En finir avec l’Hôtel du Palais

Il n’y a pas cinquante solutions quand on n’a pas les moyens. La Ville doit vendre le fonds et les murs du palace biarrot. Récit d’une gabegie qui dure depuis des décennies.

« Les Biarrots ne semblent pas se rendre compte qu’avec l’Hôtel du Palais, la mairie est en train de nous préparer une catastrophe industrielle qui va être bien pire que celle de la Cité de l’Océan », rapporte ce fin connaisseur de la vie municipale. Si Sud Ouest a informé avec beaucoup de précision ses lecteurs sur ce dossier brûlant (plusieurs très bons articles en ce mois de juin), nul doute qu’un petit décodage façon Bisque, Bisque, Basque !  vous aidera à y voir plus clair.

S’il n’y avait en jeu une bonne soixantaine de millions d’euros et si nous n’étions pas des contribuables biarrots, on pourrait presque rire des reculades, postures et éternelles hésitations du grand timonier chargé de piloter ce dossier, le très indécis Michel Veunac.

Le premier coup de tonnerre attendu survient en 2015. Le seul palace au monde appartenant à une ville a cinq ans pour se mettre aux normes et la rénovation est estimée autour de 50 millions d’euros. Après une hésitation entre Four Seasons et Starwood, les deux acteurs majeurs de l’hôtellerie de luxe, Michel Veunac annonce le 8 avril 2016, les fiançailles de la Ville avec le géant canadien, qui a le bon goût de mettre dans le panier commun 7 millions d’euros. Mais la lune de miel ne va pas se passer aussi bien que prévu et notre inénarrable Veunac provoque la rupture en juin 2017 et lance un nouvel appel d’offres qui devrait se conclure le 31 octobre. De l’art de perdre dix-huit mois, alors que le temps presse !

Veunac : « Qu’est-ce qu’ils disent ? »

« Que les partenaires passent des mois à s’escrimer, c’est assez normal en affaires, mais dans ce cas, les équipes chargées de négocier venaient de milieux trop différents. Cela a produit un clash culturel », analyse Virginie Lannevère, administratrice de la Socomix et conseillère municipale dans Sud Ouest (28/6). Le « clash culturel » suavement évoqué par la conseillère municipale qui, a travaillé une bonne décennie dans le secteur de l’hôtellerie de luxe mérite d’être détaillé.

Ne faisant confiance à personne et surtout pas à ses adjoints, Michel Veunac, dont le niveau d’anglais est proche d’un élève de sixième, a voulu piloter toutes les réunions mais a refusé d’engager un traducteur. D’où d’interminables quiproquos se terminant par les « Qu’est-ce qu’ils disent ? » du maire et l’agacement du géant canadien face à un interlocuteur qui n’a pas la moindre idée de ce qu’est une conversation d’affaires en anglais.

Quand Michel Veunac affirme que la raison de la séparation avec Four Seasons est le coût des travaux de 64,5 millions, alors qu’il ne veut pas dépasser une enveloppe de 50 millions d’euros, il nous mène en bateau. Quand il dit qu’Accor qui a racheté Fairmont pourrait devenir un partenaire intéressant, il est beaucoup moins loin de la vérité. En effet, il aurait cette fois face à lui des interlocuteurs français et pourrait délivrer nombre de ces phrases ronflantes dont il a le secret. Mais les cinq administrateurs de la Socomix qui se révoltent à juste titre contre cette décision en criant au fou (Amigorena, Pinatel, Chazouillères, Barucq et Lannevère) ont parfaitement conscience du désastre qui s’annonce. Le luxe est un segment très spécialisé et, sans offenser le groupe Accor jusque-là spécialisé dans le secteur des cadres supérieurs, on ne remplace pas une boutique Dior par un marchand de kebab quand on veut rester dans le haut de gamme. Malheureusement ces cinq membres de la majorité municipale liés par l’étrange assemblage majoritaire concocté par Veunac en 2014 n’en disent pas plus et c’est bien dommage.

Le patrimoine des Biarrots ? quelle vaste blague !

Les Biarrots sont très attachés à « leur » Hôtel du Palais et on les comprend. Mais ils se fourvoient totalement quand ils estiment que ce beau bâtiment fait partie de leur patrimoine. Quand on hérite d’un bien immobilier ou d’une entreprise familiale, on peut en profiter. Y a-t-il un Biarrot qui a obtenu la moindre réduction dans ce palace en arguant de sa qualité d’habitant de la ville ? Au contraire, depuis des décennies – et c’est particulièrement choquant ! -, les Biarrots financent avec leurs impôts locaux les vacances des Fillon, Le Maire ou autres Macron, des pauvres malheureux qui n’osent pas s’adresser au Secours populaire pour s’offrir un séjour à la mer.

Vous n’y croyez pas ? C’est la Chambre régionale des Comptes qui a relevé que sous Borotra, la Ville touchait annuellement 170 000 euros de redevance mais dépensait plus de 200 000 euros par an… sans le moindre justificatif. Borotra invitait à hue et à dia et les contribuables biarrots payaient.

Sans compter les risques encourus face à cette situation économique aberrante ! Jean-Benoît Saint-Cricq s’est escrimé, tout au long du dernier mandat de Borotra, à dénoncer cette situation en soulignant que la Ville risquait une amende fort salée du Conseil de la Concurrence et des Prix, si un hôtelier s’avisait de se plaindre d’une concurrence déloyale. En effet, pour une entreprise de ce type, le montant de la redevance s’élève généralement à … deux millions de francs annuels.

Quand on s’extasie sur la très bonne année 2016 effectuée par le palace biarrot, avec une redevance versée à la Ville de 355 000 euros, on constate qu’on est encore fort loin du compte.

Une magnifique machine à corrompre

Mais tout cela, les élus se gardent bien de le dire, car ils y tiennent à leur Hôtel du Palais qui leur permet de fréquenter des politiques de niveau national ou de se faire des obligés. Sous Borotra, le directeur de Sud Ouest, Pierre Jeantet, grand passionné de corridas, était régulièrement invité au Palais avec son épouse. Bon courage ensuite aux journalistes locaux pour se permettre la moindre critique sur la politique municipale dans les pages du journal ! Et tous les employés du palace biarrot de décrire avec consternation les agapes récurrentes et répétitives de nos élus dans l’établissement. Grand connaisseur de l’âme humaine, Didier Borotra savait jouer des deux machines à corrompre à sa disposition, le Foro et le conseil d’administration de L’Hôtel du Palais, pour calmer toute velléité d’opposition. On se souvient tous avec amusement, en 2008, de « l’opposante » Maïder Arosteguy, déjà naturellement pas très gaillarde dans sa contestation, et devenue d’accord sur tout avec le maire du jour où elle a intégré le conseil d’administration du prestigieux établissement.

Si les excès sont devenus un peu moins voyants avec Michel Veunac – on se doit de lui rendre justice ! -, personne n’a oublié son air ravi quand il s’est trouvé en présence d’Emmanuel et Brigitte Macron, l’été dernier.

Nul doute donc que le palace biarrot est un joujou fort commode pour saupoudrer d’étoiles les yeux de nos politiques locaux, mais est-ce la vocation d’une Ville d’être propriétaire d’un palace ? Bien sûr que non !

Deux siècles minimum pour retomber sur ses pieds

Et c’est là où le débat posé par nos élus – Four Seasons ou Accor, 64 ou 50 millions d’euros de travaux – relève de la mystification totale. Quand un automobiliste passe son véhicule au contrôle technique, il n’a pas le choix. Soit il effectue les réparations demandées, soit il cesse de rouler. Comme le précise François Amigorena dans sa page Facebook, (https://www.amigorena.fr/actualites/hotel-palais-four-seasons-accor-etc-quelques-necessaires-eclaircissements/) « l’architecte qui a audité le bâtiment parle de multiples pathologies (béton, plancher, toiture, édicules, mascarons, corniches, etc). La rentabilité actuelle de l’hôtel ne permet en aucun cas de faire face au niveau d’investissement nécessaire. Pour exemple, les seules reprises structurelles concernant les planchers, le clos couvert, les toitures et le désamiantage/déplombage s’élèvent à elles seules à plus de 9 millions d’euros. »

Pour que l’établissement garde sa classification palace, il va donc falloir au bas mot trouver 70 millions d’euros car il est sûr que comme toujours le coût sera plus élevé que prévu.

Si l’on se fie à l’année 2016 jugée exceptionnelle en termes de fréquentation qui a rapporté 355 000 euros à la Ville, il faudra donc plus de deux cent ans (intérêts non-compris) pour que Biarritz retombe sur ses pieds. Sans compter les aléas du tourisme et des menaces terroristes qui peuvent donner envie aux touristes d’aller voir ailleurs.

Et qu’on ne nous parle pas de vendre le fonds tout en gardant les murs ! Sachant qu’au maximum le fonds vaut 10 millions d’euros et que les travaux restent à charge du propriétaire, on voit bien que cette hypothèse est une impasse totale.

Puisque la municipalité peut très bien modifier son Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour conserver la vocation hôtelière du périmètre et éviter qu’un promoteur avisé ne transforme le bâtiment en appartements de luxe, on ne voit pas pourquoi la Ville s’apprête à se lancer dans un emprunt totalement déraisonnable au vu de l’état des finances municipales. D’autant plus que question patrimoine, les Biarrots ne seront propriétaires que d’une dette et que ce sont les banques, via la Socomix qui deviendront les vrais propriétaires du prestigieux bâtiment.

Une offre qatarie écartée en 2014

Selon nos informations, notre petit cachottier de Veunac s’est bien gardé, au moment où il prenait le pouvoir en 2014, de rendre publique une offre qatarie à hauteur de 185 millions. Vu la dégradation constante du bâtiment, il est probable qu’il se vendrait désormais un peu en dessous. Mais quand on sait que la dette actuelle de la Ville tourne autour de 90 millions d’euros (soit 3600 euros par habitant !), comment imaginer autre chose qu’une vente de l’établissement, alors que tous les jours nous pâtissons du système Borotra. Beaucoup de poudre aux yeux, de clinquant à l’image de la Cité de l’Océan et aucun travail de fond, une voierie hors d’âge, des bâtiments délabrés et le sentiment que la Ville est sale.

Vendre L’Hôtel du Palais permettrait d’apurer la dette, de remettre la ville à niveau et les seuls qui en pâtiraient vraiment seraient les élus, ce qui ne paraît pas dramatique en ces temps de moralisation de la vie publique.

Si votre voisin possède une rutilante Ferrari et que pour mettre de l’essence dans sa voiture, il ne donne plus à manger à ses enfants, penserez-vous que c’est un bon père ?

Le temps des joujoux mis au service des politiques est révolu. Il faut vendre !

 

Lire aussi sur le sujet : https://www.jacques-andre-schneck.fr/territoire/ville-de-biarritz/hotel-palais-biarritz-on-sortait-cadre/

16 réflexions sur “En finir avec l’Hôtel du Palais

  1. Bien entendu.
    Que les Biarrots soient attachés à l’emblême de Biarritz que représente le Palais (mais ce n’est pas le seul!), soit. Mais ça n’a rien à voir avec la propriété des murs!
    Outre qu’en effet le PLU peut obliger à ce que le lieu reste un hôtel de luxe, le contrat de cession peut parfaitement prévoir des obligations encore plus précises pour l’investisseur acheteur.
    À qui profite le crime? Vous donnez des éléments de réponse….
    Patrimoine des Biarrots? Mais combien coûte chaque année à chaque Biarrot (vous répondez…) ce « patrimoine », et SURTOUT combien des 25000 Biarrots ont-ils jamais « joui », de quelque façon que ce soit, de ce prétendu patrimoine, « LEUR » patrimoine? Vaste fumisterie que ce concept, en effet!
    À titre personnel, j’y suis allé une fois avec ma femme pour un « forfait Saint-Valentin »: soirée dîner avec menu imposé, nuit sur place, le matin massages au spa et petit déjeuner, le tout pour environ 900 € (prix cassé) pour deux……C’était un joli cadeau de Saint-Valentin, que je ne saurais rééditer trop souvent ! Mais je pense à tous les Biarrots qui n’ont jamais pu mettre le pied dans « LEUR » palace, quand tous ceux que vous citez en profitent gratuitement! Écoeurant!
    Et indépendamment de la question de la dette certes trop importante de La Ville (que vouloir réduire à zéro serait évidemment une faute poltique et de gestion dans le contexte économique actuel) combien de kilomètres de trottoirs rénovés, combien d’autres investissements pertinents et aujourd’hui infinançables, avec le produit de cette vente? Beaucoup, vraiment beaucoup!

  2. Tout à fait d’accord. Cut the losses. Rappelons les Qataris et même à la moitié de leur précédente offre la ville s’en sortirait bien. Un deal avec Accor…..voyez dans quel état de fatigue se trouve le Sofitel et vous comprendrez que leur confier le Palais serait catastrophique (à moins de vouloir en faire une ruine à terme

    • Judicieuse remarque, Monsieur « Bismuth »! En effet, le Sofitel Miramar n’est plus vraiment digne de son classement, pas plus que le Palais, contrairement à d’autres, par exemple, il me semble, le Regina, récemment bien rénové si je ne me trompe (et lieu du beau gala de la belle fête des Années Folles il y a deux ans). (NB: J’ai trempé aussi dans l’inspection générale du tourisme et la dernière réforme du classement).
      Mais cela, Monsieur Veunac ne le comprend pas plus que l’anglais. Il ne comprend d’ailleurs pas grand chose à la gestion d’une ville de 25000 habitants. En revanche, on sait maintenant ce qui l’intéresse….

      Accor a beau être le fleuron français de l’industrie hôtelière, son coeur de métier n’est pas dans le « très très haut de gamme », même avec ses Sofitel.

      Confier le Palais à Accor, ce serait un peu comme demander à Renault d’assurer la maintenance d’une Aston Martin….

      Regardons les autres (et rares) palaces…..

      • j’ai travaillé 5 ans dans l’hôtellerie de luxe (Paris, Courchevel, Versailles, Cannes) et le niveau des hôtels de « luxe » biarrots me laisse pantois … Il est clair que pour faire du Palais un hôtel rivalisant avec Monaco, St Tropez ou autre La Baule ou Deauville on est plus près des 90 millions que des 50.

        Ne pas avoir accepté l’offre des Qataris est une folie car non seulement ils étaient près à lâcher beaucoup mais en plus il savent ce qu’est la vraie hôtellerie de luxe car ils sont propriétaires de superbes hôtels et les fréquentent en tant que clients…

        Décidément ce maire n’est vraiment pas au niveau vous avez raison

  3. Je n’ai jamais mis les pieds à l’Hôtel du Palais … et pour cause : ce n’est pas dans mes moyens !
    Par contre, j’ai ouï raconter l’histoire de BOROTRA … invitant ses Conseillers (de tout bord !) dans cet HÔTEL et leur disant : « Messieurs, vous êtes chez vous ! »
    (il est vrai qu’IL avait réveillé La Belle Endormie … comme le félicitait une opposante (?) socialiste invitée !)
    … ça avait beaucoup fait rire les employés de l’Hôtel qui avaient entendu la formule !
    L’un d’EUX a été viré pour l’avoir répétée à qui voulait l’entendre ;-(((

    Je passe devant à pieds ou en voiture en me disant qu’un jour peut-être …
    Mais je n’ai pas d’appartenance politique ou autre qui m’y emmènera, je le sais … et je continue à admirer ce lieu pour lequel JE PAYE parfois BIEN TROP CHER ;-(((
    Entre cet HÔTEL et La Cité de l’Océan … je regarde disparaître les impôts biarrots … qu’on engouffre pour la VILLE, soi-disant … alors que c’est la RUINE qui nous attend ;-(((

    Il est des ADJOINTS au Maire qui voudraient GARDER cet HÔTEL : ils sont jeunes et ne savent pas ce qu’il COÛTE aux contribuables que nous sommes depuis des lustres !
    Bien sûr, c’est la Villa Eugénie … et l’EMPIRE EN MARCHE n’attend que son 18 Brumaire pour s’en emparer officiellement :-))))
    … ça n’arrivera pas, j’espère ! Les Français se réveilleront avant ! Ils ont appris l’Histoire et savent où conduit l’impérialisme !
    En attendant, continuons à ADMIRER et PAYER … pour une survivance d’arriéré(e)s qui s’extasient encore à la simple idée de s’y trouver … à converser de choses et d’autres …insignifiantes pour le coup !
    Mais ça … tout le monde s’en fout ;-(((
    A vous lire, encore et toujours … pour remettre les pendules à l’heure (où nous vivons !) dans la République Bananière qu’est devenu notre BEAU PAYS livré à un Régime tout BEAU tout NEUF qui, LUI aussi, va hériter des Arriéré(e)s …

    • En sus il me semble clairement que la gestion d’un hôtel n’est pas le coeur de métier ni la raison d’être d’une mairie ! Pas plus que l’on attend qu’elle gère un magasin de fringues ou une boulangerie, qu’elle se consacre donc à ces citoyens. Un hôtel implique une maitrise pointue de savoirs techniques et financiers spécifiques dont ne disposent ni le maire ni les conseillers municipaux

    • L’ancien syndicaliste que je suis est bien conscient du problème du personnel, particulièrement mal payé actuellement. J’ai tendance à croire que le futur acquéreur aura besoin de l’expertise des gens en place et les paiera mieux qu’ils ne le sont actuellement.

      • certainement Jean Yves mais il n’est pas acceptable pour en sauver 100 d’en impacter des milliers. Gouverner c’est aussi trancher et le Palais est un puit sans fond qui engloutit les fonds sans réel bénéfice en retour.

        quand les finances le permettent on peu perdre un peu d’argent ici ou la mais sommes nous en période faste ou de vaches maigres ?

        Etre équitable ce n’est pas ponctionner les milliers au bénéfices de quelques uns. sorry. Le Palais est une entreprise et une entreprise ça va et vient. Si ce bouffon de maire avait traité quant on lui proposait une somme à 3 chiffres en millions d’Euros le personnel n’aurait pas eu à s’en faire.

    • Et les impôts des 25 000 citoyens vivant à Biarritz vous en faites quoi ?

      et les fonds qui manquent aux associations pour les sans-abris, pour la culture, l’éducation, la voirie, pour les enfants, pour les vieux etc vous en faites quoi ?

      Tout sacrifier pour une danseuse est ce bien raisonnable Duvignau ?

    • Tout d’abord, ne confondons pas l’éventuel acquéreur des murs – qui serait un pur investisseur immobilier, faisant les travaux utiles et attendant un retour sur investissement par les loyers, et l’exploitant de l’hôtel, désigné par lui, qui devra avoir un plan d’affaires de palace. Bien sûr les deux devront travailler la main dans la main.
      Qui plus est, outre tout disposition adéquate dans le PLU, le vendeur, la Ville, aura fixé des règles contractuelles impératives dans le contrat de vente. Il est tout à fait classique de trouver dans de tels contrats de « privatisation » des clauses d’obligation de reprendre le personnel en tout ou partie, dans des conditions définies et au moins pour une certaine durée. Le personnel existant aura à prouver sa compétence pour être dans l’équipe d’un palace. S’il est capable de la prouver aux nouveaux opérateurs, il a tout à gagner au processus. Les exemples fourmillent dans les privatisations d’anciens monopoles publics.

  4. Les informations de Monsieur Jean-Yves Viollier devraient être connues de toutes les Biarrotes et de tous les Biarrots. Si on veut mettre fin à la corruption des élus de notre pays, il faut révéler de vraies informations comme le fait Monsieur Viollier. Il semble, quand même que les Françaises et les Français aiment les élus corrompus. On se souvient du maire de Béthune, qui bien que condamné par la justice, dans l’affaire VA-OM, avait été réélu.L’ex élu corrompu Borotra, le mentor de Monsieur Veunac, le maire qui ne tient pas ses promesses, a organisé dernièrement une petite mondanité au casino de Biarritz au sujet de son livre qu’il vient de publier. Cet ancien élu, condamné par la justice, a réussi à rassembler autour de lui, quelques Biarrots, qui doivent maudire les voleurs, mais applaudissent des élus qui abusent de leur pouvoir. Celles et ceux qui se trouvaient autour de l’élu condamné au casino, devaient sans doute vouloir remercier leur ancien maire, de leur avoir épargné de payer leurs PV. Dans la vie, il faut être clair; on est du côté du bien, ou du mal. Il ne faut donc pas oublier le mal que Borotra a fait aux Biarrots, sous prétexte qu’il vous a fait un peu de bien.

  5. Ce qu’écrit Monsieur (ou Madame, je ne sais !) HUSSON est une Vérité que l’on LIT trop peu souvent dans nos quotidiens ! J’ignore combien ont acheté le livre de BOROTRA (je n’en fais pas partie !) mais il doit s’y flatter d’avoir pioché dans tous les Partis d’opposition pour FAIRE CE QU’IL VOULAIT à la Mairie … car c’est ce qu’il a fait !
    Et si quelqu’un OSAIT le contredire en Conseil Municipal, il lui coupait le micro … carrément … comme pour dire « C’EST MOI LE MAÎTRE des lieux, des dires et des soupirs » …
    Ce furent de tristes mandats qui nous ont conduits là où nous en sommes, c-à-dire … pas loin d’une RUINE de la VILLE … bien trop endettée pour SE SURVIVRE à elle-même !
    Le coup des PV … oui ! Plus d’un(e) en a profité qui ont sans doute mis la main au portefeuille pour acheter le BOOK et aider l’EX à payer ses condamnations …
    Ce n’est pas qu’à BIARRITZ, c’est ainsi partout … si vous vous souvenez d’ANGOULÊME il y a quelques décades … ce n’était pas la joie !
    Si encore les nouveaux édiles AIDAIENT leur Ville à remonter la pente (fatale) de l’endettement … ça NOUS consolerait en partie de continuer à payer pour D’AUTRES (!)
    MAIS NON ! Les arguments électoraux tant vantés pendant la Campagne pré-électorale … s’en vont à vau-l’eau au fil des tempêtes locales …
    S’INDIGNER ? OUI, nous le pouvons sur le Blog de Jean-Yves mais il n’y a bien que là qu’ON PEUT s’épancher et TOUT DIRE ce que l’on a sur le cœur (et en moins dans le porte-monnaie !)
    Que Jean-Yves en soit, là encore et toujours, vivement remercié :-))))

  6. Si l’hôtel était vendu, il restera dans tous les cas dans le patrimoine biarrot. L’acheteur ne partira pas avec lui sous le bras !
    il est clair que « à chacun son métier ».
    Il faut être un peu visionnaire et surtout raisonnable.
    Mais bon, engager l’argent des autres surtout quand à la sortie on n’est responsable de rien…
    c’est tellement plus facile, tous des grands donneurs de leçons.
    Mais combien y a-t-il de vrais Biarrot dans ce conseil municipal ??!!
    Quand je lis dans S.O que Amigorena dit qu’il veut une vraie Rolls-Royce pour le Palais et parallèlement qu’il qualifie avec ses amis un projet pour la délégation du Centre Équestre d ‘Ilbarritz de « trop haut de gamme » pour Biarritz, on a tout compris, un coup à gauche, à droite…

  7. Monsieur (ou Madame) Bardey,

    Je ne sais pas où vous avez lu que je qualifiais le projet du nouveau délégataire du Centre Equestre d’Ilbarritz « de trop haut de gamme », mais ce n’est sans doute pas dans une publication sérieuse, car je n’ai JAMAIS prononcé ces mots.

    Je suis membre de la Commission de Délégation de Service Public du Siazim et j’ai voté (comme tous les autres membres de la Commission, unanimes sur ce dossier) pour le projet porté par Olivier Camy-Sarthy, qui m’a totalement convaincu par sa pertinence et son professionalisme.

    Donc pas « un coup à gauche, à droite », mais une ambition cohérente pour Biarritz, pour l’Hôtel du Palais, comme pour le Centre Equestre !

    • Monsieur Amigorena,
      Tout simplement sur la grille de scorring de la commission du SIAZIM dont vous êtes membre.
      Je recopie: il s’agit d’une vision plus « haut de gamme » dans la formation l’offre et la qualité des services rendus (intervenants extérieurs…) assez replié sur le monde de l’équitation. Fin du texte. Ceci concerne un dossier non retenu.
      Ne vous inquiétez pas c’est bien évidement une décision collégiale et je pense que vous aurez largement l’occasion de vous exprimer le moment venu.
      Vous partez déjà dans des grandes justifications mais je ne souhaite pas de querelle, je ne conteste rien, je cite juste des écrits.
      Je maintiens, aujourd’hui, le vent virevolte.
      Bien à vous

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