Majorité et opposition demandent l’annulation de la cession

François Amigorena, hier soir, puis Jean-Benoît Saint-Cricq et Pierrette Echeverria, ce matin, ont demandé au maire de réviser sa copie… Avec le soutien implicite de tous les conseillers qui ont le sentiment d’avoir été dupés.

Aucun doute possible : les pistolets sont désormais sortis entre le conseil municipal, le maire et l’adjointe à l’urbanisme.

Bande de ricaneurs, toujours prêts à vous moquer des élus et de leur dur labeur, ayez une pensée émue pour Michel Veunac et son adjointe à l’urbanisme, Nathalie Motsch, car la réunion de majorité qui les attend, demain à 19 heures, risque de valoir son pesant de démentis, d’engueulades et de mains sur le cœur ! Tandis que Michel Veunac, calfeutré dans sa mairie, affichait une humeur exécrable et renvoyait paître les journalistes qui osaient l’interroger après la publication de l’article de ce blog, le téléphone n’a cessé de chauffer entre élus de la majorité et de l’opposition, chacun ayant désormais le sentiment de s’être fait promener dans les grandes largeurs lors de cette délibération du 29 septembre sur la vente du domaine de la Bigueyrie. Et chacun de s’affirmer, le plus souvent sous couvert d’anonymat, pantois devant tant d’incompétence et scandalisé face à une telle désinvolture avec l’argent public. Mais, en matière de vie publique, c’est une chose de s’indigner par derrière et une autre d’agir.

Amigorena ose le premier

François Amigorena, le turbulent adjoint de Michel Veunac, qui s’était déjà opposé au maire sur L’’Hôtel du Palais, a eu le courage de franchir le pas le premier et de se délier d’un pacte de majorité qui n’a aucune raison d’être puisque le maire et son adjointe n’ont pas dit toute la vérité aux élus à l’occasion de cette vente. Fort courageusement, il écrit au maire et à tout le conseil municipal, lundi à 18 heures :

« Monsieur le Maire,

 Le blog « Bisque, bisque, basque ! » a publié ce matin un article à propos de l’adoption, lors de notre Conseil Municipal du 29 septembre dernier, de la délibération n°5 intitulée « Ecuries de Bigueyrie : Décision de cession ».

 Sous réserve que les informations contenues dans cet article soient exactes, il semble que le prix de 545 000 euros auquel la Ville de Biarritz a cédé ce terrain soit très inférieur à la valeur vénale réelle de celui-ci, générant ainsi un important manque à gagner pour notre budget municipal et donc pour les contribuables biarrots.

 Dans cette hypothèse, je vous demanderais en conséquence d’annuler cette délibération, d’organiser une vente aux enchères de ce terrain et de le céder au plus offrant.

 Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire connaître au plus vite votre position à ce sujet.

 Vous remerciant par avance de votre retour, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de mes sentiments respectueux. »

Saint-Cricq et Echeverria font un recours juridique

Jean-Benoît Saint-Cricq et Pierrette Echeverria se sont donné une nuit pour réfléchir. Les deux conseillers d’opposition admettent mal la désinvolture de la mairie avec l’argent public et le fait d’avoir dédaigné la proposition du promoteur Jérôme Rey, sous des prétextes fallacieux, comme le certificat, juridiquement totalement fantaisiste, signé par le directeur des services généraux Christophe Landrin. Ce matin à la première heure, ils ont donc déposé un recours juridique pour obtenir l’annulation de cette vente. Voilà qui ne va pas arranger l’humeur de notre maire !

Veunac-Motsch, l’intox continue

Michel Veunac, tout comme Nathalie Motsch se gardent bien de communiquer directement avec Bisque, Bisque, Basque !  mais s’arrangent pour trouver des émissaires susceptibles de faire passer des messages. Clairement, alors que nous poursuivons l’enquête sur les liens avec l’un ou l’autre de l’acquéreur Jimmy Malige, Motsch et Veunac s’accusent mutuellement d’avoir été dupés par l’autre. Nathalie Motsch affirme qu’elle ne connaissait pas bien le dossier et Veunac affirme avoir été trahi par son adjointe. Une chose est sûre : aucun des deux n’a sursauté quand Madame Motsch a affirmé devant ses collègues qu’il était « de bonne gestion » de vendre ce bien « en assez mauvais état » à 545 000 euros.

Comme exemple de bonne gestion, on a connu mieux.

Testard plus si ami que ça avec Malige

Bertrand Testard, vice-président de la Société des Courses de Trot de Biarritz, se montre catégorique : « La proposition d’achat adressée à la mairie par notre société a bien été évoquée en conseil d’administration. Celui qui vous a informé devait être absent ce jour-là ». Le vice-président tient ensuite à nuancer ses propos sur le miraculeux acquéreur des écuries de Parme : « On n’est pas ami intime. Je n’ai pas d’intérêt particulier avec Monsieur Malige » Autrement dit, Monsieur Malige avait acheté le bien 545 000 euros par « amitié » pour le vice-président… sans être toutefois très ami. Un homme aussi généreux et désintéressé que Monsieur Malige mérite vraiment sa statue à l’hippodrome.

7 réflexions sur “Majorité et opposition demandent l’annulation de la cession

  1. Il est quand même sympa ce mimi et son équipe, que ne ferait il pas pour alimenter ou inspirer le prochain tome des aventures de manzana et patxaran !!

  2. enfin la grogne a porte ses fruits et les raisins de la colere ont trouve une bonne equipe de vendangeurs bravo a eux

  3. Heureusement qu’il y a des citoyens comme vous pour mettre ces affaires sur la place publique…HONTE à tous ses adjoints qui sans vous seraient restés muets …par incompétence,hypocrisie ou interêt individuel?

  4. Cete municpalité est catastrophique, aprés la verrue nous allons aller jusqu’ou?Pas possible que la majorité consciente poursuive ce mandat avec de tels partenaires -Courage !

  5. faites moi confiance. Le terrain ne vaut rien. un marécage. Je vous propose 1 EUR symbolique et on en parle plus

    quand à l’hotel du palais c’est pareil. je vous le rachete aussi je double ma mise 100% d’augmentation soit 2 EUR et cash !

  6. l’argent!!! seul l’argent compte!!!… Biarritz est dans mon cœur, mais les gens qui gèrent les pauvres terrains restant sont tous des « massacreurs » de paysages… rien ne compte que les sous et le profit …même à petit prix.

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