Bidart : Un « fléau », les résidences secondaires ?

Emmanuel Alzuri, maire de la ville, s’est livré devant les caméras de France 3 à un excès verbal qu’il regrette quelque peu.
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Trop de volets fermés, toute l’année, dans les stations balnéaires ? Le problème n’est pas si simple.

Si un acquéreur potentiel d’un appartement sur la Côte basque s’est trouvé devant l’édition France 3 Pays basque du 10 mars, il a dû tomber de sa chaise en découvrant à quel point il n’est pas le bienvenu. Le sujet évoque la possibilité désormais offerte aux maires de surtaxer les propriétaires de résidences secondaires jusqu’à + 60%, ce qu’Anne Hidalgo, qui n’en rate décidément jamais une, vient de s’empresser de faire. Interrogé par la télévision locale, Emmanuel Alzuri, maire de Bidart mais aussi directeur de l’Office de Tourisme d’Anglet, semble sur la même longueur d’ondes, malgré quelques précautions oratoires : « Ce sont des mesures qui paraissent attentatoires aux libertés et en ce sens elles sont très gênantes, mais, en même temps, on s’aperçoit que si on n’utilise pas les outils qui sont à notre disposition pour se battre contre le fléau des résidences secondaires, on est, me semble-t-il à côté de la plaque. » Vérification faite dans le Larousse, le fléau est bien cette « calamité naturelle dont un pays a du mal à se défaire », définition totalement blessante et discriminante pour ceux qui arrivent d’une région moins favorisée que le Pays basque. Interrogé par « Bisque, Bisque, Basque ! », l’élu de Bidart est conscient que les mots ont dépassé sa pensée, comme il l’explique ci-dessous. Reste tout un catalogue d’idées reçues sur les résidents secondaires qu’il convient de dénoncer. Revue de détail.

COMPENSER LA BAISSE DES DOTATIONS DE L’ÉTAT

L’État, depuis 2012, réduit fortement les sommes qu’il versait aux communes. Quand les villes veulent garder le même train de vie, elles décident donc d’augmenter de 20 % ou plus les impôts locaux des propriétaires de résidences secondaires. Une taxation totalement inique puisque l’impôt devrait être le même pour tous, mais qui a l’avantage de ne pas faire grogner les autochtones.

FAIRE OUBLIER SES CARENCES EN MATIERE DE LOGEMENT SOCIAL

La loi impose 20 % de logements sociaux dans une ville. Biarritz piétine péniblement à 9%, Bidart à 14 %. Mais quand les jeunes se plaignent de ne pouvoir se loger dans leur ville natale, il est tentant pour un maire, même si c’est malhonnête intellectuellement, de leur dire que c’est la faute des résidents secondaires qui accaparent tous les logements.

DES « SECONDAIRES » QUI RAPPORTENT PLUS QU’ILS NE COÛTENT

Bien sûr la demande est plus forte sur la Côte Basque qu’au centre de la Creuse. Mais les droits de mutation qu’encaisse chaque ville sur les transactions immobilières sont proportionnels au prix payé et peuvent constituer une manne pour les stations balnéaires. Par ailleurs, un résident secondaire qui n’a pas passé son enfance dans une ville n’a rien coûté à la commune en matière de garderie ou de scolarité. S’il n’occupe son appartement qu’une partie de l’année, il cause moins de frais qu’un résident à plein temps au niveau du ramassement des ordures ménagères, par exemple. Enfin bien souvent, il s’installe à un moment de sa vie de relative aisance financière et rapportera donc beaucoup plus qu’il ne coûtera à la ville de son choix. Enfin, très souvent, le résident secondaire d’aujourd’hui va devenir le résident principal de demain. Et se souviendra des propos peu amènes tenus sur son compte.

UN FISC QUI SE GARDE BIEN DE FAIRE LE TRI

La notion même de résidence secondaire recouvre des réalités totalement différentes, mais le fisc, et derrière lui le législateur, se gardent bien de faire le tri. Pour le profiteur qui retape à la va-vite un gourbi pour faire du AirBnb pendant l’été, pour le quinquagénaire qui prépare sa retraite et pour le couple contraint à deux logements pour raisons professionnelles, même punition et même surtaxation ! Les lois Macron et la Loi sur le Travail prônent de nouvelles mobilités professionnelles, ce qui correspond à la réalité du marché du travail. Nombre de couples sont donc devenus au fil du temps des couples TGV qui se retrouvent les week-ends et travaillent l’un et l’autre dans des lieux fort éloignés. Mais il demeure une aberration de taille. Si, pour son travail, un couple marié a besoin de deux logements, l’un des deux sera considéré comme résidence secondaire et taxé comme tel. Absurdité totale, car à part divorcer, le couple n’a aucune solution face à ce qui constitue une injustice manifeste. Mais l’État et les communes ont tellement besoin d’argent qu’ils préfèrent ne pas se montrer trop regardants.

Alors oui, que nous soyons originaires du Pays Basque ou fraîchement installés, nous sommes malheureux pour tous ces jeunes qui n’arrivent pas à se loger dans la ville où ils sont nés et souhaitons que des solutions d’aide à ces familles soient mises en place. Quand une ville comme Biarritz passe en dix ans de 30 000 à 25 000 habitants, ce cataclysme démographique est bien la démonstration que le système ne tourne pas rond. Mais est-ce la faute des résidents secondaires ou est-ce l’incurie de certains maires qui ont laissé faire en se défaussant confortablement sur des victimes toutes désignées ? À vous de juger, avec les deux points de vue, diamétralement opposés d’Emmanuel Alzuri et Michel Lamarque.

 

Emmanuel Alzuri, maire de Bidart : « Les promoteurs nous prennent pour des fous »

 

alzuri-01Est-ce que le directeur de l’Office du tourisme d’Anglet que vous êtes, est très à l’aise avec le propos « ségrégationniste » tenu par le maire de Bidart, samedi soir ? N’avez-vous pas le sentiment que les résidents secondaires, qui ne coûtent pas de frais de scolarité à une ville, et ont moins de frais d’enlèvement des ordures ménagères, puisqu’ils ne sont pas là à l’année, sont aussi une chance pour une ville ?

Le mot « fléau » dans ce contexte n’est évidemment pas approprié : il est très exagéré. Et comme tout ce qui est excessif, il en devient insignifiant. Ce ne sont pas les résidences secondaires (ou bien évidemment les « résidents « secondaires) qui sont un fléau, mais la conséquence de leur multiplication sur la capacité des gens à se loger, due à la pression exercée sur les prix. Car il est un fait acquis : plus la zone géographique est dite « tendue » (appréciation portée par les Services de l’Etat sur la commune de Bidart), plus la simple « loi du marché » tend à exclure une forte partie de la population de toute possibilité d’accession immobilière.

Par ailleurs, d’un point de vue technique, la résidence secondaire n’est pas un modèle pour un développement touristique réussi : des volets clos pendant dans les périodes de faible activité n’apportent rien à la commune. Sur ce point, le Directeur de l’Office de tourisme d’Anglet et l’élu Bidartar partagent absolument la même vision. Attention à la vision cynique des choses qui consiste à dire que « ceux qui ne sont pas là paient pour ceux qui vivent là à l’année » car il ne faudrait pas occulter la réalité.

Par exemple, en haute saison, la commune doit mettre en place un certain nombre de moyens afin de dimensionner les services publics à la hauteur de la population réelle démultipliée par le remplissage des résidences secondaires. Ces moyens, ce sont en réalité, pour ne prendre que quelques exemples, des investissements coûteux à la dimension du pic de fréquentation (traitement des ordures ménagères-station d’épurations-système de transport). Ceux-ci ne sont pas optimisés puisqu’ils ne sont pas utilisés toute l’année. Et aussi, des emplois précaires de saisonniers, ce qui ne peut nous réjouir.

– À combien s’élèvent les droits de mutation dans une ville comme Bidart ? Estimez-vous que ces droits sont liés pour une grande part à l’achat et à la revente de résidences secondaires ?
Les droits de mutation à Bidart s’élevaient à 809 774 € en 2016. (« Une sorte de record du monde », précise le maire) Nous n’avons pas les moyens techniques de savoir précisément à quel phénomène est lié le montant de ces droits. Le marché est, il est vrai, très dynamique, tant quantitativement que qualitativement. Ceci exclut de fait, mécaniquement, une grande partie de la population (il est courant  à Bidart de voir des biens vendus au-delà du million d’euros et ne sont pas rares les transactions à 2, 3 ou 4 millions). Arrive alors une population extérieure au territoire avec des moyens souvent sans limite. Le problème bien connu qui découle de ces transactions est le phénomène des « prix de référence » qu’elles installent dans la commune. Ces références s’auto-alimentent et se diffusent, elles « sont le marché » et  transforment l’écosystème local en une véritable machine à exclusion.

– Par ailleurs, quel est le pourcentage de logements sociaux dans votre ville et ne croyez-vous pas que, avant de fustiger, des gens désireux de venir s’établir dans une belle région, il convient de respecter la loi ?

Nous ne fustigeons personne et tout le monde est bienvenu à Bidart, mais passer  ponctuellement ses vacances dans sa résidence secondaire (et la louer sur « AirBnB » le reste du temps)  et s’installer durablement dans une région pour y vivre à l’année sont des démarches diamétralement différentes. Respectables l’une comme l’autre, mais différentes.

Bien évidemment, dès lors qu’on «s’établit dans une belle région » pour y vivre l’essentiel de son temps, on n’est plus considéré comme un résident secondaire. Donc, pas concerné par aucune des mesures fiscales proposées par le Gouvernement.

En 2016, Bidart comptait 13.2% de logements sociaux. Nous travaillons d’arrache-pied au respect de la loi en matière de production de logements sociaux, bien que ce soit une course sans fin.  Depuis l’adoption du PLU fin 2011, la commune impose 50% de logement social dans tout programme immobilier à partir de seulement 4 logements. Ces règles sont uniques : Bidart est la seule commune de tout le Pays Basque à le faire, et ce, sur l’ensemble de ses secteurs urbanisés, qu’ils soient face à la mer ou à l’intérieur des terres et quand nous expliquons ces règles à des promoteurs, ils nous prennent pour des fous.

Si ce règlement de mixité sociale volontariste a déjà produit des effets positifs pour les Bidartars, de nombreuses demandes de logement dont encore en attente. C’est pourquoi, dans quelques semaines, ces 50% s’appliqueront jusqu’à 10 logements, puis 60% jusqu’à 30 logements et enfin 70% au-delà de 30 logements. Et ceci, en combinant locatif social et accession sociale, pour un parcours résidentiel complet.

Pour en terminer, je vous rappelle notre intention : éviter de bétonner l’ensemble du territoire au prétexte qu’il faut construire des logements, alors même qu’un grand nombre d’entre eux est vide la plupart du temps ou exclusivement dédié à la location touristique.

Nous recherchons l’équilibre pour notre commune.

Pouvoir offrir aux jeunes générations la possibilité de vivre un parcours résidentiel dans la commune dans laquelle ils ont grandi.

 

Michel Lamarque : « Je déteste qu’on désigne un bouc émissaire »

michel-lamarqueDirecteur de TVPI et principal opposant à Emmanuel Alzuri, Michel Lamarque a été plutôt consterné par les propos tenus sur France 3 :

« Que penser des résidences secondaires ? D’abord je déteste qu’on désigne quelque bouc émissaire que ce soit. Les résidences secondaires font partie de l’histoire et de l’économie du Pays basque, qui a toujours été une terre d’accueil, pour les gens les plus simples ou les plus fortunés. Il y a trente ans, il n’y avait pas de problème de logement au Pays basque, parce que les jeunes partaient ailleurs. 

Aujourd’hui le solde migratoire s’est inversé, et c’est ça qui crée des tensions sur les prix de l’immobilier, pas une invasion de migrants à carte Platinium. Un problème de riche en quelque sorte, puisque le Pays basque ne voit plus partir ses enfants, et doit juste les loger !

J’ai donc toujours été réservé sur la « punition » fiscale des résidences secondaires, déjà pénalisées, en toute discrétion, par l’absence « d’abattement à la base ». En prélevant un impôt sur le manque d’anticipation de certains élus, ou la démagogie de certains autres, les communes gagneraient beaucoup plus d’argent ! »

17 réflexions sur “Bidart : Un « fléau », les résidences secondaires ?

  1. Nous sommes en 2017 dans une France ouverte ou le ranci du repli sur soi est un FLEAU.

    Par vos propos populistes (qui plaisent peut être aux résidents « locaux ») vous n’incluez pas, vous excluez et surtout vous ne faites aucun travail intellectuel pour adresser LE problème derrière cette situation : des salaires de misère qui en effet ne permettent plus aux « locaux » de vivre sur place (on ne peut plus vivre d’un smic en 2017 et c’est LE montant de référence sur la Côte Basque, région chère si il en est comparée à d’autres).

    De surcroit ce problème n’est pas nouveau et a toujours existé et devinez quoi, il est même alimenté par vos « locaux » qui vendent à des prix élevés des logements que d’autres sont heureux d’acquérir (tant que vous y êtes essayez donc de leur imposer de vendre au tiers du prix qu’ils demandent à des locaux pour voir ce que cela donnerait).

    Mr Alzuri j’ai une idée pour vous : pourquoi ne pas construire un mur autour de Bidart et le faire payer aux résidents secondaires ?

  2. Quand Mr Michel Lamarque dit
     » D’abord je déteste qu’on désigne quelque bouc émissaire que ce soit … Il y a trente ans, il n’y avait pas de problème de logement au Pays basque, parce que les jeunes partaient ailleurs … le Pays basque ne voit plus partir ses enfants … c’est ça qui crée des tensions sur les prix de l’immobilier. » ,
    il n’est pas que consternant le consterné !

  3. Franchement, vous êtes tous à côté de la plaque : si nous avions MOINS de résidences secondaires ici et donc plus d’habitants à temps plein, notre économie serait en meilleur état et nos jeunes seraient mieux payés. Force est de constater qu’à cause d’un secteur touristique forte au Pays Basque et avec peu d’industries, nous n’avons pas du tout le même bassin économique que Bordeaux et donc moins d’opportunités pour nos jeunes. C’est facile de dire que nos jeunes « n’ont qu’à partir », c’est aux politiques de prendre leurs responsabilités en main pour créer l’environnement économique et éducatif attractifs pour que nos jeunes puissent s’épanouir en restant au Pays.

  4. La « résidence secondaire » que vise le maire de Bidart n’est pas la charmante résidence secondaire des citadins des années 60 qui s’installaient dans des villages en péril et amenaient quelque souffle de vie à une ruralité moribonde , ni la double résidence des cadres obligés d’intégrer une filiale lointaine dans une banlieue industrielle …. Bidart .. Biarritz ou Saint Jean n’ont ni ce caractère bucolique et altruiste ou cette activité industrielle qui attire les managers , en revanche ces villes (villages) ont tous les atouts (climat, environnement, qualité de vie) qui font qu’un placement immobilier est depuis des décades un placement sûr et rémunérateur … Je ne vis à Biarritz que depuis 1959 mais j’ai vu lentement , puis plus rapidement mais sans jamais faiblir les prix de l’immobilier augmenter au fil des ventes à des investisseurs sollicités par des groupes immobiliers , les prix des loyers s’envoler et les habitants les plus modestes incapables de transmettre leur bien à leurs enfants sauf à avoir réussi à élever des cadres supérieurs ou des traders …. Je ne sais pas si la solution retenue par le maire de Bidart est la bonne mais elle a au moins un avantage c’est de toucher des populations qui sont certainement plus en mesure de contribuer aux finances locales que les populations locales les plus modestes ne sont en mesure de continuer à assumer des loyers spéculatifs …

    • Les salaires sont trop faibles et nombres de commerçants, hôteliers, restaurateurs qui gémissent du soir au matin se remplissent les poches grâces au smic versés à leur salariés. Quand ceux ci auront compris qu’il faut s’organiser (syndicat) et se battre pour obtenir des avancées sociales (dont les augmentations de salaires) alors ils auront un futur meilleur

      attendre d’un édile local dont j’observe qu’il cumule 2 emplois à pleins temps (entre la Mairie de Bidart et le syndicat du tourisme d’Anglet) qu’il solutionne ces questions ne sert à rien il n’a aucun pouvoir si ce n’est celui de dire au peuple ce qu’il veut entendre (mais est-ce bien là ce qu’il lui convient…c’est une autre histoire)

      Enfin Philippe si vous voulez montrer l’exemple en vendant votre résidence au prix « local » tenez nous au courant ;o)

  5. Le problème et la décadence de Biarritz devenu ce bronze cul bling bling en perte d’identité ce ne sont pas les gens qui veulent nous acheter nos maisons et notre histoire mais plutôt les maquignons qui recherchent le plus offrant …. Quant au prix local il est formé par les pros de l’immobilier et les investisseurs . Kléber-Biarritz , excentré , bâti sur un terrain bradé , urbanisme étriqué et architecture banale , se négocie à plus de 5000 euros le m2 …! Ce prix « local » est-il celui du charme de l’habitat ou celui de la spéculation ?

    • M’enfin Philippe personne ne force les acheteurs à signer ni les vendeurs à céder leurs biens ! vous pouvez aussi contacter Sud Ouest et faire savoir que vous vendez votre appartement à 2000 Eur / m2 par tirage au sort, Cela est un vrai acte militant. Chiche ?

      • On ne combat pas la spéculation immobilière par la mise en place de produits bon marché , au contraire : on a vu l’arrivée d’investisseurs sur des lots de la Sogicoba (le HLM de Biarritz pour ceux qui ont suivi l’affaire) qui avaient été bradés et qui ont été revendus au « prix du marché » …
        Nous n’avons pas besoin de « martyrs » dévoués à notre cause , on combat la spéculation par les taxes et ce que fait Alzuri est un début : vous voulez nous acheter très cher , eh bien vous allez être comblés on va en plus vous taxer au maximum si ce n’est pas votre résidence principale .
        Quand on spécule, cher Bismuth, c’est pour gagner de l’argent facilement il faut donc rendre le gain plus difficile par les prélèvements légaux . Tout le monde a le droit imprescriptible de choisir de vivre au pays basque en y établissant sa résidence principale et en y travaillant , personne ne devrait avoir le droit de spéculer sur ce pays et de le vider de sa substance et de ses habitants pour son simple profit (Biarritz avait plus de 30000 hab autour de 1999 , il n’y en a que 25000 environ en 2017) … Bon séjour dans ce magnifique pays !

      • Les Soviétiques, les Chinois, les Cubains ont tenté l’aventure communiste avec le succès que l’on connait pour leur peuples.

        De tout temps et partout des gens sont arrivés, d’autres sont partis et c’est très bien comme cela.

        Pourquoi se replier, se refermer sur soi ? « on est chez nous » c’est cela Philippe ? Désolé mais non.

        LE problème reste des salaires totalement insuffisants pour les employés qui ne leur permettent pas de vivre et tant qu’ils n’auront pas l’intelligence collective de s’organiser pour REVENDIQUER pourquoi voulez que leurs patrons leur donne quelque chose qu’ils ne demandent pas.

        Quant à choisir de vivre ou l’on veut, revenez sur terre. J’adorerai vivre à San Fransisco, Londres, Singapour. Ai-je les moyens ? Non donc je n’y vis pas. CQFD

        Bonjour chez vous

  6. Et Paul Bismuth qui nous explique de revenir sur terre!Moi jeune Bayonnais(donc certainement pas le même niveau de vie que vous) je ne demande pas Singapour ou San Francisco mais juste Bayonne (mon lieu de travail). Les loyers sont chers, pas de souci, je suis prêt à chercher dans l intérieur quitte à augmenter mes frais de déplacements, congestionner un peu plus les axes..en attendant des résidences secondaires et donc un centre ville de plus en plus désert..(jusqu’à en perdre mon boulot?) Belle solution! Et la façon ironique d expliquer qu’après tout vous pourriez revendre votre bien 2000 € le mètre carré .. Pour acheter où après?
    Ai-je les moyens? Non, donc je fais quoi ? Ou allons nous mettre les employés au SMIG? Ah oui!! Vous avez trouvé! Le probleme est le manque d intelligence des employés . Ben voyons!

    • Cher Boulchot je n’ai dit que deux choses :

      1 – le problème sont les salaires FR trop faibles (qui sont la résultante d’une absence de syndiqués en nombre suffisants au niveau national afin d’établir un vrai rapport de force avec le patronat);

      2 – quand on ne peut pas vivre décemment de son travail à un endroit alors on se bouge et on va ailleurs. Cela fait seulement quelques milliers d’années que cela fonctionne comme cela Boulchot.

      Quant aux employés que vous mentionnez : ils ont le droit de vote, ce ne sont pas des enfants. Si il ne sont pas syndiqués alors c’est leur problème mais de grâce qu’ils ne se plaignent pas après.

      Dans la période qui vient qu’il va falloir TOUS (et pas seulement les employés) se bouger, s’adapter. Si vous étiez dans le désert vous ne passeriez pas votre temps à déplorer que rien ne pousse mais vous iriez là ou c’est vert non ? et bien là c’est pareil

  7. @Bismuth : Euh non pas ici (ni dans bien d’autres lieux d’ailleurs). Il n’y a pas si longtemps encore, c’était le système de maison (Etxe et Fors) au pays Basque.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_basque

    Il y a à peine 30 ans on pouvait rester chez nous. Maintenant qu’il y a davantage de spéculations immobilières, les basques devraient aller ailleurs ?

    C’est gentil de vouloir nous mettre dehors mais comme vous dites :

    « Cela fait seulement quelques milliers d’années que cela fonctionne comme cela »

    Et on aimerait que les Basques puissent continuer à vivre chez eux si ils le souhaitent.

  8. @Paul Bismuth :
    Et une pensée unique…
    Aucun rapport votre commentaire, démagogie classique posée là par manque de réflexion et de compréhension.
    A lecture de vos commentaires dont ce derniers, je vous invite également à vous pencher sur les cultures et l’ouverture d’esprit en général (hors TV).
    L’une des richesses de la terre et de l’humanité est la diversité. Sans ça on vivrait sur un caillou plat, encore perché dans les arbres dont on s’y éloignerait que pour ronger les os des carcasses occasionnellement délaissées à proximité.

    • Le ton condescendant de votre réponse me fait penser à ces prof de l’EN ivres de leur position supposée supérieure, pour n’avoir fait toute leur vie qu’apprendre par coeur et recracher doctement un crédo ingurgité 30 ans plus tôt.

      Restez « chez vous » et « entre vous » si cela vous chante, vous protège et vous rassure du tumulte d’un monde qui change et que visiblement vous n’appréhendez pas.

      Pour ma part j’ai la chance de ne pas vivre au quotidien dans cette France que le reste du Monde regarde depuis bien longtemps avec une certaine forme de tristesse et/ou de pitié, tant son niveau (ou plutôt son absence de niveau) est devenu pathétique au fil du temps.

  9. Dit-il en reprenant tout le monde…
    Encore une fois votre analyse est faussement guidée par des clichés.
    J’ai la trentaine, sans études particulières et je ne suis pas originaire du pays Basque. Par contre je me suis intégré moi ;) Je n’ai pas cherché à refaire la culture déjà présente pour qu’elle se plie à mes désirs et s’adapte à mes pensées. Quelle prétention d’envisager cela…
    Quant au reste de vos propos, trop à coté je passe. Echanger avec vous est divertissant, on a bien rigolé avec ma femme mais je vais m’arrêter là car ça sent trop la frustration et les échecs mal assumés.
    Adio :)

    • raisonnement implacable + démonstration irréfutable = excellent, bravo l’artiste ! Cela ressemble à du Mélenchon pur jus, enfermé dans vos certitudes. Ce que vous pratiquez est un méchanisme de défense qui s’appelle de la projection.

      Quant à l’échec, cher Sagarno votre « réflection » est bien franchouillarde (un échec = négatif = frustration). Heureusement que l’on en vit des échecs car ils nous permettent de progresser, de passer à une nouvelle étape. Pour ma part à 48 ans j’en ai essuyé pas mal et je me suis toujours relevé, cabossé bien sur, mais ayant appris quelque chose.

      Je vous souhaite une belle journée à vous et votre épouse.

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