur. Nous vivons dans la continuité de l’endettement et du gaspillage symbolisé par la Cité de l’Océan ».

Après cette incisive intervention qui a quelque peu réveillé l’auditoire, Bénédicte Darrigade, qui ne semble plus trop savoir si elle habite Mars ou Vénus après son flirt avec Louis Vial aux élections départementales, s’est bien gardée de prendre la parole, avant de s’abstenir sur le budget, tout comme Marie Hontas, rejoignant donc Maïder Arostéguy et Max Brisson dans cette ahurissante indécision.

Un politique peut parfois être amené à voter blanc, mais qu’il affiche ainsi une absence totale d’avis sur le budget, l’acte majeur de la vie municipale, révèle à quel point la vie politique locale est polluée par des petites considérations tactiques qui n’ont rien à voir avec la bonne marche de la Ville.

Lors de son intervention sur le budget, Max Brisson s’est plaint des quelques esprits chagrins qui ne voyaient en lui qu’un « opposant stérile ». Mais ne sommes-nous vraiment que quelques-uns ? Nul doute que ce curieux vote, pour un prétendu leader de l’opposition, va pour le moins relancer le débat.

Cité de l’Océan : les cachotteries de Veunac

Cité-de-lOcéan à l'envers

Pas de doute, la Cité de l’Océan marche sur la tête…

Comme diraient quelques accros des machines à sous du casino municipal, « Plus je perds, plus je rejoue! ». Mine de rien, avec son budget « responsable et ambitieux » Michel Veunac oblige les Biarrots, qui n’en peuvent plus, à « remettre des sous dans le bouzin » en faisant voter une subvention de 1,3 millions d’euros pour la Cité de l’Océan. Le coût annuel de cette magnifique réalisation qui devait déverser une pluie d’or sur la Ville, selon Didier Borotra en 2008, est donc pour les contribuables de deux millions d’euros par an. Michel Veunac a ensuite amusé la galerie avec des chiffres de fréquentation «  en hausse notable »! Excusez du peu mais l’aquarium et la Cité de l’Océan, pour le premier trimestre 2015, ont totalisé 6 439 visiteurs contre 4 545 en 2014. Vous pouvez faire toutes les multiplications que vous voulez, sachant qu’une année compte quatre trimestres et qu’il y a un peu plus de monde l’été, vous n’arriverez jamais au chiffre minimum de 450 000 visiteurs annuels que Cher Didier annonçait triomphalement.

Et comme Veunac adore le comique répétitif, il a remis ça en annonçant à Jean-Benoît Saint-Cricq qu’il lui ferait « aimer la Cité de l’ Océan », avant de se montrer inutilement blessant avec celui qui s’est montré visionnaire sur le sujet : « Vous faites une fixation négative… Je ne peux pas vous soigner ».

Mais ce petit cachottier de Michel Veunac s’est bien gardé de raconter la vérité au conseil municipal sur ses démarches pour le moins insolites. La situation financière de la Cité naufragée est tellement tendue que notre Michel, la semaine dernière, a cru avoir une idée de génie. Il s’est tourné vers l’agglomération en leur demandant d’entrer à hauteur de 600.000 euros dans le capital de ce désastre industriel et touristique… Michel ne doute décidément pas de son charme et de son pouvoir de conviction, car comme cadeau pourri, on peut difficilement trouver mieux. Cris d’horreur des autres maires qui estiment, à juste titre, que cette Cité naufragée est une affaire purement biarrote, et qu’ils ont des réalisations plus urgentes à faire entre le trait de côte et les écoulements d’eaux usées.

Michel Veunac n’était déjà pas tenu en très haute estime au sein de l’agglomération. Il s’est, cette fois, totalement ridiculisé.

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