Fusion, confusion ou fusion à la c…

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Même quand il expose ses sculptures, Bernard Ithurbide a toujours une pensée pour le BO.

Ancien conseiller municipal communiste, Bernard Ithurbide a grandi avec le maillot rouge et blanc. Quand il le peut, il tient la permanence du musée du BO. Pour autant, il est opposé à l’avance consentie par la mairie à son club et ne souhaite pas une quelconque fusion avec l’Aviron. Voici le texte qu’il nous a fait parvenir.

Au risque de redites, quelques remarques sur ce sujet qui préoccupe plus une partie de la population et les médias que la situation économique du pays. Bouleverser l’histoire sportive et notamment rugbystique de deux villes parce que les résultats sportifs n’ont pas été à la hauteur des espérances tant des supporters que de celles et ceux qui ont «mis au pot » me parait tout à fait déraisonnable.

Quand on place de l’argent et des espoirs dans une initiative quelconque on peut et on doit s’attendre à des désillusions. Le rugby étant devenu professionnel il fallait des bases financières solides qui n’existent pas dans  notre environnement. Je veux parler d’industriels s’engageant dans le mécénat ou le partenariat comme c’est le cas dans bon nombre de clubs. Certes Oyonnax fait exception (quoique !) mais ne dit-on pas qu’une hirondelle ne fait pas le printemps ?

On pourrait, en poussant un peu loin le bouchon de la provocation, suggérer la fusion Biarritz-Olympique, Aviron-Bayonnais, Section Paloise comme c’est le cas pour Clermont, Toulouse, Toulon, Agen, La Rochelle, Brive, Racing 92, Stade-Français, seuls clubs en Top 14 de leurs départements respectifs.

Comme bon nombre d’autres clubs historiques le font aujourd’hui, je pense qu’il faut assumer ses propres difficultés et non pas attendre de miracle (même Lourdes ne l’a pas fait avec Tarbes !) de la fusion. La fusion serait un emplâtre sur une jambe de bois – et chacun sait qu’au rugby les jambes de bois sont proscrites.

Pensons aussi à celles et ceux – sportifs ou administratifs – qui peuvent se retrouver sans emploi du jour au lendemain dans une période de chômage croissant. Être « sport » c’est aussi penser aux autres et « jouer collectif ».

Sachons garder les pieds sur terre. La raison doit l’emporter. Le BO en Pro D2 est à sa place au vu des dernières saisons. Aux dirigeants et aux joueurs de se mobiliser. Il y a au Pays Basque de jeunes joueurs de valeur. Pour se proclamer club du Pays Basque encore faut-il puiser dans les ressources locales. Faisons avec eux le nécessaire pour gagner sur les terrains le droit de remonter dans l’élite.

Mais peut-on se prétendre club du Pays Basque quand on sait que Bayonne était gasconne jusqu’à l’usurpation du « titre de capitale de la province du Labourd » à la commune d’Ustaritz et qu’à Biarritz, ville gasconne et basque, on ne parlait le basque qu’à partir d’Harrausta (quartier dont il est beaucoup question en ce moment pour des raisons autres que rugbystiques.)

Ne chantait-t-on pas autrefois, le BO est bâti sur pierre, l’Aviron sur du chocolat, et le BO oui, oui, oui et le BO non, non, non et le BO ne périra pas ! Reprenons au vol ce refrain et ne comptons  pas sur une fusion « miraculeuse » pour sortir notre club des difficultés.

L’argent des impôts des Biarrots a son utilité dans bien d’autres domaines que le sport professionnel et le prétexte de l’entretien des tribunes parait assez léger d’autant qu’il n’y aurait que quatre rencontres par saison.

Bernard Ithurbide

5 réflexions sur “Fusion, confusion ou fusion à la c…

  1. Après le naufrage de la « Cité de l’Océan » le remplissage permanent de ce tonneau des Danaïdes qu’est le xahako percé du BOPB est en passe de transformer notre paisible ville de retraités insouciants en refuge précaire de « 20000 vieux sur les nerfs » ….

    • Il ne reste plus que vous pour traiter BIARRITZ de  » ville de retraités insouciants ». Une remise à niveau parait nécessaire.

      • C’est du second degré car comme tout le monde je connais les « angoisses » de la population biarrotte (Biarritz 3ème ville de France pour le pourcentage des plus de 60 ans …après Menton et Vichy) qui craint le bruit, les crottes de chien et les jeunes qui ne sont pas encore vieux dans leur tête …

  2. Je n’ai pas encore d’avis définitif sur la fusion, hors sentiment, car j’ai bien compris que les sentiments et l’amour du maillot dans le sport pro étaient comme la brume sous le soleil, mais il est anormal de donner cette énième subvention. 2.2 M. en 2 ans, c’est indécent. Encore plus pour du sport.
    Car ce n’est que du sport. Du rugby. Quel club, quelle association pourraient avoir ces faveurs municipales ? Aucun.
    Sans rentrer dans une démagogie de comptoir, ces 1,5 M. d’euros auraient été bien utiles ailleurs. Le BO est une SASP, une entreprise. Une entreprise mal gérée, qui donc devrait suivre le chemin de toutes les entreprises mal gérées.
    Ne vient-on pas de donner des millions pour un club qui n’existera peut-être plus dans 15 jours ?
    Et quand bien même, est-ce à une ville endettée et donc à ses habitants d’éponger la dette ?

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