Il a bon dos, le terrorisme!

Je suis sur écouteDécidément, ce gouvernement Valls ne nous déçoit jamais! Après la loi Macron, qui est à une politique de gauche, ce que les pesticides industriels sont à l’agriculture biologique, voilà qu’une nouvelle loi scélérate, une loi que la droite n’aurait pour sa part jamais osé présenter, est en discussion jusqu’à jeudi à l’Assemblée nationale.

Et tout d’abord, un grand coup de chapeau à nos parlementaires qui, au moment où une surveillance possible de tous les Français est en train de se dessiner, ont choisi d’aller batifoler lundi dans leur circonscription, au lieu de venir faire le boulot pour lequel ils sont payés. Pour le premier jour du débat sur la loi sur le renseignement, ils n’étaient que soixante-dix, grand maximum, à donner un semblant de vie à l’hémicycle. « La faute, sans doute, au cumul des mandats » a reconnu, un peu contrit Jean-Jacques Urvoas, le rapporteur de ce projet de loi si controversé qui sidère jusqu’aux Américains, guère réputés pourtant en matière d’angélisme contre le terrorisme.

Pour avoir perdu de bons copains, le 7 janvier dernier, je ne pense pas une seconde qu’il faille rester les bras ballants face à des illuminés à kalachnikov. Mais doit-on pour autant légaliser une surveillance de masse, doit-on permettre à la puissance publique d’appliquer des mesures de surveillance à n’importe qui (terroristes, bien sûr, mais aussi écologistes, opposants à un projet d’aérodrome ou autres), sans que l’autorisation préalable d’un juge soit nécessaire?

L’incroyable aveu d’Urvoas

Je suis sur écoute 2

Face à cette loi liberticide, les internautes semblent beaucoup plus mobilisés que les hommes politiques.

Le rapporteur de ce projet de loi, Jean-Jacques Urvoas, martèle que ces pratiques étaient déjà monnaie courante et qu’il s’agit simplement de leur offrir un cadre légal. Quel aveu! Mais ce grand timide, admirateur de la police, oublie simplement de dire qu’entre 2007 et 2012, sous l’impulsion de Claude Guéant on est passé de quarante à quatre-vingts fichiers à disposition de la maison poulaga et que la gauche, qui avait protesté à l’époque, s’est bien gardée d’en supprimer un seul. Face à Jean-Jacques Bourdin, sur BFM, Urvoas a même cet aveu stupéfiant. Oui, il possède un téléphone portable, mais il ne l’utilise quasiment jamais par peur d’être écouté par de « grandes oreilles ».  Michel Tubiana, le président de la Ligue des droits de l’homme a donc raison d’être vent debout contre ce projet de loi (Le Journal du Dimanche », 12/4) :  » Cette réforme donne des moyens disproportionnés aux services dans tous les domaines « . Et à l’Assemblée, les critiques fusent de tous les bancs. Pierre Lellouche déplore que « toute opposition » ou critique au texte du gouvernement soit ramenée « à un fantasme ». Le centriste Hervé Morin tape également très dur sur ce texte : « Le gouvernement s’est servi des attentats pour accélérer la procédure et éviter les débats » pointe l’ancien ministre de la défense… Et même Marion Maréchal y va de ses réserves!

Boîtes noires et Imsi-catchers

Pour ceux qui n’ont pas encore compris que le roman « 1984« , publié par George Orwell en 1947, relève désormais de la bluette de patronage avec son Big Brother de pacotille, il est urgent de mettre le nez dans la boîte à outils qui va être à partir de jeudi à disposition de nos curieux professionnels. Tous les opérateurs Internet vont être dotés de boîtes noires qui enregistreront les données de chaque internaute. Sur simple demande et sans qu’un juge donne son feu vert, la police saura donc avec qui vous échangez par mail et quels sites vous fréquentez. Quant à l’Imsi-catcher, ce boîtier magique que chaque policier rêve de trouver au pied de son sapin de Noël, il serait déjà en service, selon des sources policières, alors même qu’il n’a aucune existence légale.  Cette petite valise, installée à proximité du domicile d’un suspect, sert d’antenne relais momentanée pour les téléphones portables et capte… toutes les conversations dans un rayon de cinq cent mètres. Celles de la « cible » visée, mais aussi celles des voisins. Les conversations d’un cardiologue échangeant avec le médecin traitant à propos d’un patient, d’un avocat avec son client ou d’un journaliste avec une de ses sources seront donc parfaitement audibles, au mépris des lois, par des policiers qui jurent la main sur le cœur -et qui aurait le mauvais esprit d’en douter?- qu’ils n’en feront aucun usage.

Tandis que les truands, tous comme les terroristes chevronnés, ont renoncé depuis bien longtemps à l’usage du portable et ne vont que dans les cyber-cafés pour communiquer, seuls des apprentis intégristes à la petite semaine, ainsi que tous les braves gens qui s’imaginent encore en République, vont donc faire les frais de cette surveillance de masse, sous couvert de lutte antiterrorisme.

Malheureusement, le grand public ne voit pas l’enjeu de cette loi liberticide, et les braves ménagères de plus de cinquante ans, chères à la télévision, de répondre en chœur «  ne pas être inquiètes, puisqu’elles n’ont rien à se reprocher« , un peu comme ceux qui, pour vous prouver qu’ils ne sont pas racistes, affirment : « J’ai même un ami arabe!« 

Pour assouvir ses fantasmes personnels, François Mitterrand, au moment de l’affaire des Irlandais de Vincennes, avait fait mettre sur écoute l’actrice Carole Bouquet. François Hollande, lui, profitant des avancées technologiques, propose de mettre sur écoute les soixante millions de Français restants. Comme le dit, sous couvert d’anonymat, un député à gauche de la gauche : «  François Mitterrand restera dans les livres d’histoire comme celui qui a supprimé la peine de mort, et François Hollande comme celui qui a mis fin à la vie privée« .

Dur, dur, de se faire exclure…

UMP Christian Brocas masquéBien connu à Biarritz, Christian Brocas fait partie de ceux qui  ne supportent pas la boulimie de Max-Brisson-candidat-à-tout. Cet aimable UMP bon teint, qui a « le cœur et le portefeuille à droite« , comme il se plait à le dire, a donc décidé, aux dernières élections départementales de soutenir la candidature de Bénédicte Darrigade. Lorsqu’il a appris l’exclusion de l’UMP de sa favorite, son sang n’a fait qu’un tour. Il a alors pris sa plus belle plume pour demander d’être lui aussi exclu. Mais l’UMP ne l’entend pas de cette oreille. Thierry Baudier, le directeur de l’UMP, répond suavement à notre récalcitrant, au nom de Laurent Wauquiez : « Nous n’avons aucun motif, à l’heure actuelle, pour procéder à votre exclusion… »  Et de lui expliquer la vision très particulière de l’adhérent façon UMP : « En ce qui concerne votre qualité d’adhérent, celle-ci vous reste effectivement acquise, excepté lorsqu’aucun renouvellement n’a été effectué durant deux années consécutives conformément à nos statuts.« 

Comme dirait le capitaine Haddock, s’énervant contre le sparadrap qui lui colle au doigt, l’UMP ça adhère et pour la quitter, quelle galère!

Adhérents : les chiffres fantaisistes des partis

Le nombre d’adhérents annoncé par chaque parti repose uniquement sur les déclarations faites par ce même parti, sans la moindre vérification. Voilà donc les chiffres, probablement gonflés, comme le montre l’exemple de Christian Brocas, annoncés par chaque formation, fin 2014.

– L’UMP totaliserait 268 336 adhérents contre 345 000 en 2007.

– Le Front National annoncerait 83 000 adhérents.

– Le Parti Communiste afficherait 70 000 adhérents à jour de cotisation.

– PS : Le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, a avoué que seuls 60 000 militants sont à jour de cotisation, mais la direction du PS revendiquerait toujours plus de 100.000 adhérents.

– L’UDI revendiquerait 27 355 adhérents.

– Le MoDem de François Bayrou flirterait avec les 20 000 adhérents.

– Le Parti des Radicaux de Gauche assurerait disposer de 10 000 adhérents.

– Europe Ecologie-Les Verts dépasserait les 10000 membres.

– Le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon serait à 9000.

Les présentateurs météo responsables des tempêtes qu’ils annoncent ?

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

Jean Germain n’était pas simplement un brave homme qui s’est suicidé à la perspective d’un procès injuste, mais un maire, un de plus, qui a dévoyé sa fonction.

Vous qui êtes beaucoup plus malins qu’un journaliste ou un homme politique, tapez dans un moteur de recherche : « Mariages chinois à Tours » et en cinq minutes vous allez être édifiés sur cette histoire que vous connaissez sans doute mal. Que n’a-t-on entendu, pourtant, depuis mardi matin et l’annonce du suicide de Jean Germain, le jour de l’ouverture de son procès. Le président du Sénat Gérard Larcher, que l’on a connu en d’autres circonstances plus habile, y est allé de son lamento : « Le système n’a rien retenu depuis Bérégovoy ». Et les confrères, confondant comme souvent émotion et investigation, d’en rajouter sans même prendre connaissance de l’histoire.

Dans Sud Ouest, du 8 avril, Dominique Richard parle d’une affaire « balancée par un corbeau au Canard enchaîné ». Comme si le fait de dénoncer le non respect de la loi et des deniers publics par un maire, était une attitude de corbeau et non de citoyen responsable! Et il y a encore beaucoup plus fort dans l’hypocrisie journalistique. Dans le même numéro, l’éditorialiste Bruno Dive, qui n’a jamais dédaigné refiler une information à l’hebdomadaire satirique ou venir lui prêter main forte les jours de bouclage, y va lui aussi de son indignation sélective « L’ancien maire de Tours vient donc de rejoindre la funèbre cohorte des Roger Salengro, Robert Boulin, Pierre Bérégovoy » … Indigné pour son quotidien, mais pas pour son hebdomadaire favori, ça c’est du grand art!

L’histoire de Jean Germain est pourtant d’une simplicité totale, comme la raconte La Nouvelle République, le quotidien régional qui a été le premier avec Le Canard à la sortir (http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Dossiers-actualite/n/Contenus/Dossiers/Actualite/Tours-l-affaire-des-mariages-chinois/Les-mariages-chinois-une-affaire-qui-a-coute-tres-cher-2286461)

En 2007, à l’occasion de la célébration du nouvel an chinois à Tours, l’élu tombe amoureux d’une jeune femme d’origine taïwanaise, Lise Han. Très vite, elle devient sa maîtresse, comme le maire l’a reconnu. En 2008, il l’installe à la mairie comme conseillère pour les relations avec la Chine. En parallèle, elle fonde une société Time Lotus, qu’elle dirigera, avant de la confier à ses deux maris successifs. La société recevra 750.000 euros pour organiser des mariages de jeunes couples chinois en Touraine.

Pour 100 000 euros, t’as plus rien!

Pour le SRPJ qui enquête sur l’affaire depuis 2013, l’emploi fictif de Lise Han, ainsi que la prise illégale d’intérêt, l’escroquerie et le recel ne font aucun doute. Les deux anciens maris, Marc Cheug et Vien Loc Huyn ont d’ailleurs eux aussi été mis en examen, ainsi que le directeur de cabinet du maire et le directeur de l’office de tourisme. Et là aussi, comme je l’avais raconté en août 2010, puisque j’étais l’auteur de l’article, tout ce qui comptait dans la ville de Tours, de l’adjoint fidèle au chef de l’harmonie municipale, avait l’habitude d’aller s’offrir aux frais de la mairie quelques vacances à Shanghaï. (Toute ressemblance avec le Foro et les voyages d’élus biarrots en Amérique du Sud serait pure coïncidence…).

Alors, oui, il est terrible de voir un maire qui a sans doute été un brave homme, préférer le suicide à la honte d’un procès public. Mais en quoi les journalistes sont responsables du fait que ce maire n’avait pas respecté les lois? C’est comme si on reprochait aux présentateurs météo les intempéries qu’ils annoncent!

Malheureusement, le suicide de Jean Germain est révélateur de l’état de déliquescence de notre classe politique. Son grand copain, qui avait lui aussi bénéficié des voyages gratuits à Shanghaï, le député UMP Philippe Briand, ne voit vraiment pas où est le problème dans Libération (8 avril). Totalement inconscient du manque de rigueur que traduisent ces propos, il tente de minimiser : « C’était quoi cette affaire? Il voulait que les Chinois viennent visiter nos châteaux et boire notre vin (…)  et le préjudice pour l’agglomération est « d’à peine plus de 100 000 euros ».

Les salariés qui s’éreintent pour moins de 1200 euros nets par mois apprécieront.

Brisson en grandes pompes

dessin marquiseElle est toujours aussi délicieusement impertinente, cette marquise de Vérité qui connait si bien les dessous secrets de la région et qui écrit toutes les vendredis dans La Semaine du pays basque. Malgré les pressions affectueuses de Bisque, bisque, basque!  et la menace de crever les pneus de sa limousine mauve, Jean-Philippe Ségot, le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire favori de la marquise est formel : jamais, il ne livrera l’identité réelle de sa précieuse informatrice.

Ma Douce Amie,

 Heureusement que ce que je vous écris reste strictement enfermé dans le tiroir secret de votre adorable petit bonheur du jour en bois précieux. Car les dessous de la vie politique sont si misérables qu’il n’est pas souhaitable que notre bon peuple s’en saisisse… Cela pourrait faire bien des histoires !

Ah la victoire est donc là pour votre poupon postillonneur de Brisson, ce qui va lui faire du bien au moral et – j’ose vous le dire – au portefeuille. Il faut dire que sa première vice-présidence au Conseil départemental va lui rapporter une somme rondelette supplémentaire (par rapport à sa colistière la petite Arostéguy), plus une voiture à sa disposition avec des chauffeurs mobilisables à loisir. Et que voulez-vous, même pour un être profondément désintéressé comme lui, un peu plus de galette ça aide ! Moi, je sais qu’il en fera bon usage et je n’ai guère apprécié d’ailleurs, alors que je me trouvais dans la mairie dimanche soir, d’entendre deux gauchistes dire : « Eh bien au moins, il va pouvoir se payer une paire de pompes correcte ! »

Franchement, n’est-ce pas exagéré ? Oh ma Douce… J’ai bien observé ses chaussures noires et c’est vrai qu’elles font quelque peu cercueil d’enfant. Mais ces gauchistes avec leurs haillons « bobo » n’étaient guère mieux vêtus. Et puis une paire de souliers n’est pas suffisante. Il faudrait qu’il en achète au moins trois, plus une paire de tennis pour l’été (surtout s’il pratique du yachting) et enfin une paire de bottes solides pour rendre visite à son bienfaiteur de Jean-Jacques sur ses terres de Bidache : « Allez mon Maxou, vient donc m’aider à la tirer, la noiraude, par le cul de cette foutue mare, ostia ! »

Voilà donc l’avenir financier de votre poupon colérique (surnommé désormais Bashing-Poupon dans bien des rédactions) assuré. Mais comme il est très malin, il s’enrichira encore un peu plus en fin d’année, époque où il devrait conduire la liste départementale UMP (éventuellement alliée avec Force 64) à la région. Donc certain d’être élu !

Ainsi son poste de conseiller régional lui rapportera alors encore un peu plus de galette et si la droite l’emporte, il sera assurément nommé vice-président. Tout ça en plus dans la tirelire !

Vous me direz alors, Chère Thérèse-Marie : « Mais le Brisson ne pourra pas cumuler trois mandats, car c’est interdit par la loi. Et il est déjà conseiller municipal d’opposition à Biarritz ! »

Certes oui, mais rien ne lui interdira de démissionner de ce pauvre mandat, où il ne gagne rien, pour préférer cumuler ceux de conseiller général et régional, ce qui fera le grand désespoir de son suppléant le petit Nalpas, qui à force d’être un « jeune », même actif, UMP finira avec ce titre et ses espérances accrochées en bandoulière dans sa maison de retraite ! Il faut dire qu’au lendemain de la défaite des municipales, Philippe Nalpas, avait envoyé une lettre au Bashing-Poupon pour lui dire qu’il était prêt à reprendre le flambeau ! Et voilà que dans la préparation de ces élections, le poupon lui a fait plus ou moins promis qu’il démissionnerait du conseil départemental une fois élu à la région ! De quoi rire, Ma Douce, et vous rappeler ce vieux proverbe de l’ami Jacques : « Crois-te le ! »

Qu’il peut être naïf le petit Nalpas s’il croit que le Bashing-poupon préférera rester un simple conseiller municipal d’opposition pas rétribué plutôt que de cumuler le pognon et de garder sa voiture et ses chauffeurs ! Ne m’en voulez-pas, mais j’en ris toute seule depuis des jours et des jours. Et comme l’on dit dans mes cuisines : « Celui qui se croit flambeau, risque de se retrouver Flamby ! »

Enfin du côté d’Arcangues, dans son élégante demeure (il faut dire qu’Annabelle à beaucoup de goût, et puis elle fait un cake au citron délectable) Jean Grenet ne boude pas son plaisir d’être revenu faire un petit tour dans la vie publique bayonnaise. Un petit tour qui pourrait d’ailleurs en annoncer d’autres, tant il a eu plaisir à cet exercice.  Et s’il vote désormais – avec Annabelle – à Arcangues, certains pensent qu’il sait encore faire voter comme il l’entend à Bayonne ! Il faut toujours se méfier du vieux lion qui dort…

 Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

 Votre Marie, Marquise de Vérité.

On s’abstient par la barbichette

???????????????????????????????

Une opposition qui respire la joie de vivre…

Bisque, bisque, Basque! l’avait annoncé et les faits l’ont confirmé : suite à la pitoyable séquence des élections départementales, le plus important conseil municipal de l’année consacré au budget, vendredi 2 avril, a tourné à la mascarade. Biarrots, si vous êtes mécontents des décisions municipales, vous n’avez plus désormais que deux interlocuteurs possibles pour relayer  votre colère : le tonique Jean-Benoît Saint-Cricq, qui, de mandat d’opposant en mandat d’opposant, démontre une connaissance des dossiers, une pugnacité et un esprit incisif admirables et Frédéric Domège qui a le bon sens de considérer  qu’un opposant est destiné à … s’opposer! Tous les autres se sont dissous, soit dans un sentiment d’impuissance qui ne leur donne plus envie de combattre, soit dans des explications emberlificotées qui n’ont d’autres raisons d’être qu’un pitoyable renvoi d’ascenseur post élections départementales. Dans ce jeu de dupes dont les Biarrots vont inéluctablement faire les frais, il est clair qu’ils sont nombreux désormais à se tenir mutuellement par la barbichette.

Les incantations de Veunac

Avec le très falot capitaine du navire amiral biarrot, c’est du sans surprise. Pour Michel Veunac, qui nous a semblé vendredi soir dépassé comme d’habitude et  fatigué comme jamais (… C’est dur de se mettre à bosser à 69 ans!), l’incantation tient lieu de décision. À en croire le maire, son budget est donc « responsable et ambitieux » et vise « à ajuster les dépenses et à les maintenir strictement sous contrainte » . Il faut dire aussi que Michel Veunac pouvait pousser tranquille sa chansonnette, car avec une opposition comme celle qu’il affronte, il n’a même plus besoin du soutien de sa majorité.

Les conciliations de Brisson

Dans une allocution d’une vingtaine de minutes, Max Brisson s’est efforcé de convaincre l’auditoire, dans son style inimitable, qu’avec Maïder Arostéguy, il demeurait un opposant vigilant, « libre d’approuver ou de critiquer ».

Et c’est vrai que Michel Veunac peut se faire des cheveux blancs avec des critiques comme celles formulées par Max Brisson sur le budget : « Vous avez décidé de vous inscrire non pas dans une posture de rigueur stérile mais de dynamique (…) Aucun chapitre de ce budget ne nous amène à vous dire non »,  avant d’oser, histoire de montrer son indépendance » Ce budget ne marque pas suffisamment de rupture pour dégager des recettes ».

Max, ne tape pas si fort, Michel va finir par s’enrhumer avec les courants d’air que tu fais!

L’occasion était trop belle pour l’ancien sergent-chef devenu capitaine, Frédéric Domège, de rappeler quelques règles de vie municipale : « Si on s’abstient, on n’est plus véritablement dans l’opposition »

Les dénonciations de Saint-Cricq

Fort heureusement, Jean-Benoît Saint-Cricq est venu redonner un peu de dignité à cette soirée, en rappelant que, contrairement à ce qu’affirme Veunac et Lafite, « il y a évidemment augmentation de la fiscalité« . Et le même d’enfoncer le clou : « Je trouve pathétique de voir la cigale se plaindre lorsque la bise est venue. (…) Biarritz est en difficulté avec la crise, alors qu’elle n’aurait pas dû l’être si la Ville avait été correctement gérée. (…) La gestion calamiteuse amène à passer quelques priorités à la trappe et il n’y a pas de miracle possible dans ce budget de rigueur. Nous vivons dans la continuité de l’endettement et du gaspillage symbolisé par la Cité de l’Océan ».

Après cette incisive intervention qui a quelque peu réveillé l’auditoire, Bénédicte Darrigade, qui ne semble plus trop savoir si elle habite Mars ou Vénus après son flirt avec Louis Vial aux élections départementales, s’est bien gardée de prendre la parole, avant de s’abstenir sur le budget, tout comme Marie Hontas, rejoignant donc Maïder Arostéguy et Max Brisson dans cette ahurissante indécision.

Un politique peut parfois être amené à voter blanc, mais qu’il affiche ainsi une absence totale d’avis sur le budget, l’acte majeur de la vie municipale, révèle à quel point la vie politique locale est polluée par des petites considérations tactiques qui n’ont rien à voir avec la bonne marche de la Ville.

Lors de son intervention sur le budget, Max Brisson s’est plaint des quelques esprits chagrins qui ne voyaient en lui qu’un « opposant stérile ». Mais ne sommes-nous vraiment que quelques-uns ? Nul doute que ce curieux vote, pour un prétendu leader de l’opposition, va pour le moins relancer le débat.

Cité de l’Océan : les cachotteries de Veunac

Cité-de-lOcéan à l'envers

Pas de doute, la Cité de l’Océan marche sur la tête…

Comme diraient quelques accros des machines à sous du casino municipal, « Plus je perds, plus je rejoue! ». Mine de rien, avec son budget « responsable et ambitieux » Michel Veunac oblige les Biarrots, qui n’en peuvent plus, à « remettre des sous dans le bouzin » en faisant voter une subvention de 1,3 millions d’euros pour la Cité de l’Océan. Le coût annuel de cette magnifique réalisation qui devait déverser une pluie d’or sur la Ville, selon Didier Borotra en 2008, est donc pour les contribuables de deux millions d’euros par an. Michel Veunac a ensuite amusé la galerie avec des chiffres de fréquentation «  en hausse notable »! Excusez du peu mais l’aquarium et la Cité de l’Océan, pour le premier trimestre 2015, ont totalisé 6 439 visiteurs contre 4 545 en 2014. Vous pouvez faire toutes les multiplications que vous voulez, sachant qu’une année compte quatre trimestres et qu’il y a un peu plus de monde l’été, vous n’arriverez jamais au chiffre minimum de 450 000 visiteurs annuels que Cher Didier annonçait triomphalement.

Et comme Veunac adore le comique répétitif, il a remis ça en annonçant à Jean-Benoît Saint-Cricq qu’il lui ferait « aimer la Cité de l’ Océan », avant de se montrer inutilement blessant avec celui qui s’est montré visionnaire sur le sujet : « Vous faites une fixation négative… Je ne peux pas vous soigner ».

Mais ce petit cachottier de Michel Veunac s’est bien gardé de raconter la vérité au conseil municipal sur ses démarches pour le moins insolites. La situation financière de la Cité naufragée est tellement tendue que notre Michel, la semaine dernière, a cru avoir une idée de génie. Il s’est tourné vers l’agglomération en leur demandant d’entrer à hauteur de 600.000 euros dans le capital de ce désastre industriel et touristique… Michel ne doute décidément pas de son charme et de son pouvoir de conviction, car comme cadeau pourri, on peut difficilement trouver mieux. Cris d’horreur des autres maires qui estiment, à juste titre, que cette Cité naufragée est une affaire purement biarrote, et qu’ils ont des réalisations plus urgentes à faire entre le trait de côte et les écoulements d’eaux usées.

Michel Veunac n’était déjà pas tenu en très haute estime au sein de l’agglomération. Il s’est, cette fois, totalement ridiculisé.

Le cadeau inattendu de Veunac à Lafite et de Brisson à Domège

Mairie Biarritz

On est passé à ras du drame, mardi soir, à la mairie de Biarritz.

Mardi soir, vers 21 heures, Michel Veunac travaillait tranquillement à la préparation du prochain conseil municipal, où il va expliquer aux foules ébahies qu’il est urgent de ne surtout rien décider, lorsqu’une envie pressante le saisit. Surprise, à son retour, la porte de son bureau, sécurisée depuis que des impertinents s’amusent à lancer des tartes à la crème sur les édiles municipaux, est fermée.

Le commandant suprême comprend immédiatement ce qui se passe :

Guy, ouvre-moi, s’il te plaît.

Michel a toujours su que Guy, son copilote, rêve depuis un an d’être calife à la place du calife, mais il ne le croyait pas capable d’un tel coup de force. Même si son psychologue vient de lui faire comprendre, avec tous les ménagements dus à son grand âge, qu’il ne sera sans doute jamais maire de Biarritz.

Paniqué, Michel commence à tambouriner de toutes ses forces pour obtenir une réponse :

Guy, ouvre cette foutue porte!

Redoutant un malaise de l’intéressé, qui serait bien capable de salir sa belle moquette, Michel s’empare alors d’un extincteur pour tenter de défoncer la porte. Voyant ses efforts inutiles, Michel se saisit alors d’une hache de pompier. Heureusement pour lui, Guy Lafite ne supporte pas le bruit. Penaud il ouvre de lui-même la porte, déjà fort abimée, et demande à son maire :

Michel, pourquoi tu ne m’aimes pas?

Michel est ému par la détresse de son adjoint. Les deux hommes tombent dans les bras l’un de l’autre. Ils se promettent de travailler désormais comme un vrai maire et un vrai premier adjoint, ce qu’ils n’ont jamais fait depuis un an. Dans un élan de générosité inconsidérée, Michel Veunac promet même à Guy Lafite de lui laisser deux mille euros sur ses indemnités mensuelles de maire pour que les revenus soient mieux répartis entre eux.

Enfin une bonne nouvelle pour les Biarrots qui vont désormais avoir un maire et un premier adjoint qui se respectent!

 Brisson chez Domège

Et figurez-vous que par un hasard étonnant, mardi soir à la même heure, Frédéric Domège sursaute en entendant frapper à sa porte. Il se frotte les yeux en reconnaissant par la fenêtre une silhouette particulièrement familière.

Max Brisson se tortille un peu dans l’entrée de la maison :

Frédéric, je voulais te dire… La politique ne mérite pas de perdre un ami comme toi… Candidat aux municipales, aux départementales, aux prochaines régionales, candidat à la présidence de  l’association des usagers des poils de pottok… J’en ai marre d’être candidat à tout.

Frédéric est ému; il pense à tous les bons moments passés à regarder le rugby avec son ancien bon copain. Il bafouille :

-Tu t’en aperçois peut-être un peu tard.

 Max paraît sincère :

J’arrête la politique. Finalement je n’aime plus cela du tout. Si tu veux, je demande ta réintégration à l’UMP et je soutiens ta candidature pour les prochaines régionales…

Voilà donc les deux événements majeurs qui vont modifier en profondeur la vie des Biarrots. Mais, avant de vous précipiter les raconter à vos amis et de faire, vilains petits cachottiers, comme si ce n’était pas Bisque, bisque, Basque!  qui vous avait informé, prenez tout de même le temps de regarder le calendrier..

???????????????????????????????