Le cri de colère de Nathalie, précaire depuis 28 ans

bonnet-phrygienGrosse castagne sur « Bisque, bisque, Basque ! », aujourd’hui, à propos de l’article « Un gouvernement indigne ». Un courageux anonyme est venu doctement expliquer que j’étais un journaliste populiste et que le « confort douillet des cabinets ministériels » n’était pas une réalité. Deux lecteurs assidus, Paul Bismuth et Nathalie ont tout de suite vivement réagi. Et comme l’anonyme était décidément nul en informatique, en trente secondes sa couverture est tombée. Il s’agit de Jean-André Schneck, énarque, membre du Chêne et des Républicains, et accessoirement voix de son maître de Max Brisson qui a déjà utilisé à mon encontre l’argument du « journaliste populiste ». Comme vous pourrez le constater par vous-même, le débat a fait rage (https://jeanyvesviollier.com/2016/05/12/ce-gouvernement-indigne/). Comme je ne voulais pas que ce cri de colère de Nathalie et son exaspération face aux élites bien pensantes se retrouvent dans les profondeurs du blog, j’ai décidé de mettre en exergue son texte de manante mécontente bien décidée à fesser le pédant énarque. Bonne lecture !

Il est sûr que ce n’est ni grâce à vous, ni grâce à la moindre initiative politique, bien au contraire. Pour le reste, parlez de ce que vous connaissez et cessez de nous faire prendre des situations de misère pour des situations humaines et enviables. Quand vous allez de petits contrat en chômage, vous n’avez aucun avenir. Vous n’êtes que dans la survie. Le compte à rebours entre le début de votre contrat et le chômage. La survie ne fait pas des citoyens. Elle fait des enragés. Ce que vous ne parvenez pas à comprendre. Si ma vie professionnelle est si enviable, échangeons ! Le problème est que vous ne pourriez pas tenir le choc, pauv’ mignon. Aujourd’hui, comme beaucoup, je n’ai strictement plus rien à perdre. Vous si. Ce que vous devrez mettre dans la balance si nous nous trouvons face à face. Ce que les gouvernants vont devoir intégrer, si les gens commencent à se soulever en masse.

Nos politiques ont voulu faire de nous des variables d’ajustement, éventuellement des incultes en se disant que nous serions plus malléables, des gens sans aveu (ce qui veut dire sans situation), ont déformé le vocabulaire, tordu la sémantique et brisé les liens sociaux. Très bien. Nous sommes désormais des mercenaires, des itinérants, des déracinés, des isolés mais aussi de plus en plus des barbares. Si c’est ce que vous jugez être l’avenir doré au service d’une économie qui devrait être au service de l’humain, grand bien vous fasse. Ne vous étonnez pas du retour de manivelle.
Quant à parler de celles et ceux qui végètent ou pas à l’ANPE, c’est d’une facilité telle qu’on se demande comment un esprit aussi brillant que le vôtre ne parvient pas à s’élever un peu. En même temps, comme vous ne volez pas au dessus de la ceinture si je m’en réfère à vos valeurs politiques et idéologiques, il n’y a là rien d’étonnant.

Enfin, j’espère qu’au nombre des agents publics vous comptez tous les hauts fonctionnaires qui bouffent à tous les râteliers et servent bien plus les petits intérêts du privé que ceux de l’Etat et de ce pays, ainsi que tous les suceurs de roue de votre espèce, qui sont le plus souvent rattrapés par les bretelles et recasés immédiatement par un copain politique, sans passer par la case « recherche d’emploi ».
Vous n’êtes ni réactionnaire ni révolutionnaire. Vous êtes anachronique et sans vision. En terme d’utilité – puisque c’est ainsi que sont traités les gens désormais et les chômeurs en particulier – la vôtre se discute donc amplement.

Quant à mon vocabulaire, il a le mérite d’être clair, contrairement à la langue de bois politicienne qui retire tout leur sens aux mots. Avant de donner des leçons de courtoisie, Monsieur, il faudrait d’abord apprendre que la première des courtoisies consiste à ne pas traiter de populiste quelqu’un qui n’est pas d’accord avec vous, à ne pas assimiler des gens qui n’ont pas cherché à se retrouver au chômage de saprophytes, à ne pas parler de l’Etat, de la France et de la citoyenneté, quand très visiblement vous et vos semblables n’en avez cure. Alors certes, il se peut que le populo, lorsqu’il parle véhémentement, postillonne un peu. Vous, ce sont des copeaux que vous bavez sur les micros. C’est tellement plus chic, plus sélect et mondain.

Et je me joins à Bismuth pour dire que les énarques sont totalement décalés quant à la réalité de ce pays. Nous ne sommes ni des statistiques, ni des numéros, ni des variables d’ajustement, ni des théories. Ce que nous vous rappelons ici. Vous êtes inculte de votre propre pays. Inculte de ce qu’est la notion de citoyenneté. Inculte en bien des matières et sur bien des sujets, ce qui explique probablement en partie l’état dans lequel est ce pays. Vous êtes de petits boutiquiers étriqués et affairistes au sens le plus péjoratif du terme.
En ce qui la concerne, la classe politique est un scandale ambulant. Et croyez bien que ça me fait mal de le dire si l’on se réfère à l’adage selon lequel on a les élus qu’on mérite. ça fait quand même quelques années désormais qu’on a de véritables purges qui devraient nous faire penser que nous sommes devenus un peuple de décérébrés incompétents, d’un abrutissement assez remarquable en revanche.

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si c’est en toute conscience que vous préparez la guerre, qu’elle soit civile ou inter-Etats. Parce que c’est ni plus ni moins ce que vous êtes en train de faire. Et ça, c’est une accusation très directe. Mais qu’avez-vous d’autre à proposer évidemment… C’est du travail que de construire un projet commun. Il est facile de diviser pour mieux régner. En oubliant les risques. Parce que lorsque grâce à vous les classes moyennes auront fini de taper sur la partie basse de leur classe, qui tape sur les pauvres, qui tapent sur les miséreux (parce que c’est plus facile), il nous viendra peut-être à l’esprit que le poisson pourrit par la tête et que c’est donc la tête qui doit être coupée.

Par ailleurs, un type aussi brillant et cultivé qu’un énarque de votre espèce a certainement quelques notions d’Ancien Régime. Vous devez donc connaître cette formule concernant l’impôt qui devait se percevoir « le riche aidant le pauvre ». Il serait intéressant de l’appliquer aujourd’hui. Ce serait un progrès voyez-vous. Parce qu’assez curieusement, dès qu’il s’agit de progrès selon votre mode de pensée, vous puisez allègrement dans le XIXe siècle, au risque d’oublier des sentences aussi progressistes que celle-ci que vous trouvez au XIVe siècle. C’est dommage. Quand on plonge dans le passé, il faut ne pas hésiter à y aller franco.

Et vous devriez aussi peut-être relire le discours du 22 floréal de l’an II, que Barère lisait, devant la Convention Nationale. C’était un premier rapport fait au nom du Comité de Salut Public, sur les moyens d’extirper la mendicité dans les campagnes et sur les secours que doit accorder la République aux citoyens indigents.
Combien est d’actualité ce passage notamment : « Laissons à l’insolent despotisme la fastueuse construction des hôpitaux pour engloutir les malheureux qu’il a faits & pour soutenir momentanément des esclaves qu’il n’a pu dévorer. Cette horrible générosité du despotisme aide encore à tromper les peuples & à les tenir sous le joug. Quand les mendiants se multiplient chez le despote, quand ils lui choquent la vue, qu’ils lui donnent quelque inquiétude, des maréchaussées, des édits, des prisons sont sa réponse aux besoins de l’humanité malheureuse. »

Monsieur, vous n’êtes qu’une aberration en ce début de XXIe siècle. Et ces idéologies morbides et destructrices que vous véhiculez les uns et les autres sont littéralement nocives et létales pour notre société, notre pays, l’Europe et le monde.

Les Biarrots refusent Linkysition d’ERDF

Sur http://www.next-up.org/France/Linky.php vous trouverez les informations et les autocollants permettant de – tenter !- de s’opposer au coup de force d’ERDF.

Comme tous les élus, Michel Veunac maîtrise à merveille la recette du pâté d’alouette, comme ont pu le constater les Biarrots présents à la réunion d’information, organisée à son initiative mercredi 11 mai au Casino de Biarritz : appliquant à la lettre la recette du fameux pâté qui prévoit un cheval pour une alouette, notre grand démocrate, roi du débat équilibré, a invité cinq intervenants totalement favorables aux compteurs Linky, face au  représentant de « Biarritz Antennes », dans le rôle de l’alouette pas décidée à se laisser plumer.

(http://www.facebook.com/Biarritz-Antennes-1654239588174934/)

Premier constat extraordinaire, les deux représentants de L’Agence Régionale de Santé et de l’Agence Nationale des Fréquences concèdent que les études scientifiques sont loin d’être terminées et qu’ils sont bien incapables pour le moment de dire si les ondes électromagnétiques émises par ces nouveaux boîtiers peuvent être nocives. Ce qui n’empêche pas ERDF, faisant fi de tout principe de précaution, d’installer à toute allure les fameux compteurs dans Biarritz, y compris quand les citoyens refusent. La raison de cette hâte ? « La possibilité pour les clients de mieux gérer leur consommation », ritournelle reprise par une des responsables de l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie. Comme si le souci d’ERDF était de moins faire payer ses clients !

Après une heure de pitoyables hésitations, d’étranges louvoiements et d’édifiantes dérobades d’interlocuteurs postulant au concours du meilleur bafouilleur, tout le monde a compris que les instances nationales d’ERDF ont décidé de ne pas envoyer des lumières à ce débat, par crainte de friture sur la ligne et que les zones d’ombre du projet ne sont pas près d’être éclaircies avec ces intervenants à bas voltage.

Prenant son rôle de Monsieur Loyal très à cœur (« On ne va pas passer Linky par le 49.3 »… « Je m’aligne sur la position des maires de France »… « La diabolisation de Linky est excessive », Michel Veunac donne alors la parole à une salle sous haute tension, comme on en voit rarement à Biarritz.

Entre les témoignages de nouveaux « heureux propriétaires » de compteurs Linky, souffrant d’acouphènes ou d’insomnies, et ceux d’anciens ingénieurs contestant totalement les affirmations d’innocuité d’ERDF, on comprend vite que le nouveau joujou est loin d’être anodin.

Un vilain mouchard qui va enrichir ERDF

D’autant plus que le problème sanitaire n’est pas le seul posé par ce compteur. Qui a envie d’introduire chez lui un petit rapporteur ? La Ligue des droits de l’homme, dans un communiqué daté du 19 avril dernier constate : « Linky est très bavard : les informations qu’il collecte constituent une intrusion dans la vie privée de soixante-six millions d’habitants, car le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. Au point que la Cnil a travaillé sur un « Pack de conformité » et préconisé qu’EDF obtienne de l’usager son consentement pour le transfert de ses données. Or de ce consentement il n’est absolument pas question dans les courriers envoyés par ERDF annonçant le remplacement des compteurs. »

(http://www.ldh-france.org/linky-compteur-communicant-en-dit-beaucoup-notre-vie-privee/)

A cette question, les responsables d’ERDF ont les fusibles qui sautent et se gardent bien de répondre. Mais non, c’est juré, ERDF, ce n’est pas l’Inquisition ni même linkysition ! Mais, alors que la vente de données ciblées rapporte des sommes colossales, il serait bien étonnant qu’à terme ERDF, résiste aux sollicitations policières ou à la tentation de revendre à Damart, ou autres marchands de soupe, la liste de ceux qui chauffent encore leur domicile le 15 mai. Ce que la Poste pratique depuis des années par l’intermédiaire de sa filiale Mediapost, avec des facteurs touchant des primes lorsqu’ils donnent des informations sur vous.

Et l’on ne vous parle pas du coût financier et écologique des 35 millions de compteurs électriques en parfait état de marche qui vont alimenter les déchetteries ! Ou de cette réflexion désopilante d’un responsable d’ERDF, qui avait visiblement dû mettre la veille ses doigts dans la prise : « Les salariés qui installent les compteurs n’ont pas à être malmenés… D’ailleurs ce ne sont pas des électriciens ! » On avait compris !

Tandis que du côté des intervenants, le court-circuit est total, Michel Veunac s’efforce de jouer au maire débranché qui ne sait pas pourquoi il est là (Nous non plus, d’ailleurs !) : « Je suis pris dans un étau entre les questions légitimes que vous vous posez, mes ignorances et la loi ».

Heureusement l’adjoint à l’Environnement Guillaume Barucq, dans une intervention très claire, aussi publiée sur son blog, affirme qu’il refuse en tant que médecin l’installation de ce nouveau compteur à son domicile, faute d’études scientifiques sérieuses et s’étonne, même si une loi a été votée, qu’on ne laisse pas le libre choix aux citoyens.

(http://www.biarritz2020.fr/linky-pour-un-libre-choix-des-citoyens/)

Enfin un peu de clarté dans ce monde d’illuminés !

La Chips chez Henri Hourra

Fandango Brisson

(Dessin Pierre George)

Ma Toute Douce,

Ces chroniques, que vous me faites le plaisir de lire et de commenter chaque semaine, semblent attirer, de-ci, de-là, quelques lectures… Et je dois bien vous avouer que la vieille dame que je suis, aime à recevoir, par la magie de l’Internet, du courrier de quelques-uns de mes fidèles lecteurs. Je fais mon miel de ces lectures, que je garde en général pour moi. Mais cette semaine, je m’en voudrais de ne pas vous faire partager cette correspondance reçue d’un lecteur camboar, suite à la publication de quelques écrits sur le petit Lu d’Arnaga, le si précieux Vincent-Un-Bru-de-sa-Personne…

« Mes hommages Chère Marquise,

Je serais très honoré de pouvoir recevoir régulièrement dans ma misérable masure Votre Lettre hebdomadaire. Les premières dont j’ai eu connaissance, ont été captivantes et ô combien enrichissantes pour le manant que je suis. Il se trouve que j’appartiens au tiers-état de bas-étage de la charmante cité de Cambo-les-bains et donc, vous l’aurez deviné Chère Marquise, vous qui semblez plus puissante que l’oracle de Delphes, je m’intéresse de très près au destin régional et national, voire international, du petit-lu local, ci-devant petit duc d’Arnaga et roitelet de la Mairie depuis le siècle dernier … Néanmoins, je n’ose l’imaginer, comme vous le susurrez, courir en petites foulées sur les sentiers rostandiens en collant moulant afin de se mouler les fesses. Il s’en dégagerait un érotisme tel, que même les angelots asexués veillant au bord du jardin à la française en rougiraient, si bien que la facture de 180 000 € votée dernièrement au Conseil municipal pour les restaurer s’en trouverait conséquemment alourdie… Ne pourriez-vous intercéder afin que ses muscles fessiers se moulassent de façon plus aristocratique et moins roturière ? La populace kanboarde vous en saurait infiniment gré…

Dans l’attente de lire vos délicieux propos dans une prochaine Lettre, recevez honorable Marquise l’expression de ma profonde révérence plébéienne.

 Ilargi »

Vous comprendrez combien cette prose m’a amusée… Qu’Ilargi m’écrive quand bon lui semble ! Et je dois également vous livrer le commentaire quelque peu trivial que me fit mon vieux jardinier, Balthazar, à qui je parlais de justement de cet envoi charmant l’autre après-midi : « Té M’am la Marquise… 180.000 zeuros pour se muscler le cul… Qui l’eût cru ! »

 Mais à propos de musculation et de vie sportive, laissez-moi donc vous parler de notre ami Max-La-Chips qui poursuit sa dure vie de chercheur de subsides… Tout d’abord, il s’est décidé à faire quelques efforts vestimentaires et s’est amené, l’autre jour, à une réunion biarrote des Républicains avec une chemise immaculée du plus bel effet, sous l’œil éperdu d’admiration de Nalpas-Plat et de son non moins joyeux drille, le gracieux FX-qui-s’fixe.

Oui, ces deux cerveaux brissoniens, ont pu admirer la blancheur inhabituelle (presque suspecte, pourrions-nous dire…) de la chemise de notre Max-la-Mélasse et la particularité de la confection des manches de la chose, qui donnèrent l’impression de provenir des terres espagnoles voisines.

Mais le plus comique de l’histoire, fut le côté « coupe slim » du nouvel habit qui semblait quelque peu manquer d’ampleur pour l’auguste ventre de l’ami d’Ostia. Et à écouter le récit plein d’humour de cet aimable participant, je n’ai pu m’empêcher de pouffer : « Comment vous dire Chère Marquise… Max était comme compressé du bas ! Du coup, on pariait sur la résistance des boutons, nous attendant à tout moment à les voir traverser la pièce telles des ogives nucléaires. En fait, cette coupe slim lui donnait un peu la silhouette d’un artichaut, si vous voyez ce que je veux dire… Et cette blancheur si éclatante du tissu, est-ce un investissement bien raisonnable dans le fond ? Car, à mon humble avis, les futures taches finalement s’y verront beaucoup plus qu’avant encore… »

Toutefois sa nouvelle chemise blanche, le Max-la-Mélasse a pu l’essayer l’autre dimanche, 8 mai, à la Fête des Ikastolas, lors de la 33e édition d’Herri Urrats qui a accueilli pas loin de 50.000 participants. Et personne ne pourra lui reprocher de venir faire de la politicaille chez les Basques dont il espère les bonnes grâces pour la suite de sa carrière. Mais en revanche du côté de Biarritz, très peu de « Compagnons » des Républicains biarrots ont apprécié qu’il aille danser le fandango du côté de Saint-Pée, choisissant ainsi incompréhensiblement de sécher purement et simplement les cérémonies du 8 mai au Monument aux Morts de Biarritz, comme l’expliquait cet ancien bien énervé : « Franchement Brisson qui se dit gaulliste et qui nous serine depuis quelques mois son amour retrouvé pour Biarritz, qui veut à nouveau en être maire après avoir été foutu à la porte de partout, ose, lui le soi-disant gaulliste, sécher les cérémonies anniversaires de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale ! Pourtant pour un gaulliste, rien n’est plus sacré que cela ! Le maire Michel Veunac lui était bien là, ainsi que plusieurs de ses adjoints et pour l’opposition heureusement qu’il y avait  Maïder Arostéguy, une vraie Biarrote elle !»

Eh oui, que voulez-vous ma chère, notre Chips a inventé du côté de Senpere, le fandango-bras-d’honneur au Général, qui ne manquera pas d’être apprécié comme il se doit par ceux qui ont encore des valeurs conformes à leur engagement…

Et il faut dire que ce choix de la Chips a toute une histoire, comme me l’a raconté ce proche de l’inimitable champion de la dextérité intellectuelle qu’est le modeste et humble Pierre Lahore, directeur de cabinet de Ostia : « En fait, Lasserre qui aime les Basques comme le baigneur aime le cambouis à la plage, n’avait pas du tout l’intention d’aller salir son nouveau costume que lui a payé la Ostiette chez Toto Tissu, en allant chez ces sauvages de Saint-Pée. Du coup, il avait désigné une élue du Conseil départemental, Bénédicte Luberriaga, pour aller faire causette aux peuplades reculées et leur raconter ses habituelles inepties. Mais là, le Brisson qui est jaloux de ses petites prérogatives et si respectueux de la parité et de la place des femmes dans la vie politique, a commenté ainsi les choses au Ostia :

– Ecoute, celle-là elle est gentille mais elle est nulle. Personne ne la connaît à part sa coiffeuse. C’est pas parce qu’elle est élue du territoire, parce qu’il fallait des bonnes femmes, qu’elle peut parler comme ça aux Basques, MES amis. Tu vois, je préfère que ce soit moi que tu désignes. Je suis premier Vice-Président, après tout. »

Du coup la Bénédicte (un prénom qui décidément pose des problèmes à la Chips…), qui est pourtant une brave fille, a été écartée sans ménagements au profit du gros qui se réjouissait auprès de ses proches au Conseil départemental :

–  C’est moi qui irai chez Henri Hourra ! L’autre nouille, je l’ai dégagée. C’est bon pour mon image ! C’est bon pour être dans la presse ! C’est bon que ce soit MOI chez les Basques ! 

Mais à Pau, du côté de chez Ostia, l’ambiance fut d’un coup moins bonne et le maquignon de Bidache était tout coupe-morose :

– La Chips qui n’est plus rien m’a encore joué un tour de cochon. Ah je n’aurai jamais dû lui céder. Ostia de ostia, merde alors ! En plus la Bénédicte va m’en vouloir.

Et là, Lahore ou Campa, a expliqué au Ostia :

– Il y a une solution ! Il te suffit de dire que TOI tu t’y rendras finalement. Comme ça, c’est TOI qui parles en tant que président et la Chips devra la fermer…

Et figurez-vous, Ma Chère Thérèse-Marie, qu’ainsi il fut fait. Et notre pauvre déserteur gaulliste de Max-la-Mélasse n’a eu finalement que le droit de se taire au lieu de se faire remarquer devant SES amis basques, préparant ainsi sa future vice-présidence à l’EPCI, comme le disait l’excellent directeur de cabinet de Claude Olive, GP Chartier, l’autre jour dans un commentaire Facebook devenu célèbre : « Mais oui Max, tu vas l’avoir ta vice-présidence« .

Ce qui a fait rigoler bien du monde ! Mais de cela je vous en reparlerai bientôt, car là aussi la Chips imagine pouvoir se faire un peu de pognon bien facilement…

Lasserre a donc fait son discours de traitre à Herri Urrats dans l’indifférence la plus totale. Il pourra toutefois se consoler au repas de la kermesse de Bidache ce week-end en dégustant son potage aux perles du Japon et son cochon grillé. Ostia de ostia, un bon coup de rouge là-dessus et il ne pensera plus à cette histoire désolante.

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

 

Pour protester contre les censeurs, « Bisque, bisque, Basque ! » accueille, comme chaque semaine, l’impertinente Marquise de Vérité de Jean-Philippe Ségot. Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise. Et n’hésitez pas à lui écrire. Comme vous avez pu le constater, elle adore ça…

Ce gouvernement indigne…

French Prime Minister Manuel Valls speaks during the session of questions to the government at the National Assembly in Paris on February 17, 2015. AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

Manuel Valls restera à jamais le Premier ministre prétendument à gauche qui a osé passer en force, par l’artifice du 49-3, une réforme scandaleuse du Code du Travail.

Il faut n’avoir jamais quitté le confort douillet des cabinets ministériels, n’avoir jamais subi les exactions d’un patron exploiteur, ne s’être jamais fait entuber sur ses heures supplémentaires, pour oser présenter une telle réforme du Code du travail et s’étonner que les Français ruent dans les brancards. Mais qu’attendre d’autre d’un gouvernement qui mène une politique ultra-droitière, comme l’ont déjà démontré les lois sécuritaires, prétendument dirigées contre les terroristes et qui n’ont servi jusqu’à maintenant qu’à boucler à leurs domiciles quelques paisibles militants anti COP 21 ?

Le député communiste André Chassaigne a parfaitement raison, lorsqu’il parle d’un « coup de force contre le monde du travail, qui signe une régression historique du droit du travail par la remise en cause de la protection des salariés. », avant de s’étonner : « Qui aurait pu imaginer qu’un gouvernement se réclamant de la gauche ose ainsi anéantir notre modèle social, fierté de notre pays ? »

Alors que la tentative d’une motion de censure de la gauche a échoué à deux voix près, André Chassaigne sera un des rares députés à voter sans états d’âme celle de la droite, même s’il n’entretient pas la moindre illusion : « Je sais très bien que ce texte est à l’opposé de ce que l’on porte. Mais je ne vote pas sur le texte, je vote à partir du seul outil dont je dispose. ». Ce gouvernement indigne et irrespectueux des valeurs de gauche mérite de tomber.

Quant aux députés socialistes frondeurs, après leur baroud d’honneur, ils vont sagement rentrer dans le rang, surtout depuis qu’on les a menacés de ne pas leur accorder l’investiture aux législatives de 2017. La politique est un monde féodal où les vassaux s’écrasent !

Une bataille de gagnée, une guerre de perdue…

Le gouvernement serait pourtant bien inspiré d’envoyer quelques personnes de confiance dans la rue pour écouter ce qui se dit et mesurer le fossé qui s’est creusé avec les électeurs : « Avec une gauche comme celle-là, on n’a même plus besoin de droite ». Plusieurs de mes amis qui votent à gauche depuis quarante ans, affirment même qu’en cas de deuxième tour Hollande, Marine Le Pen, à la prochaine présidentielle, ils n’iront pas voter.

Grâce à un artifice constitutionnel et un détournement de l’esprit de l’article 49.3, les Hollande, Valls, Macron et autres petits marquis poudrés qui veulent nous renvoyer au monde du travail du XIXe siècle, ont le sentiment d’avoir remporté la bataille. Élus à courte vue, ils ne voient pas qu’ils sont en train de perdre la guerre. Après avoir réussi à contourner le Parlement, ils vont devoir désormais se coltiner la rue, dès mardi et jeudi prochain, et il ne fait pas de doute que le printemps va être chaud.

Ce n’est plus la peine que François Hollande, après avoir trahi à ce point ses électeurs, entretienne la moindre illusion sur son avenir présidentiel en 2017. Qu’il fasse réviser son scooter et qu’il parte, avec ou sans Julie Gayet, loin, très loin, très très loin…

À Hendaye, on emprisonne d’abord, on discute ensuite

Barry Mamadou Macka, 17 ans, a eu la mauvaise idée d’acheter des faux papiers affirmant qu’il avait 30 ans. Après 18 mois de calvaire, ce mineur guinéen passé par les maisons d’arrêt de Montpellier, Pau et le centre de rétention d’Hendaye vient de retrouver la liberté.
Migrant acte de naissance

L’authentique acte de naissance de Barry Mamadou. Dans le doute, la justice française a préféré emprisonner un mineur.

« On met le paquet sur la sécurité, le centre s’est du coup vidé et nous on se fait chier » lâche ce policier qui tourne en rond, tandis que les murs du centre de rétention administrative (CRA) d’Hendaye sonnent creux depuis l’instauration de l’état d’urgence. Alors quand un migrant tombe dans les mailles du filet, la police ne lâche pas l’affaire. Ces derniers jours, le CRA comptait deux résidents pour 30 places, dont Abdoulaye Cissé, trentenaire guinéen qui doit quitter la France selon les autorités. Léger problème : Abdoulaye Cissé n’existe pas. Et à 17 ans, Barry Mamadou Macka, la véritable identité du réfugié guinéen, n’avait rien à faire derrière les barreaux. Au terme d’un périple administrativo-juridique aussi long qu’ubuesque, le jeune Barry, entré sans famille en France à l’âge de 14 ans, est sur le point de faire reconnaître ses droits. Sous le coup d’une expulsion, l’adolescent a été subitement libéré samedi 30 avril à Paris après avoir refusé d’embarquer vers la Guinée-Conakry et connu les joies d’une nouvelle détention. La faute à un fonctionnaire rigoureux, qui, après examen du dossier, a finalement contredit des décisions ayant déjà mené le jeune homme deux fois à la case prison.

Emprisonné sans la moindre vérification

C’est en octobre 2013 que Barry Mamadou découvre l’Europe. Né à Mamou, ville du centre de la Guinée-Conakry, le 4 novembre 1998, le collégien a réuni les économies de sa famille pour payer un réseau de passeurs bien intégré : « J’ai donné 8 000 euros pour des papiers et le trajet. 5000 euros provenaient des économies de mon père, décédé, et de la vente de ses vaches. Le reste m’a été prêté par un ami de mon père à crédit. Je devais le rembourser en arrivant en France ». Faux visa en poche, il débarque avec cinq autres mineurs à l’aéroport de Marseille en provenance du Mali voisin. Sa nouvelle identité : Abdoulaye Cissé. Âge : 30 ans à l’époque. Profession : commerçant. « C’était notre couverture pour les contrôles. Les passeurs nous ont chargé de produits en tout genre (huiles, chaussures, etc.), nous venions officiellement en France dans le cadre d’une foire. »

Arrivé à bon port, le groupe se disperse et Barry, sans point de chute ni famille, entame finalement une formation de cuisinier à Montpellier après des séjours à Paris et en Allemagne. C’est là, fin juillet 2015, que sa fausse identité refait surface : « Lors d’un contrôle, un policier a vu mon visa et l’âge qui lui était attaché. Je n’avais rien à faire en France… » L’adolescent, qui n’a pas vraiment le physique d’un adulte de 32 ans, conteste, extrait d’acte de naissance à l’appui : « Un autre policier m’a dit : ‘Tu n’as pas 32 ans… mais tu n’en as pas 17 non plus.’ » Insoluble. « Abdoulaye Cissé » est condamné pour usurpation d’identité à quatre mois de prison ferme.

 Retour à la case prison

À sa sortie de la maison d’arrêt de Montpellier, le migrant rejoint la ville de Pau sur les conseils d’un ex co-détenu. Nouvelle interpellation en novembre 2015. « J’ai encore montré mon extrait d’acte de naissance prouvant que j’ai 17 ans. Puis quand on m’a dit que je passerai mon temps à entrer et sortir de prison pour « usurpation d’identité », j’ai craqué et dit que mon âge était effectivement celui du visa… » Pour la justice, « Abdoulaye Cissé » essaie donc une nouvelle fois de se faire passer pour mineur : en récidive, il est condamné à 6 mois de prison puis envoyé le 23 mars au CRA d’Hendaye. Mais, en contact avec sa famille restée à Mamou, le jeune migrant a pu se procurer une copie de sa carte d’identité. Ce document, joint à l’extrait d’acte de naissance permet aujourd’hui de prouver qu’Abdoulaye s’appelle en réalité Barry, qu’il a bel et bien 17 ans et qu’il n’aurait jamais dû mettre les pieds dans une prison française ou un centre de rétention.

De quoi faire bondir Francisco Sanchez Rodriguez, juriste à la Cimade, qui a découvert ce dossier mi-avril : « La justice n’a pas fait les vérifications nécessaires dès la première interpellation. On se retrouve du coup avec un jeune mineur incarcéré puis placé en rétention de manière totalement irrégulière. »

Une ambassade sans imprimante

Saisi en référé, le juge des libertés, qui a statué sans convocation des parties, a refusé de lever la rétention du mineur en rappelant ses deux condamnations pour « usurpation d’identité ». Kafkaïen. L’ambassade de Guinée en France ne s’est elle non plus pas montrée très opiniâtre pour défendre son ressortissant ne « parvenant pas à imprimer » (sic) les documents d’identité qui lui ont pourtant été envoyés par mail et par fax (!).

Ulcéré, M. Sanchez Rodriguez alerte dans la foulée – en vain – procureur de la République de Pau, juge pour enfants et défenseur des droits.

En dernier recours, Maître Harold Chaney, avocat de Barry Mamadou Macka à Paris, a réclamé le 30 avril qu’un examen osseux soit réalisé en urgence tandis que son client refusait, à l’aéroport de Roissy, de rejoindre la Guinée-Conakry : «Ces tests ne sont pas forcément très précis mais, en l’espèce, ils permettront au moins de trancher entre 17 ans ou 30 ans ».

La solution viendra finalement, quelques heures plus tard, des autorités administratives : « La préfecture a pris la décision de libérer mon client qui avait été placé en cellule après son refus d’embarquement. Il s’agit d’une mesure discrétionnaire, sans motivation, mais on peut imaginer que la minorité de M. Mamadou Macka a clairement joué » expose Me Chaney.

Toujours sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), le jeune Barry n’en a pas terminé avec ses déboires mais s’ouvre pour lui la possibilité de faire reconnaitre ses droits de réfugié mineur. À peine libéré, l’adolescent, pourtant ébranlé par 18 mois de détention d’une hospitalité très française, a entrepris les démarches pour obtenir une carte consulaire et trouver un établissement scolaire. A-t-il seulement pens2 aux policiers qui se font royalement « chier » quand les centres de rétention se vident ?

Antton Rouget

Jeune journaliste indépendant, Antton Rouget a déjà collaboré avec plusieurs titres de presse locale et nationale : Le Canard enchaîné, Mediapart, l’Agence France-Presse ou encore la nouvelle revue d’enquête judiciaire Sang-Froid. Après sa percutante enquête sur La Semaine du pays basque, il offre ce nouveau papier au blog Bisque, Bisque, Basque ! Un très grand merci.

Pour le contacter : @AnttonRouget ou anttonrouget@hotmail.com

Le 8 mai, c’est tout le monde au pas !

Donald-au-garde-a-vousPlus respectueux de sa Ville et de l’histoire de son pays, que l’ancien conseiller municipal communiste, Bernard Ithurbide, ça n’existe pas ! Ce qui ne l’a pas empêché de se faire admonester en public par un ancien officier supérieur. Mais en matière de bêtise galonnée, le mieux est toujours à venir…

Perpétuant le geste d’Arnaud ARANA, évadé de France puis déporté politique, et d’Yvette GOURDIN, ancienne conseillère municipale PCF, le 8 mai dernier, avec un jeune communiste, nous avons déposé au pied du monument aux Morts une gerbe dédiée à toutes les victimes du nazisme. A la fin de la commémoration nous sommes vivement interpelés par un citoyen qui nous a reproché d’avoir mis nos mains dans le dos et non pas le petit doigt sur la couture du pantalon pendant que La Marseillaise retentissait. La solennité du moment m’a retenu de « l’envoyer à dix mètres ». Si ce Monsieur est en manque d’autoritarisme il peut essayer de calmer les goélands qui n’arrêtent pas de criailler pendant la minute de silence ou tenter de faire cesser la pluie qui trempe les papiers du maitre de cérémonie. Il parait que ce quidam est un ancien officier supérieur. Il aurait mieux fait, nous le pensons avec mon jeune camarade qui a été choqué, de s’abstenir d’un tel comportement et plutôt se féliciter de voir que le Parti Communiste entretient la flamme de la Résistance.

Bernard Ithurbide

MAM et les seconds couteaux…

Ma Toute douce,

MAM cible

(Dessin de Pierre George)

Depuis que notre Chère Michèle Alliot-Marie est de nouveau candidate aux législatives dans la sixième, en 2017, les spéculations vont bon train sur ceux qui pourraient se présenter face à elle. Mais avant de vous en dire plus sur les deux gamins qui désirent lui faire la peau, il me faut répondre à votre interrogation figurant dans votre dernière missive. Vous m’écriviez : « J’ai rencontré MAM à Paris, Chère Marie, et elle ne semble pas avoir encore pris sa décision de se présenter aux législatives comme vous le prétendez ! »

Comme vous avez mis le doute dans mon esprit, j’ai demandé à mon chauffeur de me conduire par une belle journée ensoleillée de la semaine passée, chez mon vieil ami ZZ, qui habite bien au-delà de la Croix Blanche de Senpere, et qui sait bien des choses sur le monde politique local.

Arrivée à la porte de sa bergerie, notre Zuhur Zaharra m’a dit :

– Content de vous voir, je suis ! Ah bai, je sais pourquoi vous montez jusqu’ici nire txikia.  Vous racontez, je vais…

Et mon vieux Basque, esprit brillant, m’a expliqué que ce que vous a dit MAM est en fait dans sa stratégie :

– Té, la vieille est une maline. Un pottok, comme elle, j’avais dans le temps ! Tu croyais le tenir, et hop, le voilà par un buisson qui le camp, me foutait ! La Michèle, à son entourage, a dit depuis des semaines qu’il fallait se tenir prêt pour la bataille. Et les voilà tous qui en ordre, se sont mis. Et là, l’amatxi de la sixième, te leur dit de sa voix autoritaire qu’elle a : « Mais enfin mes amis ! Mais enfin ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire de ma candidature que vous osâtes répandre ! Mais je n’ai jamais rien dit de semblable, me semble t-il. Où êtes vous donc allé chercher ces fadaises ? » Et devant leurs figures étonnées, l’amatxi  a aussitôt lâché : « Eh bien voilà ! C’est malin, maintenant je vais me trouver dans l’obligation de tenir VOS engagements et de me présenter. Ah croyez-vous que c’est malin ! Vous rendez-vous compte dans quelle situation vous me mites ?« 

Voilà l’explication de notre cher vieux Basque, qui s’y connaît bien en matière de coup de chamelle, comme c’est normal dans le Zaharra ! Excusez-ma petite plaisanterie…

Et comme nous parlions de MAM, il est allé plus en avant dans son raisonnement :

– Maintenant, se méfier, la Michèle elle doit ! Mais avantage elle a ! Car avec la loi nouvelle, sur le non cumul des ardi gasna de la République, les grands maires de la Côte n’iront pas contre elle. Ni le Kotte, ni le Peyuco, ni le Mixel. Vous verrez, Dame Marquise, qu’elle aura en face d’elle que des seconds couteaux. Gagner elle pourra ! Mais… Mais…

– Oui cher Zuhur Zaharra ?

– Attention, elle devra faire ! Car pour gagner chez nous, un bon suppléant, avoir elle devra ! Qu’elle ne nous sorte pas encore un politique ! Ici, on aime qu’à côté du gros, un petit, il y ait, té ! Un bon gars de l’intérieur, connu, reconnu, qui a réussi dans la société. Un de chez nous ! De l’intérieur de la sixième, il lui faudra trouver ! Moi, je vous le dis !« 

Ah, et quand le petit-fils de Zuhur Zaharra, Patxi, qui avait assisté à notre entretien, a eu la gentillesse de me raccompagner jusqu’à mon automobile, il m’a résumé en un langage de jeune le fond du problème, avec un sens politique bien proche de celui de son aitaxi :

– L’aitaxi a raison, vous savez Marquise. La mère Alliot-Marie, il faut qu’à 70 berges, elle nous propose un duo un peu plus sexe, quoi ! Il faut tenir compte de la nouvelle mentalité des électeurs, aujourd’hui ! Il faut que cette candidature soit fun ! Comme dirait l’aitaxi « Ecrire une belle fin d’histoire pour sa carrière« .

Voilà donc, ce que je peux vous dire au sujet de vos inquiétudes. Non seulement MAM ira aux législatives, puisqu’elle veut être la première femme dans l’histoire à présider l’Assemblée Nationale, mais elle a aussi grand intérêt à se débusquer le candidat rare qui aura une autre figure que le petit Lu d’Arnaga qu’elle avait choisi en 2012…

À propos du Vincent-un-bru-de-sa-personne, on ne sait s’il va se décider à partir contre MAM avec ses petits muscles de centriste, mais il y aura bien du monde à l’UDI pour se porter candidat et le paon de Cambo va devoir se battre, comme dans Radin-des-Bois qu’il aime tant. Mais il me faut surtout vous parler du couple qui a le vent en poupe ces temps-ci et qui est déjà dans les starting-blocks… Un couple de quadra constitué d’un homme et d’une femme. Et ce n’est pas un pléonasme, car aujourd’hui  les couples, vous le savez, – même si ça traumatise nos amis de Béguios qui jouent de la harpe à Monseigneur – cela peut très bien être deux personnes du même sexe ! Alors du côté de la sixième circonscription à l’UDI, voilà qu’un Luzien, Stéphane Alvarez, président de la Croix Rouge, conseiller municipal de notre bon Peyuco, assureur de son métier, partirait avec une biarrote, Camille Darrasse, notre fameuse hôtesse de l’air, fille de l’adjointe du Parrain de la Côte, Nicole Darrasse.

De quoi provoquer ces commentaires d’Henri Levrero, le Tonton-Flingueur de MAM :

– Manquait plus que ça ! L’assureur peut se prendre une assurance sur la vie avec moi et une bonne ! Avec sa tronche de premier de la classe, je vais te le renvoyer au fond des bancs près du poêle, se réchauffer les fesses. Quand à l’hôtesse de l’air, l’assureur va pouvoir lui chanter du Dutronc,  avant que je lui scotche les lèvres avec du chatterton rouge : « Fini le pilotage, Mais vive le pelotage. » et la gamine lui répondra : « Fini le décollage, mais vive le collage. »

Il faut dire que le bel Alavarez, surnommé par ses collègues au conseil municipal Brett Sinclair, a quelques chances de faire un joli tour de piste, comme me le confiait ce maire d’un village de la Côte : « Il est sympa, gentil et tendre. C’est un mec bien qui fait un gros boulot avec la Croix-Rouge. Et ça se sait, y compris dans les villages de l’intérieur. Lui, aurait fait bon suppléant pour MAM, car on sait qui c’est… Mieux que le Bru qui fut une erreur autant politique que poétique ! Il sait y faire avec les vieilles, un peu comme Bru, mais en beaucoup moins ringard, tasse de thé et petit doigt en l’air en moins !« 

Certes le Brett Sinclair luzien est un peu passé dans tous les partis politiques de droite et du centre, et court après un poste, mais après tout est-ce un drame ? Et au moins, il sait ce qu’est la misère des pauvres gens lui, contrairement à Ostia qui préfère le coup que la Croix. Rouge, s’entend… Ostia de ostia ! :

– Maman, t’as donné mes vieilles cravates aux pauvres ?

– Eh non, Papa, ils en veulent pas !

– Mais on peut essayer de leur refiler le vieil imper à la Chips qu’il avait oublié chez nous et avec lequel tu avais couvert la Noiraude cet hiver… je vais le passer à laver dans la Vedette et il fera tout propre. Et avec le tissu, ils pourront habiller aux moins douze sans-dents !

Quant à la Camille, on l’a dit très dynamique, volontaire et engagée très tôt dans le militantisme politique chez les centristes… de quoi rajeunir les cadres et ringardiser le Pascal Sevran des mamies de Cambo qui devra, s’il se présente, abandonner ses vestes de chez Thiery & Sipetit pour s’offrir des pantalons de chez G-Star, et de courir chaque matin et chaque soir dans les allées d’Arnaga pour, comme le dit le petit neveu de mon jardinier, « se mouler un peu le cul » !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité

Visiblement la liberté réussit à La Marquise de Vérité, qui n’a jamais été aussi percutante que depuis son départ de La Semaine. Comme dirait De Gaulle, c’est désormais « La Marquise outragée, La Marquise brisée, La Marquise martyrisée, mais La Marquise libérée ». Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les censeurs à l’eau bénite et les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.