Macron, ce ringard absolu

Macron (Le FIgaro)

Macron ne cesse de multiplier les clins d’œil à la droite, mais, pour voir arriver les claques qu’il ne va pas tarder à prendre, il ferait mieux d’ouvrir les deux yeux. (Photo Le Figaro)

Ce week-end encore, notre virevoltant ministre des Finances, que l’extrême gauche prend un malin plaisir à surnommer « Macron comme la lune », a encore couru les plateaux télés pour faire entendre sa petite musique « ni de droite ni de gauche ». Il faut dire aussi que l’homme ne se lasse pas des caméras et qu’il se tient en très haute estime, comme en témoigne le mouvement politique reprenant les initiales de son patronyme, En Marche. (Que diraient mes copains si je lançais le mouvement politique J’Y Vais !)

Et tous les commentateurs politiques de nous saouler à longueur d’antenne avec « la modernité » du « Mozart de la Finance » et de le présenter comme un « électron libre » qui ferait un candidat très crédible pour la présidentielle de 2017.

Ce grand numéro de la modernité, on nous l’a déjà fait dans les années soixante-dix. Face à l’austère De Gaulle, le ministre des Finances était, aux dires de la presse de l’époque, un remarquable technicien, qui agissait par amour de la France et n’avait aucune ambition politique. Et puis ce Giscard, avec son chuintement auvergnat et sa particule de pacotille, était un homme si simple et abordable. Pensez donc un ministre, capable d’arriver en pull au rendez-vous élyséen du mercredi matin ; un inspecteur des Finances, jouant au football avec l’équipe de Chamalières, au moins le jour où la télévision s’était déplacée ; et n’hésitant pas à suppléer Yvette Horner et à offrir au bon peuple ébaudi un air d’accordéon ! C’est le même, quelques mois après son élection de 1974, qui tentait de restaurer un privilège royal en demandant à être servi avant les femmes et qui partait théâtralement, en 1981, au plus grand soulagement de tous. L’homme prétendument moderne était devenu un ringard absolu !

La similitude est troublante entre Giscard et Macron : même méconnaissance absolue du peuple français ; même cerveau hyper-scolaire, capable d’apprendre un Bottin par cœur, ce qui est rarement la marque des hommes qui comprennent la vie et leurs semblables ; même libéralisme outrancier, sauf que Macron a l’habileté de se présenter comme un homme de gauche qui plait à la droite ; même avidité de pouvoir en mimant – très mal ! – l’indifférence absolue.

Et la presse qui tartine à cœur joie sur l’homme qui vit avec sa prof de français de vingt ans son aînée, sur l’étudiant surdoué qui n’a jamais raté un examen, sur le conseiller élyséen qui abasourdissait tout le monde par ses audaces ! Sauf que tout cela est du vent et que les chroniqueurs politiques qui encensent le petit génie, le font … pour complaire à Hollande.

La créature du capitaine de pédalo

Le malin François a bien compris que le jeune Macron est encore beaucoup trop tendre et trop gaffeur pour tenir la route jusqu’en 2017 ; Mais en le cajolant, en le flattant, en l’incitant discrètement à se lancer en politique et à aller chasser dans la cour des grands, lui qui n’a jamais été élu, le capitaine de pédalo qui dirige notre pays et qui reste l’homme des petites combines, comme au temps où il régnait sur la rue de Solférino, sait qu’il pose un sacré problème à Manuel Valls, désormais dépassé sur sa droite par un jeune ambitieux aux dents longues et aux idées courtes. Macron est la créature de Hollande et son seul travail dans les mois à venir consiste à ratisser le réservoir de voix possible que Valls pensait avoir à la droite du PS. Et dans ce cas-là, une fois Valls bien ficelé, qui va s’imposer comme candidat « naturel » de la gauche, malgré son quinquennat catastrophique ? François Hollande, évidemment.

Le député socialiste des Hautes-Pyrénées Jean Glavany a tout à fait raison quand il parle sur RTL du « monarque et de son obligé » Et enfonce le clou sans pitié : « Quand on nomme au gouvernement des personnes qui n’ont jamais vu un électeur, ou qui ont été battues… on n’est pas dans la culture démocratique, mais dans une forme monarchique. Et au fond Macron, c’est le produit de ce système. » Avant de conclure, vachard, que « les deux intéressés devraient penser à la France ».

Oh, comme il y va ce Glavany ! Mais bien sûr que Hollande ne pense qu’à la France. La preuve ? Il est même prêt à se sacrifier cinq ans de plus pour finir le merveilleux travail de modernisation de notre pays qu’il a si brillamment conduit pendant son premier quinquennat !

Et dire qu’ils s’affirmaient Charlie…

Vous vous doutez bien que ce n’est pas l’auteur de ce blog qui écrirait « L’élégant Michel Veunac qui a démontré un réel talent… » Mais « Bisque, bisque Basque ! » n’oublie pas ce début d’année 2015, où tous les politiques, la main sur le cœur, répétaient « Je suis Charlie ! »… Des paroles aussitôt oubliées, dès qu’un écrit les a dérangés. Et le journaliste Jean-Philippe Ségot, auteur de cette hilarante Marquise de Vérité, même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui politiquement, possède deux qualités rares : il écrit bien et il dérange.  Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les pisse-froid qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, et combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi gratuitement, chaque semaine par mail, les lettres de la Marquise.

Quand Brisson veut chipser sa place à Veunac !

Brisson Lasserre vendent le Pays basqueMa Toute Douce,

Au conseil départemental, où l’on n’a pas de sous pour les petites gens et où l’on préfère donner 300.000 euros pour le Tour de France, chaque année, pour les trois prochaines éditions, l’on a aussi des rêves de grandeur pour dépoussiérer notre cher Pays Basque ! Oui, ma Chère Thérèse-Marie, nous sommes des « poussiéreuses », et le président du Comité départemental du tourisme, qui n’est autre que notre inévitable ami Max Brisson (il doit là aussi toucher quelque indemnité, non ?), engage donc les sous des contribuables que nous sommes pour ainsi jouer à l’aspirateur à Paris. Espérons que cela ramènera quelques richesses au Pays et que notre Chips n’en profitera pas trop pour grossir sa note de frais… à nos frais ! Enfin ne soyons pas de mauvaises langues comme dirait la Pantxika à la boîte de fer de Bidache ou la petite idole des mémés de Cambo. Nous verrons bien…

En attendant notre Chips qui n’a plus que son mandat de vice-président du Conseil départemental s’inquiète de son avenir et ne lâche décidément pas prise… Cela pourrait en agacer certains, moi cela m’amuse beaucoup. Car notre Max-la-Mélasse est l’un des principaux sujets qui vous réjouissent dans ma correspondance et il est vrai qu’il serait dommage de se priver du plaisir de continuer à raconter ses aventures.

Ainsi la Chips se lance depuis quelque temps déjà dans des déjeuners biarrots avec quelques « personnalités » politiques de la ville, quelques acteurs associatifs, quelques personnages qui aiment recevoir ses confidences et me téléphoner juste après, pour évoquer son avenir biarrot. Car il faut bien reconnaître à notre Chips une envie irrésistible de sortir de la tombe politique le pied que MAM lui a déjà mis dedans. Pour cela, il ne voit plus qu’une solution… devenir maire de Biarritz dans un futur plus ou moins éloigné. Il n’en démord pas et semble y tenir comme à une poche de chips à la guimauve. Un de ses premiers déjeuners a été pour renouer le contact avec son ancien « bras droit » (qui était plutôt le « gauche », vu le résultat des dernières municipales…) Frédéric Domège. Au demeurant un charmant garçon, mais qui s’est fait « couillonner » plus d’une fois par la Chips, qui l’a fait virer des Républicains, début 2015, pour avoir osé se présenter face à lui aux élections départementales. En fait, l’invitation à déjeuner au Domège, était motivée par le fait que la Chips – qui joue au malin sur les réseaux sociaux en faveur de l’EPCI – voulait obtenir de celui-ci, toujours conseiller municipal de l’opposition à ses côtés à Biarritz, un vote pour le OUI. Et la Chips de lui avancer un argument de poids : « Je sais que tu veux voter NON. Mais si tu votes OUI, moi qui suis SECRETAIRE DÉPARTEMENTAL, je te ferai réintégrer illico et presto !« . Un argument qui a quelque peu ébranlé le Domège qui confiait à quelques proches en sortant de ce gueuleton : « Le gros est toujours aussi gros. Mais il me la joue sentimental, m’a rappelé le temps où nous étions comme des frères, où nous mangions des chips sur mon canapé pur skaï à la maison devant les matchs de rugby. Mais bon, je ne vais quand même pas me laisser avoir une fois encore !« 

Et d’autant plus, que quelques jours plus tard, la Chips a été virée du secrétariat départemental avec pertes et fracas !

Du coup le Domège-sans-intérêts a voté NON en disant avec un sourire des plus satisfaits : « NON, ça rime avec Brisson ! Et désormais ce sera mon mot préféré à son encontre… » La Chips avait pourtant expliqué alors avec enthousiasme au chouchou des curés de Cambo : « Avec Domège, tu verras je vais inverser le vote à Biarritz, et Veunac sera battu. Alors, ce sera le début de la pagaille dans son équipe et on le sortira, sous peu, comme on a sorti Bernard Marie. Moi je triompherai et je reprendrai cette mairie, tu verras Mon Vincent d’épaule ! »  Et il s’était entendu répondre par le petit Lu d’Arnaga : « Comme le disait Edmond Rostand, c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière« . Sauf que la nuit est aussi longue pour le Brisson qu’un jour sans chips…

Du coup Domège a été réintégré ces derniers jours aux Républicains mais non pas par la Chipstarrak, mais tout simplement par ce Tonton Flingueur de Levrero, qui veut de l’unité dans le parti et la fin de la purge brissonnienne et qui, de joyeuse humeur, a lancé : « Dire qu’il lui avait promis une réintégration s’il votait oui… Les Brisson ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnait« , avant de sortir de sa cave une bouteille de Château de l’Hacienda : « On a dû arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles : ça faisait des histoires.« 

Un humour ce Riton !

Mais dans les autres déjeuners, la Chips a dévoilé sa stratégie. En fait son raisonnement mérite que l’on s’y arrête : « Veunac va se représenter en 2020. J’en ai la certitude. Il m’a foutu la branlée en 2014. Et en 2020, si je n’ai que Nalpas-Plat et ses idées fumeuses, je vais encore me prendre une dérouillée. Alors voilà ce que je vais faire… comme je suis conseiller départemental de Biarritz, tout comme la Maïder-qui-me-doit-tout mais me méprise comme une vieille chaussette trouée, moi je vais me présenter sagement derrière Veunac, en l’encensant dès 2019, et je serai son premier adjoint en 2020 ! Là, je toucherai mes chips chaque mois, je retrouverai mon beau bureau avec vue sur la mer, ma secrétaire, ma place de parking et j’attendrai peinard la place. Comme il ne se fera plus tout jeune, pas dit qu’il aille au bout de son mandat. Je n’aurai alors plus qu’à sortir du bois et avec mes copains les Basques, hop je serai maire à la place du maire !« 

Evidemment cela a subjugué Nalpas-Plat, mais ce n’est pas, entre nous Ma Toute Douce, un échantillon très représentatif de la prospective en matière politique…

Et dites-vous que pour faire rentrer le gros dans l’équipe de Veunac en 2020, il faudrait faire de la place. Brisson, que rien n’arrête, a sa stratégie : « Veunac va se débarrasser de Lafite et des gauchos. On ne gardera que les Basques, du moins ceux que j’aime… Et le virage à droite amorcé, je n’aurais plus qu’à attendre que le paquet de chips me tombe tout droit dans la gueule ! Malin, non ?« 

Déjà pas si malin que ça de le dire à des gens qui se font un plaisir de le répéter en se bidonnant, et d’autre part l’élégant Michel Veunac a démontré avec un réel talent, qu’il n’avait pas besoin des Républicains (surtout version Chips) pour diriger Biarritz et s’en sortir pas mal du tout… D’autre part Guy Lafite, premier adjoint en poste, est non seulement un excellent ministre des finances et un esprit brillant, mais aussi un homme qui a plus d’un tour dans son sac pour émietter les chips !

Et puis surtout, pour les vieilles dames comme nous qui connaissons bien le maire de Biarritz, nous savons qu’il ne déteste rien de plus qu’on lui force la main. Et la main huileuse subitement amicale et tendue de la Chips risque de retomber dans le seau de mélasse que lui a offert MAM pour son dernier petit Pâques, avant qu’il n’ait pu réussir à la mettre dans celle du beau Michel !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Coucou, le revoilou !

Portable retrouvéUne histoire qui fait chaud au cœur et qui ne serait certainement pas terminée de la même façon en région parisienne. Mardi 19 avril, je reviens à vélo du marché de Biarritz et porte la main à ma poche. Plus de portable ! Tentative pour le localiser avec mon téléphone fixe et immédiatement, je bascule en messagerie, ce qui me fait craindre un vol. Appel à la police municipale qui n’a rien. L’objet ne vaut pas cher en soi, mais les 600 numéros contenus sont précieux. Persuadé me l’être fait voler, je fais suspendre ma ligne et remets en service un vieux portable.

Première manifestation d’amitié. Un mail envoyé à tous mes contacts me vaut immédiatement des centaines de réponses d’amis ou de relations professionnelles, avec le plus souvent, en plus du numéro de téléphone, un mot particulièrement gentil.

Et puis, divine surprise le lendemain, un ou une anonyme a ramené mon téléphone au commissariat central et je peux récupérer mon bien, qui était tombé dans la rue du côté du jardin public.

Il est très difficile de ne pas pouvoir dire merci quand on a l’impression que l’on vous a fait un très beau cadeau. Si celui ou celle, qui a pris le temps de se rendre au commissariat se reconnait, qu’il me fasse signe car j’aimerais vraiment lui parler (mon mail : couac@neuf.fr)

Pour ma part, je suis persuadé que c’est la photo de Géronimo que j’affiche toujours en page d’accueil qui a incité ce passant à agir. Merci l’indien !

Ostia, du maïs de Bidache au blé de la République…

Lasserre je me voyais déjàMa Toute Douce,

Nous avons connu, vous et moi, notre bien-bidonné de Jean-Jacques Lasserre, notre si croustillant Ostia de Ostia, il y a bien longtemps quand il faisait encore le maïs et l’élevage de la famille de la Noiraude, dans son exploitation de Bidache. Ah ! Qu’il est loin pour notre Bide-au-Chaud, le temps de son BEP agricole en 1961, à Masseube dans le Gers ! Rappelons que notre Ostia, l’heureux propriétaire de la Noiraude et de Max-la-Chips, dit « François de la Mélasse », est né dans ce village de Bidache le 11 mars 1944, exactement le jour même, où pour citer l’historien, « incommodé par des odeurs fétides et de la fumée sortant de l’hôtel particulier rue Le Sueur à Paris les voisins du Docteur Marcel Petiot appellent les pompiers. Ils y découvrent plus de 50 valises, des ossements humains, 655 kilos d’objets divers, des corps à moitié décomposés, des membres, un tas de cheveux. Une chambre à gaz a été aménagée dans l’hôtel, un judas permettait de regarder à l’intérieur et un puits recouvert de chaux vive est rempli de cadavres. »

De quoi donner au grassouillet bambin l’envie de faire de la politique, non ?

Après son BEP agricole, il n’a toutefois pas cherché à faire un doctorat tout aussi agricole dont le thème de sa thèse aurait pu être : « Mutations agricoles, ou du maïs de Bidache au blé de la République », mais a choisi de poursuivre ses études par correspondance pendant trois ans depuis la ferme de Bidache, où le soir à la douce lumière de la lampe à pétrole, il mordillait son crayon de bois, les doigts tortillant le lobe de l’oreille, pour rendre à temps ses devoirs qu’il envoyait à l’école Purpan de Toulouse, con !

A vingt ans, le Ostia rencontre Dieu et devient un fervent militant de la jeunesse agricole chrétienne. Et après sa rencontre avec Dieu, en 1968, le voilà qui va marier la Ostiette. Comme cadeau de mariage, dans cette campagne où la vie est rude et où l’on espère une orange à Noël, on offrira au jeune couple, une belle boîte vide en fer – qui contenait des biscuits Lu – pour y mettre les futures économies des tourtereaux. Cette boîte, désormais quelque peu rouillée, que l’on ferme toujours avec un solide « caoutchouc », après l’avoir emballé dans du papier journal, est toujours cachée dans le vaisselier de la cuisine et Ostiette y ajoute, chaque mois, la retraite de papa et ses cumulables salaires de sénateur et de président. Certains à Bidache disent même, Ma Chère Thérèse-Marie : « M’étonnerait pas que le bestiau en ait d’autres qui soient bien remplies et planquées sous la paille dans le poulailler… »

 Et puis un jour, on lui a payé le costume au camion du « Décroche-moi ça« , qui stationnait devant  la foire agricole de Bidache et tout a changé dans sa vie de dur laboureur. Il a ainsi pu devenir, dans le milieu des années 70, nous dit-on, un administrateur du crédit Agricole, où l’on n’est pas trop regardant sur la couleur des cravates, Dieu merci. Puis également un administrateur de la coopérative Lur Berri. Il y décora son bureau, ostia de ostia, avec de jolis calendriers en couleurs où figuraient de belles images de plats de lasagnes.

Dans ses fonctions, il a découvert l’intégrité, le respect du consommateur, le désintéressement…

Puis vint, ma Toute Douce, la carrière politique qu’on lui a connue. Après avoir été le talentueux « petit chose » partant de rien, voilà qu’il est devenu le gros machin embourbé dans ses contradictions et totalement dépassé par l’EPCI. Entouré par Pierre Lahore, surnommé depuis quelques semaines très poétiquement le cerf-volant au Conseil départemental, et par Max-la-Mélasse – une fine équipe… -, il lui fallait réagir devant les inquiétudes de la Ostiette qui, depuis quelques semaines, regardait d’un air désespéré la boîte en fer de la cuisine où l’on met les biftons à la fin du mois, provenant de la bonne paye du Sénat et du Conseil départemental. Un soir, elle lui a dit, au moment de servir la soupe :

– Papa, comme on disait là-bas dit !, « Le chameau ne voit pas la courbe de son cou ». Si tu continues comme ça avec ton Laurel Lahorre et ton Hardy Brisson, tu vas droit chez Paul Emploi. Et comment je vais continuer à me la remplir, moi, la boîte en fer et me payer la mise en plis à Saint-Palais en m’arrêtant chez la curiosité de Beguios pour parler de Monseigneur pendant des heures ? Hein papa ? »

– Eh bé maman, je sais pas… euh ostia de ostia !

Car Ostia a eu beau faire revenir au Conseil départemental cet esprit brillant de David Haure pour s’occuper de la communication du Conseil départemental, la machine communicante de Ostia ne semble pas vraiment se mettre en marche. Même la Chips – apprenant à réaliser les nœuds les plus coulants avec une corde – n’a pu s’empêcher de lui dire :

– Il est vrai Mon Bide-au-Chaud que dans le dernier numéro de ton magazine « 64 », ton édito ne rend pas compte de ton génie, Oh Mon Seul-Président-qui-me-reste.

– Ah bon Mon Max-la-Mélasse, tu crois ?

– Oui Mon Sublime penseur agricole. Ecrire des phrases comme « La société évolue. Les populations et les territoires changent. Aujourd’hui, les besoins de chacun ne sont pas les mêmes qu’hier », même pour un élève de CP, on trouverait ça faible…

– Ah ostia de ostia ! Haure, sans mon Marco Amestoy que m’a volé ce fourbe d’Etchegaray, c’est vrai que ça ne le fait plus du tout…

– Le Marco tu aurais dû te le récupérer…

– Ah ne me parle pas de ça ! Maintenant il ne me parle même plus. Il me regarde avec l’air d’un hautain aristocrate à qui l’on imposerait de faire le voyage en autocar assis à côté d’un représentant de coopérative agricole. Pourtant maman, elle m’a payé de belles cravates comme lui, non ?

– Hum… De la cravate aux savates, il y a encore du travail ! En fait, tu devrais prendre un pro de la communication, même mieux, un homme de l’information !

– Ah oui ostia ! Le petit Fleuri de Cambo me parle souvent d’un futur nouvel ami à moi, qui s’rait un grand capitaine d’industrie et qui a justement quelqu’un à me proposer, du côté de Domezain…

– Là… laisse tomber Mon gros ! Sinon tu vas te recevoir un coup de bec d’un canard que je connais qui te fera regretter d’en avoir gavé tant et tant par le passé…

– Ostia, mais qui alors ???

Et c’est là qu’est apparu dans le paysage, Philippe Campa, journaliste et ancien directeur de l’agence Sud Ouest du Pays Basque jusqu’en 2012, avant d’aller diriger L’l’Indépendant, du côté de Narbonne, qu’il a quitté quand Jean-Michel Baylet en a pris le contrôle.

Et comme me le dit une amie religieuse : « Chacun doit trouver la voie pour gagner son paradis ». Ainsi  Philippe Campa, bon vivant, amateur de tauromachie et de rugby, homme avenant et affable, qui a laissé un bon souvenir à Sud Ouest, a pris le Chemin de Compostelle en sens inverse…

Il faut dire que celui qui a déclaré lors de sa prise de fonction à L’Indépendant « Je suis un pur journaliste », aura bien du travail à réaliser pour redorer l’image de Ostia chez ses anciens confrères ! Mais Campa, s’il est aussi décrit comme un opportuniste et un carriériste – ce qui n’est pas d’ailleurs un reproche sous ma plume – a aussi des qualités rares d’écoute et sait parfaitement dire à celui qu’il veut conquérir ce qu’il a envie d’entendre, à en croire ses anciens collègues qui le connaissent parfaitement et rigolent en douce en évoquant sa nomination comme directeur de la communication du département au Ostia :  » Sacré Philippe ! Oui, c’est un type avenant, plaisant et séducteur au possible. Pour attraper ce poste, il a dû expliquer à Ostia qu’il était un homme d’immense envergure, une sorte de Bonaparte pour le Pays Basque face aux Chouans, un sénateur qui avait devant lui un immense avenir ministériel. Et pour s’assurer du soutien de La Chips, il a dû lui expliquer qu’il serait maire de Biarritz en 2020, qu’il en faisait son affaire. Il a même pu faire croire à Vincent Un-Bru-de-sa-personne qu’il siégerait au Palais Bourbon l’année prochaine. Et vous verrez, il est même capable de passer des soirées avec Pierre Lahore à jouer au « Cochon qui rit » en lui disant qu’il porte des pompes superbes. »

Pourtant, il semblerait qu’un esprit malin ait accroché dans le bureau du nouveau patron de la com’ ce proverbe : « On ne fait pas d’un âne, un cheval de course« . Ostia !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

La Marquise de Vérité a été exclue de La Semaine du Pays basque. Combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

« Faut reconnaître… C’est du brutal »

Parachute MarquiseMa Toute Douce,

J’ai été la première à vous annoncer la fin de Brisson-la-Chips et vous aviez eu la bonté de me croire. Je vous annonce aujourd’hui le retour de Michèle Alliot-Marie aux élections législatives de 2017, dans la sixième circonscription des Pyrénées-Atlantiques et vous pouvez tout aussi bien me faire l’honneur de prendre cela pour argent comptant, même si cela rendra certains pas du tout contents…

Il faut dire que c’est aussi la suite logique du limogeage de la Chips façon « Tontons Flingueurs« , ce qui sera d’ailleurs le ton précis que MAM compte donner à cette année de combat pré-électoral, puis à la campagne électorale des législatives où elle devrait faire face à bien des coups bas. D’ailleurs le très croustillant Henri Levrero, dit « Tonton Flingueur number one« , bras armé de MAM, secrétaire de la sixième chez les Républicains, responsable du Chêne, n’est pas en reste quand il s’agit de défendre « la patronne » et de citer les répliques cultes du film de Lautner. Ne l’avait-on pas entendu dire chez le parrain de la Côte, l’excellent Claude Olive, il y a quelques semaines devant une citronnade en craquant des chips d’un coup de mâchoire au bruit de guillotine, suite à la ruine du parti orchestré par Max la Mélasse : « Ecoute Parrain, moi les dingues, j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Henri à la Chips. Aux quatre coins d’la Côte qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… »

Du clair, du dur et du précis.

 Cette affaire réglée et la Chips au fond de son seau, on peut se demander pourquoi notre élégante MAM redébarque au Pays, ma Chère Thérèse-Marie ? L’explication est assez simple en fait…

Figurez-vous qu’elle veut désormais, en cas de victoire de la droite aux prochaines législatives, décrocher ce que l’on appelle le Perchoir, c’est à dire la présidence de l’Assemblée nationale. Ainsi après avoir occupé tous les ministères régaliens, il ne lui manque plus à son palmarès pour achever une carrière prestigieuse que de devenir la première femme dans l’histoire de France à présider l’Assemblée ! C’est vrai que cela aurait une drôle de gueule et la consolerait d’avoir loupé Matignon de peu, il y a quelques années…

On m’a dit qu’elle aurait dealé cela avec Sarkozy sans trop de problèmes. Le petit énervé n’étant pas forcément la tasse de thé des vrais gaullistes, mais avec lui on peut toujours s’arranger, comme l’expliquait MAM – façon Audiard elle aussi ! – à quelques interlocuteurs privilégiés réunis dernièrement sous un chêne du Pays Basque par un bel après-midi :  » J’dis pas que Sarkozy était toujours très social, non, il avait l’esprit de droite. Quand tu parlais augmentation ou vacances, il sortait son flingue avant que t’aies fini, mais il nous a tout de même apporté à tous la sécurité. »

Mais évidemment, avec Juppé cela sera une autre affaire, car ces deux-là s’aiment comme l’huile aime le vinaigre. MAM prépare donc les choses avec application et envisage toutes les hypothèses. La voilà qui vient donc de lancer un nouveau parti ou plus exactement une sorte de « plateforme » (et il faut dire que la Chips n’avait pas sa place là où la forme est plate…) baptisée « Nouvelle France » qui a comme emblème provisoire le coquelicot sur son compte Twitter. D’ailleurs notre Tonton Flingueur de Levrero en expliquait le choix à quelques militants du Chêne avec beaucoup de poésie : « C’est une sorte d’hommage à la Chips que MAM choisisse le coquelicot, voyez-vous. Car dans l’Antiquité, les Égyptiens utilisaient les pétales de coquelicot pour les disposer un peu partout dans les tombeaux afin que les défunts puissent avoir de bons et doux sommeils. Le gros gisant va pouvoir dormir du plus doux des sommeils. Et le Prince charmant va pas venir réveiller Cendrillon, croyez-moi ! »

De plus MAM communique tous azimuts et elle fait aussi le buzz depuis qu’elle parle « d’orgasme« … Vous vous rendez compte Ma Chère !!

En effet une journaliste du Point qui publie un livre « Quelques minutes de vérité » chez Grasset raconte ce que lui a confié notre MAM, elle qui éprouve un plaisir physique lors des meetings politiques qui pourtant sont bien fatigants, du moins quand on doit écouter les discours des autres. Et voilà notre MAM qui confie à la journaliste : « Quand c’est vous l’orateur, ce n’est pas la même fatigue. Faire un meeting, ça vous donne de la force, de l’énergie. C’est comme un orgasme. »

Oh… mon poudrier m’en est tombé des mains !

Et MAM de rajouter cela :  » Ne le dites pas à Patrick [Ollier, son compagnon]. Il n’imagine pas que c’est pour ça que j’adore faire des réunions publiques. Les hommes croient qu’ils sont les seuls à jouir de la politique. S’ils savaient… »

Eh bien Ma Toute Douce, dites-moi… Un peu plus, et ça nous donnerait l’envie de faire des meetings nous aussi ! Et c’est vrai qu’un meeting de MAM est plus excitant que le gros Ostia sur son scooter en train de tourner dans les rues de Paris à la recherche de bestiaux…

 La candidature de MAM aux prochaines législatives dans la sixième ne se pose donc plus. Et tous les espoirs de la Chips d’être candidat aux législatives sont donc définitivement évanouis… Mais il va falloir que MAM se bouge quelque peu, comme me l’expliquait ce conseiller municipal à l’œil perspicace : « La vieille va devoir d’abord jouer la femme dans le coup ! Elle aura 70 ans au moment de la campagne des législatives. Et on va l’attaquer cruellement sur son âge, vous verrez Ma Chère Marquise ! ». Là, Chère Thérèse-Marie, il me semble que l’on manipule un peu l’opinion publique… cette affreuse dictature du « jeunisme » est franchement un peu ridicule, non ? Rappelons-nous que le Général de Gaulle est revenu au pouvoir à l’âge de 68 ans, qu’il y est resté onze ans ! Et à l’époque, comparé à la nôtre où nous vivons plus en forme et plus vieux, 68 ans cela correspondrait à 78 ans de nos jours ! Mais revenons à ces confidences : « Ensuite, elle aura face à elle Sylviane Alaux, la sortante. Vous me direz que c’est un autre style, c’est une mamie-blue mais très en forme. Et elle bénéficie la Sylviane d’une bonne cote de popularité. Elle est partout, laboure sa circonscription tous les week-ends en tous sens. On la voit à plein de manifestations, chez les commerçants faire ses courses, boire l’apéro au café. Elle est devenue une super pro… Même dans un contexte de victoire de la droite aux présidentielles, le match sera rude ! La Sylviane est organisée et aura des troupes de militants à sa disposition. Elle va combattre pied à pied, ne lâchant rien. Et la candidature de MAM, ça la stimule encore plus que si cela avait été un autre ou une autre ! »

 De plus, il y aura bien du monde probablement face à MAM. D’autres femmes bien entendu, on l’imagine, mais aussi des hommes… Et l’on me dit que le petit maire de Cambo, le Vincent Un-Bru-de-sa-personne (dont je n’ai pas fini de vous parler dans les semaines à venir…), après sa défaite HONTEUSE aux dernières législatives aux côtés de MAM (y compris dans son fief de Cambo-eh-bein !), où il jouait au petit chiot léchant la main de sa mémère, veut sa revanche et ambitionne – dit-on du côté du Conseil départemental où il siège – de se présenter contre MAM dans la sixième, probablement sous une étiquette UDI. Inutile de dire que cela inspire « au plus haut poing » le Tonton Flingueur de MAM, qui n’apprécie pas ce projet de candidature et qui sait le dire en termes toujours fleuri au Un-Bru-de-sa-personne : « Écoute, on t’connaît pas, mais laisse nous t’dire que tu t’prépares des nuits blanches… des migraines… des « nervous breakdown », comme on dit de nos jours. »

Et de rajouter : » Il va pouvoir aller cueillir avec son petit panier au bras les herbes aromatiques à Arnaga. Parce que les tisanes, les décoctions, les plantes miraculeuses, il va en avoir besoin ! J’vais même venir lui réciter du Rostand sous son balcon la nuit moi si ça suffit pas ! »

L’ambiance va donc être chaude, torride, voire Bru-tale pour ces législatives. Et je ne vous parle pas de la cinquième circonscription où j’aurai bien des choses à vous raconter dans de prochains jours…

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.
Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

La Marquise de Vérité a été exclue de La Semaine du Pays basque. En attendant que la tête du propriétaire du journal roule dans le panier de son, combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

Putain, deux ans déjà, deux ans seulement !

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Biarritz cherche toujours un costume adapté à son maire.

Cette élue de la majorité municipale a le sourire en évoquant Bisque, bisque, Basque ! : « Votre blog est drôle, mais vous êtes en dessous de la réalité à un point que vous n’imaginez même pas. Michel Veunac est d’une nullité vertigineuse et son costume de maire est dix fois trop grand pour lui. Pendant la campagne, nous étions surpris par les questions qu’il posait lors des réunions préparatoires. Nous avons confirmation de son incompétence, chaque jour, depuis son élection. »

Voilà aujourd’hui deux ans, le 4 avril 2014, Michel Veunac entamait son premier conseil municipal comme maire de Biarritz, ce qui, à soixante-neuf ans, représentait un sacré changement pour lui. Sociologue impécunieux, ne vivant que des commandes du monde politique, obligé d’emprunter de l’argent à son principal fournisseur, Jacques Darrigrand, pour faire campagne, Michel Veunac, s’est soudain retrouvé, en avril 2014, avec des revenus conséquents à disposition pour la première fois de sa vie, en cumulant les casquettes de maire, de vice-président de l’ACBA et de conseiller régional. Mais la médaille a toujours un revers : la fonction de maire de Biarritz est exigeante et c’est aussi la première fois de sa vie que le gendre idéal des Biarrots se retrouve à travailler véritablement, ce qui ne va pas sans grincements de dents, colères et imprécations. Deux ans plus tard, la méthode Veunac est devenue limpide à décrypter. Chronique d’une catastrophe inévitable pour ceux qui auraient encore quelques illusions.

LES HÉSITATIONS

Barboteuse 06Que c’est dur de prendre des décisions quand on n’en a pas l’habitude ! Dépassé, hésitant au minimum une semaine avant de signer l’abattage d’un platane, Michel Veunac, qui en dehors de la communication, domaine où il excelle, n’avait jamais plongé les mains dans le « moteur » municipal, a trouvé l’arme fatale des faibles et des indécis. Faire systématiquement appel à des « spécialistes », comme le directeur de Nausicaa à Boulogne pour le conseiller sur la Cité de l’Océan, réaliser des études pour gagner du temps ou créer une commission pour s’abriter derrière les autres. Comme si le rôle d’un maire n’était pas de décider par lui-même ! Résultat : deux ans après son élection, tous les projets sont encore au stade des études ou des plans, que ce soit Aguilera, les bassins de rétention ou la consolidation de la falaise de la Côte des Basques et pas un Biarrot n’est capable d’expliquer la vision d’avenir du maire, surnommé en interne Monsieur PlanPlan. En attendant, ces dispositifs coûtent très cher, ce qui a fait grincer les dents du grand argentier Lafite, lors du dernier conseil municipal, qui a évoqué « des frais d’études non négligeables ».

LES INCANTATIONS

Barboteuse 02Michel Veunac est comme les enfants qui croient qu’il suffit de dire « Sésame, ouvre-toi ! » pour que les problèmes disparaissent. Auteur d’une étude impérissable sur « les débordements festifs de la jeunesse à Bayonne » qui devait tout régler et qui n’a strictement rien réglé, il est l’homme des phrases répétées à l’envi à chaque conseil municipal. « Je vais vous faire aimer la Cité de l’Océan », « L’économie de la Mer est l’avenir de Biarritz », « Ce budget est un budget de sagesse. Ce n’est pas un budget de renoncement ». Mais, derrière la phrase ronflante se cache un vide abyssal. La Cité de l’Océan est un désastre en matière de fréquentation ? Veunac, au lieu d’innover, reconduit les mêmes recettes à base de quincaillerie obsolète et ludo-scientifique en remettant de l’argent au pot et en faisant entrer dans le capital les collectivités départementales et régionales, dont ce n’est pas la vocation. L’économie de la mer ? Pas une seule phrase pour expliquer comment notre grand sage à écharpe tricolore compte s’y prendre pour faire gagner de l’argent à la Ville avec cette abstraction. Quant à parler d’un « budget de sagesse », quand on augmente la fiscalité des Biarrots de 3,5% une année où l’inflation est nulle, il faut un sacré toupet pour oser tenir de tels propos !

LES AFFABULATIONS

Barboteuse 04Oui, décidément, voilà vraiment quelqu’un à qui vous devez éviter d’acheter une voiture d’occasion ! Il faut voir Michel Veunac vous regarder droit dans les yeux et vous énoncer une de ces phrases ronflantes qui ne résistera pas au temps, pour mesurer la capacité aux vérités successives de notre nouveau maire.  Le 30 avril 2014, lors de son premier conseil municipal évoquant les orientations budgétaires, Michel Veunac trace fermement sa feuille de route : « Ne pas augmenter les taux de fiscalité, maîtriser l’encours de la dette et conserver une capacité d’autofinancement ». En 2015, « J’augmente la taxation sur les résidences secondaires pour ne pas avoir à toucher à la fiscalité des Biarrots ». Et en 2016 : « Si nous devions avoir recours à de la fiscalité, elle serait d’un niveau très faible ». Et l’an prochain, ce sera la faute à l’EPCI, s’il augmente à nouveau les impôts ? Même cinéma sur la Cité de l’Océan où, à l’en croire, « les investisseurs privés se montrent très intéressés pour entrer au capital ». Pas de chance, on les attend toujours ! Quant à la subvention, accordée au BO en 2014, elle était bien évidemment « exceptionnelle ».  Ce qui n’a pas empêché notre bon maire, en 2015, de rembourser par anticipation un emprunt contracté par le BO pour édifier la tribune Kampf et de verser au club 1,5 million d’euros. Étonnez-vous, après toutes ces libéralités, qu’il faille augmenter les impôts !

LES EXACTIONS

Barboteuse 05La démocratie interne, jusqu’à maintenant, est le seul domaine, où Michel Veunac, s’est agréablement singularisé par rapport à son prédécesseur. Conseils municipaux consultables en direct ou en différé sur Internet, débats de bonne teneur, majorité autorisée à exprimer son point de vue. Les observateurs passionnés de vie publique ont pu croire un moment que Veunac avait les qualités de ses défauts et que, faute d’être efficace, il était capable d’écouter les idées et propositions des autres. Le dernier conseil municipal vient d’infliger un cruel démenti à cette vision trop idyllique du grand démocrate qui dirige la Ville. Derrière l’homme affable qui rend toutes les mamies totalement enamourées, se cache un teigneux rancunier. Lors du débat d’orientation budgétaire, plusieurs membres de la majorité comme Nathalie Motsch, Anne Pinatel ou François Amigorena, avaient exprimé leurs réticences à aggraver la fiscalité locale. Veunac avait fait semblant d’écouter avec le sourire. Mais une fois le rideau public fermé, dans les couloirs de la mairie, les factieux ont subi reproches, critiques sur leur incompétence et menaces. Au point que, lors du vote du budget, il n’y a pas eu un seul téméraire au sein de la majorité pour émettre la moindre remarque sur cette hausse pour le moins inacceptable. Que voulez-vous, on tient à ses petits avantages !

En conduisant au pouvoir, une majorité baroque, composée de dissidents républicains, de centristes, de socialistes et d’abertzale, Veunac a voulu imiter Didier Borotra, tout comme un enfant sur la plage, avec son petit ballon de rugby en plastique, peut rêver d’être Jérôme Thion ou Imanol Harinordoquy. Mais pour jouer en équipe, Veunac n’a ni l’autorité ni le charisme d’un Didier Borotra, dont l’intelligence n’a jamais été contestée. Alors qu’il prend vigoureusement position contre l’EPCI, la communauté qui doit regrouper toutes les communes basques, on lui souhaite bien du plaisir avec les composantes de sa majorité favorables à ce regroupement, que ce soient les abertzale ou les troupes de Guillaume Barucq. Mais après tout, si Veunac maîtrisait son sujet dans un domaine quelconque, depuis deux ans, on s’en serait aperçu.

L’AUTOSATISFACTION

Barboteuse 07Et on en arrive à une petite phrase que personne ne semble avoir relevée, lors du dernier conseil municipal du 24 mars. Alors que Max Brisson s’étonne de la lenteur avec laquelle les projets se mettent en place, Michel Veunac s’agace de cette mise en cause et lance, péremptoire : « Ces projets, je les réaliserai et si un mandat ne suffit pas, j’en ferai deux ! ». Notre magnifique édile semble avoir oublié l’essentiel. Alors qu’il est « l’homme qui n’imprime pas », celui qui est toujours le dernier à comprendre, que ce soit à l’ACBA ou à la tête de la Ville, Veunac, qui comme tout responsable est entouré de flatteurs (Ah, les génuflexions et la flagornerie de Peio Claverie lors des conseils municipaux !), est persuadé d’être devenu un phare encore plus étincelant que celui de la Ville. Et, dans ses rêves de grandeur, il ne se souvient plus qu’un maire n’est pas reconduit automatiquement pour un nouveau mandat, mais qu’il doit se soumettre au vote des électeurs…

… Il est vrai qu’en 2020, Michel Veunac n’aura que 74 ans et que notre beau parleur inefficace est tellement fait pour ce poste, un peu comme Hollande pour celui de Président de la république, qu’il serait vraiment dommage de ne pas reconduire un homme aussi méritant dans ses fonctions.

La Chips en miettes…

Au fond du seau. -2-Ma Toute Douce,

 Cette fois c’est fait ! Si la semaine dernière je vous expliquais que le limogeage de notre gros poupon de Max Brisson semblait être sans cesse reporté – à sa plus grande joie, car il espérait encore sauver sa peau de Chips – cette fois le Bureau politique des Républicains, réuni mardi soir à Paris, a décidé en moins d’une minute de le virer comme un mal-lavé. Fini le secrétariat départemental pour Chipstarrak ! Ouste dehors le Brisson et sans remerciements, ni indemnités !

 Il faut dire que le procès de Chipstarrak dans les coulisses des Républicains a été bien orchestré et que je vais vous en livrer les meilleurs moments, en vous demandant surtout de ne pas le répéter car tout cela est non seulement strictement confidentiel, mais pourrait peiner notre gros poupon qui a le postillon facile dès qu’il est contrarié. Et vous imaginez les milliers de litres d’Ajax cristal qu’il faudrait pour nettoyer alors toutes les vitres du Conseil départemental ? Donc inutile de rajouter de l’huile sur la Chips ! Mais auparavant, il me faut bien vous préciser que la Chips n’est pas virée, comme il le fait croire dans la presse, essentiellement pour son attitude très favorable en faveur de l’EPCI.

Oh que non !

Vous le comprendrez, Ma Toute Douce,  en lisant ce qui suit… car on a surtout lavé le linge sale des Républicains en famille. Et il a beau dire qu’il « envisageait » de laisser la main, après les présidentielles, à la tête de ce secrétariat départemental, à son ex-collaborateur Nicolas Patriarche (qui vient, suprême humiliation, d’être désigné pour lui succéder, comme son autre collaborateur, Marc Oxibar-Tabac, avait été désigné il y a quelques semaines pour organiser les primaires à sa place dans le département), ces promesses n’engageaient que lui car notre Max était avant tout un cumulard qui aimait ça autant que les chips !

Dans les couloirs des Républicains, un sarkozyste bon teint expliquait mardi après-midi, avant la mise à mort : « Ce soir on vire le gros Basque. Et c’est pas trop tôt ! Car moi je me souviens très bien que lors du voyage de Nicolas à Bayonne, un peu avant les présidentielles, Brisson avait complètement merdé. Lui qui nous répétait sans cesse « Les Basques aiment Sarko car il leur a donné l’OPLB » a entrainé Nicolas dans un guet-apens insupportable dans les rues de Bayonne. Nicolas a fini retranché dans un bistrot avec Brisson, entouré de CRS. Et les amis Basques de Brisson, on les a cherchés ! Il n’y avait là que de la haine au rendez-vous ! Quelle image cela a donné de cette visite ! Cela a même été un tournant dans la campagne. Déjà, à ce moment-là, il fallait le dégager. Je me suis fait un plaisir de le rappeler à Sarko quand il hésitait à le virer, il y a quelques mois de cela… »

 Et puis, il y a aussi bien entendu l’affaire de l’EPCI… Il faut dire d’ailleurs qu’un dossier des plus complets et des plus illustrés a d’ailleurs été pieusement constitué depuis la rentrée de septembre sur toutes les déclarations de Brisson au sujet de l’EPCI. Son soutien à Baterra, ses tweets et autres discours pro-Basques étaient transmis aux plus hautes instances parisiennes chaque semaine et certains voyaient rouge au sujet de cette croisade jugée « fanatique » au point que même le si sexy (comme le dit ma petite-fille) Laurent Wauquiez – que notre ami Max présentait comme son PREMIER soutien et qui l’a lâché sans aucun remord – aurait fini par lâcher : « C’est ignoble, c’est ignoble ! Alors Brisson est allié non seulement au MoDem mais aussi aux socialistes et aux indépendantistes ! », tout en rappelant : « Je pouvais laisser croire ce qu’il voulait à Brisson tant que ça lui faisait plaisir et que ça ne me coutait rien. Mais moi j’aime beaucoup MAM et je me fous complètement de Brisson ! »

Du côté de l’Hôtel de Ville de Bayonne, le futur Lehendakari a, lui, commenté à Marco-peint-avec-les-basques, son distingué directeur de cabinet, avec un grand sens de l’humour : « Mon Marco, la Chips est encore une victime collatérale du projet d’EPCI ! La maltraitance n’est pas confinée aux abattoirs ! »

 Mais les activités pro-Basques de Chipstarrak ne furent pas les principaux griefs retenus lors de son éviction, car on lui reprochait aussi beaucoup sa façon d’administrer le parti dans les Pyrénées-Atlantiques, comme me le confiait cette élue que j’ai le bonheur de compter parmi mes amies et qui reste traumatisée de ce qu’a produit la Chips pendant tant d’années et notamment depuis son terrible échec aux municipales de 2014 à Biarritz : « Etre pour les Basques et l’EPCI aurait pu lui attirer des soutiens, voire de la sympathie, de certains ici, même de la part d’élus des Républicains, s’il n’avait pas administré le parti comme il l’a fait ! Tout vient de là… car non seulement il s’est gavé, gobergé, empiffré en ne pensant qu’à ses intérêts et à ses mandats, mais surtout il a installé un climat complètement pourri dans le parti. Des clans se sont formés, se combattant les uns, les autres. Y compris à Biarritz ! Et dans chaque clan, des sous-clans se combattant entre eux. Incroyable ! Il a encouragé tout cela au départ, et puis d’un coup il a été débordé ! Et tout lui a pété à la gueule, notamment après les cantonales, où il a usé de l’arme de l’exclusion selon son bon plaisir, en virant des militants historiques, des noms importants chez les Gaullistes, et ce d’ailleurs au plus grand dam de MAM. Au lieu de rassembler, d’unir, de savoir user du pardon, il a agi d’une façon irresponsable, comme si Les Républicains étaient sa petite affaire familiale. Ce sont des ruines fumantes que son successeur trouvera… La reconstruction va demander du temps, de la méthode et beaucoup d’intelligence ! »

Et mardi, après la réunion, un autre racontait : « Brisson est un splendide opportuniste ! Du temps de Copé, il ne voyait que par lui ! Il était l’avenir de la France selon ses dires ! « Jean-François mon ami » par ci, « Jean-François mon ami » par là. Et il a lâché Copé sans remords, se repositionnant du coup immédiatement pour Juppé dont il avait mis la photo dans son bureau du Conseil départemental à Bayonne. Et puis quand il a su que Sarko reprenait le parti et allait se présenter aux présidentielles, il est redevenu Sarkozyste, lâchant Juppé en rase campagne et se découvrant une passion pour Laurent Wauquiez, son « nouvel AMI« . D’ailleurs il va redevenir Juppéiste dès la semaine prochaine, vous verrez…  Il faut dire que chez nous, les amis de Nicolas, on ne lui a jamais pardonné son allégeance permanente à  Bayrou et au gros Lasserre. Pour se faire enfler par le MoDem, ça il connaît ! »

 Et je me dois vous confier que du côté de Paris, de MAM, et de bien des élus du département, on a été atterré de la façon dont Brisson a négocié avec le MoDem et le gros Ostia de Ostia lors des départementales et des régionales. Et Bayrou a joué avec la Chips comme le chat avec une souris au point que même la Chips s’est fait avoir au dernier moment en se retrouvant à la huitième place non éligible… Tout cela a été combiné par la Calmels, son ami Juppé et les amis de Bayrou.

Maintenant reste à savoir ce que va être l’avenir de la Chips… Je vous en parlerai dès la semaine prochaine et d’ici là je vous conseille, Chère Thérèse-Marie, d’aller faire un tour sur le blog de notre trotskyste préféré, notre bisque, bisque, basque (http://jeanyvesviollier.com) qui nous explique – peut-être finalement avec raison…  – que désormais maintenant il est libre Max !

Et comme notre Chips va avoir des loisirs, il pourra écouter cette belle chanson d’Hervé Christiani :

« Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler

Il travaille un p’tit peu quand son corps est d’accord
Pour lui faut pas s’en faire, il sait doser son effort
Dans l’panier de crabes, il n’joue pas les homards
Il n’cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare »

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, et combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.