Les besogneux

Les besogneux

À tombe-ballon, nul doute que le XV de France fait partie de l’élite mondiale.

De la même façon que l’humoriste parisien Ferdinand Lop, dans l’entre deux guerres, préconisait de supprimer le wagon de queue des trains, source de tous les accidents, on devrait interdire le dernier match amical de préparation d’avant mondial, tellement il est évident que pour tous les joueurs, la hantise de se blesser et de ne pouvoir participer à la compétition l’emporte sur l’envie de jouer.

Alors que la Fédération française de rugby avait dû distribuer force billets gratuits pour remplir le Stade de France à l’occasion de ce match sans enjeu contre l’Écosse, la seule surprise de cette rencontre se produisait au moment de l’exécution des hymnes. C’est a cappella, que les spectateurs et les joueurs entonnaient le magnifique Flower of Scotland  et la très guerrière Marseillaise.

Étonnez-vous après cela que les joueurs aient livré ensuite une partition mezza voce où les maladresses, les ballons tombés et les intentions de jeu avortées remplissaient le match, finalement remporté de justesse 19 à 16 par le XV de France, après un essai de Seymour à la 61e et un essai de Nakaitaci à la 73e.

Pathétique Saint-André

Il n’est que notre clairon national, qui n’a jamais manifesté le moindre sens de la mesure, pour entonner le chant de la victoire. « On va partir plein de confiance » affirme sans rire Philippe Saint-André à L’Équipe. C’est oublier un peu vite, qu’avec le panache qui était encore, il y a peu, notre marque de fabrique, l’Écosse a refusé de tenter une pénalité face aux poteaux à quelques secondes de la fin, préférant une victoire possible à un nul. C’est oublier aussi ces six mêlées successives sous les poteaux écossais, sans que le pack français ne parvienne à faire la différence. Et l’on aura une pensée pour François Trinh-Duc et Rémy Lamerat, devant leurs téléviseurs, qui ont dû se demander, au vu des prestations de Frédérick Michalak et Alexandre Dumoulin, pourquoi ils n’étaient pas du voyage anglais.

Contrairement à l’entraîneur national, les petits facétieux de Boucherie ovale qui sévissent sur Twitter, ont au moins eu le mérite de nous faire rire pendant ce match d’un ennui mortel. À eux le mot de la fin :

« Point positif : on a gagné. Point négatif : le monde entier a vu que les Écossais sont meilleurs que nous ».

Une réflexion sur “Les besogneux

  1. François Trinh-Duc absent c’est une incompréhension mais Lamerat non car si ils ne se blessent pas, le tank Bastaraud et l’esthéte Fofana forme la meilleure paire à mes yeux. En ce qui concerne le jeu, effectivement l’équipe du chardon était plus au charbon que les hommes du coq qui avaient les pieds collés dans la boue de la basse cour. Moi, personnellement, en ce qui me concerne je suis en manque de Brice Dulin qui lui seul peut mettre le feu dans la défense arrière mais P S A va surement garder le joueur d’origine étrangère Spedding pour son gabarit et ses « pas mauvais » matches…

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