Le drôle de jeu de Motsch et Veunac en plein conseil municipal

Mensonge délibéré ou incompétence, le maire et son adjointe ont fait perdre au bas mot 105 000 euros à la Ville dans la cession du domaine de la Bigueyrie, dit écuries de Parme … Et sans doute beaucoup plus.

Ouvrez bien vos esgourdes et dépoussiérez vos neurones, car cet extrait vidéo du conseil municipal du 29 septembre dernier, qui ne dure que trois minutes, va particulièrement vous intéresser… surtout si vous êtes contribuable biarrot.

Comment ça, vous n’avez rien remarqué de particulier, même si l’agitation du conseiller d’opposition Frédéric Domège qui subodore quelque gibier caché dans le fourré vous a intrigué ? Rassurez-vous, le but poursuivi était bien d’endormir l’assistance, quitte à prendre quelques libertés avec la vérité et à passer sous silence quelques informations qui auraient pourtant beaucoup intéressé les élus. Heureusement pour vous, les limiers de Bisque, Bisque, Basque ! étaient là.

I.- LES QUATRE CONTRE-VÉRITÉS DE MOTSCH

Mais reprenons tout d’abord les propos particulièrement édifiants de l’adjointe à l’urbanisme Nathalie Motsch, propos, comme vous avez pu le constater, nullement démentis par Michel Veunac.

« Un terrain de 4150 mètres carrés » FAUX ! l’ensemble fait 7480 mètres carrés

C’est sans doute une étourderie de Madame Motsch. Elle évoque la parcelle, répertoriée au cadastre sous le numéro CV 58 qui fait effectivement 4150 m2, mais ne semble pas savoir qu’une deuxième parcelle, répertoriée CV 59 et estimée à 3330 m2 est elle aussi en vente. Le total est donc bien de 7480 m2, presque le double de ce qui a été annoncé aux conseillers municipaux. Vous remarquerez d’ailleurs que lorsque Frédéric Domège répond en parlant de 7480 m2, ni Motsch ni Veunac ne le reprennent, alors qu’ils auraient dû sursauter puisque l’opposant avance des chiffres totalement différents des leurs. Un ange aux ailes chargées de sacs de ciment passe…

« Un terrain classé  N » FAUX ! Une des parcelles est largement constructible

Et le festival de continuer ! Dans le souci sans doute de minimiser la valeur de ce terrain (la Ville est si riche !), Nathalie Motsch précise à tous « ses chers collègues » que le terrain est « classé en zone N » Et donc non constructible ! Mais cette grande pudique oublie de dire que la deuxième parcelle, CV n° 59 est, elle, parfaitement constructible et qu’une belle opération immobilière peut être réalisée. En effet, le droit à bâtir est de 874 m2, comme le reconnaissent a posteriori les services d’urbanisme de la Ville.

« Une estimation  à 545 000 € » FAUX ! La première estimation s’élevait à 920 000 €

Michel Veunac et Nathalie Motsch font tout pour endormir la méfiance des conseillers municipaux : « Les Domaines ont estimé ce bien à 545 000 euros » Et comme il y a un acquéreur à ce prix-là, tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes immobiliers. Sauf que ces grands timides oublient de dire aux « chers conseillers » que la première estimation des Domaines, pourtant réputés pour leurs évaluations très sages, était de 920 000 euros et que ce prix, allez comprendre pourquoi, a fortement été révisé à la baisse à la demande du maire. Nous y reviendrons.

« Un acquéreur s’est manifesté » FAUX ! Plusieurs promoteurs étaient intéressés  !

Frédéric Domège a raison de s’interroger sur cette transaction bizarre.

Quand on écoute Nathalie Motsch et que l’on voit Michel Veunac opiner du menton, la tentation est grande de saluer ces virtuoses de la vente qui ont su fourguer à un quidam de passage, Jimmy Malige, ces locaux « en très mauvais état » pour 545 000 €. Mais ces grands distraits oublient de dire aux « chers conseillers » que d’autres promoteurs comme Eiffage s’étaient renseignés. Et que Jérôme Rey, promoteur bien connu sur Biarritz, avait proposé… 650 000 € sans la moindre condition restrictive et en laissant, tout comme son heureux rival, la possibilité à la société des courses de trot de continuer à utiliser les locaux jusqu’en 2021. Frédéric Domège a donc tout à fait raison de demander pourquoi une « vente à la bougie » n’a pas été organisée et d’affirmer que pour l’acquéreur, ce sera le « jackpot en 2021 ».

 

II.- LES RÉPONSES EMBARRASSÉES DE LA MAIRIE

Tout arrive ! Pour la première fois depuis sa création en 2013, le blog Bisque, Bisque, Basque !  a reçu une réponse détaillée à ses questions et a pu obtenir des précisons du maire et du service de l’urbanisme. Si Bisque, Bisque, Basque ! se réjouit fortement de cette avancée républicaine, malheureusement les documents fournis posent plus de questions qu’ils n’amènent d’éclaircissements.

Une note de synthèse avec les bons chiffres… mais sans toutes les informations

La note de synthèse distribuée aux conseillers municipaux avant le conseil municipal du 29 septembre parle bien d’un terrain de 7480 m2 à vendre, mais n’évoque pas le revirement des domaines dans leur estimation, ni la constructibilité de la parcelle. Voilà une information pour le moins elliptique !

Un procès-verbal avec d’autres chiffres que ceux évoqués au conseil

Le procès-verbal d’approbation du conseil municipal du 29 septembre, validé lors de la séance suivante du 17 novembre, évoque bien les deux parcelles totalisant 7480 m2, alors que Madame Motsch avait parlé de 4150 m2. Une étourderie est toujours possible lors d’un débat, mais dans ce cas-là, on la signale aux élus. Le décalage entre ce qui a été dit aux élus et le procès-verbal est manifeste, mais… silence radio !

Une proposition à 400 000 € d’Anglet qui date d’octobre 2015

La ville d’Anglet a adressé une proposition pour ce terrain à 400 000 €, comme le souligne Michel Veunac, lors du conseil. Mais le maire oublie de préciser que cette proposition date du 9 octobre 2015. Le prix du foncier a beaucoup évolué entretemps et le bail permettant à la Société des Courses de trot de Biarritz (SCTB) d’utiliser ce terrain était de six ans à l’époque quand il n’est plus que de quatre.

Un certificat du directeur des services qui ne prouve rien

Enfin pour prouver que l’offre de Jérôme Rey, proposant 650 000 euros pour ce terrain le 25 septembre, n’était pas recevable, la mairie nous envoie un certificat de Christophe Landrin, directeur général des services de la Ville, affirmant que les convocations pour le conseil municipal sont parties le 21 septembre. Un certificat qui ne change rien à l’affaire, on le verra, puisqu’une décision de vente n’est effective qu’une fois la délibération  approuvée par le conseil municipal.

 Veunac oublie avoir parlé dans un courrier d’une estimation à 920 000 €

Dans sa réponse à Bisque, Bisque, Basque ! Michel Veunac confirme que l’estimation des Domaines s’élève bien à 545 000 euros et balaie l’hypothèse d’une estimation à 920 000 euros. Il ignore que nous sommes en possession d’une lettre signée de sa main et datant du 4 avril 2017 où il évoque lui-même l’estimation des Domaines à 920 000 euros.

La lettre de la mairie, reçue par Bisque, Bisque, Basque!

Le service de l’urbanisme confirme, encore une fois a posteriori, que les estimations des Domaines n’ont cessé d’évoluer sur ce bien. 490 000 €, le 7 décembre 2009. 920 000 €, le 9 juillet 2014. 900 000 €, en mars 2017. Et 545 000 €, quatre mois plus tard, en juillet 2017. Une chute libre, absolument pas justifiée par une quelconque décote du marché immobilier.

Une possibilité de construire qui augmente soudain d’un tiers

Dans le premier courrier adressé à Bisque, Bisque, Basque ! la mairie affirme que le droit à construire est de 583 m2. Ce blog ayant quelques copains dans l’urbanisme qui ont fait chauffer la calculette, nous insistons car nous pensons le chiffre erroné. Effectivement, l’urbanisme reconnait quatre jours plus tard que le droit à construire est de… 874 m2. Quand on vous dit que ce terrain vendu 545 000 € est une affaire en or !

III.- LES TROIS MYSTÈRES DE CETTE AFFAIRE

La mairie voudrait nous faire croire que tout est normal, mais il est sérieusement permis d’en douter et trois points au moins méritent de sérieux éclaircissements.

Domaines : Veunac joue contre son camp

Les Domaines sont un peu pour une mairie ce qu’est un agent immobilier pour un candidat à la vente de son appartement. Vous avez un trois-pièces en centre-ville et un spécialiste de l’immobilier évalue votre bien à 400 000 euros. Avant d’avoir reçu le moindre acquéreur potentiel, allez-vous contester l’avis de l’expert immobilier et lui demander d’évaluer le bien à 230 000 euros ? C’est peu probable. C’est pourtant ce que va faire Michel Veunac qui dans cette affaire joue contre son camp… Sauf à avoir une idée derrière la tête.

Quatre mois après avoir évalué le bien à 920 000 euros, les Domaines, suite à une intervention de la mairie, font une estimation à 545 000 euros. Et dire que personne ne s’était aperçu d’une telle chute de l’immobilier à Biarritz.

Michel Veunac nous a fait parvenir la dernière estimation des Domaines qui établit la valeur vénale du bien à 545 000 €, (On notera au passage que les Domaines reconnaissent ne pas être venus sur les lieux), mais il ignore que nous sommes en possession d’une lettre datée du 4 avril 2017 et adressée à l’ancien président de la société des courses de trot Guy Claverie. Notre sémillant maire refuse une offre de 500 000 € de la SCTB, occupante des lieux, car « une estimation domaniale est arrivée fixant la valeur à 920 000 € ». Bon prince, le maire reconnaît que « cette estimation lui paraît exagérée » et souhaite que la société des courses puisse faire une offre plus élevée.

C’est le maire lui-même qui parle dans un courrier d’une estimation à 920 000 euros, mais le jour du conseil municipal, il a visiblement totalement oublié cet épisode.

Les maires se plaignent en général de la trop grande frilosité des Domaines en matière d’évaluations, et fort rarement du contraire. Il est donc tout à fait inédit pour un maire désireux de vendre un bien, même s’il souhaite favoriser une association sportive estimable de sa Ville, de réclamer une révision à la baisse du prix proposé. C’est inédit, mais Veunac l’a fait. Et ce qui pose question, c’est de savoir pourquoi toutes ces démarches auprès des Domaines et cette deuxième estimation, tellement basse par rapport à la première, n’ont pas été détaillées aux élus. Contacté par téléphone, un haut fonctionnaire du Ministère des Finances reconnaît qu’il est « très rare que les maires contestent les évaluations des Domaines quand ils sont vendeurs et demandent à ce qu’elles soient revues à la baisse ». Le dernier maire à avoir fait cela s’appelait Eric Woerth, à propos de l’ancien hippodrome de Compiègne et Le Canard s’était permis d’ironiser.

L’éviction injustifiée de Jérôme Rey

Le 25 septembre, le promoteur Jérôme Rey fait parvenir une offre à 650 000 euros à la mairie. Il précise par téléphone que son offre ne comporte aucune clause restrictive. Même si les convocations pour le conseil municipal sont parties et l’ordre du jour arrêté, il est courant de reporter à la séance suivante un point à délibérer, quand surgit un fait nouveau. Surtout quand il y a 105 000 euros à gagner pour une Ville et aucune urgence de calendrier.

L’offre est arrivée parfaitement dans les temps et aurait dû petre évoquée au conseil municipal.

Le service de l’urbanisme affirme « nous étions déjà engagés avec le vendeur et ne pouvions plus reculer » ce qui paraît très exagéré. En effet, l’équivalent de la promesse de vente pour un particulier est la délibération du conseil municipal et personne ne peut se déclarer acquéreur tant que les élus n’ont pas approuvé la délibération. De la même façon, le caractère urgent de cette délibération ne saute pas aux yeux puisque la Société de trot n’avait pas à déménager jusqu’en 2021 et que la décision pouvait aussi bien être prise en décembre qu’en novembre, quand il y a autant d’argent à gagner pour une Ville. Au lieu de cela, Jérôme Rey, reçoit une lettre très surprenante de la mairie où on lui affirme qu’il s’est manifesté trop tard puisque le conseil municipal se serait tenu… le 23 septembre (et non le 29).

Quelle malchance! Encore une erreur imputable à la distraction. le conseil municipal a eu lieu le 29 septembre, mais on parle du 23…

Michel Veunac évoquera sans doute à propos de cette lettre la fatigue liée à son dur labeur ou la faute de frappe intempestive, mais est-ce si sûr ? La réponse du promoteur ne se fait pas attendre et il a bien raison de poser les questions qui fâchent.

Qu’en termes aimables, ces choses sont dites…

 

Et le promoteur de ne pas hésiter à écrire « J’ai été sidéré par la façon dont votre adjointe à l’urbanisme a présenté cette délibération ». Pas toujours facile, le métier de promoteur face aux petites seigneuries locales.

L’étrange Jimmy Malige, cet ami qui se veut du bien

Quand on interroge le service de l’urbanisme sur cet acquéreur, miraculeusement surgi de nulle part pour sauver la SCTB, le fonctionnaire municipal se montre catégorique : « On ne connaît pas Monsieur Malige ». Retrouvé à grand peine sur Internet, le parcours professionnel de l’intéressé étonne : vendeur de vélos en Espagne, de voitures à Clermont-Ferrand, avant de tenir la concession Kia à Anglet puis de démissionner et de créer une société « Concept Inovilla » le 13 décembre 2016 au capital social de, tenez-vous bien, 3 000 €. Une somme qui ne démontre pas forcément une capacité financière à mettre 545 000 € dans une opération immobilière qui rapporte 2 0000 € par an les trois premières années. L’urbanisme botte en touche « On ne fait pas une enquête de moralité sur les acquéreurs qui se présentent ! » Décidément, on aime l’aventure et favoriser les débutants dans cette bonne ville de Biarritz.

Avec un capital social de 3000 euros, on s’achète ce qu’on veut…

Bertrand Testard, vice-président de la Société des Courses de Trot de Biarritz, se montre un peu plus loquace et confirme avoir été l’intermédiaire entre la mairie et l’acquéreur. « On n’avait pas les moyens d’acheter et on a cherché quelqu’un. J’ai fait cela pour le bien de la société. Monsieur Malige, qui est sociétaire, s’est alors porté acquéreur, sans doute par amitié pour moi ». Des amis comme cela, prêt à débourser 545 000 euros cash, avec en contrepartie 6 000 € de loyer les trois premières années, on n’en trouve pas tous les jours dans les pas d’un cheval ! Malheureusement, la belle histoire d’amitié racontée par Monsieur Testard présente quelques faiblesses.

La seule photo qu’on puisse trouver sur Internet de l’acquéreur date d’octobre 2016. À l’époque, il vendait des voitures.

En effet, les membres du conseil d’administration de la SCTB affirment n’avoir jamais été informés de l’offre d’achat faite à la mairie pour 500 000 €, ce qui est tout de même bizarre. Par ailleurs, si vous convoitez un bien immobilier et qu’il vous manque 45 000 € pour l’acquérir, vous trouverez peut-être un ami pour vous prêter la différence à taux préférentiel ou même à taux zéro, comme Jacques Darrigrand, fournisseur important de la Ville, l’avait fait pour financer la campagne électorale 2014 de son ami Michel Veunac. Mais que penseriez-vous de cet ami s’il achetait pour son compte le bien dont vous lui avez parlé et qui vous faisait rêver ? « Je ne sais pas ce que Monsieur Malige compte faire de son bien » affirme avec ingénuité Monsieur Testard, décidément guère curieux.

Présenté par la Société de Trot, Jimmy Malige a « officiellement » acheté le bien pour son propre compte, laissant la SCTB fort démunie dans trois ans, avec un vrai problème pour loger ses chevaux. La philanthropie étant fort rare de nos jours, on peut donc se demander si ce nouveau-venu dans le monde de la promotion immobilière n’est pas le prête-nom, d’une équipe cachant quelques inavouables avidités. Contacté indirectement par les rares personnes à Biarritz qui le connaissent, Monsieur Malige s’est bien gardé de répondre à mon désir d’échanger avec lui. La timidité, sans doute !

MOTSCH DOIT DÉMISSIONNER ET VEUNAC S’EXPLIQUER

Vous avez maintenant presque tous les éléments en possession de Bisque, Bisque, Basque ! Il est fort probable au vu du nombre de personnes impliquées directement ou indirectement dans ce dossier que des rebondissements vont survenir, tandis que nous continuerons à travailler sur des pistes fort intéressantes, non encore évoquées dans cet article pour des raisons juridiques. Biarritz connection, comme on dirait dans les mauvais polars…

Les faits sont de toute façon fort simples. Soit Madame Motsch, par malignité, a délibérément trompé les autres conseillers municipaux, soit elle est incompétente, confondant les terrains constructibles et non constructibles, divisant par deux les surfaces mises en vente et minorant d’un tiers le droit à construire. Pour toutes ces raisons, il est difficile de l’imaginer continuer à son poste d’adjointe à l’urbanisme. Elle doit donc rendre sa délégation pour cesser de faire perdre de l’argent aux contribuables biarrots.

Quant à Michel Veunac, qui semble parfaitement en phase dans cette affaire avec son adjointe, il doit s’expliquer. Le maire de Biarritz semble très bien connaitre ce dossier, comme en témoignent ses courriers adressés à la société des Courses de Trot et aux Domaines. S’est-il fait promener par son adjointe en approuvant la cession à Monsieur Jimmy Malige, ignore-t-il vraiment tout de la personnalité de cet acquéreur, ce qui semble bien léger, ou est-il dans un plan concerté avec son adjointe ?

Nul doute que nous en saurons beaucoup plus bientôt, au vu de la gravité des faits racontés.

Quand papa chasse sur les terres de fifille…

Tordons d’abord le cou à une rumeur persistante. Madame Motsch a bien été avocate au barreau de Paris du 9 février 1999 au 30 juin 2000. Ce n’est pas ce qu’on peut qualifier de carrière au long cours, mais cela fera taire les médisants, même si dans son cas les affaires et la politique ont bien vite été préférées au prétoire. Il faut dire que Madame Motsch a de qui tenir puisque son père, Jacques Chemel, est le propriétaire de nombreuses sociétés dont La Société financière La Boissière Sofilab, basée à Sarlat La Caneda en Dordogne.

Jusque-là sagement cantonné à Sarlat et apparemment retiré des affaires, papa qui a largement dépassé les soixante-dix ans, semble avoir retrouvé tout son appétit pour le béton depuis la nomination de sa fille à l’urbanisme. Achat d’une première très belle propriété du côté de la Milady, ce qui est parfaitement son droit, puis achat de la villa Rubdekia, 27 rue Moureu, avant de se rétracter après avoir signé une promesse de vente, sous prétexte de l’impossibilité de construire une piscine. Un retrait qui est sans doute dû à l’article que Sud Ouest avait consacré au sujet, le 24 octobre dernier, ou Nathalie Motsch affirmait « Je précise qu’à chaque fois que des proches ont besoin des services municipaux qui relèvent de ma compétence, je me défais de ces dossiers qui sont alors traités par un collègue ou le maire directement. » Nous voilà rassurés.

Mais franchement, si ma fille devenait adjointe à l’urbanisme à Libourne, est-ce que je me hasarderais à faire des achats immobiliers en série dans cette ville ? Bien sûr que non, car la politique n’est pas qu’une affaire légale mais aussi morale, et je m’efforcerais de ne pas mettre ma fille dans l’embarras en semant le doute sur son action politique.

 

9 réflexions sur “Le drôle de jeu de Motsch et Veunac en plein conseil municipal

  1. Tout d’abord bravo pour ce travail journalistique dont on ne peut mettre aucuns éléments en doute. Dés que j’ai lu le nom de l’acheteur mes réflexes digitaux m’ont fait fouiller sur le net et j’ai été abasourdi comme vous à la fin de votre article de voir ce que faisait, d’où venait et les arguments financiers via ces société qu’avait ce M. Malige. Cela ne m’étonnerait pas en effet que les courses de chevaux ne deviennent qu’un souvenir en 2022…
    Comme on dit chez nous il y a « piballe sous caillou » tant cette histoire est cousue de fil blanc.
    Heureusement que « Bisque bisque basque » existe pour relater, expliquer preuves à l’appui aux citoyens biarrots et basques enfin ceux que ça intéressent qui malheureusement au final ne sont pas nombreux…
    “Le moins mauvais système politique est celui qui permet aux citoyens de choisir l’oligarchie qui les gouvernera. On l’appelle généralement la démocratie.” Jacques de Bourbon Busset

    NOUS SOMMES EN PLEIN DEDANS.

  2. Encore merci pour cette traque incessante aux entourloupes en tout genre.
    Pour en rajouter une couche, je parlerais même de vol organisé. Car vous êtes encore trop gentil, ne m’en veuillez pas, en parlant de seulement 105.000 euros sortis de la poche du contribuable.
    Une vente à la bougie ou un petit appel d’offres public aurait été bien plus efficace pour en obtenir un prix juste.
    Mais qu’est ce qui détermine la valeur d’un terrain ? Ce n’est pas la surface du terrain mais bien la surface de plancher constructible (droit à bâtir). Dans notre cas, on parle de 874m2.
    A présent, je ne vais rien inventer, même si je connais bien le marché, puisque je vais bêtement reprendre les valeurs au m2 évoquées lors du conseil municipal du 17/11/17 sur l’estimation des cessions à venir à Aguilera. Pour de la vente privée libre, c’est à dire quand il n’est pas nécessaire de faire du social là où les prix sont différents et bien plus bas évidemment, Aguilera a été estimé à près de 1.200 euros le m2 de plancher bati. A titre de comparaison, le conseil a même repris l’exemple de Kleber avec une vente libre déjà effectuée à des promoteurs comme ICADE ou SEIXO à presque 1.500 euros le m2.
    Je vous laisse faire le calcul :
    874 x 1.200 =…….. ou meme pire, 874 x 1.500 = ……….
    Alors, de qui se moque t’on ?

  3. Une fois de plus une entourloupe qui confirme Biarritz comme une zone de non droit.Qu’elle sera la réaction de l’opposition municipale dans cette affaire ? Va t- elle jouer son rôle et déposer recours contre cette série de malversations ? Il est temps que les citoyens soucieux de la moralisation de la vie publique s’organisent au niveau local et accompagnnt la vigilance de ceux qui comme » bisque bisque basque » dénoncent les travers de nos élus.

  4. J’attends avec impatience la suite de votre enquête, les réponses du Maire et de ses adjoints, qu’ils soient ou non de l’opposition municipale.
    Ce qui est sûr, c’est qu’en matière immobilière, les élus sont souvent suspectés de connivences coupables, et, malheureusement, souvent à juste raison.
    C’est pourquoi des réponses claires doivent être apportées aux questions pertinentes que vous posez.

  5. la procedure des ventes de biens comunaux est je pense soumise a des obligations de la part de la mairie en publications publicite immobiliere et autres afin d en retirer le prix au moins du marche afin que les habitants en aient au moins l impression que les elus gerent en bons peres de famille les affaires de la ville et les finances en meme temps

  6. Est ce que monsieur malige est lié à une des sociétés de marchand de biens de monsieur chemel, père de madame motsch?
    Parceque si c est le cas, c’est un peu fort quand même!

  7. Pingback: Duperie ou duplicité ? - Blog de Jacques-André Schneck

  8. Je viens de LIRE et APPROFONDIR cet ARTICLE et les commentaires qui LE suivent !
    J’en reste bouche bée … de surprise tant je suis écoeuré !
    Jadis, j’aurais écrit : « de QUI se moque-t-on ? » … mais ce n’est plus la peine car ce que je viens de lire me prouve que c’est des BIARROTS que l’on se moque ;-(
    Je comprends (presque !) que de nombreux Biarrots restent chez eux le jour des élections … tant ce que je viens de lire (et qu’ils lisent aussi !) est écoeurant … littéralement !
    Je remercie vivement ce BLOG de nous tenir au courant : c’est le seul « média » qui nous dit la vérité, une vérité bien informée par toutes les missives dont j’ai lu la copie dans ce texte !
    … « connivence coupable » … « entourloupe » … et autres mots adéquats : voilà ce que j’ai lu et qui me trotte dans la tête et va y rester un moment (si mes quelques neurones restants veulent bien s’en donner la peine !)
    J’imagine que Jean-Yves en a vu d’autres dans sa vie au Canard Enchaîné qui se déchaîne à bon escient quand IL se doit de le faire … mais voilà une affaire qui mériterait qu’on LUI envoie (audit CANARD !) la totalité de ce que nous venons de LIRE ! IL saurait en faire profiter la FRANCE entière … FRANCE qui a, certes, les mêmes problèmes sans doute … mais ne sait pas aussi bien que ce BLOG les mettre en « vedette » !
    « Biarritz, Reine des Plages et Plage des reines » … en prendrait peut-être un coup … mais si ce coup-là pouvait être SALVATEUR pour La VILLE … ce serait tout bénéfice MORAL !
    J’attends la suite des évènements que l’on ne manquera pas de LIRE ICI, j’espère !
    Ne pouvant pas faire grand’chose de plus pour SAUVER (!) la situation … je remercie encore et toujours ce BLOG de nous INFORMER des réalités locales :-))))

  9. C’est bientôt Noel, alors moi j’y crois aux contes et à la morale.
    Car comme l’a écrit Andersen, le vilain petit canard finit toujours par se faire respecter.
    Les nord coréens ont peut être la bombe H, nous nous avons jean yves viollier, comme quoi je reste content d’être biarrot ;-)
    Sinon, pour en revenir au fond, incompétence ou mensonge délibéré ?
    Moi je dirais « les deux mon capitaine ». D’abord je parie pour une avocate qui va plaider ce soir pour l’incompétence, ou du moins pour le traitement d’un dossier certes bâclé mais surtout pas regardé d’assez près pour se rendre compte de l’erreur. « Vous conviendrez que l’erreur est humaine monsieur le juge ». C’est grave mais c’est possible malheureusement.
    Arrive ensuite le mensonge délibéré, bien plus répréhensible à mon humble avis, qui consiste à endormir le conseil municipal en lui faisant avaler la couleuvre au travers d’un discours hyper léger et surtout en faisant exprès de ne donner que la moitié des informations. Là on peut parler de faute caractérisée n’est ce pas ?

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