Un Tapitoyable retour

Tapitoyable

Voilà trente ans que Bernard Tapie prend les Français pour des imbéciles… Et il continue, en annonçant son retour en politique. Mais qui peut encore être dupe?

Il a débuté dans la chanson, en anglicisant son nom, Bernard Tapy (prononcez Tapaille!), avant de comprendre qu’il ne deviendrait pas une idole des jeunes grâce aux quarante-cinq tours, et de faire fortune comme homme d’affaires. Nul doute possible : à 72 ans, Bernard Tapie connait parfaitement la musique et sait ce qu’il fait en annonçant avec fracas dans Le Journal du Dimanche (20/12/2015) qu’il revient en politique. Car le petit chanteur raté est devenu, avec le temps, un maître chanteur de première dans l’art de manipuler les hommes politiques.

En 2007, l’ancien ministre de la Ville de François Mitterrand avait sorti la grosse caisse, lui qui s’est toujours revendiqué homme de gauche, en appelant à voter Nicolas Sarkozy.

Et voilà comment on gagne le disque d’or! Peu après sa nomination au ministère des Finances, Christine Lagarde, probablement sur ordre, décide de constituer un tribunal arbitral pour clôturer enfin l’interminable litige qui oppose Bernard Tapie au Crédit Lyonnais à propos de la revente d’Adidas. La sentence rendue en 2008 lui est favorable : 243 millions d’euros à titre matériel, 115 millions d’euros au titres des intérêts de majoration du préjudice datant de 1993, et 45 millions d’euros de préjudice moral. Soit 403 millions d’euros au total. (À titre de comparaison, Patrick Dills, après avoir injustement passé quinze ans de sa vie en prison, a été indemnisé à hauteur de 1 million d’euros).

Programme : le disque est rayé

Changement de président, en 2012, avec un François Hollande qui ne porte pas spécialement dans son cœur le nouveau propriétaire de La Provence. Le 3 décembre 2015, la Cour d’appel de Paris condamne Bernard Tapie à rembourser les 403 millions d’euros perçus lors de l’arbitrage de 2008.

Et de façon très prévisible, quinze jours plus tard, l’ancien chanteur donne de la voix et parle de se présenter aux présidentielles de 2017. Avec, comme programme, la lutte contre le chômage des jeunes et la guerre à mener contre le Front national.

Visiblement, le disque est rayé puisque c’est exactement ce qu’il proposait, il y a vingt-trois ans, lors de son intronisation au gouvernement… Avec le succès que l’on sait!

Et déjà à l’époque, la rengaine tapiesque n’était pas neuve. C’est le même qui, en 1986-87, jouait à l’idole des jeunes sur TF1  avec Ambitions, où il affirmait vouloir « rendre le chômage illégal« , tandis qu’il rachetait à tour de bras, pour un  franc symbolique, Terraillon , Look , La Vie claire, TestutWonderDonnay. Avec à chaque fois la même méthode. Tapie ne fait pas dans la variété : il vire une partie importante du personnel et revend ensuite avec une joyeuse culbute. Tapie a toujours affirmé qu’il était un entrepreneur, alors qu’il n’est qu’un fossoyeur.

C’est pour cette raison qu’il faut accueillir avec le plus total scepticisme sa dernière chansonnette électorale : Bernard Tapie se moque de l’Élysée et de la présidentielle de 2017, comme de sa première guitare. À l’entendre, il est ruiné et on voit mal comment, à 72 ans, il pourrait se lancer dans une campagne présidentielle, dont le coût minimal tourne autour des 50 millions d’euros. Mais si par un merveilleux hasard, les médias venaient à prendre au sérieux sa candidature et les sondeurs à lui octroyer un gentil 2 à 3% d’intentions de votes dans une élection qui s’annonce très serrée, il disposerait alors d’un intéressant levier pour se rallier au plus offrant des candidats, moyennant quelque contrepartie comme celle que lui a fournie en 2008 son « ami » Nicolas Sarkozy.

Nanard connait la musique, et pour sauver sa peau, il est prêt à la jouer… Tapitoyable!

Brisson continue la politique à la papa

Brisson Calmels

Comme le prouve cette photo de Sud Ouest, Max Brisson a beaucoup souffert aux côtés de Virginie Calmels « qui n’était pas en phase » ni avec la région, ni avec lui… Et c’est par pur dévouement qu’il est resté!

Cet homme est sidérant avec ses manœuvres d’un autre temps, sa façon de ne jamais honorer ses mandats et de jouer le coup suivant, qui rappellent la Quatrième République. Dimanche soir, après la victoire indiscutable du Front national aux élections régionales, même si le parti de Marine Le Pen n’a remporté aucune région, les hommes politiques de gauche ou de droite ont tous été d’accord pour dire qu’il fallait « faire de la politique autrement« . Et certains, comme Xavier Bertrand ont donné l’exemple en démissionnant de tous leurs mandats pour se consacrer à la présidence de la Région qu’ils viennent d’emporter. Mais pour d’autres, comme Max Brisson, notre dinosaure local, les jeux d’appareil et les postures l’emporteront toujours sur le fond. Si notre homme perd une élection, ce qui lui arrive plus souvent qu’à son tour, c’est toujours la faute des autres, comme il l’affirme sans vergogne dans Mediabask et La République des Pyrénées.

Tout le monde a vu Max Brisson, pendant des semaines, jouer des coudes pour être sur la photo aux côtés de Virginie Calmels, mais à en croire notre Richard Virenque biarrot, c’est à l’insu de son plein gré qu’il s’est dévoué à être présent sur cette liste qui souffrait d’un « déficit de notoriété » et d’une « priorité trop forte donnée aux besoins de renouvellement, de rajeunissement et de féminisation.« . Et en plus « le choix de Virginie Calmels n’était pas en phase avec une région dont la tradition est le radical-socialisme et la tempérance ». Mais qui a entendu Tartarin de chez Brisson dire cela pendant la campagne? Et quand on n’est pas en phase avec une liste, quand on affirme n’y avoir jamais cru, le plus simple n’est-il pas de tout simplement se retirer?

La Semaine du Pays basque, où la rubrique politique est toujours de grande qualité, entre l’impertinente Marquise et les interviews XXL d’hommes politiques locaux, ne dit pas autre chose. Pour Jean-Philippe Ségot, qui a accepté de voir publiée son analyse, Brisson et Lasserre sont les responsables de la défaite de la droite et du centre au Pays basque.

Voilà au moins qui est clair.

Régionales : Lasserre et Brisson, les fossoyeurs du centre et de la droite

Au soir du second tour des élections régionales, en comparant les choses et surtout les chiffres dans notre département, il semble clair que la même sauce concoctée par les mêmes sauciers, a tourné et offre un goût d’aigreur peu ragoûtant ! Des douze départements de la nouvelle grande région, le PS réalise chez nous son meilleur score !

Lasserre, ravagé, a beau dire « Il va falloir tirer les leçons de notre camp pour ces élections », et Brisson « Les têtes de listes centristes n’ont pas réalisé un bon score », il est déjà trop tard pour ce duo qui prétend continuer à bricoler en politique pour ses petits intérêts. Les deux compères ont bien commencé leur dégringolade… Et la principale leçon à tirer de tout cela, est que ces deux personnages font désormais bien partie de cette frange de politiciens dont les électeurs ne veulent plus ! Exactement, ce que disait avec une gravité toute gaullienne, et fort à propos, Bruno Le Maire sur les plateaux de télévision dimanche soir.

La véritable beigne que se ramassent le centre et la droite dans notre département n’est en rien étrangère à la politique départementale déplorable mise en œuvre par Lasserre et appliquée en petit télégraphiste zélé par Brisson, depuis neuf mois. En si peu de temps, le sabordage systématique de la politique sociale et associative (notamment dans le secteur culturel) installée avec volontarisme par le président Labazée et sa majorité d’alors, crée dans l’ensemble de notre département un réel traumatisme et une immense défiance à l’encontre de cette gouvernance.

On sait également, qu’en 2016, Lasserre et Brisson augmenteront par des subterfuges – qu’il conviendra de dénoncer alors méthodiquement – la pression fiscale, manquant ainsi à toutes leurs promesses.

De plus Lasserre, ancien président du Conseil des élus, a trahi beaucoup de ses amis centristes basques avec son petit manège visant à torpiller le projet de l’EPCI. Entouré d’esprits limités au sein même de son cabinet, d’une bande de piètres stratèges en politique – dont le talent est très loin de celui d’un Marc Amestoy – Lasserre n’a pas vu venir le désamour dont il est la victime et qu’il a tant de mal à supporter ces dernières semaines… On sait d’ailleurs qu’il renoncera probablement à se représenter au Sénat, à sa propre succession en 2017. Isolé, rejeté, il se replie déjà en terres béarnaises…

Brisson son complice, quant à lui, porte la responsabilité de l’échec de cette droite républicaine forte et pétrie de valeurs, qui existe depuis toujours au Pays Basque et qu’il a offerte comme une fille facile aux centristes, provoquant un réel écœurement dans son propre camp. La présence d’une Sylvie Durruty en troisième place sur la liste départementale n’a même pas réussi à éviter que la gauche (dans une triangulaire !) dépasse les 50 % des voix à Bayonne.

On imagine ce que les vrais gaullistes, à l’exemple du maire d’Anglet Claude Olive, doivent penser de cette bérézina. Il semble donc grand  temps de reprendre les choses en mains et le Pays Basque mérite une droite de courage et de talent qui traite d’égal à égal avec le centre et non plus en valet servile et soumis.

Après son échec à la mairie de Biarritz en 2014, Brisson n’a finalement tiré les leçons de rien. Dans quelques semaines, fin janvier, les élections départementales internes auront lieu chez Les Républicains. Puis le président du parti, Nicolas Sarkozy, nommera le secrétaire départemental, poste qu’occupe aujourd’hui Brisson et dont il s’est servi goulûment pour son intérêt personnel, même s’il s’est fait finalement et spectaculairement « couillonner » au dernier moment – après avoir pourtant fait toutes les concessions possibles – par les basses manœuvres de Lasserre (imposant Barthélémy Aguerre, le reléguant ainsi en place inéligible). Il n’est donc pas étonnant que le vent de la colère gronde chez beaucoup d’élus des Républicains, chez beaucoup de militants, qui désirent que Brisson ne soit pas reconduit dans ses fonctions et qui comptent désormais sur MAM – candidate à sa propre succession à la présidence du 64 – pour remettre, sitôt réélue, de l’ordre dans la maison départementale.

Chez les socialistes, on a dit dimanche soir que Virginie Calmels fut dans cette élection, « le pire porte-flambeau possible » pour la droite. Dans notre département, ceux qui ont justement porté les flambeaux de la droite et du centre n’ont rien à lui envier… Il est grand temps que la droite basque et béarnaise reparte du bon pied et reconstruise, avec fierté et dignité, sa famille pour espérer demain de nouvelles conquêtes. Et ce dans le cadre éventuel d’un accord avec le centre, mais cette fois, sans y perdre son âme et sa dignité.

Jean-Philippe Ségot, directeur de la rédaction de La Semaine du Pays basque

Un « touriste » a-t-il le droit à la parole?

Touriste et droit à la parole

Sous prétexte que l’on n’est pas né au Pays basque, il serait interdit de parler de l’endroit où on vit? Dangereuse dérive!

Jacky Laborde a l’habitude de solliciter les médias et c’est à son honneur. Après de nombreux échanges courtois avec Bisque, bisque Basque!, en particulier sur des containers remplis de déchets nucléaires largués dans le gouf de Capbreton, son sang d’ancien joueur du BO n’a fait qu’un tour à l’annonce de la sortie de « LA CON-FUSION » et d’un débat sur le rugby, organisé chez Jérôme Thion. Et, comme vous pourrez le constater dans son mail tout y passe. Depuis une réaction sur ce qu’il imagine du livre, qu’il n’a visiblement pas lu, jusqu’à un commentaire sur le « touriste » que je suis qui ne devrait pas s’intéresser à la vie locale… sauf quand on lui demande! Sans réaliser que c’est précisément ce sentiment que seuls les Français d’origine hexagonale ont le droit à la parole qui est en train de conduire notre pays aux violences que nous connaissons. Qu’on se rassure : je ne connais pas du tout Monsieur Laborde, mais je suis persuadé que c’est un mec bien avec qui je boirais volontiers un verre, pour le plaisir de l’entendre me parler du BO d’autrefois. Après notre échange de mails, l’auteur s’est excusé de m’avoir blessé et j’accepte bien volontiers ses excuses. Mais je ne résiste pas au plaisir de publier cet échange qui permettra peut-être à chacun de réfléchir sur « le droit à la parole » qu’il accorde aux autres.

 

Le mail de Jacky Laborde

Par respect pour tous les anciens qui « jouaient  » avec leurs erreurs manifestes et leurs brutalités insupportables mais avec toute leur âme pour une société  plus sociale!

Qui a protesté quand on a démoli les tribunes Henri Haget qui a fait pour le B.O.,…sur le terrain, mille fois plus que Blanco et Kampf réunis ? 

A vouloir foutre la M. on recueille la tempête et on vise l’exclusion, sinon l’ostracisme du « naïf de service »…

Halte à cette pseudo-animation! Vous ne savez pas de quoi vous parlez, chez les autres…! SVP!

Occupez-vous des 5600 PV – sautés sans poursuite par Borotra et le silence face aux 123 000 conteneurs de déchets nucléaires immergés par mes anglais dans la suite du Gouf de Capbreton  face à la Côte Basque! C’est mieux pour le touriste que vous êtes!

Jacky LABORDE, ingénieur-conseil-honoraire, ex-équipier premier-amateur et totalement bénévole du B.O.  Ex équipier premier-amateur-total du BO ( deux fois champion de France de rugby « aérien » et amateur total!) frère de Guy LABORDE, ex-joueur et dirigeant- entraineur équipe première de l’Aviron Bayonnais et champion de France lui aussi!)

La réponse de Bisque, bisque, basque!

Monsieur Laborde,

Alors que nous avions eu, jusqu’à maintenant, des échanges d’une totale courtoisie, je vous avoue que je suis plutôt dérouté par votre dernier mail et les contradictions qu’il recèle.

Mon métier de journaliste consiste à raconter des histoires vraies et si possible de manière plaisante. Vous faites visiblement partie de ces gens qui n’ont pas lu « La Con-fusion, Aviron-BO histoire d’une fusion ratée« , mais qui, grâce à leurs superpouvoirs et à leur omniscience, savent à l’avance ce qu’il y a dedans, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas très scientifique comme démarche pour un ingénieur-conseil.

Sans nous prononcer véritablement sur le fond, à savoir si le BO et l’Aviron doivent ou non fusionner, nous avons pris le parti avec Dominique Mutio et Aïtana Design de rire des péripéties qui ont agité pendant deux mois le charmant pays où nous vivons. Les rugbymen sont en général des personnages truculents et qui ont de l’humour. Lors du débat de mercredi, Jérôme Thion l’a encore démontré. Ne me dites pas que vous êtes l’exception qui confirme la règle!

Car viennent ensuite dans votre mail les mots qui fâchent.

Je vous remercie vivement de vous préoccuper de mon activité journalistique et de décider, comme si vous étiez mon rédacteur en chef, des sujets que je dois traiter, à savoir les procès-verbaux de Borotra et les déchets du gouf. Pas de chance pour vous, « Y’a que moi dans mon parti« , je fais ce que je veux et à partir du moment où ce que j’offre aux lecteurs est gratuit, vous n’avez d’autre choix que de vous en contenter… ou de lire autre chose! Travaillant pour Bisque, bisque, Basque! à mes moments perdus, je n’ai ni le temps, ni les moyens, ni les connaissances scientifiques pour me lancer dans des investigations de plusieurs mois.

Et l’on en arrive à la contradiction suprême de votre mail : vous me reprochez, de façon fort blessante, d’être un « touriste« , c’est à dire quelqu’un qui doit regarder le paysage basque en silence. Dans le même temps, vous me demandez d’enquêter sur les sujets qui vous tiennent à cœur. Où est la cohérence dans tout cela?

Je n’insisterai pas sur cette curieuse conception de la démocratie qui voudrait que seuls les « natifs de » soient autorisés à parler de leur région tandis qu’un « étranger » comme moi, qui ne réside que depuis douze ans au Pays basque, n’aurait aucun droit. Notre pays est trop meurtri en ce moment pour que vous ne sachiez pas où peut nous conduire ce genre de dérive.

Alors, comme définitivement, je souscris au parti d’en rire, je vous rappellerai cette phrase d’Antoine Blondin, répondant à une lectrice qui s’étonnait qu’il ait écrit un article sur Le Moulin Rouge : « Madame, est-ce qu’il est obligatoire d’avoir des plumes dans le cul pour écrire sur ce sujet? »

Bien amicalement.

Jean-Yves Viollier

Branle-bas de débat chez Jérôme Thion

Aff-rencontre-Confusion-(2) (1)Que l’on regrette cette fusion ratée ou que l’on soit soulagé de l’échec, c’est le moment ou jamais de venir au soutien du porteur de ballon et de jouer groupé, mercredi 16 décembre, de 18h à 19h30 aux restaurant Les Coulisses, situé juste à côté de la Gare du Midi à Biarritz. Gentleman, sur les stades comme dans la vie, Jérôme Thion a la gentillesse d’accueillir tous ceux qui le souhaitent, du moment qu’ils sont membres du Parti d’en rire, le seul parti qui ne connaît jamais d’échec électoral. Et comme l’a dit avec beaucoup d’humour Christophe Berliocchi, dans son blog Côte basque people, les tampons seront peut-être rudes pendant le débat que j’animerai, mais les seuls coups échangés auront lieu au comptoir à la fin du match.

Amis bayonnais, vous qui avez eu la surprise de voir des maillots rouges et blancs manifester à vos côtés quand vous vous opposiez à la fusion, voilà un nouveau défi de taille à relever : êtes-vous capables de vous aventurer jusqu’au centre de Biarritz pour venir parler de ce rugby que nous aimons tous, que le maillot soit rouge et blanc ou ciel et blanc? Vous serez accueillis avec tout le respect que nous portons à votre club, et même si on évoquera une fusion à la con, les effusions seront sincères.

« Peut-on rire de tout et même du rugby?« , débat organisé par les éditions Atlantica au restaurant Les Coulisses, mercredi 16 décembre de 18h à 19h30. Entrée libre.

Tout est bon dans l’Aviron

L'Aviron n'est pas mortEt tout ça à cause d’un Bayonnais, un peu trop porté sur le guilledou! Ceux qui ont entonné des chansons paillardes, lors des troisièmes mi-temps, retrouveront sans peine le vers qui suit le titre du livre « Mais non l’Aviron n’est pas mort« , écrit par les cinq compères Jean-Pierre Delbouis, Jean-Louis Etcheto, Jean-Claude Larronde, Pierre Sein et Yves Ugalde, et témoigneront de la vigueur actuelle du club, finalement resté célibataire en Pro D2, après avoir bien failli se marier avec la voisine biarrote.

Car l’actuel Aviron doit tout à un rameur bayonnais, très porté sur le beau sexe, Adolphe Bernard, arborant la moustache comme tous ses coéquipiers sociétaires de la Nautique bayonnaise en 1904. Le fringant jeune homme avait l’habitude d’emprunter un bateau dans le garage de Mousseroles et d’embarquer ses conquêtes en direction des îles de l’Adour, du côté de Lahonce.  Jusqu’à ce jour d’août, où il fit naufrage avec se belle et endommagea son embarcation. Sévèrement tancé par ses dirigeants, notre forte tête fit sécession avec ses frères et ses copains et fonda dans l’arrière salle du Café du théâtre, le club que nous connaissons aujourd’hui. Et en souvenir de leurs périlleuses sorties en mer, et de leurs franchissements de la Barre, les conjurés choisirent le bleu du ciel et le blanc de l’écume comme couleurs.

Et étonnez-vous après cela que l’Aviron n’ait jamais rien fait comme les autres!

Se passant le relais comme des athlètes de haut niveau, les cinq auteurs de « Mais non l’Aviron n’est pas mort » retracent l’histoire de l’Aviron et réenchantent nos souvenirs avec des photos de tous ceux qui ont fait rêver les spectateurs sous le maillot ciel et blanc : Jean Dauger, évidemment, mais aussi Belascain, Dospital et combien d’autres.

Quant au récent épisode de la fusion, un  peu trop brièvement évoqué à mon goût, mais c’est normal car je suis un peu obsessionnel sur le sujet, il est l’occasion d’une belle envolée de Jean-Pierre Delbouys, évoquant « la légende foutraque de l’Aviron »   et un quart de la forêt d’Iraty rasée par les marchands de papier, à l’occasion de la première tentative de rapprochement : « Mais en 2011, on ne savait pas encore que dans le style foutraque, l’Aviron ferait mieux, quatre ans plus tard, en s’inventant des velléités fusionnelles et explosives« . Réalisé par Pierre Sein, une décapante interview de Francis Salagoïty, qui revient sans état d’âme sur son éviction voulue par Grenet et son rappel par Etchegarraï, avant d’évoquer la fusion ratée : « C’est une affaire que l’on ne peut pas imposer. Or ceux qui en portaient l’idée l’ont fait subir à beaucoup de personnes. Un dossier comme cela il faut le faire partager. Il faut qu’il fasse l’unanimité et que ce soit le choix de tous (…) En n’expliquant rien ou si peu, en imposant, on crée presque à coup sûr les conditions d’une fronde ». Pas un mot à rajouter à cette analyse!

Les bons livres de rugby n’étant pas légion, je tenais à chroniquer celui-ci même si j’ai toutes les raisons d’en vouloir à l’Aviron. Figurez-vous que ce club a eu l’outrecuidance de devenir champion de France, le 20 avril 1913, face au SCUF, le club dont j’ai porté les couleurs. Heureusement pour mon ego, l’entraîneur ne m’avait pas retenu comme titulaire ce jour-là!

 

« Mais non l’Aviron n’est pas mort« , par Jean-Pierre Delbouis, Jean-Louis Etcheto, Jean-Claude Larronde, Pierre Sein et Yves Ugalde, éditions Galeries Dubasque, 156 pages, 24 €.

Merci confrères!

Pour notre première signature de « LA CONFUSION, Aviron BO histoire d’une fusion ratée« , mardi 8 décembre au Carrefour BAB 2, nous avons reçu un très bon accueil et le dessinateur Dominique Mutio a eu des ampoules aux mains à force de crayonner. Il n’a pourtant pas fini, puisqu’un copieux programme de festivités nous attend.

Samedi 12 décembre, 10h à 12h : maison de la presse de Saint-Palais.

Samedi 12 décembre, 15h à 17h : Leclerc Bayonne.

Samedi 19 décembre, 10h30 à 12h30 : Carrefour Anglet.

Samedi 19 décembre, 17h30 à 19h30 : librairie Louis XIV, Saint-Jean-de-Luz.

Lundi 21 décembre, 17h à 19h : librairie Darrigade Biarritz

Mardi 22 décembre, 17 à 19h Carrefour Tarnos.

À noter aussi qu’un débat est prévu, mercredi 16 décembre de 18h à 19h30 au restaurant « Les Coulisses », tenu par Jérôme Thion, sur le thème « Peut-on rire de tout et même du rugby?« 

Enfin, un grand merci aux confrères de La Semaine du Pays basque et de Sud Ouest qui se sont intéressés à ce livre.

 

Ce Bo, confondant d’amateurisme

Zef-Koxka

Le Biarritz Olympique l’affirme sans rire : il n’y a pas la moindre ressemblance entre sa mascotte et celle du Stade brestois. (Photo http://www.mensquare.com)

J’imagine la scène comme si j’y étais. Gonflette-en-chef et Gonflette-adjoint, tous deux dirigeants du Biarritz Olympique, se retrouvent sur un coin de table, un crayon à la main. Ils ont deux heures pour remplacer Géronimo, l’indien emblématique du BO, car il ne faut pas contrarier les désirs du maire de la Ville, grand distributeur de subventions du club. Décision a donc été prise de plumer la mascotte.

Gonflette-adjoint :  « Chef, vous avez une idée comment qu’on va s’y prendre? »

Gonflette-en-chef, majestueux : « Un chef a toujours une idée, c’est d’ailleurs pour ça qu’il est chef… »

Tendant une photographie chiffonnée à son adjoint : « Qu’est-ce que tu dis de ça?« 

Gonflette-adjoint :  « C’est quoi ce gus? Et ce drapeau avec S.B. dessus? »

Gonflette-en-chef : « Ignare, c’est Zef le pirate. Et le SB c’est pour le Stade Brestois« …

Gonflette-adjoint, horrifié :  « Mais c’est un club de foot! »

Gonflette-en-chef : « Admire un peu la subtilité de ton chef, au lieu de te récrier. Tu as déjà vu un footeux s’intéresser au rugby?« … « Et en plus, il faut au moins six jours de chars à bœufs aux Bretons pour venir jusqu’au Pays basque. Aucun souci.« 

Gonflette-adjoint, muet et pensif :  « Si je lui dis qu’en un clic de souris, on peut aller partout dans le monde, il va le prendre mal »

Gonflette-en-chef, sortant ses crayons de couleur : « Regarde l’artiste à l’œuvre. Tu vas une fois de plus comprendre pourquoi je suis chef… »

Gonflette-adjoint, horrifié :  « Mais c’est un dessinateur qui a fait cela. Et la propriété intellectuelle? »

KoxkoiGonflette-en-chef, catégorique : «  Tout juste un trop payé de barbouilleur. Je vais lui rectifier le portrait, moi, à sa mascotte. Quant à ta prétendue propreté intellectuelle, je me lave les cheveux tous les matins, moi! »

Et Gonflette-en-chef, se sentant soudain l’âme d’un Léonard de Vinci de détailler son travail : « Des belles dents à la place des chicots de ce Breton aviné, un foulard du plus bel effet plutôt qu’un bandana, une ceinture à la taille et des boutons sur la gueule et le tour est joué »

 Gonflette-adjoint, muet d’admiration :  « Oh, chef, mais où vous allez chercher tout cela. Au fait, comment on va l’appeler cette mascotte? »

Gonflette-en-chef, agacé : «  Arrête un peu de me casser les koxkoi… C’est peut-être à toi de trouver… (soudain, enthousiaste) Koxka! Koxka! Mais c’est magnifique comme nom de mascotte! Mon propre génie m’impressionne!« 

C’est Bousquier qui régale!

L’histoire de la création de Koxka ne s’est peut-être pas exactement déroulée comme cela, mais, si l’on suit la défense du directeur administratif Pierre Bousquier dans L’Équipe (8/12), on ne doit guère être éloigné de la vérité :  » Il y a quelques coïncidences qui peuvent paraître troublantes mais ça s’arrête là. Zef le pirate a besoin d’un orthodontiste, nous ce n’est pas le cas. Il a un bandana, nous c’est un foulard… Si on est de bonne foi quand on regarde les mascottes, elles n’ont rien à voir. Si quelqu’un me dit que les deux têtes se ressemblent, je lui paye des churros jusqu’à la retraite. « 

Biarrots gourmands amateurs de churros, précipitez-vous, c’est Bousquier qui régale, car 74% des lecteurs de Sud Ouest ont vu une ressemblance certaine entre les deux mascottes!

Le Stade Brestois, apprenant que le club basque a lancé une collection de vêtements à l’effigie de Koxka, ne rigole plus du tout pour sa part et vient de missionner un avocat pour ramener à la raison les copieurs. Avec à la clé, soit une forte indemnité à verser au Stade Brestois, soit un procès pour plagiat que le BO a toutes les chances de perdre.

Se souvenant de l’époque où il jouait arrière, Le président Nicolas Brusque tente un long dégagement en touche dans l’édition du soir de Sud Ouest (9/12). « Nous ne pratiquons pas le même sport. On ne veut pas leur faire de l’ombre. » Yvon Kermarec, le président du Stade Brestois, n’est pas d’humeur à transiger : «  On va leur demander de changer leur mascotte. Quand on a fait Zef, on avait regardé les mascottes des autres clubs pour voir s’il n’y avait pas de ressemblances. Ils auraient pu faire la même chose. Mais on va trouver un accord. »

Et, comme pour la COP 21, on arrive aux sujets qui fâchent, c’est à dire une histoire de gros sous, les dirigeants du BO se résignant mal à devoir jeter à la poubelle, pour cause de plagiat, tout le textile qu’ils viennent de faire fabriquer. Les contribuables biarrots vont être ravis de voir à quoi servent les subventions octroyées à la mairie.

Rabagny se fait brusquer

Mais le pire dans cette histoire d’un amateurisme confondant, c’est le petit coup vicieux que Nicolas Brusque, que l’on a connu autrement plus adroit sur un terrain, s’est permis d’adresser dans Sud Ouest et France 3, à Robert Rabagny qui, selon lui,  serait derrière « tout cela ».

Non seulement le BO s’est montré d’une inélégance totale avec son meilleur ambassadeur, n’organisant même pas un hommage à celui qui a porté si haut les couleurs du club pendant vingt ans, non seulement il ne l’a pas associé à la conception de la nouvelle mascotte alors que Serge Blanco, en personne, lui avait toujours promis, mais en plus, quand on connait l’homme, son amour immodéré pour son club et sa Ville, l’accuser de tramer quoi que ce soit contre son club est d’une indignité totale. Qui peut sérieusement imaginer Géronimo prendre son téléphone pour appeler le Stade Brestois?

Robert Rabagny, ulcéré par ce qu’il a entendu, n’exclut d’ailleurs pas de porter plainte contre Nicolas Brusque pour diffamation, et on peut le comprendre.

Et on finit par se demander si le choix de Koxka comme symbole du club, n’est pas en fait parfaitement judicieux : cette mascotte de grand adolescent boutonneux, tout juste tombé du lit est presque aussi laide dans sa négation des valeurs du rugby que les dirigeants incompétents qui l’ont conçue.

Koxkoi bis

Pour défendre Géronimo, la mobilisation des réseaux sociaux a été impressionnante.

Juppé se tape la honte avec Calmels

Calmels Juppé

En 2017, si Alain Juppé est dans la course à la présidentielle, les électeurs de gauche n’oublieront pas l’indécent appel du pied au Front national lancé par sa protégée, Virginie Calmels.

Elle affirme venir de la vraie vie et se qualifie avec complaisance de « dame de faire ». Comme si le fait d’avoir dirigé Endemol, cette entreprise de téléréalité qui profite de la crédulité de jeunes innocents pour mettre des caméras dans les piscines et les salles de bain et faire de l’argent avec leurs batifolages, donnait à Virginie Calmels un quelconque brevet de légitimité!

Avec son ancien métier fait de strass et de paillettes, Virginie Calmels n’est pas franchement légitime pour se targuer d’une capacité supérieure à ses rivaux à comprendre les préoccupations actuelles des Français. Et, dimanche, elle a démontré, forte de son expérience dans une de ces entreprises où tout est bon pour piétiner le rival, qu’elle avait déjà pris tous les défauts des politiques… sans en avoir les qualités.

Car la politique, c’est aussi et surtout avoir des convictions et s’y tenir et ne pas multiplier les déclarations à géométrie variable en fonction d’un résultat électoral.

Distancée de trois points, au premier tour, par Alain Roussset, Virginie-la-vraie-vie, n’a pas hésité à lancer un indécent appel aux électeurs du Front national pour faire barrage à la gauche : « Notre victoire est possible. Je veux dire aux électeurs du Front national que le FN n’a ici aucune chance de gagner cette élection. S’ils votent FN au second tour, ils verront gagner Alain Rousset qui est au pouvoir depuis 18 ans.« .

Depuis cette déclaration intempestive de celle qui affirme vouloir « faire de la politique autrement« , son état-major tente de minimiser ses propos. Et l’on connait un certain Alain Juppé qui doit avoir envie de raser les murs et se sentir un peu à l’étroit dans ses bottes, lui, qui au niveau national soutient la ligne « ni retrait, ni fusion« .

Car, en 2017, les électeurs de gauche qui auraient pu être tentés par un vote pour le « sage » Alain Juppé, au cas où il aurait devancé Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite, n’oublieront ce crachat fait à leurs convictions par Valérie Calmels.

Veunac, très gonflé

Et comme, décidément, le ridicule ne tue pas, Michel Veunac perd une belle occasion de se taire dans Sud Ouest (8/12) en se disant « consterné » par les résultats du Front National, allant même jusqu’à un de ces magnifiques mouvements de menton dont il est coutumier : « Je me pose la question. Comment en est-on arrivé là?« . Puisque notre cher maire de Biarritz souffre d’amnésie, nous allons lui rafraîchir la mémoire.

https://jeanyvesviollier.com/2014/03/21/biarritz-les-faux-nez-de-la-liste-fn/

Qui en 2014, pour être élu aux élection municipales face à l’ignoble Brisson, le rival avec qui on se tape sur le ventre désormais, a alimenté en douce la liste du Front National qui manquait de candidates femmes, ainsi que l’a confirmé Frank Perrin, représentant du Front national à l’époque? Qui a laissé quatre grandes timides biarrotes, dont les maris étaient très proches de la liste Veunac, se présenter sous leurs noms de jeunes filles, pour qu’on ne puisse pas les reconnaître, ce qui est légal mais pour le moins moralement discutable?

Et ce sont les mêmes, ensuite, qui osent se plaindre de la montée du Front national!

Alors oui, ce n’est pas simple d’être de gauche actuellement et je pense à ces électeurs sincères qui vont devoir glisser dans l’urne un bulletin marqué Christian Estrosi ou Xavier Bertrand. Mais, en ce qui concerne notre région, entre un vieux cheval de retour comme Alain Rousset et une insupportable arriviste sans foi ni loi comme Virginie Calmels, le choix sera vite fait.

J’ai voté Dartigolles au premier tour. Ce sera  Rousset au deuxième.