Tout est bon dans l’Aviron

L'Aviron n'est pas mortEt tout ça à cause d’un Bayonnais, un peu trop porté sur le guilledou! Ceux qui ont entonné des chansons paillardes, lors des troisièmes mi-temps, retrouveront sans peine le vers qui suit le titre du livre « Mais non l’Aviron n’est pas mort« , écrit par les cinq compères Jean-Pierre Delbouis, Jean-Louis Etcheto, Jean-Claude Larronde, Pierre Sein et Yves Ugalde, et témoigneront de la vigueur actuelle du club, finalement resté célibataire en Pro D2, après avoir bien failli se marier avec la voisine biarrote.

Car l’actuel Aviron doit tout à un rameur bayonnais, très porté sur le beau sexe, Adolphe Bernard, arborant la moustache comme tous ses coéquipiers sociétaires de la Nautique bayonnaise en 1904. Le fringant jeune homme avait l’habitude d’emprunter un bateau dans le garage de Mousseroles et d’embarquer ses conquêtes en direction des îles de l’Adour, du côté de Lahonce.  Jusqu’à ce jour d’août, où il fit naufrage avec se belle et endommagea son embarcation. Sévèrement tancé par ses dirigeants, notre forte tête fit sécession avec ses frères et ses copains et fonda dans l’arrière salle du Café du théâtre, le club que nous connaissons aujourd’hui. Et en souvenir de leurs périlleuses sorties en mer, et de leurs franchissements de la Barre, les conjurés choisirent le bleu du ciel et le blanc de l’écume comme couleurs.

Et étonnez-vous après cela que l’Aviron n’ait jamais rien fait comme les autres!

Se passant le relais comme des athlètes de haut niveau, les cinq auteurs de « Mais non l’Aviron n’est pas mort » retracent l’histoire de l’Aviron et réenchantent nos souvenirs avec des photos de tous ceux qui ont fait rêver les spectateurs sous le maillot ciel et blanc : Jean Dauger, évidemment, mais aussi Belascain, Dospital et combien d’autres.

Quant au récent épisode de la fusion, un  peu trop brièvement évoqué à mon goût, mais c’est normal car je suis un peu obsessionnel sur le sujet, il est l’occasion d’une belle envolée de Jean-Pierre Delbouys, évoquant « la légende foutraque de l’Aviron »   et un quart de la forêt d’Iraty rasée par les marchands de papier, à l’occasion de la première tentative de rapprochement : « Mais en 2011, on ne savait pas encore que dans le style foutraque, l’Aviron ferait mieux, quatre ans plus tard, en s’inventant des velléités fusionnelles et explosives« . Réalisé par Pierre Sein, une décapante interview de Francis Salagoïty, qui revient sans état d’âme sur son éviction voulue par Grenet et son rappel par Etchegarraï, avant d’évoquer la fusion ratée : « C’est une affaire que l’on ne peut pas imposer. Or ceux qui en portaient l’idée l’ont fait subir à beaucoup de personnes. Un dossier comme cela il faut le faire partager. Il faut qu’il fasse l’unanimité et que ce soit le choix de tous (…) En n’expliquant rien ou si peu, en imposant, on crée presque à coup sûr les conditions d’une fronde ». Pas un mot à rajouter à cette analyse!

Les bons livres de rugby n’étant pas légion, je tenais à chroniquer celui-ci même si j’ai toutes les raisons d’en vouloir à l’Aviron. Figurez-vous que ce club a eu l’outrecuidance de devenir champion de France, le 20 avril 1913, face au SCUF, le club dont j’ai porté les couleurs. Heureusement pour mon ego, l’entraîneur ne m’avait pas retenu comme titulaire ce jour-là!

 

« Mais non l’Aviron n’est pas mort« , par Jean-Pierre Delbouis, Jean-Louis Etcheto, Jean-Claude Larronde, Pierre Sein et Yves Ugalde, éditions Galeries Dubasque, 156 pages, 24 €.

Merci confrères!

Pour notre première signature de « LA CONFUSION, Aviron BO histoire d’une fusion ratée« , mardi 8 décembre au Carrefour BAB 2, nous avons reçu un très bon accueil et le dessinateur Dominique Mutio a eu des ampoules aux mains à force de crayonner. Il n’a pourtant pas fini, puisqu’un copieux programme de festivités nous attend.

Samedi 12 décembre, 10h à 12h : maison de la presse de Saint-Palais.

Samedi 12 décembre, 15h à 17h : Leclerc Bayonne.

Samedi 19 décembre, 10h30 à 12h30 : Carrefour Anglet.

Samedi 19 décembre, 17h30 à 19h30 : librairie Louis XIV, Saint-Jean-de-Luz.

Lundi 21 décembre, 17h à 19h : librairie Darrigade Biarritz

Mardi 22 décembre, 17 à 19h Carrefour Tarnos.

À noter aussi qu’un débat est prévu, mercredi 16 décembre de 18h à 19h30 au restaurant « Les Coulisses », tenu par Jérôme Thion, sur le thème « Peut-on rire de tout et même du rugby?« 

Enfin, un grand merci aux confrères de La Semaine du Pays basque et de Sud Ouest qui se sont intéressés à ce livre.

 

2 réflexions sur “Tout est bon dans l’Aviron

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s