Ce cosaque de Guytounet

dessin marquiseMais comment fait-elle, cette marquise de Vérité, pour être au courant du moindre potin qui agite le microcosme biarrot? C’est dans La Semaine du Pays basque  et c’est délicieux.

Ma Douce Amie,

Et voilà nos nouveaux élus installés dans leurs nouvelles fonctions de conseillers départementaux ! Oh, je devrais dires nos élus et nos éluEs, car il semble que cette arrivée massive de « femmes de  notre sexe » (comme dirait cette suffragette bolchévique de Colette Capdevielle) semble semer comme un certain trouble du côté des amis plus âgés de Napoléon Lasserre, à en croire notre délicieuse Maïder Arostéguy, aussi vive que jolie : « Le problème avec tous ces mecs, c’est qu’ils n’ont pas réellement compris ce qu’était qu’un binôme ! Pour eux, nous n’étions qu’une sorte de suppléante pendant toute cette campagne. Et puis, d’un coup ils réalisent. C’est un peu comme dans un mariage suivi d’une séparation de biens où nous dirions « Désolé mais la moitié de tout est à MOI ! Refile moi ma part et vite pépé ! » »

Elle est croustillante la petite Maïder qui, vous le verrez, aura un bel avenir à Biarritz. Il faut dire qu’elle avait affaire à forte partie avec votre poupon hurleur, boudeur et postillonneur qui, de plus, doit désormais se balader avec un plombier, tant il y a chez les encartés de l’UMP (depuis la succession de trahisons, clashs et autres psychodrames) de fuites !  Enfin notre petite Maïder a plutôt un regard tendre sur votre gros poupon : « Max, c’est un poids lourd dans tous les sens du terme ! Vous imaginez, secrétaire départemental de l’UMP, premier vice-président du Conseil départemental et moi là, toute petite à ses côtés. Mais je dois dire que notre belle victoire l’a complètement métamorphosé. Il est zen et même joyeux depuis ! Il a plus de niaque qu’il n’en a jamais eu. »

Espérons que notre petite protégée ne se laissera pas écraser par ce 38 tonnes de Max et saura également obtenir quelques responsabilités de la part du Napoléon de Bidache, dont Soleil-C(r)oulant disait que rien n’était plus dur que de négocier avec un pareil maquignon : « Ostia Mon Didier ! Comment veux-tu que je t’allonge de l’oseille pour ta cité du surfeu, alors que j’ai la noiraude qui va me faire le veau ! Rappelle-moi après les semailles. » Mais la petite Maïder n’est guère impressionnée par la réputation du Gigi : « certes, Jean-Jacques est peut être un maquignon, mais moi je suis petite-fille et arrière-petite-fille, d’épicier ! Alors l’art de la négociation et l’obstination ça me connait ! »

D’ailleurs, Chère Thérèse-Marie, je dois vous confier sous le sceau (non pas de la noiraude du Napoléon, mais du secret) que notre charmante Maïder a institué le covoiturage avec votre poupon qui se montre, du coup, d’une galanterie des plus charmantes en la faisant ainsi bénéficier de sa limousine et de son chauffeur pour se rendre à Pau. Il faut dire qu’il avait déjà trimballé, par le passé, Juliette Séguéla, conseillère générale et couturière hors pair, ce qui faisait dire à la petite Candy : « Elle aurait pu en profiter pour lui repriser ses chaussettes ! »

Tout est donc au mieux entre votre poupon et la petite Maïder, Chère Thérèse-Marie, ce qui n’est pas le cas ces temps-ci entre votre si élégant Michel Veunac et l’un de ses adjoints – ce séducteur de François Amigorena – qui s’est présenté aux dernières départementales en bousculant quelque peu son « père » en politique, Guy Lafite. Au point que ce dernier est très, mais très, fâché par bien des choses qu’il juge d’une rare inélégance. Et quand Guytounet est fâché, c’est du sérieux, puisque lui si policé emploie cette expression des plus triviales qui me rappelle feu mon arrière-grand-père russe, Alexandre Zerda-Zovitch, qui disait : « Attention, il ne faut pas me chier dans mes bottes de cosaque ! »

Du coup, le Guytounet a demandé à l’empereur de Biarritz la tête de son ancien « fils » spirituel. Et Michel dans sa grande sagesse, après avoir convoqué le fâcheux dans son bureau et lui avoir fait la leçon d’une façon bien rude, envisage prochainement de lui retirer deux de ses trois délégations à savoir celle du tourisme et celle du développement économique, en ne lui laissant que celle aux ordinateurs !

On dit même que le maire lui aurait bien retiré ses trois délégations d’un coup, mais c’est aujourd’hui techniquement des plus compliqués…

Ah voilà donc bien des misères à venir pour le beau François qui a pourtant bien des ambitions municipales et pourrait accélérer sa soif de conquête. Mais va-t-il accepter cette punition ou démissionner de son mandat d’adjoint ? Le suspens reste entier, puisqu’il part huit jours en vacances pour y réfléchir et donnera sa réponse au retour !

Heureusement que pareil camouflet n’a pas été fait au joli Doudou-le-bien-cravaté (candidat avec une dissidente UMP) qui lui, a reçu un baiser affectueux de son maire sur sa tête d’ange ! L’Empereur de Biarritz a délicieusement le pardon sélectif…

Votre Marie, marquise de Vérité

Une réflexion sur “Ce cosaque de Guytounet

  1. Belle prose….Au fait,il paraitrait ??? que le monument historique à l’angle du stade bien aimé des Biarrots va céder la place à une superbe résidence de luxe,à quand les HLM à Aguiléra???
    Mais ce n’est pas tout et toujours au conditionnel,comme nos chers élus(es)sont particulièrement doués pour les affaires,surtout sur le plan du développement économique,il serait question de l’implantation d’une usine ultra-moderne,mais si mais si,sous réserve bien sur de trouver le terrain…..comme quoi tout peut arriver….mais chut,car dans le domaine de l’emploi local il va y avoir du monde au portillon!

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