Leçon de démocratie à Anglet

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Un bus avec une mini exposition à l’intérieur pour montrer les évolutions possibles et, à l’extérieur, des conseillers de quartier qui donnent tous les détails et collectent les bulletins remplis par les habitants.

Claude Olive, le maire d’Anglet, est en passe de réussir son pari : doter  la ville qu’il dirige d’un véritable centre-ville. Depuis l’ouverture des halles, la place des Cinq-Cantons devient un lieu de vie très prisé des habitants, même s’ils déplorent le côté un peu froid des lieux depuis son réaménagement.

Pour cette raison, une consultation publique a été lancée les 25 et 26 octobre pour que les habitants donnent leurs points de vue sur les améliorations à apporter, tandis que des conseillers de quartier leur expliquent, plans à l’appui, les contraintes existantes. Une initiative qui a rencontré beaucoup de succès.

Voilà qui pourrait donner des idées à l’équipe municipale de Biarritz. Pourquoi sur un sujet aussi controversé que la relance de la Cité de l’Océan et l’achat de nouvelles attractions ludo-scientifiques, Michel Veunac, qui apparait plus seul contre tous que jamais, ne demande-t-il pas le point de vue de la population?Démocratie Anglet 02

Parce que la démocratie, c’est avoir le sentiment que l’on n’est pas omniscient et rester à l’écoute de ses concitoyens. Tout ce que l’équipe dirigeante de Biarritz ne fait pas actuellement.

Ne manquez pas dans La Semaine du Pays Basque, le point de vue très courageux de Maïder Arostéguy, qui explique pourquoi elle ne croit pas au plan de relance de la Cité de l’Océan proposé par Michel Veunac.

Pauvre Virginie, sacré Bruno!

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Sympathique mais pas très charismatique, Virginie Calmels, cramponnée à son pupitre, a paru bien tendre en comparaison de Bruno Le Maire : taper à bras raccourcis sur les socialistes, ne suffit pas à faire un programme.

Si « L’exactitude est la politesse des rois« , Virginie Calmels et Bruno Le Maire, venus en meeting, le 20 octobre à Anglet, et arrivés avec 45 minutes de retard, montrent qu’ils ont encore des progrès à faire, avant d’être à la hauteur du titre suprême qu’ils convoitent chacun de leur côté. Dans la salle des fêtes, bondée comme jamais, et où une bonne partie de l’assistance a dû rester debout,  l’ex-ministre de l’Agriculture se met immédiatement le public dans la poche en expliquant son manque de ponctualité par un nouvel excès de vitesse, en racontant ses stages réguliers pour retrouver des points de permis ou en révélant les moqueries d’un moniteur lui disant « Avant, vous aviez les motards devant et maintenant, vous les avez derrière!« . Sans doute un peu grisé par les applaudissements, Bruno Le Maire ira même jusqu’à se contredire, quelques instants plus tard, en affirmant qu’il était installé avant le meeting, dans le bureau de Claude Olive, en vacances cette semaine, et que le lieu lui a paru tellement confortable qu’il allait briguer la mairie d’Anglet et renoncer à un mandat national, « ce qui fera sans doute plaisir à certains« .

Mais le public des ex-UMP, devenus républicains (… Je ne m’y ferai jamais à ce détournement d’un des plus beaux mots de la langue française au profit d’un parti!) est bon enfant et décidé à applaudir à tout rompre le moindre propos proféré par la candidate aux régionales ou par le candidat aux primaires de la droite.

Virginie Calmels ouvre le bal des discours. Si l’on se réjouit de voir arriver de nouvelles têtes en politique, si l’on ne veut surtout pas être taxé d’antiféminisme primaire, disons-le clairement, le discours de Virginie, sympathique, énergique, mais tellement primaire, relève pour le moment du cours élémentaire deuxième année et d’une mention « appliquée, mais peu douée. Peut mieux faire »… Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne réussira pas un jour.

Petites roueries pour public conquis

Calmels Le Maire

Ce n’était pas très difficile, mais Bruno Le Maire, par son talent oratoire, par son sens de l’anecdorte, s’est mis toute la salle dans la poche.

Pas encore de programme officiel, puisque la liste n’est définitive que depuis le matin, mais quelques roueries pour récolter des applaudissements enthousiastes. Des remerciements interminables à toutes les personnalités locales présentes, des attaques en piqué sur le gouvernement socialiste « On en a marre de travailler dur et de subir le matraquage fiscal des classes moyennes« , une évocation systématique de son parcours dans l’entreprise -comme si la fréquentation d’Endémol ou de Canal + permettait d’affirmer qu’on est dans la vraie vie!- et une affirmation catégorique : « Il nous faut des élus neufs, volontaires, courageux » Suivez mon regard!

Virginie Calmels se moque ensuite d’Alain Rousset « Jamais invité sur les plateaux télé« , contrairement à elle, (voilà un critère probant quand on sait à quelle vitesse la télé brûle ce qu’elle a adoré!), avant de balancer des promesses tous azimuts en direction des chômeurs, des jeunes, des femmes, du patrimoine (« en commençant par la rénovation de nos églises »), des agriculteurs et des artisans. N’en jetez plus!

« Aliénor » en rosit de plaisir

Tandis que Virginie Calmels se rassoit, on se dit que les organisateurs n’ont peut-être pas eu une bonne idée de réunir dans le même meeting Virginie Calmels et Bruno Le Maire. Un peu comme une maman, trop aimante, qui, pour fêter la victoire de son fils, capitaine de l’équipe minime de rugby d’Ustarritz, demanderait à Sébastien Chabal de venir passer une tête dans les vestiaires. À qui va-ton s’intéresser?

Ce que l’on pressent, arrive. Tandis que Calmels est laborieusement restée scotchée derrière son pupitre, Le Maire s’empare du micro, déambule dans l’allée centrale, joue la complicité avec la foule, multiplie les anecdotes de proximité qui font chavirer de bonheur la salle. Et ça, du talent oratoire, il en a, l’ancien élève de Normal Sup! Et contrairement à Nicolas Sarkozy, qui aux dernières nouvelles n’est toujours pas venu à bout de « La Princesse de Clèves« , il n’écorche pas la langue française.

Se sachant en famille, Bruno Le Maire ne recule devant aucun effet de manche pour galvaniser la foule et l’inciter à distribuer des tracts pour « cette dernière bataille territoriale avant la grande bataille nationale ». Après un couplet sur le cumul des mandats qui déchaînera la foule, Le Maire assène « Voter pour le FN, c’est mettre un bulletin de vote pour le PS ». Avant d’oser comparer Virginie Calmels, qui en frétille de plaisir sur sa chaise, à Aliénor d’Aquitaine et de souhaiter que la candidate aux Régionales devienne « reine d’Aquitaine, reine de Poitou-Charentes et reine du Limousin ».

Une reine qui,  après avoir bien insisté sur le besoin d’élus neufs, aura tout de même un mot pour « ceux qui, comme Max Brisson, ont accepté le jeu du renouvellement et ce n’est pas toujours facile« . Debout contre un mur, même pas convié à s’asseoir avec le gratin politique régional, Max Brisson a péniblement opiné, mais pour le « volontaire écarté d’office » la pilule a visiblement du mal à passer.

Et pendant ce temps, j’ai même vu des républicains de Biarritz, venus pour la réunion, rire sous cape…

Non, n’insistez pas, je ne vous donnerai pas les noms!

Géronimo bat tous les records

Géronimo retouché

Géronimo, vu par le dessinateur de presse, natif d’Arcangues, Dominique Mutio.

Vous êtes plus de trente-mille, depuis vendredi soir, à avoir lu l’article racontant comment, lors du match BO-Lyon, l’ancienne mascotte du BO a passé la soirée au stade surveillé par deux agents de la sécurité.

Samedi soir, le record toutes catégories, depuis que ce blog existe, a été battu avec 17 006 lectures de l’article « Ce Bo n’a ni cœur, ni mémoire, ni imagination« . Et contrairement aux chiffres de ventes annoncés dans la presse écrite, parfois très approximatifs, un ordinateur a le mérite d’être imperturbable dans son décompte.

Et surtout, ce qui a fait chaud au cœur de tous les nostalgiques de l’indien, entre les SMS, les réactions sur twitter, les commentaires sur ce blog ou les appels directs à l’intéressé, on dénombre plus de sept cents manifestations de sympathie.

Géronimo BO LYon 005Toutes ces réactions montrent à quel point tous ceux qui aiment le rugby et qui aiment Biarritz sont scandalisés par la mauvaise manière faite à un des personnages les plus emblématiques de Biarritz.

On murmure, que lors du prochain derby opposant l’Aviron à Biarritz, Géronimo recevra de la part de Pottoka et du public bayonnais l’hommage que sa Ville aurait dû lui rendre. Et sans policiers à ses trousses, cette fois!

Décidément, que ce soit au classement ou à la chaleur humaine, Bayonne devance nettement Biarritz ces temps-ci.

L’étonnante organisation de la mêlée bok

Mêlée Afrique du Sud retouchée 2

Seules les vues aériennes (ici à la 36e minute) permettent de décrypter le positionnement très original des Springboks en mêlée. (Capture d’écran TF1)

Nul doute que la première ligne galloise, régulièrement enfoncée par les Sud Africains à chaque mêlée, n’est pas prête d’oublier son quart de finale de Coupe du Monde à Twickenham. Surtout que, c’est une mêlée, qui a permis à l’Afrique du Sud d’inscrire l’essai victorieux à la 72e minute. Si les entraîneurs adverses ont probablement scruté à la loupe le placement pour le moins atypique de la mêlée sud-africaine (sans pouvoir le contrer pour le moment), quel dommage que les commentateurs ou les consultants ne cherchent pas à faire partager leur passion ovale au grand public, à l’occasion de cette Coupe du monde, en expliquant à quel point les « trouvailles » et la créativité jalonnent l’histoire de ce sport.

En mêlée, contrairement à ce que croient les profanes, il ne suffit pas d’empiler les kilos pour être efficace, mais organiser la force collective du huit de devant avec une stratégie bien précise. C’est ce que les Argentins avaient « découvert » dans les années soixante-dix avec leur fameuse « Bajadita », où les piliers inversaient leurs appuis pour concentrer leur force sur le talonneur adverse.

Dans cette « bajadita » revisitée, version sud-af’, tandis que Jones et Charteris, les deuxièmes lignes gallois, positionnent leurs corps en parallèle, laissant un espace conséquent  pour que leur troisième ligne centre Faletau, cale l’édifice avec les épaules (comme on peut le voir sur le cliché), les Sud-Africains Etzebeth et De Jager, comme leurs adversaires, laissent l’espace habituel au niveau des épaules, mais se resserrent au niveau des hanches, ne laissant que la place du cou au numéro 8 Vermeulen pour verrouiller l’ensemble. Avec cette position en forme de flèche inversée, et en poussant les piliers adverses sur l’extérieur, il est évident que le pack adverse a toutes les chances d’imploser au niveau de son talonneur et que l’on se protège, par cette organisation, du risque de se faire siffler par les arbitres.

Anciens premières lignes et autres amateurs de rugby, ne ratez surtout pas la demi-finale opposant l’Afrique du Sud à la Nouvelle-Zélande et regardez comment les Blacks, les joueurs les plus créatifs du monde,  vont arriver – ou pas!- à contrer la machine de guerre sud-africaine.

Ce BO n’a ni cœur, ni mémoire, ni imagination

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Deux responsables de la sécurité n’ont pas lâché d’un mocassin Géronimo, pendant tout le match contre Lyon. Comme si, celui qui a été pendant vingt ans la mascotte du BO pouvait faire quoi que ce soit contre son club de cœur! (Photos de Daniel Velez)

Géronimo, venu assister au stade Aguilera à un match de son cher BO, et surveillé pendant quatre-vingts minutes par deux agents de la sécurité, c’est aussi incongru que des syndicalistes d’Air France traités par le pouvoir comme des bandits! C’est pourtant le spectacle incroyable qui a été offert aux trop rares spectateurs du match BO-Lyon, qui n’en revenaient pas de voir Robert Rabagny ainsi traité, et qui sont repartis en maugréant après la cinquième défaite consécutive de leur club favori, 16-19.

Une chipolata plantée sur une brochette

Mais décidément, ça devient une spécialité biarrote d’aller chercher très loin ce qu’on a sous la main. Pendant que le maire s’entête dans sa désolante Cité de l’Océan à racheter des attractions qui n’intéressent personne et à payer à prix d’or une exposition chinoise sur les abysses, au lieu de raconter aux visiteurs le gouf de Capbreton, le BO sérieusement en difficulté depuis le grandguignolesque épisode de la fusion ratée, au lieu de resserrer les rangs, vire son porte-bonheur et engage, en guise de mascotte, un grand dadais boutonneux, aussi mobile qu’une chipolata plantée sur une brochette.

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Koxka, la nouvelle mascotte du Bo (à gauche) ressemble furieusement à la mascotte du Stade Brestois.

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C’est Pottoka qui rigole! Autant un Indien, sur le sentier de la guerre à la poursuite des tuniques bleues bayonnaises, avait du sens dans une ville rouge et blanc, autant un corsaire à Biarritz relève de la pure et simple opération de marketing. À moins que le BO n’envisage de fusionner la saison prochaine avec Saint-Jean-de-Luz, vraie ville corsaire, et lui lance des appels du pied?

Quand au choix d’un enfant déluré, il peut être adapté à l’équipe de foot du Stade Brestois, mais certainement pas à un match de rugby. Est-ce à dire que désormais les parties de rugby vont se jouer à toucher à Aguilera? Au passage, on ne donne d’ailleurs pas cher des chances judiciaires du BO, si le créateur de la mascotte brestoise s’avisait de faire un procès pour contrefaçon. Mais, c’est bien connu, les caisses du club sont pleines à ras bord et l’imagination est au pouvoir.

Venu pour dire merci

BO-Lyon 04Homme incontestablement généreux, Robert Rabagny était simplement venu dire merci au BO pour les vingt ans de bonheur qu’il lui doit et pour souhaiter bonne chance à son successeur. Il fallait avoir l’esprit sacrément tordu pour penser qu’il pouvait en être autrement. Dès l’achat de son billet, la sécurité s’est concertée pour savoir si elle devait le laisser passer, ce qui aurait été tout de même une grande première dans une enceinte sportive.

BO-Lyon 06En effet, contrairement aux commentaires que l’on peut entendre à droite ou à gauche, Robert Rabagny n’a jamais été rémunéré pour faire la mascotte et y a souvent été de sa poche, lorsqu’il fallait conduire le camion transportant l’indien jusqu’à Bourgoin ou Toulon.

C’est pour cette raison que ceux qui le connaissent bien sont révoltés par l’ingratitude du club à son égard, comme en témoigne l’épisode de la veste.

Comment ça, vous ne connaissez pas l’épisode de la veste? Il mérite pourtant d’être raconté.

Une midinette du rugby

Derrière son air hâbleur, le porteur du costume de Géronimo est resté une midinette du monde du rugby. Comme il se plait à le répéter, il a trois B dans son cœur : Blanco, le BO et Biarritz. Joueur à l’école de rugby avec Serge Blanco, il est ensuite devenu la première mascotte d’un club de rugby professionnel avant d’accompagner les « Galactiques » (heureuse époque!) dans la conquête de leurs trois derniers titres de champions de France. Mais il n’a jamais été autorisé à porter le blazer du BO.

Pour son mariage avec Patricia en 2013, il a tout fait pour obtenir ce blazer, car il ne pouvait s’imaginer habillé autrement pour ce grand jour. Mais le club n’a jamais daigné lui offrir la fameuse veste et il a fallu qu’un joueur lui prête en douce son blazer pour la cérémonie.

C’est une histoire minuscule mais qui montre les dérives de ce rugby professionnel où l’attention à l’autre, le respect des hommes ne sont plus la priorité. Quand les gens s’aimeront dans ce club, auront plaisir à travailler, à vivre et à jouer ensemble, nul doute que le BO abandonnera cette dernière place qui fait désordre dans son histoire.

Mais est-ce pour bientôt?

 ◊ Un très grand merci au photographe Daniel Velez, qui était à L’Équipe, dix ans avant moi, pour ce très beau reportage photos.

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On connait un petit corsaire qui va devoir aller à l’abordage avant d’être aussi populaire que Géronimo.

Immigration, notre richesse, notre avenir…

Merci France 5!

Immigration

Christian, chef d’entreprise d’origine camerounaise, Mohamed médecin marocain exerçant en France ou Julia, vendeuse polonaise, mariée à un Français, voilà aussi la réalité de l’immigration. (Photo France 5)

La presse française se contredit souvent d’une page à l’autre mais n’en a nullement conscience. Ainsi, nombre de plumitifs, lorsqu’ils évoquent la crise économique, déplorent la fuite à l’étranger des jeunes cerveaux français et le coût que cela représente pour notre pays. Mais deux pages plus loin, les Zemmour et consorts, plumes acérées et idées toutes faites, lorsqu’ils traitent de l’arrivée sur notre sol de jeunes cerveaux étrangers (c’est cela l’immigration et pas seulement des sans-papiers qui s’entassent à Sangatte en attendant de rallier l’Angleterre!) continuent à nous jouer le grand air du coût insupportable pour la France. Faudrait savoir!

On ne remerciera donc jamais assez France 5 et les réalisateurs Martine Delumeau et Michel Welterlin pour le magnifique travail pédagogique qu’ils ont accompli avec leur documentaire « Le véritable coût de l’immigration« , diffusé mardi 13 octobre, et que vous pouvez voir en replay, pendant quelques jours.

http://www.france5.fr/emission/le-veritable-cout-de-limmigration

Alors  que presque personne ne prend la peine de démonter les contre-vérités rancies du Front national sur l’immigration, les chiffres réels sont bien loin des clichés répétés à satiété. Non, la France n’accueille pas toute la misère du monde, comme le prouvent actuellement les réfugiés de guerre syriens, qui ne manifestent guère d’enthousiasme pour rejoindre l’hexagone!

Un pays pas très généreux

Avec 200 000 immigrés légaux enregistrés chaque année, nous sommes en septième position mondiale, loin derrière les États-Unis, l’Allemagne, la Russie ou l’Arabie Saoudite. Comme de nombreux Français s’expatrient de leur côté, le solde migratoire est quasiment nul. Et surtout, contrairement à tous les poncifs répétés à l’envi, les immigrés rapportent beaucoup plus à l’État qu’ils ne coûtent.

Comme le dit le démographe François Heran « Quelle que soit notre nationalité, nous coûtons à un État, quand nous sommes enfants et quand nous arrivons en fin de vie, et nous rapportons quand nous travaillons« .

Une immigration qui rapporte

Trente pour cent des immigrés, nouvellement installés en France, ne sollicitent pas la moindre aide. Quant aux autres, pour la plupart de jeunes adultes, même s’ils ont besoin, comme les jeunes Français, d’un coup de pouce pour démarrer leur existence professionnelle, la dépense qu’ils occasionnent à l’État est infime par rapport à ce que rapportera, en impôts directs et indirects, leur travail.

Quant aux deux postes de dépense les plus importants dans la protection sociale, l’assurance maladie et la retraite, il est clair que les immigrés coûtent beaucoup moins à l’État qu’ils ne rapportent et que la sécurité sociale n’aurait aucun problème de déficit si elle n’avait à gérer que les Français issus de l’immigration, généralement assez jeunes et peu malades.

La France reste un pays qui fait rêver beaucoup de jeunes étudiants et l’on pourrait penser que, dans ce domaine au moins, notre pays est obligé de casser sa tirelire. Rien de plus faux! Si l’accueil des étudiants représente une dépense de 3 milliards d’euros en frais de scolarité, cette population dépense chaque année, en logement, nourriture et autres frais 4,6 milliards de francs par an. On l’ignore, mais un étudiant étranger ne pourra venir en France s’il n’a pas 7300 euros sur son compte personnel.

Et les économistes français sont à peu près tous d’accord pour estimer que les ménages immigrés rapportent annuellement à l’État 18,5 milliards de taxes. Pourquoi ce chiffre n’est-il pas plus mis en avant face à la propagande mensongère du Front national?

Un tiers de futurs entrepreneurs

Bien sûr, il y a de nombreuses formes d’immigration, entre le surdiplômé étranger venu tenter sa chance en France et le sans ressources qui va se précipiter sur les boulots pénibles et dégueulasses que notre pays lui réserve. Dans la logique des années soixante, où les constructeurs automobiles recrutaient massivement, 90% des autoroutes et 50% des logements résultent, aujourd’hui encore, du travail des immigrés.

Mais il y a aussi nombre de patrons en puissance chez ces candidats à la nationalité française. Parce qu’il est parfois plus simple de monter un commerce ou de créer une entreprise que de s’y retrouver dans les règles régissant les salariés, presque un tiers des nouveaux arrivants va oser prendre la direction d’une affaire. 25 000 nouvelles entreprises, soit 7% du total ont été créées, l’an passé, par des immigrés.

Reste enfin l’hypocrisie qui entoure ces nouveaux arrivants, que l’on est bien contents de trouver tout en ne leur accordant pas les mêmes droits qu’aux autres. Entre 2008 et 2013, le personnel étranger à l’hôpital a crû de 43%. Dans cette espèce de délocalisation à l’envers, on fait des économies en payant moins des médecins sous prétexte qu’ils sont d’origine étrangère.

Malheureusement, il n’y a là rien de nouveau sous le soleil hexagonal. Lors des deux guerres mondiales qui ont assombri le XXe siècle, des bataillons de tirailleurs sénégalais ou algériens ou de goumiers marocains ont systématiquement été envoyés en première ligne pour les sales besognes. Mais, la guerre finie, l’État qui ne faisait en principe aucune différence entre ses troupes au moment de se faire tuer, n’a eu aucun état d’âme à verser à ses soldats africains ou nord-africains, Français de droit à l’époque, des pensions militaires qui équivalaient au dixième de ce que touchaient les soldats « hexagonaux », sous prétexte que la vie était moins chère dans leur région. Et l’on vous épargnera le discours de ces patrons pour qui la main d’œuvre étrangère doit être une « variable d’ajustement » à adapter en fonction de la productivité souhaitée. On recrute quand on a besoin et on vire quand ça arrange. Voilà ce que le patronat et des racistes qui se cachent de moins en moins essaient de nous faire gober au lieu de souligner l’extraordinaire chance que peut représenter pour notre pays la confrontation de cultures et d’horizons différents. Voilà ce que les Républicains, les vrais et non les pitoyables ersatz de l’ex-UMP, doivent opposer à tous ceux qui sont convaincus que l’avenir de notre pays passe par un repli communautariste.

Comme nombre de petits provinciaux, totalement déboussolés à leur arrivée dans la capitale, Ahmed, Algérien devenu Français et livreur  chez Darty de son état, racontait, lors d’un café partagé, à quel point il avait trouvé la vie difficile à Paris. Avant de confier combien il aime désormais ce pays, et d’avoir cette tendre réflexion qui résume tout : « L’homme est bien obligé de suivre la bouchée de pain là où elle se trouve ».

Un Oxibar Tabac !

Marquise de VéritéSi vous n’avez pas encore fini de rire avec ce pauvre Max Brisson qui s’est fait piquer à l’insu de son plein gré la deuxième place de la liste aux élections régionales, ne ratez pas La Marquise de Vérité dans La Semaine du Pays basque… Elle est toujours redoutablement informée, cette Marquise, et manie la plume d’oie comme personne

Un Oxibar Tabac !

Je dois tout d’abord vous dire que j’ai reçu cette semaine sur ma page Facebook ( que voulez-vous même les vieilles bonnes femmes comme moi s’y mettent !) un charmant message du jeune Chenevière dont je parlais ici la semaine dernière pour me signaler la bonne orthographe de son nom et me confier « Vous êtes apparemment bien informée… » Encore heureux me direz-vous, sinon à quoi pourrait bien servir cette correspondance ? Au passage, ce Chenevière est mignon comme tout avec sa tête d’ange contrarié…  J’ose espérer qu’il m’invitera à prendre le thé un prochain jour, place royale à Pau. Avec une vingtaine d’années en moins, j’eusse aimé qu’il me courtise ! Et j’en aurais fait le maire de Pau en trois coups de cuillère en argent !

Pour le moment il convient de nous occuper de notre poupon « pisseur et pleureur » comme les baigneurs de notre enfance, notre pauvret de Max Brisson. Il ne lui arrive décidément que des misères car voilà que ses deux plus fidèles lieutenants, tous deux secrétaires départementaux adjoints des républicains, le Nicolas Patriarche (mignon comme le veau qui vient de naître) et le Marco Oxibar (un brave garçon carriériste comme pas un, mais qui ne l’a toujours pas commencée en fait quand on constate qu’il n’occupe jusqu’à présent qu’une pauvrette place de conseiller municipal d’Ogeu-les-Bains) viennent d’obtenir son éjection de la deuxième place de la liste des régionales : « Dehors le chipseur ! Salaud de Biarrot ! Goinfreur de chips ! » Et le coup, l’horrible coup vient de réussir avec la complicité de MAM qui, d’un mouvement d’écharpe, l’a étranglé mercredi soir lors de la commission nationale d’investiture à Paris !

Le grand gagnant de l’affaire n’est autre que le petit Oxibar. Mais qui est-il ce fourbe qui lui vole sa place en projetant notre poupon à la huitième place, non éligible en cas de défaite de la droite ? En fait ce garçon voulait être maire d’Oloron à la place de ce cher Hervé Lucbereilh, et député à la place de Jean Lassalle. Mais bon, il n’a pu finalement que trouver refuge dans une ville d’eau, comme on le faisait au moment de l’Exode ! Cependant, il y a un peu plus d’un an, avec son complice Nicolas Patriarche, ils ont soutenu, en tant que jeunes responsables de l’UMP départementale, Max-la-Chips contre vents et marées au moment ou celui-ci ayant perdu la municipale à Biarritz, commençait à susciter des règlements de compte tout azimut et aurait pu terminer « tondu comme en 44 » ! Adieu les bouclettes au Maxou et son poste de secrétaire départemental. Les deux chérubins et notre grand ami Claude Olive ont ainsi sauvé du déshonneur et de la corde, notre beau chipsé.

Du coup, pour le remercier, notre grassouillet poupon a montré un joli paquet de chips au Marco en l’agitant au loin : « Mon Marco, Mon Oxibar-Tabac et PMU inversé réuni, je n’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi ! Toi qui sais ce qu’est l’échec dans la vie politique, puisque tu n’as connu que ça, tu comprends ma misère. Moi qui ne t’avais fait que des crasses finalement, tel un Mauriac plaidant pour Brasillach, tu m’as rendu mon honneur. En récompense, tu auras une place éligible sur la liste des régionales en 2015. C’est plus qu’une promesse, c’est comme si tu étais ma seconde fesse.« 

En bon carriériste, le Marco est rentré tout joyeux à Ogeu : « Fini pour moi cette eau dégueulasse à tous mes repas qui me fait roter, car bientôt j’aurai midi et soir le meilleur bordeaux à Bordeaux ! Et avec les meilleurs paquets de chips qui vont avec !« 

Pauvre petit Marco… Car si Max l’a amené à l’Hôtel du Nord à Pau en janvier dernier pour jouer le petit cake devant la presse, au cœur des négociations avec les centristes pendant la préparation des départementales, ce n’était alors toujours pas gagné pour lui ! Et si le petit Marco en sortant de l’Hôtel du Nord disait à son Bisounours de Max : « Quelle belle atmosphère aujourd’hui« , le sournois à la chips pensait : « Atmosphère ! Est-ce j’ai une gueule d’atmosphère ?« 

Naïf, le Marco était donc parti acheter sa cocarde de futur conseiller régional d’Aquitaine pour mettre derrière le pare-brise de son automobile car Max lui avait assuré formellement la sixième place de la liste : « La dernière éligible en cas d’échec aux régionales. Et avec la Calmels qui se croit encore chez Mickey et qui est aussi gracieuse que Miss-Tick dans la bande à Picsou, et face au charisme et au talent de Rousset, faut pas miser un quart de chips sur notre victoire mon Marco !« 

C’était fait et donc bien fait. Marco n’attendait rien de mieux que la sixième des places pour enfin débuter sa carrière de carriériste à la quarantaine. Et voilà que la Calmels le contacte il y a quelques temps pour lui dire : « Tu ne crois pas, jeune puceau des places vraiment chipsables, qu’il ne serait pas mieux que tu occupes la deuxième place de la liste en Pyrénées-Atlantiques ? Ca ne me dit rien de prendre ce Brisson ! Il me faut de la jeunesse et des ventres plats. Qu’en dis-tu petite bulle pétillante et excitante ?« 

Mais notre Marco, comme il sauva Max en 2014, le sauve alors à nouveau en disant à la Calmels qu’il ne pouvait pas faire à Max pareil coup ! La Calmels n’insiste donc pas et comme notre poupon est confiant, il se bat loyalement pour Aguerre oubliant totalement la sixième place du Oxibar !

De quoi inspirer ce commentaire goguenard à notre délicieux Jean-Jacques l’autre dimanche en allant visiter sa vache préférée en sa ferme de Bidache : « Ostia de ostia ma bonne noiraude ! J’men tape bien le béret par terre que Brisson ne tienne pas ses promesses, du moment qu’il tient les miennes !« 

Oui notre poupon, ma Chère Thérèse-Marie, mérite toute notre  compassion. Car le fait de jouer le jeu d’Aguerre en sixième place, fait que les petits marquis des Républicains ont pu influer suffisamment – aidé en cela par la diabolique MAM – pour rétrograder notre chipseur préféré à la huitième place !

Et si notre Maxounet disait, il y’a quelques jours, au journal La République des Pyrénées à propos des Patriarche et Oxibar voulant l’expulser de tout et lui piquer ses paquets de chips : « Ces attaques personnelles n’honorent pas leurs auteurs », il ne décolère pas depuis et emploie un langage mois polissé : « Oxibar, Oxinar, dire que je me suis fait niqué par ce connaud ! » Et se reprenant en agrégé qu’il est en  en citant Molière : « Au voleur, au voleur, à l’assassin, au meurtrier. Justice, juste Ciel. Je suis perdu, je suis assassiné, on m’a coupé la gorge, on m’a dérobé mes chips. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce? Arrête. Rends-moi mes chips, coquin… »

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi. 

Votre Marie, Marquise de Vérité