Une nouvelle soirée tragico-comique

hotel-du-palais-003Un lecteur, sous le pseudo de « Biarritz Observateur » nous a envoyé un commentaire particulièrement intéressant en complément de notre article « Cancres un jour, cancres toujours ». Nous ne résistons pas au plaisir de publier son texte.

Iraty et un débat œcuménique …forcément puisqu’il s’agit de lancer de nouvelles études et concertation avec des réalisations…pour 2025-2030. « Voyons loin » pour ne pas dire tout ce que l’on ne fait pas aujourd’hui après une moitié de mandat ! Comique.

Sur l’Hôtel du Palais, entre les lignes rouges de l’un et les citations croquignolesques de l’autre, Biarritz reste bloquée aux années 50, comme l’a pertinemment fait remarquer Madame Darrigade à propos de Guy Petit et de son intuition « géniale » (Mieux vaudrait rechercher une solution architecturale pour le Victoria Surf de l’époque Guy Petit mais quand on n’arrive déjà pas à réorienter la Cité de l’Oh Néant…). Pourquoi ne pas remonter à Saint Martin ?

Preuve que l’aveuglement n’a pas de frontière politique, aucun n’ose demander la cession des murs comme cela se fait partout ailleurs dans le monde. Mais non, à Biarritz, ces Messieurs sont « responsables » avec l’argent du contribuable biarrot !
Allons donc pour un emprunt de 50 millions d’euros porté par la Socomix donc le contribuable, comme l’a expliqué Monsieur Saint-Cricq, avant d’être accusé de briser la confidentialité et de mettre en danger les négociations. Comme si Four Seasons se sentait menacé par un débat en Conseil municipal, quelle pantalonnade ! Michel Veunac se contredit d’ailleurs puisqu’il reconnait hier soir qu’il n’y a pas grand-chose à négocier dans ces contrats d’adhésion.

Veunac veut tout et ignore tout

Au résultat, Veunac veut tout, comme un enfant capricieux et ignorant de la réalité du secteur hôtelier après moult études payées à grand frais : un classement Palace, une ouverture à l’année (Saint-Jean-Cap Ferrat est fermé six mois par an alors qu’il appartient à des privés), garder la maitrise de la Ville sur le personnel (vit-on encore en économie administrée ? ou ne faut-il pas déplaire à quelques familles ?) et la rénovation ultra-luxe exigée par le futur marié (haut de fourchette de 50 millions en lieu et place de 35 millions semble-t-il avancés par les autres concurrents)….MAIS avec la garantie du contribuable biarrot, principalement, et …de la Caisse des Dépôts, la vieille dame du bon secours pour les causes difficiles.

Une mauvaise analyse qui conduit à faire porter les risques (non théoriques) aux Biarrots via la dette. Or avec un ratio de dix ans la dette de Biarritz est déjà colossale.
Monsieur Saint-Cricq a raison d’attirer l’attention avant que tout ne soit ficelé… Comme cela s’est passé avec la Cité de l’Océan et le PPP fiasco qu’on enseigne désormais aux étudiants en droit. La conjoncture géopolitique est très incertaine en Europe (cf le marasme de l’hôtellerie de luxe à Paris et sur la Côte d’Azur – 1 milliard d’euros de recettes en moins en 2016) …mais Biarritz et ses 26 000 âmes brillerait aux quatre coins du monde pour attirer toute l’année des clients ? Les prévisions très optimistes du futur marié, Four Seasons, ne seraient donc pas ou peu risquées ? Irréaliste.
Soit il faut descendre d’un cran vers un cinq étoiles, luxe, bien géré et rentable (ce que n’est pas l’Hôtel du Palais aujourd’hui et ce que ne propose pas Four Seasons qui veut un programme d’investissement colossal), soit il faut céder les murs avec garantie de la destination hôtelière du bâtiment, dont la vente servira en partie à financer la rénovation voulue par Four Seasons.

Cité de l’Oh Néant : 33 visiteurs en plus chaque jour

Quant à La cité de l’Oh Néant, l’information donnée par le maire est savoureuse : 1000 entrées supplémentaires (gratuites ou payantes ? en août 2016. Calcul fait : soit 33 entrées supplémentaires par jour …pour un investissement 2016 programmé de 1,140 millions. Tragique ! Qui peut supporter une telle gabegie ?

Enfin Aguilera : la grossière technique du flou, celle que préfère Veunac assortie de quelques saillies pontifiantes : Je vous fais une cote mal taillée à 250 logements maximum, entendons-nous, mais je vous refais les tennis. Ne me remerciez pas…On sent poindre le « respect » pour les Biarrots. Aucune assurance donnée sur l’esthétique de ces futurs bâtiments (il faut pourtant impérativement respecter le style néo-basque du quartier, les Biarrots sont excédés par l’expérimentation bétonnée) ni sur leur hauteur (R+ ?) et encore moins sur le devenir du terrain Bendern, auquel les biarrots tiennent plus que tout, autant pour sa valeur sportive, architecturale qu’historique (quel promoteur local, acheteur d’études passées, faut-il remercier ?)

En attendant, Biarritz perd des part de marché dans les congrès, ses principaux outils économiques deviennent obsolètes faute d’entretien régulier, ses rues et trottoirs sont d’un autre âge et le commerce biarrot n’est pas accompagné collectivement vers le haut de gamme (pas de charte qualité d’occupation du domaine public, pas de résolution des conteneurs enterrés dont certains pourrissent l’image de commerces devant lesquels ils sont placés, pas de végétalisation des grandes artères commerçantes grisées par la pierre de Chine ; pas de requalification du quartier Mazagran-Port-Vieux…). La « proximité » qui était l’engagement de campagne du tandem élu n’est vérifiée que lorsqu’il s’agit de ponction fiscale. Pour le reste, le vide et le localisme révèlent une cruelle absence de vision pour Biarritz. Tragique !

Biarritz Observateur

 

5 réflexions sur “Une nouvelle soirée tragico-comique

  1. bravo constat très juste me semble-t-il. Biarritz vaut mieux que cela et le projet Four Season est tout bénef pour la marque et la mutualisation des pertes pour les citoyens de la cité.

    Ou est la pétition lancée par Mr Saint Cricq ? pourriez vous svp en donner l’accès ?

  2. Bravo à l’auteur de ce commentaire anonyme.
    Je ne suis pas d’accord avec tout (notamment pas la limitation à 2 scénarios à étudier pour le Palais) et pour ma part je suis convaincu que l’outil doit conserver son rôle au service de Biarritz et d’une certaine façon son « objet social ».
    Peu importe. Ce qui compte c’est que le débat doit avoir lieu de façon ouverte, transparente et en aucun cas le laisser à la discrétion de trois ou quatre gugusses dépassés par les événements et qui cherchent à imposer à la hussarde leur propre fuite en avant.
    Il est impératif que les électeurs signent la pétition apolitique de st cricq sur l’avenir du Palais (elle réclame juste un débat ouvert et transparent).
    Également les électeurs doivent faire pression pour exiger ce débat qui leur est dû (le Maire n’a pas été élu et n’a pas mandat pour confier à une coquille à actionnariat pour partie privée le Palais, en outre en faisant porter 25 ou 50 millions de dettes aux Biarritz, en outre pour permettre à un opérateur privé de dérouler un business plan +50% sans aucun doute PIPEAU compte-tenu du marché d’une part, mais aussi du simple fait que personne ne semble avoir jamais vu aucun document)
    Ensuite les 3, 7 et 10 novembre où le Maire s’est engagé à un point d’étape de son mandat et lors de réunions questions/réponses avec les Biarrots sont les bons moments pour poser les questions qui taraudent, et peut-être aussi montrer à un conseil municipal qui ne joue pas toujours librement son rôle dans l’opposition ou même dans la majorité qu’il faut en tous cas toujours questionner.
    Se rappeler aussi oui que l’époque épique des « visionnaires » auxquels personne n’osait poser suffisamment de questions, où en tous cas la fine stratégie du flou artistique et des contorsions étaient des éléments clé de systèmes de prise de décisions à huis clos et pourquoi pas lors de déjeuners trop arrosés, s’est soldée pour cette génération de Biarrotz et pour les suivantes par des verrues que nous nous traînons au milieu de nos visages comme marqueur de la résignation coupable des Biarrots de cette époque. Et oui par exemple ce Victoria Surf sur lequel nous nous sommes tous bien faits avoir et sans broncher oui..
    Bref si vous aimez cette ville, et il faut reconnaître qu’il n’y a rien à lui reprocher, alors signez cette pétition, venez poser les questions qui vos taraudent les 3, 7 et 10 Novembre à Monsieur le Maire, apostrophez les élus de l’opposition quand ils ne jouent pas leur rôle, ne comptez pas sur d’autres pour décider à votre place, vous serez sinon vous puis vos petits-enfants les dindons de cette nouvelle chipironnade façon biarrote.

    • Merci pour ces commentaires fort pertinents. Espérons que les Biarrots nous entendrons et qu’en mobilisant autour de nous nous parviendrons à faire renoncer l’équipe municipale à cette folie pure. Il faut savoir que dans l’équipe de Mr VEUNAC tout le monde n’est pas d’accord avec cette solution. Peut être vont-ils reculer devant le mécontentement suscité par ce projet ?
      Il va falloir provoquer une réunion publique sur ce sujet et nous organiser.

      • absolument il faut déjà que la pétition circule un maximum afin quelle puisse recueillir un nombre significatif de soutiens sinon la tâche sera encore plus rude

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