Le lot de consolation offert à Nalpas

Max Brisson avait promis à son suppléant son poste au conseil départemental. Avant de se raviser et de lui proposer d’être son assistant parlementaire.

Qu’est-ce qu’on s’ennuierait si les politiques n’existaient pas !  La vie serait beaucoup moins drôle et on laisserait en route nombre de fous-rires provoqués par la façon qu’ils ont tous de faire de l’accrobranche et de tenter de masquer leurs grands écarts perpétuels sous des airs de raison, à l’image de ces gendres idéaux obligés de se coltiner leur belle-mère tous les dimanches ou de ces journalistes serviables chargés de rédiger la nécrologie, élogieuse forcément élogieuse, de gens qu’ils détestaient cordialement.

Ne ratez donc sous aucun prétexte l’article du nouveau sénateur Max Brisson, publié dans le Huffington post où notre nouvel élu explique qu’il doit « choisir entre deux mandats, entre le cœur et la raison ».

http://www.huffingtonpost.fr/max-brisson/choisir-entre-deux-mandats-entre-le-coeur-et-la-raison_a_23245730/

« Max-le-maigre » comme le surnomme l’impertinente Marquise de La Semaine du Pays basque depuis qu’il est au régime, a visiblement coché la case sport dans son programme minceur et il rame, il rame, il rame pour nous expliquer le bien-fondé de son choix. Pour un peu il nous tirerait des larmes sur son triste sort de néo-cumulard : « Le cœur fait pencher pour Biarritz, ma ville pour laquelle j’ai une réelle passion. La raison me conduit pourtant à choisir le département. » Pas étonnant après un tel déchirement que notre néo-sénateur, pour qui j’éprouve une réelle sympathie ce n’est un secret pour personne, se soit délesté en route de quelques dizaines de kilos !

Une part de vérité… Une part seulement !

Comme toujours dans les déclarations de politiques, il y a une part de vérité, et l’on ne doute pas que laisser le champ libre à Veunac sur Biarritz soit un crève-cœur pour Max. Ensuite, c’est l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Ses détracteurs diront que comme par hasard, Max choisit le mandat rémunérateur et qu’il abandonne le mandat qui ne rapporte rien. Ses soutiens mettront en avant sa technicité et l’inquiétude de Jean-Jacques Lasserre qui trouvait le conseil départemental un peu dépourvu de pointures.

Nalpas, Durand-Purvis, Brisson, lors des élections départementales (Photo Sud Ouest)

Reste qu’en politique, et ce n’est pas Max Brisson qui dira le contraire, on parle toujours trop. Grand seigneur pendant la campagne des sénatoriales, il avait promis à son suppléant au conseil départemental, Philippe Nalpas, de lui laisser la place. Ou du moins c’est ce que ce dernier avait cru comprendre. D’où une grosse amertume du suppléant qui s’y voyait déjà en découvrant que Max allait abandonner son rôle d’opposant au conseil municipal et céder sa place au suivant sur la liste Alain Puyau. À l’idée de perdre Nalpas, embarras de Max Brisson qui n’est pas sûr de réussir à aligner deux tables de belote avec ses fidèles, avant de trouver LA solution.

«  Les nouvelles vont vite ! »

Philippe Nalpas est très surpris du coup de téléphone de Bisque, Bisque, Basque ! « Décidément, les nouvelles vont vite ! » avant de reconnaître avec franchise qu’il est en pourparlers avec Max. « Oui, j’ai eu l’occasion de dire à Max ce que je pensais et j’ai été très agréablement surpris qu’il me propose un poste d’assistant parlementaire. Je ne pouvais pas accepter un poste à plein temps, car je ne veux pas abandonner mon métier. Nous devons en parler samedi, mais on se dirige vers un mi-temps qui me convient parfaitement ».

Vrai passionné de politique, animateur de l’association Biarritz 2.0, Philippe Nalpas sera sans doute tout à fait à sa place à ce poste, même si ce côté petits arrangements entre amis peut prêter à sourire. Alors connaissant le côté bosseur de Max Brisson, ne surnommez pas Philippe Nalpas « Pénélope », car son travail d’assistant parlementaire n’aura probablement vraiment rien de fictif.

La majorité se délite et les langues se délient

Dans son article du Huffington Post, Max Brisson, au moment de s’éloigner, devient soudain très lucide sur la majorité municipale, estimant qu’elle « se délite » :

« Biarritz a souvent opté pour une gouvernance municipale ouverte mais efficace, associant des hommes et des femmes venus d’horizons différents mais en phase sur un projet de développement partagé et servi dans la cohérence.

Cette gouvernance, à laquelle j’ai eu l’honneur d’apporter ma pierre de 2001 à 2014, m’a appris l’importance du contrat municipal. Le sens du collectif, avec sa part de discipline librement consentie, c’est l’alpha et l’oméga de la réussite d’un projet municipal. Manifestement c’est ce qui manque le plus à l’équipe actuelle et explique les retards pris par tous les dossiers municipaux ainsi que l’impression d’immobilisme qui caractérise le mandat en cours et qui devra le moment venu être dépassé.

C’est fort de ce constat et de convictions chevillées au corps mais aussi de l’expérience que m’apportera mon nouveau mandat que je conserverai un regard attentif sur Biarritz qui reste la Ville où je vis et que j’entends continuer demain à servir avec passion. »

2 réflexions sur “Le lot de consolation offert à Nalpas

  1. je crois que la on a atteint la licorne en pleine corne !!!! je ne dirais pas que la politique tue mais elle ne rend pas ridicule non plus lol

  2. Jean-Yves sur ce coup ta vue baisse ;o) quel triste parcours que celui de Mr Brisson candidat à tout et au final bon à rien. rien de fascinant ni d’éblouissant chez ce type passe sa vie à ne pas faire le boulot pour lequel il est formé (et avec la sécurité de l’emploi) pour rechercher les prébendes…

    C’est une espèce de danseuse de la politique, qui se vend au plus offrant. RIen qui n’élève ni n’oblige dans son choix ou son parcours. Il va à la soupe tel un pathétique courtisan qui danse pour plaire jusqu’à trouver son protecteur.

    Des mots dont il se paye ça oui mais dans les faits un petit arrangeur de piètre niveau. Qu’il aille donc se repaitre au Sénat avec les vieux sénile. Bon débarras pour Biarritz à laquelle il n’aura au final rien donné.

    Quant à Biarritz 2.0 on voit la aussi que le masque tombe. Quel programme alléchant et motivant que de devenir assistant parlementaire à mi-temps, une demi-Pémélope ! En gros un autre clampin qui lui aussi va à la soupe mais pour lui populaire (il ne joue pas dans la cours des grands comme Maitre Brisson).

    Personne ne veut donc faire de Biarritz la station internationale quelle devrait être ?

    Tristes tropiques

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