La grenouille Josy qui aimait tant le bœuf Ostia…

Dessin Pierre George

Ma Toute Douce,

Je le sais, vous allez avoir de la peine d’apprendre que vous lisez ce jour ma dernière lettre de la saison… Oui, sortez votre joli mouchoir brodé pour vous consoler bien vite de votre furtif chagrin, car si je ne vous écris plus dans les prochaines semaines de longues lettres au prétexte de pouvoir partir courir le monde comme chaque été – tant que mes vieilles jambes veulent encore me porter – j’essayerai toutefois de vous adresser quelques courtes cartes postales estivales. Guettez-les !  Enfin que cette période estivale donne ainsi un peu de répit à Ostia, à Chiptsatarak, à Un-Bru-de-sa-Personne et à la reinette Josy avant de les retrouver dès mi-septembre dans mes lettres.

Je sais déjà votre impatience !

Il faut bien dire que notre correspondance continue à provoquer des réactions bien délectables, même très loin de notre cher Pays des Basques… Ainsi figurez-vous que samedi dernier se tenait à la mairie de Pau, en présence de François Bayrou, une réunion strictement privée de la majorité municipale où il s’est dit bien des choses intéressantes. Ainsi l’indémodable Josy Poueyto, esprit charmant, cultivé et ô combien littéraire (le Prix Nobel n’est pas loin… ), qui occupe la lourde charge de première adjointe du beau François, et qui vice-préside aussi le Conseil départemental aux côtés d’Ostia et de la Chips (c’est quand même une consécration ça dans la vie, après avoir servi le grand André Labarrère !) a pris la parole devant ses collègues pour dire toute énervée avec la solennité de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf Ostia :

– C’est horrible ce qui est écrit dans cette Marquise concernant notre Jean-Jacques Lasserre ! C’est inadmissible ! Et je vous demande à tous solennellement de vous désabonner à cette lettre que vous recevez par mail. Faites-le comme moi je l’ai fait ! Et ce par solidarité avec notre cher Jean-Jacques dans lequel je croasse…croasse.. croasse… tant ! Il ne faut plus lire cela tellement c’est horrible ! Et j’ai même menacé cette marquise de procès si elle continuait à m’adresser cette lettre.

Eh oui, Ma Toute Douce, tout cela est véridique ! Tout comme la menace d’un procès digne de celui intenté à notre pauvre Marie-Antoinette… Heureusement que la Josy ne règne pas sur l’URSS, car nous aurions fini au goulag ! Enfin plaignons surtout les nerfs de notre pauvre Josy qui ne supporte pas de lire la vérité qui la dérange sur Ostia, Ostiette et Chipstarak… Notre Josy, qui grenouille en politique, en ancienne femme de gauche servant désormais des hommes de droite avec une ardeur exceptionnelle, et qui, comme son mentor d’Ostia, va volontiers manifester en soutien pour Charlie avec son écharpe tricolore au nom de la liberté de la presse… Cette même Poueyto, grand esprit libéral, belle intelligence, magnifique républicaine… Il convient de la féliciter pour tout cela. Qu’aurait pensé entre autre son mentor d’hier, notre cher André Labarrère, homme pétri d’humour et d’esprit, du spectaculaire virage politique avec triple saut arrière de la Josy ? Je ne préfère ne pas vous l’écrire…

Mais alors, me direz-vous, est-ce que beaucoup d’élus palois présents à cette réunion de samedi matin ont finalement demandé à être retirés de notre liste de diffusion depuis lors, suivant ainsi les consignes de la reinette paloise ? Eh bien je vais vous le dire… Un seul, figurez-vous ! Et je me fais une joie de vous donner l’identité de cet individu courageux, si loyal à sa petite Josy, en bon petit soldat comme on les aime… Il s’agit de Maître Pascal Giraud, notaire de son état, conseiller municipal délégué à Pau. Du petit fretin certes, mais qui éclaire de sa lumière la vie patrimoniale de Pau à en croire ses lourdes responsabilités. Gloire à toi Giraud-phare palois !

Et pendant que le petit notaire nous écrivait pour ne plus recevoir nos écrits (mais on sait que comme la Josy, il continuera à ne pas lire mes lettres tout en en parlant avec force détail chaque semaine), d’autres élus assistant à cette réunion m’ont raconté l’affaire que je viens de vous exposer en ayant des mots bien plus cruels que les miens sur le comportement hautement comique de notre belle reinette de la vie politique paloise, qui grenouille si bien entre gauche et droite, tout en encaissant ses indemnités qu’elle doit reverser aux plus pauvres chaque mois, je n’en doute pas… Ostia, la soupe est bonne ! Vous reprendrez bien quelques chips, jolie Josy ?

Et l’un d’entre eux, hilare, de me conter la chose suivante que je me fais un plaisir de vous rapporter avec gourmandise :

– La Josy est impayable ! Figurez-vous, Chère Marquise, qu’à l’occasion de l’affaire Baupin, La République des Pyrénées a consacré un long article au sexisme en politique. Et, du coup, ils ont recueilli des témoignages dont celui de la mère Josy :« Quand on interroge quelques-unes de nos élues béarnaises, pas de récit d’agressions caractérisées, mais parfois des réflexions machistes ou sexistes qui souvent font partie du quotidien. La première adjointe de la Ville de Pau, Josy Poueyto se souvient ainsi d’un certain malaise constaté quand elle a accédé en 2008 à la présidence du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) : « J’ai vraiment senti que certains avaient du mal à l’accepter tant au niveau de la hiérarchie que du conseil d’administration« . Et voyez-vous Chère Marquise, cet article a provoqué un énorme fou-rire à la mairie et au Conseil départemental chez bien des élus, car si effectivement l’arrivée de la Josy au Sdis a provoqué un « certain malaise », cela n’avait rien à voir avec du sexisme mais tout simplement avec… la compétence ! Ce qui prouve que l’incompétence peut aussi bien, dans notre société, être une vertu masculine que féminine.

Recommandons donc à notre sécateur-maire de Cambo, notre beau Petit Lu d’Arnaga, de fournir à la Josy, sa collègue, quelques plantes de son potager dans son joli petit panier pour lui apporter un peu de quiétude, cet été, même s’il n’existe pas de tisane réellement efficace pour lutter contre le ridicule qui, Dieu merci, en politique non plus, ne tue pas…

Je terminerai ma lettre en évoquant un autre ancien élu de gauche, lui diablement sympathique, le cher Galéry Gourret-Houssein, d’origine somalienne, qui fut le patron du parti socialiste à Biarritz, il y a quelques temps de cela face à Borotra. Lui, pas besoin de harceler des femmes, à en croire ses mémoires qui viennent de sortir sous le titre « Le Serpent volant, de la brousse à Biarritz » et qui vient de m’adresser son livre avec cette dédicace : « En bien ou en mal pourvu qu’on parle de moi ». Je vais donc exaucer son vœu. Ainsi dans un chapitre intitulé « Les femmes » notre Galery nous en raconte des chouettes comme dirait le petit-fils de mon jardinier. D’abord cette Chantal qui « s’approcha tout naturellement de moi pour me donner un baiser d’amoureux ! Surpris et sentant quelque chose de gluant s’introduire dans ma bouche, je la repoussai assez énergiquement. » Après il évoque Michèle qui… « était déjà penchée, la tête entre mes cuisses. Etonné et couvert de honte, je la tirai par les cheveux, mais elle résista et continua sa besogne ». Et il y en a d’autres du même acabit je vous le dis, de quoi faire trembler ma perruque poudrée !

Mais Galéry a aussi connu quelques célébrités, comme Brigitte Bardot en personne, chez Lipp (Bardot dont il écrit « à Djibouti, j’avais une affiche d’elle, collée au-dessus de mon lit, et je disais à mes copains : – Vous verrez, je la mettrai dans mon lit… »). Et voilà ce qu’il nous raconte :  « Elle était toujours belle, même si elle avait pris quelques années. » Et voilà qu’elle ramène notre Galéry chez elle, avenue Suchet. Là, elle lui dit « Assieds-toi, je me change et je reviens. »

Et alors ? Je sens votre curiosité s’aiguiser… Eh bien voici la suite : « Encore debout je regardai tout autour du salon et remarquai trois types groggy, avachis sur les canapés. Je n’avais pas besoin d’un dessin pour deviner ce qu’ils avaient consommé. Avec mon instinct de bédouin, je compris que je n’étais pas dans mon milieu et m’éclipsai aussitôt. » Et superbe notre Galéry de conclure : « C’était la première fois que je n’avais pas voulu tenir ma promesse ».

Il était donc fin prêt pour la vie politique, non ?

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à très bientôt. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

La Marquise a décidé de tirer sa révérence pour l’été, ce qui est son droit le plus absolu. Que la vieille dame imaginée par Jean-Philippe Ségot se rassure : elle sera toujours la bienvenue chez « Bisque, bisque, Basque ! », car ce n’est pas tous les jours que la presse nous donne l’occasion de sourire. Et, pour lutter contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, vous pouvez écrire à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi dès septembre, par mail, les lettres de la Marquise.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s