Une pauvre Motsch qui ne doute de rien

Question vacuité, Nathalie Motsch talonne de très près son maître à penser, Michel Veunac.

Décidément, ce n’est pas par hasard que Nahalie Motsch, en son temps, avait trahi son parti pour se jeter dans les bras de Michel Veunac : même goût pour la phrase creuse et ronflante et même incompétence politique ! Radiée des Républicains, puis réintégrée, l’adjointe à l’urbanisme annonce désormais sur tous les toits qu’elle veut obtenir l’investiture de son parti aux prochaines législatives et offre à Sud Ouest (15/11) une interview qui vaut son pesant de parpaings.

Comme les commerçants qui estiment que leur métier pourrait être le plus beau du monde s’il n’y avait pas les clients, la trépidante Nathalie semble penser que Biarritz serait une ville formidable s’il n’y avait pas tous ces pauvres. Ne paraissant pas connaître la loi obligeant à 20% de logements sociaux, celle qui se voit députée et qui a toutes les chances de finir… dépitée, annonce en toute simplicité « Il faut supprimer l’obligation de logements sociaux. C’est irréalisable ici. Il faut faire confiance aux élus locaux qui connaissent leur territoire ». Et pour complaire à Nathalie on pourrait peut-être aussi interdire aux moches de circuler dans la station balnéaire ?

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La cour des grands est encore loin

La presque novice en politique qu’est Nathalie Motsch ne semble visiblement pas avoir compris que la baisse de la démographie est un problème prioritaire à traiter à Biarritz si l’on veut que des jeunes couples reviennent s’installer dans la Ville. Et que si le maire précédent n’avait pas gaspillé l’argent disponible dans des projets stupides et onéreux, il n’y aurait aucun problème pour faciliter l’accès au logement des plus démunis. Une ville comme Versailles, classée à 70% de sa surface, réussit sans problème à franchir la barre des 20% de logements sociaux, consécutivement à une forte volonté de la majorité municipale. Pendant ce temps-là Borotra bradait les logements sociaux à Erilia. Et Nathalie Motsch de faire semblant d’ignorer tout ce triste passé.

Il faut dire que l’ambitieuse adjointe n’en est pas à sa première sortie, elle qui avait estimé dans Biarritz Magazine que «   Biarritz est une ville jardin et Kléber devait s’inscrire dans cette continuité, car le projet défend l’idée d’une architecture non pastiche avec des formes innovantes ». Celle-là, il fallait oser !

Et cette prétention à vouloir être députée, quand on est tout juste capable de circuler dans la cour des petits laisse un peu rêveur. Que Nathalie Motsch prenne une fois le temps d’assister à une séance de l’Assemblée nationale et elle constatera d’elle-même qu’elle est loin, très loin, d’avoir le niveau requis si par inadvertance les électeurs manifestaient la folie de l’élire.

Mais de même que les dindes poussent rarement le vice jusqu’à plébisciter les fêtes de Noël, même si on les fait cohabiter avec des marrons, on se demande bien pourquoi les électeurs modestes s’enticheraient de quelqu’un qui les perçoit tout simplement comme des ennemis.

Ce grand constant qui nous dirige…

Veunac, à l’occasion de ce troisième compte-rendu de mandat a voulu trôner et, une fois de plus, il s’est ramassé…

Si vous savez que vous allez devoir parler pour ne rien dire à un moment ou l’autre de ce week-end et que votre stock de platitudes et de phrases toutes faites s’épuise, si vous en avez marre de compter les gouttes de pluie qui tombent actuellement sur le Pays basque, si vous ne vous lassez pas de la comédie humaine que peuvent offrir des élus qui nous prennent pour des imbéciles, alors offrez-vous la lecture vidéo des trois compte rendus de mandat que ce bon Michel Veunac vient d’effectuer.

http://ville.biarritz.fr/3e-compte-rendu-maire-consultez-video/

Certes, vous en prenez pour 7 heures et neuf minutes d’autosatisfaction dégoulinante et de verbe creux, mais c’est presque aussi bien que la série américaine sur la conquête de la maison blanche House of cards. Car, quand on n’a rien fait pendant trente mois, en dehors d’études ruineuses et de tergiversations permanentes, il faut être sacrément mégalo pour oser présenter son bilan en trois réunions publiques. L’avantage avec notre Michel en tricolore que le monde entier nous envie, c’est qu’il ne doute de rien. Et qu’il a l’art de transformer le moindre exercice routinier en gigantesque pagnolade. Récit d’un vaudeville en trois actes qui aurait pu être inspiré par les meilleurs scénaristes américains.

Acte 1 : Le puputsch 

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Veunac, seul sur son trône.

Et tout d’abord, mettez-vous à la place de cet ancien adjoint pâlichon qui s’est construit sous Borotra. Il a connu un maire que personne n’osait contredire et il a cru qu’il lui suffirait à son tour de porter l’écharpe tricolore pour qu’il en soit de même. Manque de chance, tout le monde engueule Veunac et personne ne le prend au sérieux. Alors, pour son premier compte-rendu de mandat du 3 novembre, il imagine une mise en scène très impériale, style « Je commande et mes adjoints exécutent », avec le premier magistrat seul en scène et son équipe à ses pieds. Et, alors que ce n’est ni le lieu ni l’heure, il décide de s’asseoir sur son programme et annonce, sans en avoir parlé à quiconque, que le béton devient sa chasse gardée et qu’il veut construire un parking à Beaurivage.

Acte 2 : Que je t’aime Guillaume !

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Cette fois, Veunac est flanqué du commissaire politique Peio Claverie, tandis que Destizon affirme son inclinaison pour le maire.

Barucq est fou de rage en découvrant l’information et prévient qu’il démissionnera de son poste d’adjoint si ce parking se réalise. Veunac ayant clamé sur tous les toits qu’il n’en peut plus de Barucq et d’Amigorena, on se dit qu’il est en train de recomposer sa majorité en créant des alliances moins hétéroclites. Impression confirmée par la discrétion sur le sujet du PS local et par les approbations enthousiastes sur son Facebook de Brisson, qui semble penser que le temps du pain sec de l’opposition se termine et qu’il va être convié à partager la bonne brioche mitonnée par la majorité. Mais il faut croire que Veunac ne sait pas bien compter, car il devient soudain tout miel pour sa deuxième apparition publique, oublie le « je » et tartine du « nous » sur une estrade où ont pris place… ses principaux adjoints. Et Veunac, toute honte bue, de faire son grand numéro devant un Guillaume Barucq pour le moins coincé : « Je suis content que Guillaume soit là (…) Ce garçon me fait perdre la tête.(…) Alors que j’avais fait preuve d’une mégalomanie complète en me mettant au-dessus de mes adjoints, nous sommes aujourd’hui tous au même niveau (…) Mais ce n’est pas moi qui avait fait la salle » Veunac ne doit pas savoir que des chaises, ça se déplace et qu’on peut convier ses adjoints sur l’estrade si le dispositif de la salle ne plaît pas. Mais après tout si Veunac était omniscient, on s’en serait aperçu.

Acte 3 : Tout ça pour ça !

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Destizon a réussi sa manoeuvre : il est arrivé deux heures avant le début de la réunion pour être placé à côté de son cher Michel.

Et rebelote pour une troisième réunion de plus de deux heures où il n’y a pas une information intéressante à glaner. Ce qui n’empêche pas Veunac, qui cette fois encore a installé ses adjoints sur l’estrade, de se gargariser de ses propres réflexions et de nous en servir dix louches sur sa majorité « unie et solidaire ». Oubliez le son et concentrez-vous sur l’image proposée par les caméras municipales. Les sourires extatiques de Destizon quand son maire bien aimé parle, la raideur de Barucq qui découvre que les couleuvres à avaler en politique ont parfois la taille d’un boa, les mimiques de condescendance d’un Lafite égal à lui-même ou les agacements silencieux d’un Amigorena se demandant dans quelle galère il est venu se fourrer.

Vous voyez cet assemblage hétéroclite tenir la route jusqu’en 2020 ?

Une imparité de plus en plus dérangeante

(Illustration Corporate assistance)

La parité Canada Dry, c’est la parité qui, comme cette boisson sans alcool, a le goût de la parité, la couleur de la parité, mais qui n’est pas de la parité. C’est-à-dire exactement ce qui se pratique en France. Et si pour une fois, tous les mecs que nous sommes, on utilisait les grandes gueules dont la nature nous a généreusement dotés pour se battre pour une cause qui s’impose ?

Vous avez-vu la façon actualité amusante dont la presse a traité la journée de protestation du 7 novembre et les inégalités de salaire hommes-femmes qui tournent entre 15 et 20% ? C’était pourtant une fort bonne idée du collectif « Les Glorieuses » (http://lesglorieuses.fr/) de demander de s’arrêter de travailler ce jour-là à 16h34 et jusqu’à la fin de l’année, puisqu’à travail égal, le salaire féminin n’a rien à voir avec celui des hommes. Malheureusement, de façon fort prévisible, les médias en ont profité pour multiplier les reportages condescendants et faussement compatissants. Il n’y a pourtant vraiment pas de quoi rire quand on sait que les résultats universitaires des femmes sont bien supérieurs à ceux des hommes et qu’il est incompréhensible, dans notre pays où les diplômes ont tant d’importance, qu’on en arrive à de telles disparités. En dehors de vagues comités Théodule, est-ce que le gouvernement ou les syndicats se sont attaqués au problème ? Certainement pas et tant que les hommes ne descendront pas dans la rue aux côtés des femmes, il en sera de même.

16% seulement de femmes maires !

Même exaspération quand on regarde la vie politique française à l’aune de la parité. Si la parité est respectée au niveau des ministres, tous les ministères régaliens comme les Affaires étrangères, la Justice, la Défense ou l’Intérieur sont actuellement occupés par des hommes. Alors que les partis paient des amendes s’ils ne respectent pas la parité, on ne retrouve que 26% de députées femmes et 25% de sénateurs, car les circonscriptions difficiles leur sont systématiquement réservées (« Aujourd’hui », 4/11). Il serait pourtant simple, si le législateur a vraiment envie que les deux chambres soient à égalité homme-femme, sans que le nombre de parlementaires ne change, de fusionner deux circonscriptions et de demander aux électeurs de voter pour un binôme homme-femme, mais il est clair que la caste masculine au pouvoir trouve la situation actuelle parfaite. Ce qui permet à la France de figurer au 63e rang mondial, juste derrière l’Irak et d’être devancé par le Rwanda, la Bolivie ou Cuba, les trois bons élèves de la parité (Source : http://www.ipu.org/french/issues/wmndocs/classif.htm)

Déconvenue encore plus grande quand on atteint l’échelon municipal. À quoi sert l’alternance homme-femme légalement obligatoire sur les listes, si après l’élection, les gros machos qui nous gouvernent, décident de se coopter entre eux pour se répartir les postes d’adjoints, réservant la petite enfance ou les affaires sociales à la femme la plus méritante de leurs listes. Dans notre pays, en 2016, il n’y a que 16% de femmes maires. Combien de décennies encore, va-t-on supporter un tel état de fait ?

Les machos de L’Équipe… et les autres

Safi N’Diaye, remarquable troisième ligne de l’équipe de France.

Et puis, il y a le machisme quotidien, celui que nous devons combattre pied à pied, même si nos interlocuteurs masculins, forcément masculins, haussent les épaules quand on proteste en ayant l’impression qu’on leur fait perdre leur temps. Dans L’Équipe datée du 9 novembre, le rugby, pour une fois, fait l’ouverture du journal avec une rubrique de sept pages. Comme souvent de nombreux papiers intéressants avec la préparation du XV de France (masculin) avant son match contre les Samoa, les joueurs tricolores (et masculins) qui vont passer au révélateur lors de cette série de tests, le XV idéal (masculin bien sûr) vu par nos confrères étrangers, l’éviction de Jacques Delmas de l’équipe (masculine) du RC Toulon et des articles sur Bézy, Plisson ou Kockott, joueurs en vue du top 14 (masculin, vous l’aviez deviné). Et il ne manque rien à cette rubrique ? En toute simplicité, le XV de France féminin rencontre aujourd’hui à Londres son homologue anglais pour un « crunch » qui s’annonce prometteur. Cette équipe joue bien et pratique un rugby particulièrement plaisant. À chaque match diffusé sur France 4, elle attire entre 800 000 et un million de spectateurs, mais les machos de L’Équipe ont décidé que le match ne valait pas une ligne et se sont contentés de l’annoncer, sans commentaire, dans la rubrique des programmes télé. Et quand on leur téléphone pour protester, ils se gardent bien de rappeler.

Et ils ont prévu de fêter au Canada Dry tant de bêtise et d’aveuglement ?

9 lignes en tout et pour tout…

Pour raconter le tirage au sort du mondial et la défaite 10 à 5 du XV de France féminin, L’Équipe datée du 10 novembre, dans son immense bonté machiste, a tout de même consacré neuf lignes au rugby féminin. C’est pas un peu trop ?

Les absolus primaires de la droite

Dans le temple de la boxe de la salle Wagram, les coups entre les candidats de la droite sont restés très retenus. Normal, sur la détestation du salarié, du prof ou du syndicaliste, tous sont d’accord…

Ah, le bon médicament que voilà pour tous ceux qui ont mal à leur gauche ou qui frisent la dépression pour cause de quinquennat décevant au possible ! Le deuxième débat de la droite se déroulait le 3 novembre, jour annoncé de la gentillesse, dans la salle Wagram, l’ancien temple de la boxe. Les sept candidats de la primaire de droite, en politiques roués, ont su à merveille alterner les vacheries fielleuses, l’autodérision teintée de pain au chocolat et les amabilités mielleuses, tout en retenant leurs coups. Mais si l’on oublie les petites phrases, les effets de manche préparés longtemps à l’avance par des équipes de gagmans salariés, et si l’on s’intéresse au fond, aux propositions formulées par ces Docteur Diafoirus du futur quinquennat, on se sent tout de suite beaucoup moins malades d’être de gauche.

Car derrière les différences de façade, Le Maire qui remet sa cravate pour faire moins moderne, Juppé qui ne dit mot pour entretenir l’illusion du vieux sage, Copé et Kosciusko décidés à se payer Sarko, et Fillon qui débite sa leçon qui n’intéresse personne, que retenir sur le fond ? Sept enfants gâtés, nés avec une cuillère d’argent dans la bouche et qui affichent leur haine du salarié, ce fainéant trop payé, leur envie de casser du syndicaliste, la nécessité de plus de police, de plus de juges, de plus de places de prison pour remettre le pays sur ses rails. Et quand on en arrive au sujet-phare de la soirée, notre école en déliquescence absolue (à 22h50 et avec des réponses d’une minute ce qui démontre la stupidité incommensurable de l’exercice !) tous d’être d’accord, après avoir tapé sur les profs, pour préconiser le port de l’uniforme et le chant quotidien de la Marseillaise…

Un débat tous les trois jours s’impose…

Non mais, sérieux, vous croyez que c’est avec cette confondante absence d’imagination et ces règles du XIX e siècle que vous allez transformer le pays ? Et vous avez une équipe appointée autour de vous pour proférer des âneries de cette taille en public ? Et vous croyez qu’on a envie de vous voir diriger le pays avec une imagination aussi atrophiée ? L’école ne se limite pas au bonnet d’âne et aux coups de règle sur les doigts et j’aurais tellement aimé vous entendre parler nouveaux savoirs, détection des métiers d’avenir, recherche des compétences chez l’enfant, évolution des enseignants au cours de leurs carrières…

Après, soyons lucides, le médicament est tellement bon pour toutes les âmes en peine de gauche, ravies des litanies d’inepties proférées par cette droite ringarde au possible, que l’on se prend à regretter que le prochain débat des candidats de la primaire de droite ne se déroule pas avant le jeudi 17 novembre.

Si le médecin pouvait nous prescrire un euphorisant comme le débat de la droite tous les trois jours, on finirait presque par trouver des qualités à Hollande, ce qui, convenons-en, requiert tout de même un bel effort d’imagination…

Laisse-béton, Michel!

Lou Ravi

Lou Ravi, une fois de plus, est persuadé avoir dupé tout le monde…

Il enfile les platitudes et les lieux communs à la vitesse à laquelle un commis-charcutier débite son andouille, tandis que le troisième âge, omniprésent salle Bellevue à l’occasion de ce troisième compte-rendu de mandat, se pâme. Michel Veunac n’a pas le moindre souci à se faire sur son avenir professionnel le jour où il ne sera plus maire. Une belle carrière de Pascal Sevran des maisons de retraite basques l’attend et, entre le thé de cinq heures et la soupe de six, il saura faire chavirer de bonheur son auditoire et fera toujours salle comble. Mais derrière cette facilité d’élocution de l’élu rompu à l’exercice de la prise de parole en public, se cache le pire de la politique : petitesse humaine d’un faux gentil, non-respect des engagements pris, mépris incroyable des électeurs, et dérive autocratique à la Borotra…

Un compte-rendu de mandat dévoyé

Au pied de leur maître, les plantes vertes de la majorité sont bien sages…

Le subtil agencement de la salle Bellevue annonce déjà la couleur. Contrairement aux années précédentes, où le maire jouait groupé avec sa majorité, cette fois, c’est Veunac seul sur l’estrade, et les adjoints à ses pieds. Guillaume Barucq a refusé d’être présent et préféré suivre la séance devant son ordinateur (Sud Ouest, 5/11) « Ce n’est pas un caprice d’enfant gâté, mais nous sommes une majorité plurielle, le bilan est une œuvre collective. » On ne peut que lui donner raison.

http://ville.biarritz.fr/3e-compte-rendu-maire-consultez-video/

Mais, pour ce pauvre Moi-d’abord Veunac, l’exercice démocratique qui consiste à rendre compte aux électeurs de ses actions n’a rien d’évident. Alors, puisqu’il il n’a rien fait d’autre que tergiverser depuis son avènement, avec un art consommé de la vieille ficelle, il joue de l’effet d’annonce en se déclarant abruptement favorable à la construction d’un parking souterrain dans la falaise de la Côte des Basques. Et ponctue ce revirement subit avec un de ces mouvements de menton qui font tout son charme : « Le principe de réalité a prévalu », ou cet impérissable : « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » Mais si, Michel, les imbéciles aussi peuvent changer d’avis.

La boîte à absence d’idées de Veunac

Guillaume Barucq raconte : « Veunac avait évoqué au passage l’idée d’un parking, mais je n’étais absolument pas au courant qu’il allait annoncer ce projet au public, sans en avoir parlé à sa majorité. C’est d’autant plus scandaleux que nous nous sommes ralliés à lui entre les deux tours à cause de son opposition à ce parking. » Et l’on admirera au passage le mépris qu’affiche désormais le maire pour les électeurs qui lui ont fait confiance… Ce qui ne l’empêche pas de geindre quand il estime qu’on lui manque de respect. Mais, pour reprendre un de ces truismes bien présent dans la boîte à absence d’idées de Veunac, « Quand on veut être respecté, il faut être respectable ! »

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Beaucoup plus cohérent, Barucq annonce qu’il démissionnera de son mandat si ce parking voit le jour. On espère simplement que cet élu responsable ne claquera pas la porte du conseil municipal mais ira rejoindre les rangs de l’opposition, maintenant qu’il a compris qui était le sans foi ni loi qui nous dirige.

Miam miam, le béton !

Mais si ce compte-rendu de mandat se limitait à une annonce surprise et à un petit tiraillement entre un maire et un de ses adjoints, il est clair que vous ne trouveriez pas ce papier dans Bisque, Bisque, Basque ! Il est plus que temps que vous vous demandiez la raison véritable de ce putsch de Veunac, très semblable à celui fait par Borotra en son temps. Sociologue de formation, Michel Veunac pourrait apporter ses lumières, même si ce ne sont pas des leds dernier cri, sur la chute de la démographie et réfléchir au moyen d’attirer de jeunes couples à nouveau dans Biarritz. Ou tenter de transformer enfin en réalité cette « économie de la mer » qu’il ne cesse d’évoquer sans jamais rien concrétiser. Au lieu de cela, et alors qu’il n’a jamais eu dans ses précédents mandats la moindre responsabilité en liaison avec le BTP, il vient de nous démontrer avec ce mini-putsch où il a mis moralement et physiquement sa majorité à ses pieds, que désormais le béton devenait sa chasse gardée à lui et lui seul, comme l’avait fait son prédécesseur.

Et, comme c’est étrange, 80% des maires de notre beau pays font le même choix. Les angéliques diront que tous ces élus ont une âme de bâtisseur. Les pragmatiques, adeptes de l’actualité judiciaire, vous expliqueront les amours très passionnées entre le BTP et les maires, qui finissent parfois devant les tribunaux. Devinez pourquoi ?

Biarrots, ne vous laissez pas faire, souvenez-vous des désastres du précédent mandat et révoltez-vous tant qu’il est encore temps !