Cité de l’océan : les Biarrots vont encore payer

Cité de l'océan

400 000 € vont encore être engloutis par la Ville pour tenter d’attirer quelques visiteurs-fantôme, qui vont repartir en hurlant qu’on ne les y reprendra plus…

Veunac plus fort que Blanco! Alors que l’ancien meilleur arrière du monde n’a finalement pas convaincu les Bayonnais de venir mettre au pot pour son cher BO, le gendre idéal qui dirige Biarritz vient de réussir un fort joli fric-frac à l’Agglomération, après avoir cajolé ses collègues et permis à Jean-René Etchegaray de prendre pied au Conseil des élus du Pays basque, comme Bisque, bisque, Basque! l’a raconté le 27 mai dernier.

Les Bayonnais, mais aussi les habitants d’Anglet, de Bidart et de Boucau, vont donc être tout à fait ravis d’apprendre que leurs impôts vont servir à boucher le trou sans fin de la Cité de l’Océan, à hauteur de 400 000€. Ce symbole absolu des dépenses somptueusement bêtes de la ville de Biarritz, Didier Borotra l’avait voulu seul contre tous et on ne voit pas bien pourquoi les habitants de l’Agglomération doivent désormais payer pour les lubies du monarque déchu et un équipement pseudo-culturel spécifiquement biarrot… Mais les maires, très occupés par leurs petites stratégies personnelles, ont décidé, en contribuant partiellement à une recapitalisation d’un montant prévu de 1,6 million d’euros, de venir en aide à ce pauvre Michel Veunac qui sait si bien tendre la main et faire pleurer l’auditoire quand il évoque sa Cité naufragée.

Borotra décide, les Bayonnais (et les autres) paient

Bêtement, on s’imaginait que le rôle d’une agglomération consistait à mutualiser le ramassage des ordures ménagères ou à organiser le transport scolaire pour générer des économies bénéfiques à tous, mais visiblement nos élus ceints de tricolore en ont décidé autrement. Quant à la préfecture, interrogée par nos soins sur cette étrange utilisation de l’argent public, elle affirme ne rien trouver à redire à ce gaspillage, puisque « le développement économique fait partie des attributions de l’Agglomération« . Il n’est pas prêt de sortir du marasme, le Pays basque, avec de tels investissements!

Poursuivant sa quête désespérée de fonds, Michel Veunac s’est aussi tourné vers la Région. Et, voyez, comme ça tombe bien, Alain Rousset vient de se souvenir que des élections régionales allaient avoir lieu et que l’aide du MoDem pouvait lui permettre de conserver son trône. Il ira donc de sa consistante obole. Ajoutez un petit peu d’argent de poche du Conseil départemental, où sévit le terrifiant opposant à Veunac, Max Brisson, toujours présent sauf les jours de chutes de neige, et l’on approche de la recapitalisation de 1,6 million d’€ souhaitée par notre grand communicant. Pour faire chic, Michel Veunac avait aussi évoqué une participation de Suez et de la Caisse des Dépôts, mais elle ne semble plus d’actualité. C’est bien de l’argent public et uniquement de l’argent public qui va être jeté dans ce puits sans fond qu’est la Cité de l’Océan.

Et pan! 400 000 € à sortir pour les Biarrots

Mais les Biarrots auraient bien tort de sourire des malheurs de leurs voisins, car eux aussi vont mettre la main à la poche, et pas qu’un peu! Comme Tsipras face à ses créanciers européens, Michel Veunac a été prié de participer à l’effort collectif pour sauver la Cité de la noyade.

Si nos informations sont bonnes, lors du prochain conseil municipal du 23 juillet, le bon Michel va expliquer son plan de relance et demander à sa majorité et à ceux de son opposition qui ne trouvent rien à redire sur sa gestion, de voter une subvention de 400 000 €. Compte tenu de la situation financière actuelle, et de l’endettement de la Ville (lire l’analyse de Jean-Benoît Saint-Cricq dans l’impertinent déchaîné), c’est une vraie folie, mais ce n’est pas le genre de détails susceptible d’arrêter les deux rois de la planche à billets que sont Veunac et Lafite.

Veunac persiste dans les attractions des années cinquante

réalité virtuelle

Le problème de Veunac et Lafite, c’est qu’ils ne quittent jamais leurs casques de réalité virtuelle et refusent de voir que la Cité de l’océan, telle qu’elle est conçue, est vouée à l’échec.

Lors du dernier conseil municipal du 17 juin, le débat sur la Cité de l’Océan a complètement été occulté par la subvention d’1,5 million d’€ versée aux BO. Pourtant, François Amigorena, qui se lâche beaucoup plus depuis qu’il s’est fait retirer ses délégations d’adjoint, a tenu des propos fort intéressants sur le sujet, rappelant que le déficit s’élève à 682 000 € pour l’exercice 2013 et 597 000 € en 2014 : « Dans ces conditions, les 1,6 millions de recapitalisation seront consommés en deux ans, au rythme des pertes actuelles » François Amigorena enfonce ensuite le clou sur l’affligeant contenu proposé au public : « Nous sommes en 2015. Un Français sur trois possède une tablette numérique. Inutile donc, de compter les séduire avec des animations sorties d’un film de science-fiction des années cinquante » . Et il fustige par avance l’attraction sur laquelle compte Michel Veunac pour faire enfin entrer les visiteurs : « Les casques de réalité virtuelle, qui serviront à la dimension surf, seront disponibles auprès du grand public, début 2016, pour un prix compris entre 400 et 500 €, prix qui va baisser très vite ».  Avec un peu de chance, Biarritz va réussir à attirer trois visiteurs en deux jours avant que cette attraction ne soit périmée.

 Nous voilà loin des incantations de Michel Veunac « Je vais vous faire aimer la Cité de l’océan ». Une fois de plus, jeudi prochain, les Biarrots vont voir leur argent s’évaporer dans un projet voué à l’échec, tant qu’il ne sera pas totalement repensé… Mais si Veunac avait des idées originales, ou même des idées tout simplement, il y a bien quelqu’un dans cette ville qui s’en serait aperçu.

Quand Borotra soignait l’addition  à plaisir

Le monde des spécialistes des aquariums est étroit et tout finit par se savoir. Les entrepreneurs qui ont postulé au réaménagement du Musée de la Mer en 2008, ne sont toujours pas revenus des négociations qu’ils ont menées avec l’ancien maire de Biarritz et ils en parlent encore. Quand ils présentaient un devis, Didier leur répondait : « Ce n’est pas assez cher! ». Le grand bâtisseur visionnaire était bien décidé à laisser à ses successeurs l’addition à payer pour le Musée de la Mer et la Cité de l’Océan, en souscrivant un partenariat public-privé (PPP). Pour justifier la manœuvre, jugée par la suite illégale, il fallait bien que la somme dépensée soit rondelette. Et on s’étonne maintenant de l’état des Finances de la Ville!

5 réflexions sur “Cité de l’océan : les Biarrots vont encore payer

  1. Terrible entêtement d’élus qui ne savent pas quoi faire et font ce qui est le plus simple : continuer dans le même direction jusqu’au mur….
    La proposition de Mr St Criq avait du sens : un musée (bien sur il conviendrait de réinvestir afin de transformer cette bâtisse afin qu’elle soit en mesure d’accueillir de belles expos avec de grands musées FR ou ES).
    Dommage que ce beau bâtiment très bien situé ne soit pas plus et mieux exploité. les jeudis de l’océan sont un premier pas dans la direction de la diversification, mais pourquoi diantre un seul soir par semaine alors qu’en juillet / aout on pourrait aussi faire quelque chose chaque week end??

    Le Wheels and Wave a attiré 10.000 personnes durant 4 jours et il semble que la mairie ne soit pas très chaude pour continuer… ils vont partir à SanSé qui va se réjouir de les accueillir ….

    Biarritz, une marque mondialement connue, une belle endormie, une jolie petite ville pour les bourgeois à la retraite qui veulent rester entre eux….

  2. En juin 1972,l’entrepreneur Didier BOROTRA faisait construire,déjà à « La Négresse »-face à la Gare,allée du Moura un petit bâtiment industriel pour y loger une usine de fabrication de lits pour handicapés . La Société « Lit-tous-soins » était née(RCS-Bayonne n°58208666)! Pas pour longtemps avec un tel gestionnaire parmi d’autres, Il termina en quenouille! Le « didier-jumeau de l’autre RPR, se lança en politique où les échecs de constructions et d’entreprises seront assumés par la collectivité des contribuables! Donc il se rapprocha du « fumeux Guy Petit » ancien ministre de Pinay qui courait très vite dans les rues de Biarritz poursuivi par le nommé Béidas qui lui tirait des coups de révolver pour des « affaires » que l’organisation judiciaire n’eut jamais à connaître,dit-on (Comme quoi il n’y a rien de nouveau dans ce très bas monde:)! Mais Guy Petit devant ,enfin ,finir sa carrière de « politicard », il lui restait sur les bras des camionnettes d’archives « dites très délicates si elles tombaient sur un justicier de son opposition ». ! Didier Borotra fut aidé par Guy Petit pour accèder contre Bernard Marie, à la mairie de Biarritz et Borotra accepta d’en discuter à Arbonne où se trouve les magnifiques propriétés des descendants du maréchaliste tennisman Borotra avec…. ses garages pour camionettes et autres véhicules!…Depuis les actions délictueuses de Borotra,dont les 5600 PV -sautés sans protestation des VINCI-pourtant volés dans ses recettes ni d’aucun politicard-élu au conseil municipal chargés de défendent leurs électeurs contre toutes prévarications, se heurtent à l’inertie des organisations judiciaires …qui, faut-il le dire n’ont rien à voir avec la JUSTICE-vertu morale, etc…etc…A suivre…!

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