Simple comme un café avec sa députée…

Transparence, démocratie participative et rencontre avec les électeurs, une évidence pour Colette Capdevielle…

Colette Capdevielle n’est décidément pas tendance : elle s’achète elle-même sa garde-robe alors qu’elle a de nombreux amis, ses assistants parlementaires ne sont pas de sa famille et n’ont aucune peine à montrer les nombreuses traces de leur activité et ses casseroles ne lui servent que pour faire la cuisine avec ses proches. Plus remarquable encore, la députée des Pyrénées-Atlantiques ne rate quasiment jamais une séance à l’Assemblée nationale et figure dans le peloton de tête des élus consciencieux et impliqués, selon le site nosdeputes.fr., (http://www.nosdeputes.fr/colette-capdevielle) avec plus de 150 interventions en séance lors de ces douze derniers mois.

Contrairement à Ségolène Royal pour qui la « démocratie participative » est restée très incantatoire et théorique, Colette Capdevielle, depuis son élection de 2012, la met en pratique et multiplie des initiatives comme les jurys citoyens pour décider l’utilisation de la réserve parlementaire.

Militante acharnée de la transparence de la vie publique, horrifiée par l’affaire Fillon, Colette Capdevielle veut démontrer que tous les élus ne mijotent pas dans la même casserole et qu’il existe des parlementaires qui font le job. Depuis un mois, elle propose une fois par semaine de venir partager un café, afin de permettre aux citoyens d’aborder tous les sujets qu’ils souhaitent.

Intimidée puis radieuse

Vendredi 10 mars, c’est au Café du théâtre à Bayonne, qu’elle attend les lève-tôt. Trois femmes et un homme, un peu intimidés au départ, vont venir échanger avec elle. La conversation roule sur la parité en politique et la députée n’est pas toujours tendre pour les vieux partis machos : « En 2012, on a constaté que les femmes députées étaient systématiquement éjectées de tous les textes de lois importants, alors on s’est regroupées et on s’est dit qu’on allait être solidaires. Mais la parité reste un combat de tous les jours ».

Une militante de la cause animale intervient ensuite pour réclamer des caméras dans les abattoirs. Évitant toute démagogie, Colette Capdevielle va chercher à faire réfléchir son interlocutrice : « Est-ce que vous accepteriez dans le cadre de votre travail d’être filmée du matin au soir ? Bien entendu, nous devons réfléchir à la souffrance animale, mais je ne suis pas sûr qu’une caméra soit la bonne solution. » Colette Capdevielle, note, écoute, enregistre, consciente qu’un parlementaire ne peut pas tout savoir et qu’il a l’occasion de beaucoup apprendre lors de ces échanges informels.

Joël, qui visiblement fait des étincelles dans son activité, lui explique qu’il vient de lancer une « couveuse d’entreprises » pour développer de nouvelles façons de travailler. Une autre femme se lance dans un aparté avec la députée et en ressort radieuse : « Jamais je n’aurais osé franchir le pas de sa permanence. Venir rencontrer son député dans un café, m’a paru plus simple ».

Actualité oblige, Colette Capdevielle ne peut s’empêcher de fustiger les élus « coupés de toute réalité » et qui ne travaillent pas. Elle s’apprête à mettre en place un conseil citoyen local pour réfléchir en amont aux projets de lois et reprendre les propositions citoyennes qui seront retenues. Tous ceux qui le souhaitent peuvent s’inscrire sur le Facebook de la députée et participer aux réunions de travail prévues les 23 et 30 mars sur le thème de la transparence et du renouvellement des institutions.

« Je veux revenir au cœur du métier de député » affirme l’élue. Nul doute qu’on y est en plein, loin, très loin, des nauséabonds relents venus de la Sarthe ou d’ailleurs…

 Les prochains cafés à partager

 

3 réflexions sur “Simple comme un café avec sa députée…

  1. Genghis Kahn, Napoleon, Hitler, Staline, Mao …. (liste non exhaustive)

    Que des mâles, CQFD ?

    Vive la parité la vraie, toute de suite, partout !

  2. Dieu merci !

    ON aimerait tellement s’intéresser à la politique de cette façon.

    Félicitations à ce petit nombre, de députés ou sénateurs qui travaillent en toute honnêteté sans se gaver des privilèges de leur fonction.

    Pour une reconnaissance citoyenne, ( sensibilisation de chacun à une prise de conscience collective au service du pays) , il nous est d’autant plus insupportable d’entendre se plaindre cette minorité,( Caste dirigeante de l’ Assemblée nationale et Sénat, coupée de toutes réalités)

    Par voie de conséquence, les voir chaque fois vouloir récupérer les électeurs pour tenter de nous imposer les résultats de leur politique indécente, ne peut qu’inspirer le dégoût.

    Ces « majorités successives » au sens électoral du terme, porteuses de restrictions sabordages et rivalités en tous genres, n’ont plus leur place dans notre société.

    Merci à Madame la députée CAPDEVIELLE et félicitations pour votre volonté d’être au service de notre pays .

  3. Étonnant de voir qu’on lui serve la soupe à ce point, et sans tellement plus d’analyse..Il faut dire que cet élue pleine de vide et de bons sentiments est aussi une fine stratège du verbe et du flou artistique.
    Pour autant un journaliste chevronné pourrait lui poser quelques vraies questions.
    Par exemple elle veut être réélue, soit, mais jusqu’à présent quel a été son bilan ?
    Alors juste peut-être pour modérer votre enthousiasme voulez-vous rappeler les engagements de cette dame lors de sa précédente campagne.
    Ensuite essayer de voir si UN SEUL de ses engagements de campagne a été tenu.
    Je vous laisse à vos recherches, tout en vous rappelant ce qu’étaient les engagements du futur député Capdevielle:
    « il faut voter dans cette circonscription pour la candidate de François Hollande, c’est-à-dire pour Colette Capdevielle.
    Nous avons pris 5 engagements forts
    pour notre cinquième circonscription.
    Premier engagement : le logement et surtout l’encadrement des loyers.
    Deuxième engagement : la reconnaissance de la spécificité du territoire Pays Basque.
    Troisième engagement : pour un aménagement concerté du port et son intégration dans la ville.
    Quatrième engagement : la défense et l’enseignement des langues basque et gasconne
    Cinquième engagement : la défense de l’agriculture paysanne et des circuits courts de distribution.
     »
    Je passe ses absences opportunes au vote de lois visant à favoriser les langues régionales, sa contribution la plus étroite à l’attirail le plus répressif et de surveillance arbitraire des populations (Loi Renseignement, surveiller sans faire appel à un Juge) auquel on ait eu droit.
    Bref..

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