La Chips en miettes…

Au fond du seau. -2-Ma Toute Douce,

 Cette fois c’est fait ! Si la semaine dernière je vous expliquais que le limogeage de notre gros poupon de Max Brisson semblait être sans cesse reporté – à sa plus grande joie, car il espérait encore sauver sa peau de Chips – cette fois le Bureau politique des Républicains, réuni mardi soir à Paris, a décidé en moins d’une minute de le virer comme un mal-lavé. Fini le secrétariat départemental pour Chipstarrak ! Ouste dehors le Brisson et sans remerciements, ni indemnités !

 Il faut dire que le procès de Chipstarrak dans les coulisses des Républicains a été bien orchestré et que je vais vous en livrer les meilleurs moments, en vous demandant surtout de ne pas le répéter car tout cela est non seulement strictement confidentiel, mais pourrait peiner notre gros poupon qui a le postillon facile dès qu’il est contrarié. Et vous imaginez les milliers de litres d’Ajax cristal qu’il faudrait pour nettoyer alors toutes les vitres du Conseil départemental ? Donc inutile de rajouter de l’huile sur la Chips ! Mais auparavant, il me faut bien vous préciser que la Chips n’est pas virée, comme il le fait croire dans la presse, essentiellement pour son attitude très favorable en faveur de l’EPCI.

Oh que non !

Vous le comprendrez, Ma Toute Douce,  en lisant ce qui suit… car on a surtout lavé le linge sale des Républicains en famille. Et il a beau dire qu’il « envisageait » de laisser la main, après les présidentielles, à la tête de ce secrétariat départemental, à son ex-collaborateur Nicolas Patriarche (qui vient, suprême humiliation, d’être désigné pour lui succéder, comme son autre collaborateur, Marc Oxibar-Tabac, avait été désigné il y a quelques semaines pour organiser les primaires à sa place dans le département), ces promesses n’engageaient que lui car notre Max était avant tout un cumulard qui aimait ça autant que les chips !

Dans les couloirs des Républicains, un sarkozyste bon teint expliquait mardi après-midi, avant la mise à mort : « Ce soir on vire le gros Basque. Et c’est pas trop tôt ! Car moi je me souviens très bien que lors du voyage de Nicolas à Bayonne, un peu avant les présidentielles, Brisson avait complètement merdé. Lui qui nous répétait sans cesse « Les Basques aiment Sarko car il leur a donné l’OPLB » a entrainé Nicolas dans un guet-apens insupportable dans les rues de Bayonne. Nicolas a fini retranché dans un bistrot avec Brisson, entouré de CRS. Et les amis Basques de Brisson, on les a cherchés ! Il n’y avait là que de la haine au rendez-vous ! Quelle image cela a donné de cette visite ! Cela a même été un tournant dans la campagne. Déjà, à ce moment-là, il fallait le dégager. Je me suis fait un plaisir de le rappeler à Sarko quand il hésitait à le virer, il y a quelques mois de cela… »

 Et puis, il y a aussi bien entendu l’affaire de l’EPCI… Il faut dire d’ailleurs qu’un dossier des plus complets et des plus illustrés a d’ailleurs été pieusement constitué depuis la rentrée de septembre sur toutes les déclarations de Brisson au sujet de l’EPCI. Son soutien à Baterra, ses tweets et autres discours pro-Basques étaient transmis aux plus hautes instances parisiennes chaque semaine et certains voyaient rouge au sujet de cette croisade jugée « fanatique » au point que même le si sexy (comme le dit ma petite-fille) Laurent Wauquiez – que notre ami Max présentait comme son PREMIER soutien et qui l’a lâché sans aucun remord – aurait fini par lâcher : « C’est ignoble, c’est ignoble ! Alors Brisson est allié non seulement au MoDem mais aussi aux socialistes et aux indépendantistes ! », tout en rappelant : « Je pouvais laisser croire ce qu’il voulait à Brisson tant que ça lui faisait plaisir et que ça ne me coutait rien. Mais moi j’aime beaucoup MAM et je me fous complètement de Brisson ! »

Du côté de l’Hôtel de Ville de Bayonne, le futur Lehendakari a, lui, commenté à Marco-peint-avec-les-basques, son distingué directeur de cabinet, avec un grand sens de l’humour : « Mon Marco, la Chips est encore une victime collatérale du projet d’EPCI ! La maltraitance n’est pas confinée aux abattoirs ! »

 Mais les activités pro-Basques de Chipstarrak ne furent pas les principaux griefs retenus lors de son éviction, car on lui reprochait aussi beaucoup sa façon d’administrer le parti dans les Pyrénées-Atlantiques, comme me le confiait cette élue que j’ai le bonheur de compter parmi mes amies et qui reste traumatisée de ce qu’a produit la Chips pendant tant d’années et notamment depuis son terrible échec aux municipales de 2014 à Biarritz : « Etre pour les Basques et l’EPCI aurait pu lui attirer des soutiens, voire de la sympathie, de certains ici, même de la part d’élus des Républicains, s’il n’avait pas administré le parti comme il l’a fait ! Tout vient de là… car non seulement il s’est gavé, gobergé, empiffré en ne pensant qu’à ses intérêts et à ses mandats, mais surtout il a installé un climat complètement pourri dans le parti. Des clans se sont formés, se combattant les uns, les autres. Y compris à Biarritz ! Et dans chaque clan, des sous-clans se combattant entre eux. Incroyable ! Il a encouragé tout cela au départ, et puis d’un coup il a été débordé ! Et tout lui a pété à la gueule, notamment après les cantonales, où il a usé de l’arme de l’exclusion selon son bon plaisir, en virant des militants historiques, des noms importants chez les Gaullistes, et ce d’ailleurs au plus grand dam de MAM. Au lieu de rassembler, d’unir, de savoir user du pardon, il a agi d’une façon irresponsable, comme si Les Républicains étaient sa petite affaire familiale. Ce sont des ruines fumantes que son successeur trouvera… La reconstruction va demander du temps, de la méthode et beaucoup d’intelligence ! »

Et mardi, après la réunion, un autre racontait : « Brisson est un splendide opportuniste ! Du temps de Copé, il ne voyait que par lui ! Il était l’avenir de la France selon ses dires ! « Jean-François mon ami » par ci, « Jean-François mon ami » par là. Et il a lâché Copé sans remords, se repositionnant du coup immédiatement pour Juppé dont il avait mis la photo dans son bureau du Conseil départemental à Bayonne. Et puis quand il a su que Sarko reprenait le parti et allait se présenter aux présidentielles, il est redevenu Sarkozyste, lâchant Juppé en rase campagne et se découvrant une passion pour Laurent Wauquiez, son « nouvel AMI« . D’ailleurs il va redevenir Juppéiste dès la semaine prochaine, vous verrez…  Il faut dire que chez nous, les amis de Nicolas, on ne lui a jamais pardonné son allégeance permanente à  Bayrou et au gros Lasserre. Pour se faire enfler par le MoDem, ça il connaît ! »

 Et je me dois vous confier que du côté de Paris, de MAM, et de bien des élus du département, on a été atterré de la façon dont Brisson a négocié avec le MoDem et le gros Ostia de Ostia lors des départementales et des régionales. Et Bayrou a joué avec la Chips comme le chat avec une souris au point que même la Chips s’est fait avoir au dernier moment en se retrouvant à la huitième place non éligible… Tout cela a été combiné par la Calmels, son ami Juppé et les amis de Bayrou.

Maintenant reste à savoir ce que va être l’avenir de la Chips… Je vous en parlerai dès la semaine prochaine et d’ici là je vous conseille, Chère Thérèse-Marie, d’aller faire un tour sur le blog de notre trotskyste préféré, notre bisque, bisque, basque (http://jeanyvesviollier.com) qui nous explique – peut-être finalement avec raison…  – que désormais maintenant il est libre Max !

Et comme notre Chips va avoir des loisirs, il pourra écouter cette belle chanson d’Hervé Christiani :

« Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler

Il travaille un p’tit peu quand son corps est d’accord
Pour lui faut pas s’en faire, il sait doser son effort
Dans l’panier de crabes, il n’joue pas les homards
Il n’cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare »

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, et combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

2 réflexions sur “La Chips en miettes…

  1. Chère Marquise, tout ce que vous narrez est navrant…..
    C’est précisément ces agissements dignes de pathétiques maquignons que les citoyens rejettent en bloc aujourd’hui quel que soit le parti.
    Pendant le temps ou tous ces élus se combattent, ils le font sur les deniers payés par les impôts des français, qui eux travaillent pour acquitter les taxes.
    Qu’ils ne viennent pas pleurer si Marine gagne du terrain (malgré le danger des solutions qu’elle propose) car ils la renforcent

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