La courte échelle de Veunac à Etchegaray

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Mon Jean-René adoré, moi, Michel, je t’aide à devenir président, et, en contrepartie, tu me subventionnes un peu ma minable Cité de l’Océan…

Aujourd’hui, au sein de l’Agglomération Côte basque (ACBA), va se tenir une réunion dont personne ne va parler,  dont vous ne trouverez pas la moindre trace dans votre quotidien régional. Pourtant elle va abriter un de ces charmants petits bricolages dont nos élus ont le secret et qu’ils vont bien se garder de divulguer en public. Initialement prévue la première semaine de juin, avec un ordre du jour à faire périr d’ennui  n’importe quel politique, elle vient d’être précipitamment avancée et elle pourrait s’avérer lourde de conséquences politiques à l’avenir.

Il faut dire que l’affaire est urgente, car le 1er juin prochain, le Conseil des Élus du Pays Basque (CEPB), une autre gigantesque usine à gaz de 79 membres englobant plus de 150 communes, doit élire son nouveau président, l’actuel président Jean-Jacques Lasserre se retirant pour mieux se consacrer au Conseil départemental.

Et figurez-vous que le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray, rêve de succéder à Jean-Jacques Lasserre. Seul problème, il ne peut pas être élu pour le moment, puisqu’il n’est pas membre du conseil d’administration. Mais ce n’est pas le genre de détail qui affole un politique. C’est donc pour cette raison que tous nos politiques locaux se retrouvent aujourd’hui au sein de l’Agglomération.

Et le scénario est écrit d’avance. Le bon camarade Michel Veunac, accessoirement maire de Biarritz, va démissionner du conseil d’administration du Conseil des Élus du Pays basque. Une place va donc se libérer, et, au hasard, le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray va se dévouer pour occuper le poste.

Ensuite le maire de Bayonne, fort de ces cinq jours d’ancienneté au sein  du CEPB, va se sentir tout à fait légitime pour postuler à la présidence. Et, sauf manœuvre de dernière minute, se retrouver adoubé. C’est quand même tellement plus simple la politique, quand on prépare les cartes un peu à l’avance.

Un jeu de dupes ?

Cette histoire est impossible, allez-vous me dire, car Michel Veunac ne fait jamais rien pour rien. Vous avez raison, et c’est là où la manœuvre prend tout son sel. Notre bon Michel est prêt à tout pour que sa chère Cité de l’Océan puisse fonctionner, et même à  faire la manche, sans la moindre honte, auprès du Conseil régional et de l’Agglo, pour tenter de maintenir à flot la Cité naufragée. Vantard, il a déjà raconté partout qu’Alain Rousset, qui lui aussi cajole le MoDem en vue des élections régionales, allait lui accorder quelques subsides. L’avenir nous apprendra, côté Agglomération, à combien va être estimé le « sacrifice » de Michel Veunac en faveur de Jean-René Etchegaray, ou s’il s’est prêté à un jeu de dupes.

Si l’histoire va faire sourire les Biarrots, les Bayonnais et autres membres de l’Agglo vont être ravis d’apprendre que, pour faciliter l’ascension de Jean-René Etchegaray, leurs impôts vont venir subventionner les folies somptuaires de Didier Borotra.

En définitive, entre Biarritz et Bayonne, qu’il soit question de fusion ou de … confusion, les histoires se résument toujours à une affaire de gros sous.

Brissson, le glouton déraisonnable

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Vous êtes président de l’Association des amis du pottok ou de la confrérie du gâteau basque et vous envisagez d’organiser une élection pour désigner votre successeur? Pas de doute, Max Brisson va être candidat !

Allez savoir pourquoi, je ne peux croiser en ville Max Brisson ou lire quelque chose le concernant, sans me remémorer Marcel, mon voisin de Romainville, la banlieue ouvrière où je vivais, il y a quarante ans.  Derrière une enveloppe un peu rude, l’homme était fin, lettré, et doté d’un pessimisme noir qui faisait notre joie. Il ne sortait jamais sans afficher une ceinture et des bretelles à son pantalon et rétorquait placidement à nos moqueries : « On n’est jamais trop prudent!« . Il faut reconnaître aussi qu’il avait du monde à trimballer, comme on dit dans le Sud-Ouest, et qu’à table il était plutôt du genre une entrée, deux plats et trois desserts… « Si tu avais vécu la guerre, comme moi, tu ne raterais pas les bonnes tables qui passent » expliquait-il, agacé, quand nous l’incitions à un peu plus de modération…

Une boulimie qui agace

Au vu de la boulimie de mandats que manifeste le candidat-à-tout Max Brisson, c’est à se demander si le jeune Brisson, n’a pas, à l’image de mon voisin, subi un traumatisme originel qui expliquerait cette frénésie électoraliste : une élection ratée de délégué de classe ou une motion mise en minorité lors d’un comité d’action lycéen, justifiant cette quête frénétique du suffrage populaire.

Comme l’annonce Sud ouest (19/5), le récent vaincu de l’élection municipale de Biarritz et récent vainqueur de l’élection départementale, le décidément insatiable Max-roi-des-urnes, sera candidat pour conduire la liste UMP aux prochaines régionales. Une annonce qui semble  agacer prodigieusement les lecteurs du quotidien régional, si l’on se fie à la réaction d’Adrien : «  Ce n’est pas possible ! Il ne peut pas cumuler une place au Département et une autre à la Région ! Il y a conflit d’intérêts ! Et s’il n’y en a pas, à quoi servent ces deux institutions si elles ont les mêmes élus ? Uniquement à leur verser des indemnités cumulées ? Un peu de sérieux, Mesdames et Messieurs les élus ! Ça commence à se voir et se savoir ! Et nous, on en a marre ! » Et il est clair que si une élection législative venait à se profiler à l’horizon, on retrouverait le même.

Mandat électoral ou trampoline?

Notre propos ne consiste nullement à faire du Brisson-bashing, comme le déplore trop souvent Max, dès qu’un journaliste se permet la moindre remarque. Il suffit de plonger dans les profondeurs de ce blog pour vérifier que Bisque, bisque, basque! a toujours été convaincu que Brisson aurait fait un maire d’une toute autre trempe et d’une toute autre dimension que le discutable communicant qui a été élu. Et qu’il a été battu au deuxième tour dans des conditions plus que douteuses, qui auraient mérité des investigations policières.

Mais on ne peut approuver un élu qui, au mépris des électeurs qui ont voté pour lui, utilise chaque mandat électoral comme un trampoline, destiné à mieux rebondir en direction de l’objectif suivant. Quand Sud ouest lui demande quel mandat il abandonnera, du département ou de la Ville, s’il est élu aux élections régionales, le prudent Max Brisson, adepte du port de la ceinture et des bretelles en politique, botte en touche : « Chaque chose en son temps, il faudra tenir compte des équilibres. » Le louvoyant secrétaire départemental de l’UMP gagnerait pourtant des sympathies biarrotes à manifester un peu plus de courage et à laisser immédiatement sa place au conseil municipal, où il ne peut exercer correctement son rôle d’opposant, compte tenu des actuels enjeux politiques départementaux et nationaux.

L’opposant qui ne s’oppose pas

À quoi sert un opposant qui, après maintes phrases chantournées, histoire de faire croire qu’il s’oppose un minimum, finit par voter le budget de la majorité en affirmant « Vous avez décidé de vous inscrire non pas dans une posture de rigueur stérile mais de dynamique (…) Aucun chapitre de ce budget ne nous amène à vous dire non »? Max Brisson ne cache pas que des discussions sont en cours avec le MoDem pour  des listes communes dans les treize régions. Et il veut nous faire croire, lui qui rêve d’un grand destin régional voire national, qu’il va titiller l’élu MoDem Michel Veunac,?

Alors que des décisions majeures pour la Ville vont être prises, en particulier sur le devenir de la Cité de l’Océan  (Michel Veunac ne peut plus différer sans cesse son plan d’action!), les Biarrots ont besoin de savoir où se situent ceux qu’ils ont élus. Ils n’ont que faire de ces petites stratégies d’état-major qui ne dupent personne. Réécoutez sur Internet  les derniers conseils municipaux, les dernières interventions de Max Brisson, cette façon inhabituelle de faire des pas de côté en prenant bien garde à ne pas offenser le représentant du MoDem qui dirige la Ville, et demandez-vous si les propos tenus  servent la cause des Biarrots ou la cause de celui qui les tient.

Max est suffisamment intelligent pour conclure que sa position est intenable et qu’il ne doit pas attendre la fin de l’année pour prendre une décision. On peut tout à fait comprendre que celui qui s’est imaginé maire de Biarritz peine à se couler dans le modeste costume de premier opposant. Ses absences, ses retards, ses rendez-vous différés par la neige abondante entre Bayonne et Biarritz, résonnent comme autant de « Au secours!« . Mais, au lieu de multiplier les fers au feu, au lieu de louvoyer pour ne pas avoir à trancher, Max n’a qu’à faire la seule chose qui lui vaudrait le respect des Biarrots : abandonner son mandat municipal et laisser sa place à quelqu’un de la liste, qui, n’ayant pas d’autres ambitions politiques en tête, manifestera une véritable envie de combattre pour sa Ville et de dénoncer les pitoyables errances de l’actuelle majorité.

Et qui sait si en 2020…

Les coupables ne sont pas sur le terrain

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Face à La Rochelle, l’Aviron a livré un match plein et entier, l’emportant sur le score sans appel de 45 à 10.

Décidément, on pleure beaucoup, en ce moment à Bayonne. Entre les larmes de Manu Mérin, il y a quelques jours, décidant de mettre fin à la fusion envisagée avec le BO, et celles des joueurs de l’Aviron aujourd’hui, victorieux mais découvrant à l’ultime minute que leur club est relégué en pro D2, on  n’arrête plus de sortir les mouchoirs. Et nous ne sommes pas prêts d’oublier les sanglots familiaux du magnifique guerrier David Roumieu avec ses enfants, ou la peine de Scott Spedding et Marvin O’Connor, qui rêvaient d’un tout autre départ.

Tous les joueurs de l’Aviron, peuvent pourtant circuler la tête haute dans Bayonne, car ils n’ont vraiment rien à se reprocher cette saison. Et si on n’avait pas tout fait pour leur compliquer l’existence sportive, il est probable que leur club n’en serait pas là.

Manque de moyens, manque de banc, depuis dix ans l’Aviron joue chaque saison « Peur sur le stade« , avant de se sauver à l’ultime journée. Pourtant, cette année, une vague d’optimisme soufflait sur Jean Dauger. Dans les moments difficiles, les joueurs semblaient moins paniquer et capables de redresser la situation, même si les effectifs limités n’avaient rien à voir avec ceux des grosses écuries. Le verdict des connaisseurs était unanime : « Cette année, le club ne descendra pas ».

Mais c’est l’histoire de l’élève appliqué qui voit soudain ses notes partir en vrille l’année du divorce de ses parents. Est-ce vraiment l’élève qui est responsable? Que n’a-t-on écrit en ce début du mois de mai, alors qu’il y avait fusion sous roche! Les joueurs ne doivent pas s’intéresser à l’extra-sportif, ils doivent se concentrer sur les matches, ne pas tendre l’oreille aux rumeurs… Dieu merci, le rugby est joué par des hommes et non par des robots. Des hommes qui ont les forces et les faiblesses des humains, même si leur musculature est hors norme!

La responsabilité du président

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Tout a été fait cette saison pour comlpliquer la vie des joueurs…

La grande mode maintenant est que les joueurs soient mariés, car ils sortent moins et font moins la fête. Et alors qu’une fusion est dans l’air, on voudrait que ces pères de famille ne se posent pas de question sur leurs futurs contrats, sur l’école où vont aller leurs enfants, sur un éventuel déménagement? On ne m’ôtera pas de l’idée que sans l’ambiance pesante qui a régné autour du club en mai, l’Aviron avait tout à fait les moyens d’accrocher le point de bonus défensif à Montpellier ou à Bordeaux-Bègles. Ce petit point qui lui permettrait aujourd’hui de demeurer en top 14, à la place de Brive qui a bénéficié d’un non match absolu du Stade Français, visiblement décidé à se ménager pour son match de barrage contre le Racing-Métro (27-0)

Difficile de douter de la sincérité de Serge Blanco lorsqu’il évoque son désir d’un club basque dans l’élite, difficile de le suivre lorsqu’il s’imagine que les déficits réunis de l’Aviron et du BO peuvent se transformer en une entité flamboyante. Mais on serait à la place du président Manu Mérin, compte tenu du manque de transparence qu’il a manifesté dans son projet de fusion, compte tenu de ses démentis et maladresses multiples qui ont à l’évidence eu un impact sur la performance des joueurs, on se sentirait vraiment très mal. De même que tous ceux qui ont tisonné sur les braises au nom d’une ambition toute personnelle.

Car les coupables ne sont pas toujours sur le terrain.

Cité de l’Océan : un référendum s’impose

Nicolas Sarkozy ressuscite l'outil gaullien du référendum, un instrument qu'il réprouvait encore dans un passé récent, et avec lui les risques d'instabilité dans une France prompte à détourner ce type de consultation. Le juriste Guy Carcassonne, spécialiste du droit constitutionnel, estime que le référendum ne saurait en aucun cas être un mode de gouvernement./Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

Et si les contribuables biarrots donnaient leur avis sur la Cité de l’Océan, au lieu de laisser le maire et son équipe n’en faire qu’à leur tête?

Blanco-Veunac même combat! Chacun de leur côté, le président du Biarritz olympique et le maire de la Ville s’efforcent actuellement d’amadouer les gros portefeuilles hexagonaux pour tenter de renflouer leur danseuse favorite. Si tout le monde espère que le Biarritz olympique ne subira pas une relégation financière, les contribuables biarrots s’inquiètent légitimement depuis qu’ils ont appris, dimanche soir dans l’émission « Capital« , que la Cité de l’Océan est « l’avenir de Biarritz » et que leur maire s’emploie à « réparer » les dégâts provoqués par son prédécesseur. Disons-le tout net, le mécano élu en 2014 s’est montré jusqu’à maintenant tellement peu inspiré et maladroit, se contentant de répéter comme un mantra « Je vous ferai aimer la Cité de l’Océan« , que l’on peut craindre après son intervention en compagnie du Mozart de la Finance Guy Lafite, l’échouage définitif de la Cité naufragée.

Ce que mijote Veunac

Michel Veunac l’a annoncé à plusieurs reprises : il dévoilera, lors du conseil municipal de juin prochain son plan de redressement pour la Cité de l’Océan. Plusieurs fuites opportunes permettent de savoir ce qu’il envisage. Dans un premier temps, notre bon Michel qui ne doute de rien, s’est persuadé qu’un sponsor allait se précipiter pour renflouer la Cité de l’Océan et il a vaguement agité le chiffon bleu de « l’économie de la mer » pour attirer du monde dans ce jeu de dupes. Peine perdue. Comme dirait Chirac, l’affaire a très vite fait « Pschiiit« !

Notre leader à écharpe tricolore s’est alors souvenu que la République pouvait se montrer bonne fille. Il s’est donc tourné vers la communauté d’agglomération et la Région pour tenter de soutirer des subventions (Demande respective de 600 000 et 300 000 euros). Bien essayé, mais la requête a soulevé un tollé, en particulier au niveau de l’Agglo, Didier Borotra n’ayant consulté aucun des maires voisins pour lancer sa pharaonique et désertique Cité. Dans le meilleur des cas, Veunac devra donc se contenter d’une aumône symbolique des collectivités locales.

Mais notre maire est un persévérant. Avec Guy Lafite, le duo se déclare persuadé que le concept de la Cité de l’Océan est excellent, que les attractions ludo-scientifiques vont drainer les foules sous peu, et qu’il suffit d’un peu plus de communication, d’un peu plus d’attractions modernisées, d’un peu plus d’argent au pot, pour que tout démarre enfin.

Et pas avare pour deux sous avec notre argent, Michel Veunac et son complice ont décidé de réinjecter 1 million d’euros chaque année jusqu’en 2020 pour permettre à la Cité naufragée de se renflouer. Sans changer quoique ce soit au concept d’origine! De quoi laisser rêveur… ou en colère!

Des décideurs pas très légitimes

Si la mission que votre patron vous a confiée s’avère un fiasco, le salarié que vous êtes est viré et personne n’y trouvera grand chose à redire. En politique, en revanche, vous pouvez manifester une cécité et une incompétence totales et continuer à traiter les dossiers où vous avez démontré votre nullité sans risquer la moindre sanction. Amusez-vous, relisez dans Sud Ouest les déclarations en 2008, des Veunac, Lafite, Brisson sur la Cité de l’Océan. Délectez-vous de leurs éloges sur Borotra-le-visionnaire. Redécouvrez avec quel mépris ils ont traité l’opposition « ringarde et conservatrice », parce qu’elle osait inciter à la prudence et déplorer l’utilisation d’un partenariat public-privé (PPP) avec Vinci. À les entendre, avec ce projet, Biarritz allait gagner beaucoup d’argent… On connait la suite.

Et ce sont les mêmes qui, soudainement, seraient devenus lucides, imaginatifs et capables de nous sortir de l’ornière, par on ne sait quel miracle?

Michel Veunac, pour une fois, a raison quand il affirme que c’est son devoir de maire de concevoir un plan de redressement pour ce désastre municipal qui n’a pas fini de nous ruiner. En revanche, il est à la limite de la malhonnêteté intellectuelle quand il rétorque que son plan de relance de la Cité de l’Océan est inscrit noir sur blanc dans son programme électoral de 2014. Il n’a jamais parlé de dépenser un million d’euros par an pour la nef désertée et ne s’est jamais montré catégorique sur la poursuite des attractions ludo-scientifiques.

D’autres, après un tel échec, se montreraient un peu modestes ou tendraient la main à leur opposition pour demander de l’aide, Jean-Benoît Saint Cricq étant le seul dans l’actuel conseil municipal à avoir vu juste sur ce dossier, mais ce n’est visiblement pas le style de Michel Veunac et Guy Lafite, bien décidés à tenter de battre le record du monde de la gabegie municipale initié par Didier Borotra. Sans demander l’avis aux Biarrots, comme d’habitude.

Le ludo-scientifique n’a aucun avenir

Écoutons encore une fois Jean-Benoît Saint-Cricq, lors de l’émission « Capital » : « C’est le concept même qui est dépassé (…) Un bâtiment fondé sur la vidéo, ça ne peut pas marcher« . Pendant ce temps, en plein conseil municipal, le grand argentier Guy Lafite, qui ignorait les problèmes posés par le PPP et ne savait pas que Sophie Borotra contribuait aux économies de la Cité de l’Océan, explique pourquoi la poursuite des attractions ludo-scientifiques est la seule solution : « l’ensemble des investissements représente 4 millions d’euros. On ne peut pas les rayer comme cela d’un trait de plume« .

Voilà un raisonnement admirable! Vous êtes en train de bâtir la maison familiale, et vous l’avez à demi réalisée lorsque vous apprenez que la falaise sur laquelle vous construisez va s’écrouler. Est-ce que vous allez finir la maison, sous prétexte que vous avez déjà beaucoup dépensé? L’océan, ce n’est pas de l’informatique, de la vidéo, des bornes interactives. La Ville peut mettre autant d’argent qu’elle veut, le ludo-scientifique n’intéressera jamais personne. Et à la vitesse à laquelle évolue l’informatique, tout investissement est voué à devenir ringard immédiatement. Alors, oui, c’est clair, il faut mettre au rebut toute cette quincaillerie informatique que Didier Borotra s’est faite refiler et repenser complètement l’usage de ce bâtiment. Une simple collection pérenne qui ne nécessiterait pas une réactualisation constante diminuerait déjà nettement les coûts. Pourquoi, en attendant l’idée lumineuse, ne pas redonner une chance à un musée du surf qui ne serait pas très difficile à constituer et qui attirerait sans doute plus de touristes amoureux du Pays basque que les actuelles expositions chinoises et autres vidéos périmées que même Arte n’ose plus diffuser à deux heures du matin?

Consulter enfin les Biarrots

À l’évidence, compte tenu des enjeux financiers énormes, et de ce que l’équipe municipale a démontré par le passé, la décision sur l’avenir de la Cité de l’Océan ne peut simplement relever du maire, de son adjoint aux Finances et d’une majorité qui marche au pas. Au lieu de jouer les autocrates, à l’image de son maître à penser Didier Borotra, le grand communicant Veunac, pour une fois, ne se déshonorerait pas en respectant ses électeurs et en organisant un référendum demandant aux Biarrots s’ils sont pour que l’on poursuive l’effort d’investissement dans le ludo-scientifique ou s’ils estiment qu’il vaut mieux reconvertir immédiatement le musée.

Chiche?

Soyez citoyens, prenez vos responsabilités!

Ronchonner avec les copains sur le parvis des halles est une chose, exprimer clairement son point de vue une autre, alors que le dossier « Cité de l’Océan » risque d’obérer pour longtemps les finances municipales. Si vous réagissez en nombre, Bisque, bisque, Basque! se fera un plaisir d’adresser à la mairie vos remarques.

Si vous pensez que la Cité de l’Océan vous concerne de près, n’hésitez pas à recopier cette phrase (ou à en inventer une autre de votre cru) :

 « Monsieur le maire, nous vous demandons d’organiser un référendum sur le devenir de la Cité de l’Océan« 

dans la rubrique « laisser un commentaire », à la fin de cet article.

 Bisque, bisque, basque!  vous tiendra informé du résultat de cet appel.

 

M6 : le courage-fuyons de Veunac et Borotra

Capital

Avant on évoquait Biarritz pour ses plages et sa météo clémente. Maintenant pour son gaspillage d’argent public.

Diffusée dimanche 17 mai, l’émission « Capital » de M6 intitulée « Argent public : le gaspillage continue » aura démontré aux Biarrots qui doutaient encore, que Michel Veunac est bien le fils spirituel de Didier Borotra : même entêtement à ne pas écouter ses concitoyens, même manière de mépriser les journalistes, même façon de botter en touche quand la question embarrasse.

La télévision peut parfois être agaçante dans sa manière de survoler les problèmes et sa façon de rechercher les images spectaculaires, mais elle peut parfois être édifiante. La visite « en caméra discrète »  de la Cité de l’Océan par le journaliste Laurent Dy, correspond bien à ce qu’on imagine de l’extérieur en voyant le parking vide. Une immense nef, totalement déserte, et un salarié qui avoue que le Musée ne survit que grâce à l’argent public.

Si le rôle majeur de Jean-Benoît Saint-Cricq, lucide depuis le premier jour sur le naufrage annoncé, a été vite expédié, le document de M6 vaut surtout pour la prestation de notre grand communicant à sens unique Michel Veunac. Presque aussi convaincant que François Hollande, lorsqu’il promet une baisse du chômage, notre timonier Veunac, le menton volontaire et l’œil résolument fixé sur la ligne bleue de l’Océan, cherche à faire croire qu’il maîtrise le pédalo municipal : « Le concept de la Cité de l’Océan, je le reprends à mon compte, car c’est l’avenir de Biarritz… Moi, je suis en train de réparer » Avec ses petites mains blanches, sa salopette et sa clé à molettes, nul doute que si Michel Veunac met le nez dans le cambouis, la Cité de l’Océan est sauvée…

Veunac barricadé dans son bureau

Malheureusement toutes ces belles postures télégéniques sont quelque peu gâchées par le journaliste de M6 qui a le mauvais goût de poser une question sur la mirifique étude, payée 48 000 euros, effectuée par Sophie Borotra, sur la recherche d’économies à la Cité de l’Océan, alors que son père était président de la société d’économie mixte (SEM), comme l’a raconté Sud Ouest, le 7 février dernier. Et là notre gendre idéal à écharpe tricolore perd soudain son calme et se fait cassant, alors que le premier de ses devoirs de maire lui impose de répondre aux questions des journalistes sur l’utilisation qui est faite de l’argent public. Mais Veunac préfère la jouer colère, façon Borotra : « Monsieur, je ne réponds pas du tout à vos questions. je vois bien quel est le ton de ce reportage. Vous arrêtez maintenant » avant de se barricader piteusement dans son bureau. Va-t-il falloir envoyer le GIGN pour le sortir de là?

http://www.6play.fr/m6#/m6/capital/11484660-argent-public-le-gaspillage-continue (La séquence Biarritz commence à 1h09′)

Le toupet magnifique de Borotra

Nombre de Biarrots, qu’ils soient favorables ou hostiles à Michel Veunac, estiment que Didier Borotra est beaucoup plus intelligent et politique que son successeur. Le reportage de « Capital » semble leur donner raison. On lui donnerait la Cité de l’Océan sans confession à notre paisible retraité de 78 ans qui déambule le long du bord de mer et déplore avec ses concitoyens la saleté des rues de la Ville, comme s’il n’était nullement responsable de l’endettement de Biarritz et du manque de moyens que cela implique désormais. Et quand le journaliste évoque une plainte à son encontre pour prise illégale d’intérêt (Bisque, bisque, Basque! croit connaître l’auteur de cette plainte, mais, par respect pour le travail de la Justice, il attendra la décision du procureur de classer ou non cette plainte pour en parler), Didier Borotra répond aussi paisiblement que si l’on devisait du prix de l’essence en France ou en Espagne.

L’ancien monarque absolu Botrotra était alors président de la Société d’économie mixte de la Cité de l’Océan, sa fille venait d’arriver en France, mais tout cela, à l’en croire, n’a strictement aucune importance et ne le concerne nullement : cette étude «  ne relève pas de la démarche des appels d’offres. C’était une démarche ponctuelle et limitée dans le temps. il n’y a pas de prise illégale d’intérêt et je n’ai pas été mêlé à l’affaire ».

Après des propos aussi convaincants, s’il existe encore des Biarrots pour imaginer que la direction de la Cité de l’Océan a fait appel à Sophie Borotra après en avoir parlé à son père, président de la SEM, c’est vraiment qu’ils ont mauvais esprit!

Demain dans Bisque, bisque, Basque!  : Cité de l’Océan, un referendum s’impose

C’est vraiment la con…fusion!

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Gérottoka ou Pottonimo, le nom de la future mascotte?

En définitive, c’est toujours la même histoire. Un jour, un homme se retrouve élu, nommé président d’entreprise ou dirigeant de club, et il se gonfle tellement de son importance, il devient si vite convaincu de sa supériorité sur tous ses semblables, qu’il se persuade qu’il doit agir en secret au lieu d’exposer ses difficultés à ceux qui l’ont fait roi.

C’est l’histoire de Max Brisson qui se retrouve par le jeu des alliances politiques en train de dealer avec Michel Veunac tout en faisant croire qu’il reste opposant, une posture qui ne trompe personne. C’est l’histoire de Manu Mérin et Serge Blanco qui se sont retrouvés « par hasard » à Paris avec Serge Kampf et qui ont démenti véhémentement tout projet de fusion entre leurs clubs, avant de confirmer piteusement.

Et il n’y a guère besoin d’être un assidu des pages jaunes de Midi Olympique pour comprendre ce qui se passe actuellement entre l’Aviron et le BO. Comme le raconte le rugbynistère.fr (http://www.lerugbynistere.fr/news/top-14-pro-d2-l-ancien-president-bayonne-philippe-neys-devoile-dessous-fusion-annoncee-1305151216.php), les deux clubs sont financièrement aux abois: « Ce qui pousserait tout ce beau monde à agir, ce sont bien des comptes dans le rouge et la perspective d’une sanction de la part la DNACG. Afflelou parti, et avec lui sa lettre de garantie qui lui permettait d’échapper à d’éventuelles sanctions, Bayonne serre les fesses. Selon l’ancien Président de l’Aviron Philippe Neys, Manuel Mérin se serait donc tourné vers le mécène de Biarritz Serge Kampf après avoir tout fait pour « sauver sa tête à la présidence » en rachetant les actions d’Alain Afflelou et de Philippe Ruggieri, ancien président du directoire de l’Aviron Bayonnais. Sauf que le mécène ne semble plus décidé à éponger les dettes de son club, plus mal embarqué que son voisin. « Je pense que c’est encore plus grave pour le BO car l’avenir était plus près de la Fédérale que de la Pro D2. » Quand on sait que l’Aviron présente « un déficit de 2,2 millions d’euros au terme de la saison 2013-2014 », on comprend que les deux clubs souhaitent unir leur force après avoir repoussé la fusion pendant des années.« 

Le non respect des joueurs

Dans un rugby qui  nécessite des investissements de plus en plus importants, il n’est pas surprenant, pour des « petites » villes comme Bayonne ou Biarritz, de se retrouver en déficit ou d’envisager de se rapprocher. En revanche, ce qui est imbécile, c’est de ne rien dire, de manœuvrer en douce, en pensant que les salariés et joueurs du club, comme les cocus de la chanson, seront les derniers à comprendre. Visiblement, Blanco et Mérin étaient persuadés que leur petit complot n’allait pas être éventé avant le dernier match de l’Aviron face à la Rochelle. Résultat, les joueurs bayonnais partent pour un match décisif face à l’Union Bègles-Bordeaux dans les pires conditions possibles et ceux du BO ont bien raison de faire grève en refusant de se soumettre à des tests physiques de fin de saison, au vu du peu de considération que leur manifeste leur employeur. Et comme c’est bizarre, Serge Blanco, fidèle à une tactique qu’il avait déjà utilisée l’an passé au moment de la mise en cause de Géronimo, est aux abonnés absents et ne répond plus aux appels téléphoniques.

Le mépris des spectateurs

Les supporters, eux aussi, ont toutes les raisons d’être mécontents. On se souvient de leur existence, lorsqu’il faut soutenir leurs couleurs, mais on ne daigne pas leur donner les informations essentielles sur leur club favori. À combien s’élève le déficit actuel des deux clubs? Y a-t-il des arriérés d’URSSAF impayés? Le BO court-il un vrai risque de se retrouver en fédérale après une sanction financière? On voit clairement que pour  Blanco et Mérin, la rétention d’information est une façon d’asseoir leur autorité. Il semble pourtant évident que les supporters préfèreraient dans leur majorité que les deux clubs restent des entités séparées, quitte à s’affronter dans le cadre d’un derby de Pro D2. La connaissance de la situation financière réelle des deux clubs aiderait chacun à se faire son opinion sur une éventuelle fusion. Cette transparence a un nom : cela s’appelle la démocratie, mais c’est visiblement le cadet des soucis des deux présidents actuellement.

L’intérêt des clubs ou l’intérêt des présidents?

Et comme en politique, on est bien obligé de se poser la question de savoir à qui profite la manœuvre actuelle? Même s’il dément encore, avec à peu près autant de conviction qu’il niait un rapprochement possible avec l’Aviron, il est évident que Serge Blanco rêve de la présidence de la FFR. Alors que l’aura de son principal rival, Bernard Laporte, ne cesse de croître, Serge Blanco doit faire des cauchemars en se demandant comment il peut être élu, si son club de cœur est relégué en fédérale. Manu Mérin, de son côté, a démontré son envie de demeurer président, en rachetant les actions d’Alain Afflelou et en trouvant 21 actionnaires représentant 1,7 million d’euros pour garder la majorité. Il a réussi ainsi à sauver, au moins provisoirement, son poste. mais est-ce qu’un tel « émiettage » financier sert véritablement le club? On peut en douter. Ces deux ambitions humaines sont parfaitement respectables, mais méritent-elles d’entraîner les deux clubs dans une fusion que peu de gens souhaitent?

Croire qu’un déficit rajouté à un autre déficit peuvent faire la richesse, c’est de l’optimisme indéfectible ou de la con…fusion mentale?

Vraiment aussi Zigorrible que cela?

ZIGOR 049On ne remerciera jamais assez le sculpteur Kepa Akitxo, plus connu sous le nom de Zigor, pour l’engouement qu’il a suscité vendredi 8 mai, sur le parvis des halles de Biarritz. Étourderie des services techniques ou nécessité pour préparer la mise en eau, la statue-fontaine, jusque-là soigneusement bâchée, que Didier Borotra avait commandée en douce, officiellement sans en informer ses adjoints Brisson et Veunac, a été momentanément visible avant de repartir sous sa housse. En deux heures de temps, l’œuvre de Zigor a suscité une affluence presque comparable à celle que connait annuellement la très désertée Cité de l’Océan.

Travaillant juste à côté sur le parvis des Halles, la marchande de textiles se marre : «  Je guette un commentaire positif depuis deux heures, mais je n’en ai pas encore entendu un ».  Et c’est vrai que c’est un spectacle que de voir les vieux Biarrots poser le cabas et se laisser aller à dire ce qu’ils ont sur le cœur. « On dirait un étron »…« Encore une grosse merde que nous a léguée Borotra. Il ne manque plus que sa statue dessus et on aura un symbole parfait de ce qu’a été la fin de son règne« … « S’ils en font une fontaine à pastis, peut-être qu’on reviendra… »

ZIGOR 050Heureusement, un modéré surgit dans la foule des badauds pour tempérer le propos : « Je ne suis pas un grand fan, mais je trouve très bien que ce soit un artiste local qui en soit l’auteur ». Par rapport à toutes les critiques des Biarrots sur la Cité de l’Océan, c’est presque un plébiscite.

Michel Veunac, pour sa part, s’est déclaré en plein conseil municipal « très fan » de l’œuvre. Il doit déjà frétiller du ciseau à l’idée de couper le ruban tricolore le jour de l’inauguration et va être très agacé par la publication de ces photos. Bisque, bisque, Basque!  se gardera bien d’intervenir dans la polémique sur l’élégance ou l’absence d’élégance de cette statue. Il continuera juste à se demander comment Didier Borotra a pu commander et choisir seul une statue, sans en informer son conseil municipal et pourquoi le nouveau maire n’a pas demandé de comptes à son prédécesseur sur ce manifeste abus de pouvoir.