Ne pas mésestimer Brisson

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Max Brisson a un passé chargé, mais il peut aussi avoir un avenir.

Parfois je déteste ma passion du journalisme, parce qu’elle m’oblige à dire haut et fort ce que je pense, me conduit à chercher les ennuis et à ne pas hurler avec la meute. Quoi, un blogueur qui oscille entre Front de gauche et parti communiste, qui souhaite vivre au moins une fois dans sa vie un véritable gouvernement socialiste et qui perd son temps à défendre un apparatchik républicain bon teint, alors que tout le monde rigole sous cape de l’éviction au poste de secrétaire départemental de Max Brisson, remplacé par Nicolas Patriarche ! Aucun problème, Bisque, bisque, Basque ! c’est aussi le combat contre les idées reçues, d’où qu’elles viennent.

Très souvent, des proches m’ont demandé comment j’avais pu passer vingt ans à L’Équipe et presque autant au Canard enchaîné. Il existe pourtant un lien évident entre le sport et la politique, car les deux disciplines offrent à leurs figures de proue des défaites, des victoires et des raccourcis d’existence saisissants pour le commun des mortels. Qui aurait parié un ancien franc de l’époque sur l’élection de François Mitterrand après l’attentat bidon de l’Observatoire et qui aurait imaginé Bernard Hinault capable de gagner à nouveau le Tour de France après sa grave blessure au genou ?

Plutôt séduit par « l’animal politique » Brisson, au moment des municipales de 2014 (on me reproche souvent mes écrits de l’époque, mais je reste persuadé qu’il s’est fait voler la victoire aux élections municipales par des manœuvres frauduleuses), Bisque, bisque Basque ! s’est ensuite montré très caustique sur les louvoiements du candidat aux départementales et aux régionales et de l’opposant qui se perdait dans la neige un jour de conseil municipal.

Disons-le tout net, et ça ne fera sans doute pas plaisir à l’intéressé, Brisson a singulièrement manqué de courage face à Borotra en ne s’opposant pas à sa mégalomaniaque Cité de l’Océan, communique souvent de façon désastreuse et n’est pas toujours de la première finesse dans les relations humaines. Mais son intelligence, son bagage politique, sa culture historique me donnent à penser qu’il va savoir analyser la série de revers qu’il subit et en tirer les leçons pour revenir plus fort. Car, s’il décide de se consacrer à Biarritz au lieu de papillonner, il a un autre potentiel que celui qui lui a piqué le fauteuil de maire.

Contrairement au grand naïf Veunac, qui croit que tout le monde l’aime, Max sait parfaitement qu’il est impossible d’avoir des amis en politique. Il a pensé sauver sa peau en surjouant le sarkozysme, mais n’a pas vu que Nicolas Sarkozy, lui-même en difficulté dans l’optique de la présidentielle de 2017, a besoin de ratisser large. Aussi, pour se gagner les bonnes grâces de la Dame, Sarko s’est senti obligé d’offrir la tête de Max à Michèle Alliot-Marie, qui en rêvait depuis des lustres.

Redevenir libre

J’imagine que Max va sans doute passer quelques assez mauvaises semaines, ce qui lui arrive souvent depuis 2014. Mais, s’il prend conscience qu’il n’était plus lui-même à force de tenter de concilier les inconciliables et d’être obnubilé par sa survie politique, s’il comprend que ce revers peut être une chance pour lui en en faisant un homme libre, s’il arrête sa communication à deux balles et ses manœuvres grossières pour amadouer le futur, alors son destin peut être devant lui et les Biarrots vont peut-être avoir la chance de découvrir le vrai Max Brisson, qui a des idées et qui n’a pas besoin de mobiliser cinquante bureaux d’études pour les réaliser.

Oui, je continuerai à voter à gauche toute au premier tour des prochaines municipales, mais, au vu de la situation catastrophique de Biarritz, au vu du deuxième naufrage que nous fait vivre depuis 2014 le beau parleur calamistré flanqué de son grand argentier pontifiant, j’opterai au deuxième tour pour un politique, qui a des défauts comme tous les humains, mais qui est capable de mener à bien ses dossiers. Car il est certain qu’en 2020, la situation de la Ville va exiger autre chose que des beaux discours et des incantations.

Bisque, bisque, Basque ! et La Marquise de Vérité

Le talent est chose rare et Jean-Philippe Ségot n’en manque pas, même si les arabesques de La Marquise de Vérité et ses flèches à répétition sur Max-la-Chips et Ostia-de-Ostia-Lasserre peuvent parfois ressembler à des virages à 180°, par rapport à des prises de position passées. Quand un pilote d’hélicoptère, fait pour diriger La Semaine du Pays basque comme moi pour être bonne sœur, décide de censurer l’ami Jean-Philippe, et vire de sa publication – quel manque de flair !- la rubrique qui lui valait le plus de lecteurs, il est un devoir de la publier et de lui faire le maximum de publicité. Chaque fois que Jean-Philippe me fera l’amitié de m’adresser les lettres de l’impertinente Marquise, vous les retrouverez donc dans ce blog, même si je ne partage pas forcément le point de vue de l’auteur. Dans une presse de moins en moins pluraliste, il n’est d’autre choix possible qu’une solidarité sans faille entre les impertinents de tous crins.

Super-menteur dégaine la matraque fiscale

SupermenteurComment ne pas croire cet homme lorsqu’il plante son regard dans le vôtre, tout en accompagnant d’un superbe mouvement de menton une de ces phrases creuses dont il raffole ? Avril 2015 : « J’augmente la taxation sur les résidences secondaires pour ne pas avoir à toucher à la fiscalité des Biarrots ». 10 février 2016 : « Si nous devions avoir recours à de la fiscalité, elle serait d’un niveau très faible ». 24 mars 2016 : « J’ai décidé d’augmenter la fiscalité de 2,5% ». Et pour nous rassurer définitivement, une nouvelle promesse de Super-menteur Veunac : « Ce sera la seule augmentation du mandat comme je m’y étais déjà engagé ». Le même, peu avant, avait promis de ne pas augmenter les impôts des Biarrots, mais il n’y a désormais que les imbéciles qui accordent un crédit quelconque aux propos de Michel Veunac !

81% d’augmentation en 15 ans !

Heureusement, lors de ce conseil municipal du 24 mars, Jean-Benoît Saint Cricq, avec son solide bon sens, est là pour nous remettre les chiffres et les idées en place : De 2000 à 2015, l’inflation en France a progressé de 25,3%, tandis que les prélèvements fiscaux des Biarrots ont augmenté de 81% soit + 55% de différence défavorable. Quant à la dette de chaque Biarrot, du nourrisson dans son berceau à la mémé confinée dans sa maison de retraite, elle s’élève à 2555 € par habitant ! Et comme l’affirme l’avocat biarrot, visant aussi bien Veunac que Lafite ou Brisson, « si Biarritz ne s’était pas engagé dans des dépenses inconsidérées, il n’y aurait pas de hausse d’impôts ce soir ».

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Car le problème de fond est là. Deux ans après son élection, le roi de l’hésitation, le champion toutes catégories de l’indécision, l’homme qui crée des commissions et achète des études à prix d’or, faute de décider par lui-même, n’a pas encore entamé le moindre projet conséquent pour la Ville et se contente de la gestion courante des affaires biarrotes. Ce qui ne l’empêche pas de sortir la matraque fiscale. L’addition finale va être lourde avec 3,5% au total, puisque l’État en profite aussi pour prélever 1% de plus aux contribuables.

Et tout ça pour quoi ? « Pour réparer le passé au lieu de préparer l’avenir », comme le souligne Max Brisson, qui n’a guère d’illusions sur un engagement formulé par Michel Veunac : « Votre maquette budgétaire ne prédit pas qu’il ne faudra pas demain à nouveau recourir à l’impôt ». Même discours chez Maïder Arosteguy, qui demande que l’on soit « plus créatif et plus courageux dans la gestion des deniers publics » et chez Frédéric Domège qui souhaite que l’on se mette un peu « du côté des Biarrots qui ont déjà subi des hausses conséquentes des parkings ou de la cantine ».

Démocratie interne : la récré est finie!

Mais l’événement marquant de ce conseil municipal de plus de trois heures a été le silence absolu dans les rangs de la majorité. Lors du débat d’orientation budgétaire, en février dernier, Nathalie Motsch, Anne Pinatel, François Amigorena et d’autres avaient exprimé leurs réticences à l’idée d’une hausse des impôts et Michel Veunac avait fait semblant d’accepter le débat. Mais une fois la réunion publique terminée, les « dissidents », qui étaient pourtant parfaitement dans leurs rôles de conseillers municipaux ou d’adjoints, s’étaient sévèrement faits tancer par le grand démocrate Veunac. Depuis 2014, la seule réussite du maire était de laisser un débat démocratique s’instaurer, là où Didier Borotra ne voulait voir qu’une tête. Voilà encore une bouffée d’oxygène qui disparait et l’on n’aimerait pas être à la place de ces conseillers godillots, qui vont devoir apprendre à marcher au pas ou démissionner d’urgence.

Fort heureusement, Super menteur a réussi à égayer quelque peu ce fort triste conseil municipal d’où ressort une absence de perspectives accablant pour la Ville. Alors que Max Brisson déplorait le manque de rythme de l’équipe en place, Veunac a rétorqué qu’il allait à son rythme et que « si un mandat ne suffit pas, j’en ferai deux ».

Voilà qui fait rêver !  

Super-Robert tient enfin sa médaille !

Une fois de plus cette 32e édition de la Maïder Arostéguy Cup a rallié tous les suffrages : temps magnifique, terrasses qui affichent complet, houle prononcée et en bouquet final, la cérémonie des Oscars de la vague, dimanche soir au casino municipal, animée par Mark Cunningham, Alain Gardinier et Robert Rabagny. Une surprise de taille attendait l’animateur, qui, en présence de Dimitri Yachvili, confiait à quel point ne plus être Géronimo et ne plus accompagner le BO lui est pénible. Robert qui souhaitait tellement être reconnu dans son activité d’inlassable propagandiste de Biarritz a reçu, en direct sur scène, la médaille de la Ville, des mains de Michel Veunac, avec un échange public qui a fait sourire les initiés : « Avec Robert Rabagny, on se connait depuis un quart de siècle, on s’engueule régulièrement… La dernière, d’ailleurs remonte à hier ! » En tout cas, l’énorme ovation qui a accompagné cette remise de médaille montre à quel point Robert Rabagny reste cher au cœur des Biarrots.

Trouver un « pénible » d’urgence

Papé 01

Pascal Papé savait faire passer l’envie aux adversaires d’avoir les mains qui traînent dans les rucks, que ce soit pour retarder la sortie du ballon, accrocher un maillot ou immobiliser un plaqueur. C’est ce « méchant », indispensable à toute équipe digne de ce nom, qui manque actuellement à la trop propre sur elle bande à Guirado.

C’est le très modéré Jean-Pierre Rives qui l’affirme, dans Midi olympique (21/3) à propos de l’équipe de France : « Le rugby est un sport d’exagération, joué par des excessifs. Ce n’est pas un sport pour des lapins domestiques ».  L’éditorialiste Pierre-Michel Bonnot, dans L’Équipe (21/3) ne dit pas autre chose : « On n’ira pas jusqu’à avancer que c’est ce petit supplément de « voyouserie » anglaise qui a fait la différence dans les rucks, mais le fait est que les avants français, pourtant au maximum de leur combattivité, se sont fait embobiner au ras du gazon ».

Si Guy Novès, pour son premier Tournoi, fait moins bien que ses prédécesseurs, avec une peu flatteuse cinquième place (Lièvremont en 2008 avait fini troisième et Saint-André, en 2012 quatrième), on s’est tellement ennuyé ces dernières années, on a tellement eu honte d’être français, que l’on accordera encore du crédit à l’ancien coach toulousain pour avoir déniché un incontestable capitaine en la personne de Guirado et pour avoir insufflé à ses troupes  un esprit d’équipe et un désir de jouer ensemble plaisants à voir, même si la naïveté des petits coqs nous a souvent valu de tomber de notre canapé.

Des mêlées indémêlables

Il y a peu, j’ai cru que ma génération ne comprenait plus rien au rugby en général et aux mêlées en particulier. Mais les jeunes piliers en exercice partagent totalement le sentiment des anciens. Plus personne ne peut expliquer les décisions des arbitres, pénalisant au petit bonheur la chance les combattants de première ligne. Les hommes aux sifflets du Tournoi voudraient faire disparaître, ce qui reste dans notre pays comme la plus belle conquête du rugbyman, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Tout y passe, de la position de Slimani aux liaisons de Guirado qui, bien évidemment, ne peut pas mettre ses bras de la même façon, quand le gigantesque Atonio succède au beaucoup plus petit pilier du Stade Français.

À ce compte-là, autant les touches demeurent une rampe de lancement intéressante pour une attaque, autant la mêlée devient une sorte de loterie ou la seule chose à espérer est de récolter une pénalité. Car si les tatillons du sifflet ont les yeux vissés sur le respect des commandements et les poussées dans l’axe (quel réflexe de survie plus normal que de se désaxer si le pilier adverse est en train de vous désintégrer ?), ils feraient bien de s’intéresser aussi aux systématiques introductions en deuxième ligne des demis de mêlée, qui rendent cette phase de jeu très prévisible et amènent un rapport efforts fournis, qualité des ballons obtenus fort peu intéressant.

De Palmié à Papé, une tradition à poursuivre

Palmié 01

Michel Palmié inspirait une telle crainte à tous que la légende veut que les arbitres de touche préféraient détourner la tête lorsqu’il commettait une faute sous leurs yeux…

Contre l’Angleterre, toute les statistiques de l’équipe de France sont bonnes, avec 508 mètres gagnés ballon en main contre 376 pour l’adversaire, six franchissements réussis contre 4 et 85% de plaquages efficaces contre 82%. Mais franchir ne suffit pas à gagner et le rugby, c’est aussi le flirt permanent avec la ligne jaune et l’analyse très pragmatique des lubies arbitrales et de la capacité de l’équipe adverse à faire sa police. Ce match perdu, c’est avant tout à notre naïveté confondante qu’on le doit. Quand Trinh Duc se fait déblayer méchamment dans un ruck et doit sortir à la 13e minute, une réplique française « dans les règles de l’art » s’imposait sur Care ou Ford. Mais cette génération bleue, habituée aux game-boy dans le car et aux caméras sur le terrain, si elle est impressionnante par son physique et son engagement, pêche aussi par son angélisme. Petites mimines anglaises qui traînent sur le ballon dans les rucks, tirage de maillots, déblayages vicieux, les Anglais sont très forts dans tout ce qui est à l’extrême limite du sanctionnable et du décelable par les caméras et c’est probablement là que nous avons perdu le match.

La France a eu une grande tradition de joueurs « pénibles », de Palmié à Papé, en passant par Cholley, Champ ou Moscato. Les Anglais ne se sont pour autant jamais montrés en reste avec Brian Moore ou Martin Johnson. Et ce n’est pas faire insulte à Maestri ou Flanquart, auteurs d’un bon match au Stade de France, que de dire que dans le domaine de la rouerie, ils n’ont pas tout à fait remplacé Pascal Papé.

Alors vite, un pénible dans cette équipe, pour que ce XV de France, par ailleurs plutôt prometteur, redevienne respecté sur tous les terrains de la planète ovale !

Moi, je ne fais pas de politiqueu…

Moi je ne fais pas de politiqueMa Toute Douce,

 L’endroit où il fallait être cette semaine, c’était bien à l’élection du nouveau Président de l’Agglo. Qui allait succéder à notre futur Lehendakari de Jean-René ?

On n’avait jamais vu foule aussi importante dans les rangées et sur les bancs des journalistes… Il faut dire que l’élection prévue jeudi avait déjà été décalée en raison de quelques problèmes juridiques. Fixée donc à ce lundi à 17h30, curieusement au même horaire que la réunion du Comité de pilotage de la gouvernance des élus du Pays Basque – ce qui était une jolie gaffe ! -, il a donc été décidé de décaler le Comité en question à 16 heures et l’élection du nouveau président d’une demi-heure. Tout le monde était donc présent à l’heure sauf le futur Lehendakari et ancien président… Allait-il venir ou pas ? Comme les grands acteurs, il se faisait attendre ! Eh hop, sourire aux lèvres, l’air aussi doux et amical que s’il ne retrouvait là que des amis et non des assassins, il est venu sagement s’assoir au milieu de ses quatre meurtriers…

Il faut bien dire que cette histoire est depuis le début une guerre psychologique, où la pression a monté, monté, monté… et où l’on continue de se faire quelques coups tordus avec de grands sourires. Un peu comme ce que me racontait ma vieille Eulalie : « Le Chinois qui a tué mon père s’est approché de lui tout souriant comme l’ami qu’il était. Quand il s’est penché pour l’embrasser, la main gauche posée sur l’épaule de mon père, la droite le poignardait d’un coup. »

Mais les quatre Chinois du Jean-René n’ont pas empêché ce dernier de continuer ses petites conversations avec son directeur de cabinet préféré qui, aujourd’hui, ne cumule plus ses fonctions avec celles de directeur de cabinet de l’Agglo. Mais Marco n’est pas un sentimental et commentait : « Ces quatre Chinois, je les réduirai en poudre au fond de mon pilon de marbre quand je dirigerai la Maison du Lehendakari dans son palais de granit basque et que les têtes tomberont les unes après les autres. Tous les traitres périront ainsi… Je tiens à jour la liste, élu par élu, service par service… »

Et dans le bureau du maire de Bayonne, le week-end dernier, la conversation allait bon train entre J-R et son directeur de cabinet, le Marco Amestoy, devenu du coup un demi-solde provisoire :

– Ô sublime image d’Epinal de mes rêves les plus fous. Ô gloire bouillonnante déjouant tous les complots. Ô illustre empereur de mon cœur, qui vont-ils élire comme ton successeur ?

– Successeur, dis-tu mon frêle Marco ?!!!

– Oh pardon sublime rayon de soleil de l’Adour et de la Nive réunis ! Ô Echauguette de la confluence de l’intelligence et de la stratégie ! Oui, pardon, personne n’est digne de te succéder. Ce ne sera qu’un USURPATEUR !

– Je préfère cela, mon croustillant et intriguant phénomène des coulisses de l’esprit. Tu sais, la bataille fait rage entre Veunac dans lequel j’ai autant confiance que dans l’Emprunt Russe et l’infernal Olive dont je me méfie comme la pibale du pêcheur… A mon avis, la lutte sera sanglante, mais de toute façon ils viendront unis devant le conseil. Et puis cette huile d’Olive est IMPITOYABLE !

Et ce qui s’est produit, puisqu’il n’y eut qu’un seul candidat, le maire d’Anglet, notre sémillant gaulliste pour lequel, vous et moi, avons de la tendresse, avouons-le. Il faut dire que nous qui l’avons connu gamin toujours souriant, puis militant de la première heure, lui chez qui on se levait quand le Général parlait à la télévision, mérite bien les bonheurs qui lui arrivent. Quel chemin tout de même ! Un vrai Bernadotte quand on y pense… Et comme me le disait le toujours aussi beau Pierre Lasterra, Claude Olive avait d’ailleurs les yeux quelque peu embués de larmes et rougis quand il a été proclamé nouveau Président.

Mais, cela ne veut pas dire que notre Claude Olive est une midinette. Bien loin de là même, car s’il a montré parfois ses émotions, il y a longtemps qu’il a comme devise la phrase célèbre de Georges Frêche, le défunt maire de Montpellier et Président de la région Languedoc-Roussillon : « Moi d’abord je tue, après je pleure« .

D’ailleurs notre petit Claude est considéré désormais comme le « parrain » de la Côte, voire du Pays Basque. Et il fait dire que ses méthodes et son discours ont de quoi amuser de vieilles femmes comme nous.

Ainsi dit-il dans les dîners à ses convives, avec un accent qui nous rappelle un peu nos amis corses : « Moi, je ne fais pas de politiqueu… Tchi-Tchi. Moi je ne m’occupe que de la Familleu ! »

A l’en croire, on pourrait même prétendre qu’il est presque retiré de la vie politique. Sauf qu’au Pays Basque, à droite, rien ne peut se faire sans venir lui demander son adoubement.

D’ailleurs notre jolie Sylvie Durruty, notre Ford des Halles, qui veut l’investiture aux prochaines législatives, sait que tout passe par une visite chez le parrain. Ainsi était-il installé sous un pin dans une confortable chaise longue, quand notre Bayonnaise, entre deux voyages au Québec, où Céline Dion lui donne des leçons de chant, est venue lui demander sa protection :

– A c’est toi, Sylvieu… Approche, Tchi-Tchi, ma belle et robusteu…

– Oh bonjour Cher Parrain.

– Bonjour ma belleu… Qu’est-ce qui t’amèneu… Tchi-Tchi.

– Oh, je viens te voir pour te parler de l’avenir. Je me permets de te déranger…

– Tu ne me déranges pas Sylvie… Je bois ma citronnadeu. Et j’en profite pour nettoyer un peu mon canifeu…

– Oh mais je vois, Cher Parrain, que la lame est un peu rouge, non ?

 Oui c’est vraieu Tchi-Tchi. C’est le Jean René… Le pauvreu qui a glissé à l’ACBA sur la lameu… Il s’est un peu blessé quand la lameu est entrée dans le cœureu… Mais rien de graveu… Mais dis-moi ma pouletteu, pourquoi viens-tu me voir un dimancheu… Le Ugaldeu te ferait des misères ou ce serait le gros Philippe Neilseu qui te ferait de l’ombreu. Tu veux que je le metteu au régime au fond du port de Bayonne celui-là ?

– Non, non ! Le Philippe s’amuse bien avec son CNPF. Ca lui va très bien pour le moment. Le CNPF et des bons coups de Rioja avec le Francis lui font la vie belle.

– Ah bon alors je ne m’inquièteu pas…

– En fait, je viens te voir pour savoir si je peux espérer avoir ta bénédiction pour être candidate dans la cinquième aux prochaines législatives ?

– Oh moi tu sais, je suis retiré du mondeu Tchi-Tchi. Je ne fais plus de politiqueu…

– Mais tu as quand même bien décapsulé la Chips, le gros Maxou !

– Oh la Chipseu s’est pendu tout seuleu. C’est vrai que je lui ai payé la cordeu pour faire un geste. Mais tu sais…  Dans la cinquième, vous ferez ce que vous voulez. Moi je ne fais pas de politiqueu…

– Ah !?

– Allez, viens tout de même me baiser la bagueu. ça te portera bonheur. Et je vais te donner une petite claqueu sur la joue Tchi-Tchi. Allez voilà ma fille, tu as ma bénédiction.

– Oh Merci Parrain !

Tout cela nous prouve bien que toutes les cartes sont redistribuées ces temps-ci et que les semaines et les mois à venir ne vont pas manquer de nous distraire.

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

 

Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous pouvez recevoir chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr.

Tous les enfoirés ne roulent pas pour Coluche

Merci patron!

Bernard Arnault, ridiculisé par un journaliste, c’est le film à ne pas manquer.

« Merci patron ! » est un film qui va vous donner la banane, dans ce monde d’enfoirés où les 62 personnes les plus riches au monde possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres. Modeste directeur du « Fakir » à Amiens, « le journal fâché avec tout le monde ou presque » comme il se définit magnifiquement, François Ruffin n’a pas oublié les belles promesses de Bernard Arnault, au moment de racheter les vestiges de l’empire Boussac. Devant les caméras ou face à François Mitterrand, le sémillant entrepreneur, dont la fortune actuelle est estimée à plus de trente milliards d’euros, avait juré tout faire pour sauver l’emploi. En fait, seule la pépite Dior l’intéressait et il va abandonner à leur sort les ouvriers qui fabriquaient pour lui les costumes Kenzo.

Dans un premier temps, Ruffin a imaginé saboter le conseil d’administration de LVMH, en offrant aux anciens délégués syndicaux de l’usine abandonnée une action. Mais il ignore que Bernard Arnault ne mélange pas les torchons avec les serviettes. Au carrousel du Louvre, où se tient l’assemblée générale, les gros actionnaires peuvent lui parler en direct, tandis que les petits, sont bouclés dans une salle annexe où ils se contentent de suivre sur écran la bonne parole patronale.

Finalement le trublion Ruffin est viré, mais c’est mal le connaître que d’imaginer qu’il va en rester là. Prêt à se teindre en blond ou à se raser le crâne pour ne pas être repéré par les vigiles de LVMH, il va s’intéresser à la famille Klur, dont le naufrage est proche avec trois euros par jour pour vivre et la maison qui menace d’être saisie. Et Ruffin va avoir une inspiration de génie. Se faisant passer pour le fils de la famille, il annonce à LVMH qu’il va alerter les médias sur la situation de ses parents. Et ça marche ! Un émissaire du roi du luxe arrive, un flic matamore et bravache qui ignore être en caméra cachée et se permet de baver sur son patron (on lui souhaite bien du plaisir sur la suite de sa carrière !) On s’en voudrait de vous dévoiler la fin, mais la manœuvre est somptueuse et mérite un grand coup de chapeau. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est du journalisme déloyal : face à un patronat foncièrement retors, tous les coups sont permis quand une famille est en péril. (Ci-dessous la bande annonce)

https://www.youtube.com/watch?v=MsnrSzWJoJM

Et la leçon de journalisme du trublion continue, pendant la campagne de promotion. Invité pour parler de son film par Europe 1, puis déprogrammé avant d’être reprogrammé face au tollé, il sera finalement l’hôte de Jean-Michel Apathie qui va se ridiculiser en voulant jouer la voix de son maître. Au lieu de faire bêtement la promotion de son film, François Ruffin va profiter du temps de parole disponible pour évoquer le cas d’une autre grande fortune de France, Arnaud Lagardère, avant de quitter le studio en offrant un os en plastique à Apathie pour avoir bien monté la garde dans sa niche, devant la maison de son maître. Ne ratez pas, c’est un grand moment de journalisme !

http://www.metronews.fr/culture/francois-ruffin-sur-europe-1-le-realisateur-de-merci-patron-degomme-arnaud-lagardere-le-proprietaire-de-la-radio/mpbx!g98LiqatTRjh2/

Un gouvernement à courte vue

Et l’on en arrive à cette pitoyable tentative du gouvernement de vouloir réformer le Code du Travail. Valls et Macron s’imaginent qu’en donnant un coup de plumeau à leur texte, qu’en bricolant quelque peu les réformes proposées, qu’en offrant aux fonctionnaires un os à ronger avec une inespérée augmentation indiciaire, ils vont calmer la rue et faire taire la fronde. Si seulement, ils avaient travaillé un jour, un seul jour de leur existence, ailleurs que sous les ors des palais présidentiels, ils comprendraient que le déséquilibre entre les employeurs et les employés est déjà tel que plus aucune évolution n’est possible en direction du patronat sans mettre le pays dans la rue ! Faciliter les licenciements pour permettre de créer des emplois, mais qui va gober cette fable ? Plafonner les indemnités prud’homales sans se soucier le moins du monde des retraites chapeau ou des parachutes dorés, qui peut accepter ça ? Et voir un Gattaz se frotter les mains face à ce cadeau inespéré d’un Premier ministre dit de gauche, qui ose ce que la pire droite ne peut même pas imaginer dans ses rêves, qui peut le pardonner à ce gouvernement à la vue décidément très courte ?

L’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche, qui estime que le Code du Travail actuel est déjà incroyablement indulgent pour le patronat, a bien raison quand il affirme « qu’un patron qui paie ses heures supplémentaires actuellement est un saint ». Forfaits, black, enveloppes, les figures libres autour du bulletin de salaire sont nombreuses pour les employeurs, à l’imagination sans limite, et la précarité garantie pour le salarié (Neuf embauches sur dix sont actuellement en CDD). Bien sûr, il existe des petits patrons totalement respectueux de leurs salariés, mais il est clair que cette réforme du Code du Travail a surtout pour but de redonner le sourire aux dirigeants du CAC 40 et éventuellement de préparer le financement de la campagne présidentielle.

« Merci patron ! » de François Ruffin a le mérite de nous remettre les idées en place, de nous montrer l’obscénité de ce patronat sans foi ni loi, prêt à empocher les subsides gouvernementaux tout en envisageant de s’installer dans un pays à la fiscalité plus clémente comme la Belgique. C’est le film à voir avant de se préparer à descendre dans la rue ces prochains jours et d’affirmer à ce gouvernement sans colonne vertébrale à quel point on ne souhaite plus entendre parler d’eux en 2017.

Décidément, la presse oppresse Veunac

Veunac conférence de presse

Une fois de plus, lors du conseil des élus, Michel Veunac s’est ridiculisé en jouant au matamore et en affichant son ignorance absolue du fonctionnement de la presse.

Est-ce sa faute si cet homme développe une allergie totale à la plume, que ce soit celles de l’indien Géronimo ou celle des journalistes ? Faire la liste des colères de Michel Veunac, depuis qu’il a été élu maire, c’est comme vouloir compter le nombre de pages d’un roman d’Umberto Eco ! Mais au hit-parade des vitupérations veunaciennes, nul doute que les journalistes ne figurent dans le trio de tête, avec Guy Lafite et les élus de la majorité qui refusent une hausse de la fiscalité.

Vendredi, lors du conseil des élus, c’est la jeune et prometteuse journaliste de Mediabask, Bénédicte Saint-André, qui a dû essuyer les foudres du professeur de vertu Veunac, comme le raconte avec beaucoup de verve, notre confrère Untxia dans BAB Info (http://babinfo.com/bien-faire-laisser-braire/).

L’article qui a déchaîné l’ire veunacienne était pourtant bien tourné et plutôt équilibré. Quant au titre « Les chiens aboient et la caravane passe », il était judicieux, puisqu’une grande majorité des maires de l’intérieur est favorable à une EPCI unique Pays basque, tandis que les maires de la Côte sont plutôt réticents et regardent passer le convoi qui se met en marche.

Faut-il une carte du PS pour demander des subventions à Rousset ?

Courageux mais pas téméraire, Veunac qui ne prend le risque d’attaquer que lorsqu’il n’y a pas de péril (Face aux caméras de M6, il avait fui lâchement, tout comme il esquive quand Bisque, bisque, Basque ! l’asticote), a ressorti son habituel et très limité répertoire sur les journalistes : « Vous avez une carte de presse ? ». Notre bon Michel, qui m’avait déjà fait ce coup, en 2014, au moment des élections municipales, affirmant que j’étais un « vague collaborateur du Canard enchaîné », ne doit pas savoir que la carte de presse n’est nullement obligatoire pour écrire dans un titre et qu’elle cautionne simplement le fait que 51% des revenus annuels sont d’origine journalistique. Quand Jean d’Ormesson ou Daniel Picouly publient des chroniques dans la presse parisienne, ils ne sont nullement titulaires d’une carte de presse, ce qui ne les empêche pas d’être journalistes en même temps qu’écrivains. À ce propos, est-ce que le brillant sociologue Michel Veunac était titulaire d’une carte professionnelle lorsqu’il a écrit l’étude de complaisance sur « Les débordements festifs de la jeunesse à Bayonne » payée 56.000 euros (une étude « à la lisière du conflit d’intérêt », selon Colette Capdevielle) ou détenteur d’une carte du parti socialiste lorsqu’il a réussi à piquer des subventions à Alain Rousset pour sa piteuse Cité de l’Océan ?

« Oh, mon bon maire adoré ! », ça va comme titre ?

La suite du dialogue entre Michel Veunac et Bénédicte Saint- André, que vous pourrez écouter en direct sur BAB Info, est tout aussi impayable :

« Qui êtes-vous, Madame ?

– Je suis celle qui a écrit le papier.

– Et vous pensez qu’un titre “les chiens aboient, la caravane passe”, vous pensez que c’est un titre… hein ?

– Je tiens à assurer le plus grand respect que j’ai pour votre fonction et votre opinion…
– Et vous trouvez que c’est un titre respectueux ?

– C’est une expression à lire évidemment au sens figuré.

– Ah oui mais moi je lis les choses au sens propre, Madame. Enfin vous avez votre opinion j’ai la mienne. Et donc c’est quelque chose de scandaleux !”

 À part « Oh, mon bon maire adoré »,  on voit mal quel titre d’article pourrait convenir à l’irascible Veunac et on mesure bien là toute la morgue de l’élu pour la corporation des journalistes. On regrettera juste que l’inexpérience relative de Bénédicte Saint-André l’ait amené à se justifier, ce qu’elle n’avait pas à faire. Pour se remettre les idées en place, Veunac ferait bien de lire l’ouvrage du journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, chroniqué dans ce blog, « Informer n’est pas un délit ».

https://jeanyvesviollier.com/2016/02/09/le-journaliste-ce-facteur-dintranquillite/)

La presse est libre et le journaliste n’a pas à être admonesté par un élu. Si ce dernier n’est pas content de l’article publié, il n’a qu’un recours, comme tous les citoyens : assigner l’auteur de l’article au tribunal pour diffamation. Mais où est la diffamation dans ce qu’écrit Bénédicte de Saint-André ? Heureusement, la jeune journaliste de Mediabask, jointe au téléphone, affirme n’être nullement traumatisée par ce coup de gueule et se dit déterminée à écrire comme elle l’entend.  Elle ira loin, et Michel Veunac n’a pas fini de grincer des dents !

C’est triste, un élu qui n’imprime plus…

En revanche, l’élu a l’obligation démocratique de répondre aux questions du journaliste. Quand Veunac refuse de répondre à Bisque, bisque Basque ! sur des questions aussi simples que le budget d’Halloween, ou les raisons qui l’amènent à stationner sur le trottoir devant chez lui en plein virage, il ne respecte pas son écharpe tricolore.

Ancien syndicaliste, très militant sur la profession de journaliste, je déplore que les confrères n’aient pas eu le réflexe de me soutenir dans ce légitime combat. Tant que le maire Michel Veunac ne répondra pas à mes questions, je continuerai donc à taper comme un sourd (et question surdité, je m’y connais !) sur cet élu qui ne respecte pas les obligations démocratiques de son mandat. Mais décidément l’exercice du métier de journaliste n’est pas simple sur la Côte basque. Le plus cocasse dans cette histoire étant que notre bon maire de Biarritz, se souvient fort opportunément, quand ça l’arrange, que sa fille Caroline est journaliste. Fifille doit être horrifiée en entendant son père et peut-être qu’une formation en accéléré sur les droits et devoirs des élus vis-à-vis des journalistes, lui éviterait de se ridiculiser régulièrement. À moins, qu’il ne soit définitivement trop tard et qu’il n’imprime plus…

À La Semaine du Pays basque, aussi, ça tangue !

On me raconte qu’il s’en passe des belles aussi à La Semaine du Pays basque, cet hebdomadaire dirigé par un nobliau, ancien pilote d’hélicoptère, qui multiplie les voltiges aériennes lorsqu’il s’agit de signer des contrats aux journalistes ou aux correspondants, et les trous d’air au moment de les rémunérer. N’hésitez-pas, confrères, Bisque, bisque Basque ! se fera un plaisir de relayer vos déboires et de tout raconter en détails, si vous le souhaitez…

Lasserre du tracteur au scooter !

scooter 001Ma toute Douce,

Avec le retour de la pluie, je dois vous avouer que je me distrais beaucoup à cette correspondance avec vous. Dieu merci, heureusement que mes lettres ne sont lues que par vous ! Car toutes ces petites affaires politiques de notre cher Pays basque et Béarn réunis feraient bien des remous si elles étaient rendues publiques !

A Bidache, sur les terres de notre bien confit de Jean-Jacques Lasserre, il y a longtemps que l’on dit : « Si t’as un malheur, appelle le Ostia, il te prêtera son tracteur ! ». Il faut dire que le clientélisme est à la base de tout le système Lasserre. Et notre Bide-au-chaud, même s’il confond la noblesse du paysan avec la « plouc-attitude » – ce que je déplore – continue lors des week-ends à la ferme, à faire des tours de tracteur sans fin tandis que maman compte les sous dans la boîte en fer : « Ostiette de ostiette, mon gros Jacquot de cumulard, il me rapporte plus que le maïs cette année encore ! »

Après ces joies de la vie pastorale, Ma très Chère Thérèse-Marie, il me faut vous raconter la dernière des acquisitions du Ostia. Car figurez-vous que loin de Bidache et de Pau, Ostia a une vie à Paris en tant que sénateur. Enfin une vie oui… « De sénateur », c’est autre chose, à écouter ce que m’en a dit ce collègue au Ostia : « On ne peut pas dire dans notre groupe qu’Ostia soit une feignasse… Non, ce n’est pas ça. Il voudrait même en faire plus, mais franchement, il ne comprend pas grand-chose dès que cela devient technique. Et la loi, c’est technique. Alors on le cantonne à des choses du secteur PRIMAIRE. » Il faut dire que ces sénateurs sont parfois bien vaches entre eux, comme dirait la Noiraude !!

Donc pour se distraire, notre bel Ostia s’est offert un scooter rutilant qu’il appelle d’ailleurs curieusement « MON Scoue-terre » !

Et on le voit ainsi sortir à toute allure du Sénat sur son engin qu’il maîtrise, il faut le dire, avec bien plus de mal que son tracteur. Ce qui me fait penser à ces éléphants que l’on voyait dans les cirques, au temps de notre enfance, pédaler sur de tous petits vélos à trois roues… L’effet est assez hilarant, dois-je vous avouer pour avoir assisté à la scène l’autre jour alors que j’allais délicieusement déjeuner au palais du Luxembourg.

Et je fus ravie d’entendre un de ses collègues, hilare, me dire : « Chère Marquise, vous croyez que le Jean-Jacques en profite pour aller voir Julie Gayet ou Denise Saint-Pé ? »

Mais loin de ces réjouissances parisiennes, loin de maman, de la ferme, du tracteur, Ostia continue de sévir à Pau, en son Parlement de Navarre, où les temps sont bien durs pour ceux qui attendent une politique généreuse dans le domaine social. Car il y a quelques jours, se déroulait dans ces murs historiques, le débat sur les orientations budgétaires, où Ostia, avec la complicité de son laquais servile de Chipstarrak, a sérieusement commencé à tailler méchamment dans la politique sociale mise en place par le Président Labazée. Déjà dans les rangs de l’opposition, on constate une grande carence au niveau  du discours : « Lasserre a fait un discours d’une pauvreté aussi exemplaire que sa politique sociale. D’affligeantes banalités sans aucun souffle. Il faut dire qu’il n’a jamais été fichu d’écrire un discours tout seul. Mais autrefois, c’est-à-dire lors de sa précédente présidence, il avait tout le talent d’un Marc Amestoy pour ce faire. Amestoy a une plume brillante et un sens politique des plus affinés. Il ne laissait rien passer et donnait habilement l’illusion que Lasserre en avait dans le cigare. Aujourd’hui, c’est le pauvre Copie-Colle, alias Pierre Lahore, qui s’y colle. Et il a beau transpirer, s’angoisser, tempêter et demander à son assistante sociale de mère de l’aider dans la syntaxe, les discours produits sont affligeants. Il a eu beau récupérer David Haure à la communication institutionnelle du Conseil départemental, la communication politique du cabinet est d’un niveau effroyablement nul ! »

De plus, il a confié la politique sociale à Josy Poueyto, surnommée dans les couloirs du Parlement de Navarre la  « Reinette » ou « Rainette ». Je ne suis pas arrivée à savoir comment l’écrire… Vous me le pardonnerez. Enfin sa vice-présidente, également première adjointe au maire de Pau, n’hésite pas à appliquer la politique anti-pauvre du Ostia, comme me le racontait un charmant élu de gauche : « Poueyto, il ne faut pas l’oublier est l’une de celles qui a trahi la gauche pour faire élire Castaings face à Labazée, autrefois. Elle qui vient de la gauche de la gauche, est brusquement devenue pire qu’une femme de droite ! Elle applique avec un zèle étonnant les coupes si sombres de Lasserre. Ainsi, par exemple, a-t-elle réduit de 40%, comme ça, l’aide aux écoles en difficulté. Et en commission des affaires sociales qu’elle préside, elle se comporte d’une façon agressive. Elle en devient méchante. Cela doit aussi tenir au fait qu’elle maîtrise mal les choses et s’énerve vite ! Elle s’entoure d’une armada de chefs de service pour essayer de l’épauler. Mais quand on l’interroge sur le fond de ses décisions, elle ne répond pas. On voit bien qu’elle n’est qu’un petit soldat zélé, qui fait ce que Lasserre et Brisson lui disent de faire. Elle n’a aucun respect pour l’opposition et nous sommes très loin de « l’esprit du Parlement de Navarre »… Pour coasser, la rainette coasse… »

Et il faut bien avouer, Ma Toute Douce, que la Rainette rêve désormais de se faire aussi grosse que le bœuf, ostia de ostia ! Au point que celle qui, ancienne adjointe d’André Labarrère, fut si déçue de ne pas lui succéder à la mairie de Pau (ce qui explique sa trahison passée), espère devenir maire de Pau si jamais François Bayrou devient Premier ministre de Juppé en 2017. Mais à écouter ce membre du cabinet de Bayrou, que j’ai eu la chance de croiser l’autre jour dans la bonne ville d’Henri IV, m’a expliqué différemment les choses : « Bayrou sait ce que vaut Poueyto ! S’il était appelé à de hautes fonctions, le maire laisserait sa place soit à Marc Cabane, soit à Jean-Paul Brin. Il n’est pas fou François ! »

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité

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