Les sourires en coin d’une Filloniste historique

fillon-martineauSon téléphone n’arrête pas de sonner, les messages de félicitations de pleuvoir, et, depuis une dizaine de jours, ses amis ne se comptent plus. Corine Martineau n’est pas dupe de cette soudaine agitation de tous ceux qui jouent placés. Alors que nous sommes politiquement aux antipodes, ce qui n’empêche pas le respect et la sympathie, il était intéressant d’entendre pourquoi, en 2015, cette militante fervente des Républicains, a choisi le camp de celui qu’on qualifiait alors de « Mister Nobody », avant de devenir le vainqueur-surprise de la primaire de la droite.

– Qu’est-ce qui t’amène à choisir Fillon ?

– « En politique, il n’y a qu’une vérité : le terrain ! J’ai été très intéressée par le tour de France qu’a entrepris François Fillon pendant trois ans. Et encore plus quand j’ai découvert qu’à chaque visite, il se tournait vers des gens de la société civile pour obtenir des remontées d’informations et effectuer un vrai travail de fond.

– Quelles sont les personnalités connues qui partagent ton engouement d’alors ?

– Je suis seule sur Biarritz et à part le maire d’Anglet, Claude Olive, les soutiens à Fillon sont plutôt discrets. Tous les Républicains sont Sarkozystes avant de devenir Juppéistes et j’ai droit à des plaisanteries répétitives comme « Fillon ne passera jamais. Il a raté le coche. »

– Tu as cru en lui dès le début ?

Au sommet de la Rhune.

– Je ne vais pas refaire l’histoire maintenant que c’est facile. Je ne pensais pas qu’il réussirait un score aussi élevé, mais j’ai toujours pensé qu’il allait s’imposer. Lors de la montée de la Rhune en compagnie de ses soutiens (juillet 2016), il nous a fait passer un moment très agréable, manifestant beaucoup d’écoute à chacun et réussissant pendant deux heures à parler tout en grimpant, ce qui démontre une belle condition physique. Son programme, comme son côté humain, m’ont séduit. J’ai pensé qu’il allait gagner car sur le terrain les gens affirmaient en avoir marre des politiques avec des casseroles, refusaient quelqu’un de trop âgé, et souhaitaient malgré tout un candidat expérimenté. Il me semblait qu’il incarnait la synthèse parfaite des attentes des électeurs. Et puis, c’est un chat, il avance sans faire de bruit contrairement à d’autres que l’on peut côtoyer dans la région (Grand éclat de rire).

– Qui vient assez vite te rejoindre dans le soutien à Fillon ?

En janvier 2016, Maïder Arostéguy choisit à son tour Fillon. Tour à tour, nous nous rendons à Paris le rencontrer ainsi que son équipe de campagne. En avril, lors d’un rassemblement des relais territoriaux, je pose une question en annonçant que je suis de Biarritz. Après la réunion, des gens du département des Pyrénées Atlantiques se font connaître. De là est parti le comité de soutien à François Fillon avant que Paris ne me désigne comme présidente du comité de soutien à Biarritz.

– Tout s’est bien passé ?

– Nous avons très bien fonctionné avec Pau et le Béarn. Je suis allée tracter à Orthez et à chaque fois, l’accueil a été très chaleureux. Le terrain m’a confirmé ce que je ressentais. Nous avons tout de même distribué 30 000 journaux. Les politiques n’ont pas encore compris l’importance des réseaux sociaux, où chacun lit de son côté et découvre que des gens pensent comme eux.

– À quel moment, as-tu cru à la victoire possible ?

– Lors du meeting organisé à Biarritz, on a senti que ça basculait. Le journaliste de BFM TV, venu pour la circonstance, m’a même confié : « On ne pensait pas voir ça à Biarritz » Pour lui, c’était une terre définitivement acquise à Juppé.

– Et le soir du premier tour ?

– (Corine lève les yeux au ciel !) Nous étions tous rassemblés à Saint-Jean-de-Luz et quand les résultats ont commencé à être connus, j’ai soudain vu Nathalie Motsch et Patrick Destizon venir me faire un vibrant éloge de François Fillon. Je ne suis pas dupe. Même chose avec les félicitations d’Édouard Chazouillères reçues ce soir-là.

– Et maintenant, quel est le programme ?

– On continue à se mobiliser plus que jamais en vue des présidentielles de 2017. En janvier, on va connaître les investitures pour les élections législatives. Je souhaite que Maïder Arostéguy soit désignée, plutôt qu’un ou une Filloniste de dernière heure. Et si on rétorque que Maïder est depuis trop peu de temps dans notre parti pour obtenir l’investiture, alors, en tant qu’ancienne militante du parti, je poserai ma candidature pour ces législatives.

– Que penses-tu de Bayrou et Macron ?

– Macron, plus jeune plus neuf, va bouffer les voix de Bayrou. Les gens ont besoin de rigueur et d’assurance. Les deux en sont totalement dépourvus.

– Comment vois-tu la primaire de gauche ?

– Je pense que Hollande pourrait sortir vainqueur de cette primaire, s’il se présente. L’autre hypothèse est Arnaud Montebourg car il fait figure d’homme neuf. Je ne crois pas à Valls, votre Sarkozy de gauche, car il est trop clivant.

– Je réalise soudain que tu ne m’as pas parlé de Max Brissson. C’est un hasard ?

– (Grand sourire) Sans doute ! Max va évidemment se rallier au vainqueur de la primaire. Je prendrai Max dans mon équipe pour travailler, s’il est d’accord. »

C’est comme si c’était fait !

Vous pouvez retrouver les points de vue décapants de Corine Martineau sur son Facebook :

(https://www.facebook.com/corine.martineau1)

Une réflexion sur “Les sourires en coin d’une Filloniste historique

  1. J’espère simplement que MAX n’acceptera pas d’être pris comme « jouet de remplacement » par cette Dame (dont je ne connais que ce que vous venez d’en publier !) … qui semble se prendre pour le SAINT ESPRIT de la locale FILLONIE !
    OUI, nous espérions JUPPE à Biarritz :-)))
    Le nombre de Socialistes que j’ai croisés à l’ÂGE d’OR (même les Patrons de ce Club biarrot d’opérette !) était suffisant pour me laisser croire à sa victoire … méritée (à mon humble avis car pour moi l’âge ne fait rien à la chose !)
    Je n’en dirais pas plus sur les nouvelles amitiés values à cette Dame par l’élection de FILLON … Je ne me mêle plus de la politique locale où j’ai vu tant de retournements de vestes que les tailleurs locaux s’en frottaient les mains jusqu’aux coudes !
    J’attends juste Jean LASSALLE pour qu’on continue ICI à CHANTER :-))))

    Pour ce qui est de MONTEBOURG, il est probable que nombreux seront ceux qui pour LUI voteront : IL sera plus facile à battre qu’un autre (hélas !) … de par un entregent certain qu’IL confirme chaque fois qu’IL s’exprime :-)))

    ENFIN, je voudrais juste ajouter ceci !
    Au lieu de donner mes 2 euros pour VOTER … j’aurais du les JOUER au LOTO !
    Parce que là, au moins, j’aurais été remboursé :-))))

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