La ringardise de Peio Claverie

Les réseaux sociaux, cette démocratie du XXIe siècle, agacent profondément le 5e adjoint. Ce dictateur au petit pied tordrait bien volontiers le cou à cette information libre et citoyenne.

Le grand comique de la majorité a encore frappé.

L’abus de compliments, pouvant nuire gravement à la santé, Bisque, Bisque, Basque !, de constitution encore fragile, se gardera bien de se gargariser de tous les éloges entendus à son sujet, qu’ils viennent de l’opposition ou même de la majorité, lors du conseil municipal du 20 décembre. C’est un fait, l’auteur de ce blog, qualifié il y a eu encore de « journaliste de merde faisant les poubelles », est devenu « l’exemple même de la démocratie participative ».

Or donc, si vous êtes lassés des niaiseries télévisuelles et autres bêtisiers de Noël proposés par une petite lucarne sans imagination, offrez-vous un moment d’intense rigolade familiale en écoutant ce dernier conseil municipal de l’année où l’esprit de Noël et la fraternité s’en sont donnés à cœur joie.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

L’évocation du fiasco de la vente ratée des écuries de la Bigueyrie va durer 57 minutes (58e à 115e) et nous offrir un festival de bons mots digne des meilleurs vaudevilles, qui nous ferait rire à gorge déployée, s’il ne s’agissait de notre ville et de notre argent.

Domège, Saint-Cricq, mais aussi Pouyau, Darrigade et Arosteguy se montrent étincelants et la majorité n’hésite pas à reconnaître ses bévues, Veunac la jouant profil bas : « Des erreurs ont été commises. Je m’en suis expliqué en assumant la responsabilité de ces erreurs. »

Difficile pour Veunac de faire autrement, tant il a été mis sous haute surveillance, par les services de la mairie et par sa majorité, après ses mensonges en série. L’affaire est donc entendue. « La délibération est entachée d’illégalité ». Et pour analyser ce qui s’est passé, nous aurons même une enquête d’un auditeur indépendant ou de la chambre régionale des Comptes pour comprendre ces dysfonctionnements.

Bisque, Bisque, Basque !  tient juste à dire que ce n’est pas l’examen des courriers échangés ou autres papiers officiels qui conduira à la vérité et que, pour connaître le fin mot de l’histoire, la seule solution consistera à interroger longuement les deux « maillons faibles » de cette embrouille, Bertrand Testard et Jimmy Malige.

S’ensuit alors un grand numéro sur « la majorité resserrée qui s’engueule mais s’entend bien et ira jusqu’en 2020 », à peu près aussi convaincant que la conception de l’enfant Jésus par la vierge Marie, tandis que Guillaume Barucq, déguisé en roi mage, demande à ce que se répande sur tous « l’esprit de bienveillance ». Défense de rire !

Le réveil du dinosaure biarrot

Heureusement pour les journalistes et satiristes que nous sommes, désespérés par ce faux unanimisme de circonstance, qu’il existe des villages d’irréductibles gaulois dans la Gaule occupée, et d’authentiques dinosaures au sein du conseil municipal ! À deux reprises, (45e et 105e), le brillant penseur des Abertzale biarrots, Peio Claverie, va se distinguer par des propos sidérants qui montrent bien le grand démocrate qu’il est. À propos des conseils de quartier tout d’abord, alors qu’Hervé Boissier a fait un travail qui semble remarquable sur lequel Bisque, Bisque, Basque ! reviendra en 2018,  Peio Claverie se sent obligé de déverser ses excès de bile, déplorant « notre incapacité à gérer les outils high tech dont vous parlez avec véhémence », avant de conclure, dépité : « Les réseaux sociaux, on n’arrive pas à les maîtriser » Pas calmé pour autant, le même recommence une heure plus tard : « Ce qui perturbe les débats, ce sont les réseaux sociaux. La politique ne doit pas se faire dans les réseaux sociaux et les journalistes ne pas suivre les réseaux sociaux ».

Effectivement, sans une information libre et citoyenne, le petit coup-fourré des écuries de Bigueyrie serait passé comme une lettre à la poste et les élus de la majorité pourraient tranquillement faire leurs petites manipulations en douce sans que personne ne s’en émeuve, aménager comme ils le souhaitent la côte sans que les citoyens n’aient voix au chapitre et festoyer au Palais sans que personne n’y trouve à redire. Est-ce que les Biarrots ont le sentiment d’être informés en lisant Biarritz-Magazine ? On peut en douter.

Et l’on savourera au passage le « On n’arrive pas à les MAÎTRISER », tellement révélateur. Mais heureusement que quelques voix libres et indépendantes peuvent encore se faire entendre et mobiliser les citoyens !

Pas très aimé chez les Abertzale

Un débat qui a visiblement passionné Patrick Destizon.

Et puisque Peio Claverie aime tant les réseaux sociaux, Bisque, Bisque, Basque ! va se faire un plaisir de raconter quelques anecdotes et de poser quelques questions. Est-ce en raison d’une lointaine ascendance italienne, que les copains Abertzale du roi de Bibi Beaurivage le surnomment « L’Abertzalo » (orthographe non garantie) ou est-ce pour sa propension à ne voir que son intérêt du moment sous couvert d’idéologie ? Et c’est sans doute pour sa gentillesse, son écoute, son sens du dialogue et sa disponibilité que les services le surnomment « Beria », le ministre de Staline, responsable des basses œuvres.

Dans l’opposition, Claverie n’avait pas de mots assez durs pour la clique Brisson-Veunac. Ce qui ne l’a pas empêché, malgré toutes les preuves de désinvolture en matière de morale publique publiées par Bisque, Bisque, Basque ! pendant la campagne municipale de 2014, de sauter au cou de Michel Veunac entre les deux tours. Et de devenir, aux dires de tous les observateurs présents à la mairie, celui qui terrorise les services et le maire. Pourquoi est-ce un cinquième adjoint qui fait la pluie et le beau temps à la mairie ? Aurait-il quelques moyens de pression sur l’actuel maire ? Voilà des réponses que l’on aimerait entendre de la bouche de Peio Claverie au lieu de ses récriminations d’un autre âge contre les citoyens qui s’intéressent à la vie publique.

Une chose est sûre : Si par un hasard peu probable, Peio Claverie devenait maire de Biarritz, ce qui ne paraît guère plausible, les Biarrots manifestant de plus en plus de lucidité sur l’actuelle majorité municipale, Bisque, Bisque, Basque ! n’hésitera pas.

Il demandera l’asile politique à Bayonne.

Perles de conseil

Dans le feu du débat verbal, nos chers élus lâchent parfois des propos remarquables :

Pour Michel Veunac, au sujet des écuries de la Bigueyrie, « Il n’y a pas anguille sous roche ». Juste un promoteur sous prête-nom ?

Le même : « Je ne suis pas un maire caporaliste » Non, juste un maire qui traite des dossiers tout seul sans en parler à ses adjoints ou son administration.

Guy Lafite « Voilà huit ans qu’on essaie de vendre ». ֤Évidemment, si on refuse les offres à 650 000 euros, ça devient compliqué.

Frédéric Domège : « Monsieur le maire, vous n’allez pas nous faire croire que vous allez bien » C’est l’infirmier qui parle ?

Michel Veunac : « L’Hôtel du Palais apporte tellement à cette ville » Et surtout à ses élus qui se font rincer gratis et peuvent côtoyer les grands noms de la politique.

Peio Claverie : « Dans l’opposition, j’avais une déontologie » C’était vivement que je sois calife à la place du calife ?

Jamais trop de RAMDAM…

Décidés à se faire entendre et à ne pas s’en laisser conter par des politiques souvent désinvoltes, des citoyens viennent de créer une association, RAMDAM 64-40,  pour contribuer à la moralisation de la vie publique.

Les cocus de la moralisation de la vie publique, levez-le doigt ! Nous avons assisté, cette année à une vaste farce au moment de l’élection présidentielle. La moralisation de la vie publique mise en avant par Macron est devenue un gros machin enlisé à l’Assemblée nationale où des députés nous ont expliqué qu’ils ne pouvaient pas faire de notes de frais et autres inepties du même genre. Quelques réformes cosmétiques ont cependant été adoptées, mais il est certain que si les citoyens ne s’en mêlent pas et ne font pas entendre leurs voix, les politiques continueront à traîner des pieds.

Sans compter ce créneau dans lequel prospèrent désormais les élus de tous niveaux, le légal mais pas moral. Richard Ferrand, l’homme qui a enrichi sa maîtresse au détriment de mutualistes, François Fillon, le candidat à la présidentielle qui a longtemps fait travailler (ou pas !) Pénélope comme assistante parlementaire, se sont drapés dans leur dignité en affirmant que leurs actes étaient légaux. Est-ce acceptable ? Est-ce si sûr ?

L’article de Sud Ouest, daté du 20 décembre.

Plus près de nous, à Biarritz, Ciboure, Urrugne, Lahonce ou Ondres, des citoyens ont été obligés d’affronter au tribunal des élus un peu trop désinvoltes avec les lois de la République. RAMDAM 64-40 a décidé de s’intéresser à la vie publique dans nos deux départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, de pointer du doigt les dérives, mais aussi de saluer les initiatives qui vont dans le bon sens. Nous voulons devenir des casse-pieds salutaires.

La première réunion publique aura lieu fin mars et vous en serez informés dans ce blog. Et chaque fin d’année, à l’image des « Gérard » de la télévision, nous décernerons des klaxons d’or, d’argent et de béton aux politiques les plus méritants.

Trois prix seulement alors qu’il y a tellement de candidats indiscutables dans notre belle région ? La compétition va être féroce.

Les huit membres fondateurs de RAMDAM 64-40 : Dominique Lapierre, président, Guy Aubertin, Dominique de la Mensbruge, Michel Gellato, Philippe MOREL, Barbara Sager, Jacques-André Schneck, Jean-Yves Viollier.

Pour nous contacter : par l’intermédiaire de ce blog, de twitter (@RAMDAM64et40) ou par voie postale à RAMDAM 64-40, 15 Place Clémenceau, 64200 Biarritz

Le palmarès 2017 de RAMDAM 64-40

Klaxon d’or

On ne mesure pas ce qu’est une campagne législative. Notre pauvre Vincent Bru était tellement En Marche qu’il n’a pas eu le temps de s’occuper de sa retraite. Le voilà donc condamné pour un an à toucher ses indemnités de député et son salaire de prof de faculté. Une étourderie qui le navre assurément, lui qui s’est fait le chantre de la moralisation de la vie publique.

Klaxon d’argent

Notre vibrionnante maire d’Urrugne, Odile de Coral, s’est répandue en déclarations propres à faire pleurer dans les chaumières après sa condamnation en appel à quatre mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Selon elle « De nombreux conseillers municipaux auraient dû être à la barre à ses côtés ». Des noms ! Des noms !

Klaxon de béton

Dans les couloirs de la mairie de Biarritz, il est déjà surnommé Mimi-Imperator pour sa gestion très personnelle des dossiers. Lors de la cession ratée des écuries de Bigueyrie, Michel Veunac a successivement annoncé que le terrain était non constructible avant de découvrir – mais qui le croira ? – qu’on pouvait bétonner pour 1283 m2. À 545 000 €, c’était le jackpot pour l’acquéreur. Pas pour les Biarrots !

 

 

 

Veunac tente toujours de noyer le canasson

Après l’avoir refusée à grands cris, Veunac accepte une enquête sur la vente des écuries de Parme… En espérant se dédouaner dans une affaire où sa responsabilité est totale.

Ce n’est plus une mairie, c’est une citadelle assiégée…

Surtout levez le nez quand vous passez devant la mairie de Biarritz, car entre les embusqués planqués derrière leurs meurtrières pour décocher un carreau d’arbalète, les minutieux qui font chauffer la poix et l’huile bouillante à l’abri des machicoulis et les vaillants qui fourbissent leurs épées en salle d’armes dans l’attente de l’assaut final, la mairie de Biarritz a tout d’une forteresse assiégée, où le connétable Michel Veunac de la  Bigueyrie, ne sait plus à quel saint se vouer, en dehors des preux chevaliers Lafite, Claverie et Destizon, trois nobliaux d’envergure locale avec qui il est préférable de ne pas partir à la guerre.

Conscient de ne s’être guère montré à son avantage dans cette affaire qui sent vraiment le crottin, le connétable hésite sur la croisade à entreprendre pour redorer son blason où figure cette fière devise : « Sur un malentendu, ça peut marcher ». Michel Veunac de la Bigueyrie ne peut trop charger son service d’urbanisme qui n’est pour rien dans ce fiasco, sous peine de fronde assurée. Le même évite aussi de s’appuyer sur une majorité disparate à qui il a menti éhontément à plusieurs reprises et redoute la colère de l’acquéreur initial Jimmy Malige, grugé magnifiquement et décidé à contester l’annulation de la vente. On a connu situation plus confortable.

Le maire fait des erreurs et ce sont les citoyens qui vont supporter les frais d’une enquête visant à blanchir le maire.

Et ce n’est pas l’annonce par Sud Ouest (14/12) de l’ouverture d’une enquête confiée à « un cabinet extérieur et indépendant » qui va rassurer les contribuables biarrots bernés dans cette affaire. Une fois de plus, nous allons devoir mettre la main au porte-monnaie et payer fort cher un de ces audits à l’eau tiède qui, en conclusion, finira par estimer qu’il y a eu dysfonctionnement des services avant d’absoudre totalement notre malheureux premier magistrat en butte au courroux de la populace. Si ce n’est pas une façon de noyer le canasson, ça y ressemble…

Il existe pourtant d’autres solutions, gratuites et efficaces, comme on le verra un peu plus tard. Mais pour aider ces futurs enquêteurs qui, par ces temps de frimas, pourraient hésiter à sortir de la mairie, Bisque, Bisque, Basque ! va se faire un plaisir de remettre les faits en perspective. 

Une aberration de vendre en 2017

Tous les témoignages au sein de la mairie le confirment. L’urbanisme n’a jamais eu accès au dossier sur la cession des écuries de Parme, Michel Veunac en ayant fait une chasse gardée et affirmant qu’il agissait pour le bien de la Société des Courses de Trot. Étrange affirmation quand on y regarde de près. Certes, la situation financière de la Ville n’est pas brillante et l’addition qui arrive pour rénover L’Hôtel du Palais semble aussi monstrueuse que la vague Belharra, mais rien ne justifiait la hâte à vendre cette parcelle. N’importe quel père de famille sait qu’un bien se vend beaucoup moins cher s’il est loué au lieu d’être libre (30% de décote selon l’avocat Jean-Benoît Saint-Cricq). Par ailleurs l’hippodrome des Fleurs étant en totale réfection, la Société des Courses se retrouve avec un vrai problème pour loger ses chevaux. Michel Veunac étant convaincu d’être triomphalement réélu en 2020, ainsi qu’il l’affirme à tous ceux qui lui font la politesse de l’écouter sans sourire, on ne comprend vraiment pas la fébrilité manifestée pour cette vente. La bonne gestion voulait incontestablement d’attendre trois ans. Alors pourquoi tant de hâte ?

Une opération très calculée

On ne voit jamais un maire vendeur d’un bien se plaindre d’une estimation trop haute des Domaines. C’est pourtant ce que fait Michel Veunac, défiant ainsi toutes les lois usuelles de la vie publique. Au début de l’année 2017, le domaine de Bigueyrie est estimé par les Domaines à 920 000 €. Quelques mois plus tard, suite à un coup de téléphone du maire qui ne se montre pas en l’affaire un ardent défenseur des intérêts biarrots, les Domaines ramènent l’évaluation à 545 000 €. Entre ces deux estimations, le maire a écrit à la Société des Courses pour lui demander de se porter acquéreur. Et non l’inverse.

Un détail qui a son importance et qui explique la suite.

Le maire sait parfaitement que la Société des Courses, comme nombre de sociétés sportives, n’a pas un fifrelin pour acheter. Mais avec cette lettre et la menace de perdre la jouissance des écuries si elle ne trouve pas un acquéreur décidé à respecter le bail, Bertrand Testard, le vice-président, se sent obligé de se démener. Et sort de sa manche un acquéreur miracle qui évitera à d’autres petits malins qui avaient parfaitement repéré la constructibilité du terrain d’apparaître et d’attirer l’attention des conseillers municipaux sur cette cession que tous ont ratifié en étant persuadés rendre service à la Société des Courses. Libre à ces petits malins dans trois ans de faire une proposition à l’acquéreur et de réaliser un « jackpot » suivant l’expression opportunément employée par Frédéric Domège.

L’ex-acquéreur conteste l’annulation de la vente

En choisissant un acquéreur, Jimmy Malige, qui ne connaissait personne, qui n’était pas membre de la Société des Courses contrairement à la présentation qui en a été faite et qui ne savait même pas que le terrain était constructible puisqu’il voulait juste réaménager les bâtiments existants, le maire de Biarritz pensait ne susciter aucune curiosité et pouvoir mener sa petite opération très tranquillement. On connaît la suite.

Les lecteurs sagaces de Bisque, Bisque, Basque ! auront d’ailleurs remarqué que malgré la pluie de communiqués, conférences de presse et autres opérations d’enfumage, le connétable Michel Veunac de la Bigueyrie s’est bien gardé de démentir les informations essentielles livrées par le manant de ce blog.

– Personne ne connaît l’acquéreur, mais l’urbanisme ne le rencontre pas, ne prend aucun renseignement sur sa capacité financière et se contente d’une simple lettre adressée au maire. Et, laxisme encore plus incroyable, on dit à Malige, après lui avoir annoncé par téléphone le 30 septembre la ratification par le conseil de sa proposition, qu’il ne déboursera les premiers centimes qu’en avril 2018. Même pas un chèque de cinq euros en guise de garantie… On est décidément très cool à la mairie de Biarritz.

– Suite à des questions posées le 22 novembre par Bisque, Bisque, Basque ! Jimmy Malige est convoqué par le service de l’urbanisme le lundi 26 novembre, à la veille du premier article à paraître. C’est la première fois qu’il met les pieds à la mairie de Biarritz. Là, on lui demande de dire qu’il est prêt à raser les bâtiments existants, ce qui minimiserait la constructibilité du terrain et rendrait l’opération plus présentable. Ce qu’il refuse, estimant ne pas avoir les compétences requises pour ce projet. On lui demande alors s’il est prêt à renoncer à la vente. Pourquoi donc, si tout est clean ? Excédé, le jeune promoteur accepte avant de se raviser, estimant qu’il a été dupé.

– L’affaire prend désormais un tour juridique puisque Jimmy Malige a demandé à son avocate Maître Sayagh-Farré de contester l’annulation de la vente puisqu’il souhaite toujours acquérir les écuries de Bigueyrie.

Le silence embarrassé des Abertzale

Ils sont intraitables sur la défense du Pays basque et sur tout ce qui touche à l’urbanisme, ce qui est totalement respectable de la part de patriotes décidés à préserver notre belle région. Mais, un peu comme les Verts au niveau national, lorsqu’ils se retrouvent aux manettes, le propos politique se nuance sérieusement. Comment se fait-il que sur Biarritz et l’affaire des écuries de Bigueyrie où un joli bétonnage se préparait, pas une voix abertzale ne se soit faite entendre ? Peio Claverie et Michel Poueyts sont au soutien du maire et il ne faut pas contrarier leurs intérêts tactiques du moment ? La politique, ce n’est pas cela et ce silence a de quoi surprendre. Voire même d’agacer les plus sympathisants d’entre nous.

Pugnace Sandrine Derville 

Sandrine Derville a balancé un joli pétard en plein conseil municipal d’Anglet.

Opposante au maire de Biarritz, Sandrine Derville, lors du conseil municipal du 13 décembre n’a pas hésité à poser les questions qui fâchent et à mettre la majorité dans l’embarras.

Comme le dit l’opposante avec une fausse ingénuité amusante, « Si un promoteur a proposé 650 000 €, ce n’est sans doute pas par altruisme, mais bien parce qu’il savait pouvoir y réaliser une opération intéressante »

Écoutez bien la réponse de Claude Olive et remarquez comme il pédale sur le sujet et le nombre de fois où il répète « C’est une affaire biarrote » … « Les affaires biarrotes sont les affaires biarrotes » … « Vu l’ampleur qu’a prise cette affaire ».

https://www.anglet.fr/vie-municipale/conseil-municipal/voir-le-conseil-municipal/

Chargé de l’urbanisme, Jacques Veunac est visiblement passionné par cette affaire des écuries de Bigueyrie.

Le débat sur les écuries Bigueyrie dure 13 minutes de 2 h 17 à 2 h 30 et mérite vraiment d’être scruté avec attention. Avec ce demi-aveu d’Olive : « Vous ne pouvez pas avoir les mêmes comparaisons de prix si vous faites du logement social ou du logement privé. Nous ne sommes pas des promoteurs, nous, nous sommes des bailleurs sociaux » Tiens donc, il y aurait donc un promoteur derrière toute cette affaire ?

Mais le plus amusant pour tous ceux qui se piquent d’observation est de scruter pendant ces treize minutes l’attitude de Jacques Veunac. Chargé de l’urbanisme, le frère de Michel devrait être passionné par le sujet. Au lieu de cela, il regarde ses mains, puis ses papiers, avant de s’intéresser à ses chaussettes et de revenir à ses mains, tandis que le maire s’agite. Pas un mot, ni un regard à ses collègues. Bizarre, non ?

Quand les maires trichent avec la loi

Sandrine Derville, qui en connaît décidément long sur les pratiques en usage sur la Côte basque, soulève un deuxième problème très intéressant lors de son intervention, qui rejoint le refus que m’avait opposé la ville d’Anglet de donner la contructibilité des parcelles en vente.

« Si aucun certificat d’urbanisme n’a été délivré, sous quelle forme la ville de Biarritz a-t-elle été informée de limiter à 583 m2 les constructions à édifier ? Au passage, qu’est-ce qui justifie cette surface, pour quelles motivations, alors que le PLU, document opposable en matière d’urbanisme, autorise une surface maximum de 874 m2 pouvant aller jusqu’à 1283 m2 si les constructions actuelles sont conservées ? De toute évidence, c’est une décision de votre part de minorer le droit à construire que le PLU autorise. D’une part, elle n’a semble-t-il aucune valeur légale pour l’estimation de ce terrain. D’autre part, comment l’expliquez-vous ? »

Oh la bonne question que voilà, qui plonge Olive dans le désarroi. Car les petits potentats locaux devenus maires s’arrogent des droits que la Loi ne prévoit pas. Le PLU, ou Plan Local d’Urbanisme, doit être le même pour tous. Ce qui veut dire en clair que si un promoteur décide de construire dans cette zone un bâtiment neuf de deux étages pour une surface de 874 m2, il en a parfaitement le droit. Dire « Je ne veux pas qu’on bétonne » est une hérésie puisque la Loi l’autorise. Mais à force d’arguties, de lambinages et de contestations au moment du dépôt des permis de construire, les maires réussissent à gagner des années en sachant que les promoteurs sont généralement pressés. Didier Borotra était un grand spécialiste de ce genre de combines destinées à rendre le pouvoir au maire et à faire de tout promoteur un obligé. Mais ces agissements sont tout à fait contraires à la Loi et méritent d’être combattus.

Un audit ? Non ! Un magistrat de la Chambre régionale des Comptes ? Oui !

La Chambre Régionale des Comptes offre beaucoup plus de garanties d’impartialité dans ce dossier.

Le lecteur commence à comprendre que cette affaire est un sac de nœuds d’intérêts divers et variés, où les contribuables ont failli être gravement lésés. Et que l’affaire ne se limite pas aux frontières de Biarritz. Un audit où on va faire appel à des amis grassement payés pour dédouaner le maire de Biarritz n’a donc aucun intérêt. D’autant plus qu’une institution, travaillant gratuitement et prévue pour ce genre d’affaires, existe, comme l’a justement souligné Jean-Benoît Saint-Cricq. Il suffit de se tourner vers la Chambre Régionale des Comptes, qui avait déjà fustigé il y a quelques années la gestion Borotra de L’Hôtel du Palais, pour être sûr que le magistrat enquêteur délégué sur place saura rendre un rapport totalement objectif et rétablir la vérité que Bisque, Bisque, Basque ! connaît mais ne peut pas écrire sous peine de poursuites judiciaires, le commanditaire de toute cette embrouille n’ayant rien commis de répréhensible.

Dans sa quête éperdue de la vérité, nul doute que Michel Veunac, qui s’attend mercredi soir à un conseil municipal particulièrement chaud, va proposer à ses « chers collègues » cette solution qui donnerait satisfaction à tout le monde.

֤À moins qu’un citoyen biarrot, exaspéré par toutes ces approximations, ne se décide à porter plainte pour qu’une enquête préliminaire soit ouverte. Une solution dont rêve sans doute le preux chevalier Michel Veunac qui espère pouvoir traverser à nouveau la ville, la tête haute sur son blanc destroyer.

Parfois, la presse se fout de nous…

Info ou intox ? On peut se poser la question en lisant certains échos de notre quotidien régional favori…  Et s’étonner du silence absolu sur les écuries de Parme de La Semaine du Pays basque.

Cinq jours ! C’est le temps qu’il aura fallu à Sud Ouest pour prendre contact avec moi, alors que dès le mardi 27 novembre, je les avais alertés au moment de la première publication sur ce blog d’un article sur les écuries de la Bigueyrie, en leur disant que tous les éléments recueillis étaient à disposition. Un adjoint du maire et un élu d’opposition décident de s’opposer à la vente dès le lendemain, mais Sud Ouest ne publie son premier papier que le samedi 1er décembre, sans m’interroger et en s’appuyant uniquement sur les réactions du maire. Comme si ce dernier allait tout dire ! Vous avez déjà vu un braqueur pas encore attrapé par la police, confier aux journalistes les détails de son dernier casse ?

Sud Ouest a ensuite honorablement traité l’affaire, mais cette religion du communiqué, ce souci de ménager les notables en place, est perçu par les lecteurs et agace. Il en va de même avec certains échos de la page basque du samedi qui tendent à la désinformation absolue ou à « l’opération brouillarta ». Dire que Michel Veunac aurait dû accepter l’offre d’Anglet à 400 000 € pour les écuries de Parme, même sur le ton de la plaisanterie, c’est accréditer l’idée auprès du grand public que le maire de Biarritz en trouvant un acquéreur à 545 000 € ne se montrait pas si mauvais vendeur, ce qui est pour le moins discutable.

Mais si Sud Ouest a traité, même avec retard, même avec beaucoup de prudence, cette affaire, si Mediabask  a fait honorablement le job, d’autres ont carrément zappé. Est-ce le rôle d’un support de presse de ne pas parler d’une information quand elle gêne ?

« Si La Semaine du Pays basque avait eu huit pages de plus, c’est certain on aurait traité l’affaire » m’a affirmé en souriant le directeur de la publication, qui s’est montré au téléphone passionné par cette enquête mais s’est bien gardé de faire quoi que ce soit sur le sujet. Évidemment quand on a été inconditionnel de Brisson, avant de trouver subitement en 2014 Veunac « humaniste et moderne », il est plus sage de botter en touche et d’éviter les sujets qui fâchent.

Les journaux se plaignent d’une désaffection de leurs lecteurs, mais est-ce si étonnant avec une façon aussi surréaliste de traiter l’information ?

Dormez, braves gens…

Voici un autre exemple d’information qui relève du brouillarta délibéré. Diriez-vous, si vous gagnez 3 000 € par mois et dépensez 6 000 €, que votre situation financière est excellente ? Certes L’Hôtel du Palais a connu un bel été, ce qui réjouira tous les contribuables biarrots. Certes Sud Ouest a traité la saga Hôtel du Palais avec vigilance, mais quand on sait que d’ici quatre ans, il va falloir pour conserver la norme palace effectuer entre 50 et 70 millions d’euros de travaux, somme dont ne dispose pas la Socomix, est-il raisonnable de diffuser sans la moindre nuance des messages aussi optimistes ?

Un bien médiocre coup de bec

Le Canard enchaîné a le droit d’être agacé par François Ruffin. Mais quel esprit de caste et quel parisianisme dans ce papier à vite oublier !

Il n’est rien de pire que les antimilitaristes qui détestent ceux qui ne marchent pas au pas. Le long portrait de la page 7 de notre hebdomadaire favori, le plus souvent signé par Anne-Sophie Mercier, consiste en principe à éclairer d’un jour nouveau une personnalité qui fait l’actualité. Intitulé « Prises de bec », ce portrait se veut caustique, décalé et anti-consensuel.

L’idée de croquer François Ruffin était donc excellente. L’homme suscite la controverse, a la réputation d’être ingérable, y compris au sein de France Insoumise, et manifeste indéniablement moins de talent comme orateur à l’Assemblée nationale que comme journaliste ou cinéaste. Mais si la caricature de Ruffin faite par le dessinateur Kiro est comme d’habitude irrésistible, le conformisme et la bien-pensance de l’article laissent pantois, car Le Canard d’habitude s’abaisse rarement à cancaner en chœur avec les confrères.

Le syndrome Aimé Jacquet

François Ruffin souffre d’une tare irrémédiable : il est d’origine picarde et le titre « Picard à Fond » comme le sous-titre « Citrouille picarde » semblent déjà laisser planer un doute bien parisien sur sa capacité à être au niveau de la représentation nationale. Dans le même style, on a connu L’Équipe de 97-98, éreintant Aimé Jacquet pour ses origines modestes et son accent forézien.

Vu de la luxueuse rue Saint-Honoré à Paris, siège du Canard, tout est simple et limpide. Si François Ruffin, dès sa sortie de l’école de journalisme, a dénoncé le formatage qu’il a subi et rédigé « Les petits soldats du journalisme », c’est à cause de son ego démesuré… D’autres y verraient simplement du courage.

Si le dernier numéro de « Fakir », l’incisif bimestriel qu’il dirige à Amiens, compte 22 des 32 pages publiées, signées ou cosignées Ruffin, c’est la démonstration de son nombrilisme implacable. Notre brave Anne-Sophie, à qui on devait préconiser dans son enfance la bibliothèque rose plutôt que la lecture d’Hara-Kiri, a sans doute oublié que Cavanna a rédigé presque seul ce mensuel pendant des années.

Et si Ruffin fait la promotion de ses livres dans son bimestriel, c’est bien la preuve de son amour de l’argent. Et quand Le Canard a évoqué un an durant l’ouvrage intitulé « Les 100 ans du Canard », c’était quoi ?

Et puis, il y a la tare irréversible : le succès de « Merci Patron ! » qui a fait « plus de 500 000 spectateurs » ce qui permet à notre trublion de ne garder que le smic sur son salaire de parlementaire. Il y aurait donc, chère Anne-Sophie, les entreprises de presse respectables, à qui le succès et le trésor de guerre qui va avec ne montent pas à la tête comme Le Canard enchaîné (où entre parenthèses, les dirigeants sont assez loin du smic) et puis les boutiquiers de province, ivres d’eux-mêmes et irresponsables, qui perdent la tête dès qu’ils ont trois ronds ?

Fille de général  et prolo ingérable

Et notre « enquêtrice » de passer sous silence la belle carrière de l’intéressé au Monde Diplomatique, ou à Acrimed, ses participations à l’émission de Daniel Mermet Là-bas si j’y suis ou son rôle très actif dans Nuit Debout. Quand on débat chaque semaine sur Direct 8 ou sur RTL, on peut effectivement se permettre ce genre d’oubli journalistique.

Dans son ire vengeresse, la fille de l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre de Chirac ose même l’injure suprême face au fils d’un contremaître de l’usine Bonduelle : « Il est un électron libre au sein de la France Insoumise »

Peut-on rêver plus beau compliment pour un journaliste ? Mais Anne-Sophie, atavisme familial oblige, en pince visiblement davantage pour l’armée de godillots sans idées ni convictions qui peuplent les deux Chambres.

Il fut un temps, malheureusement pas si lointain, où Le Canard ne jurait que par les rebelles, les contestataires, les indisciplinés, les réfractaires, les subversifs, les espiègles, les factieux, les facétieux et autres séditieux. Et la boue qui collait aux sabots de certains ne constituait pas un obstacle pour les délicates narines élevées dans les beaux quartiers parisiens.

… Il fut un temps.

L’homme qui ne divise pas la rédaction de L’Express

À quelques semaines de Noël, si vous avez 4,50 euros qui vous gênent au fond de la poche, au lieu d’acheter L’Express, donnez-les plutôt à un SDF. Par la qualité de ses enquêtes, par sa liberté, Mediapart ne peut que réjouir les amoureux de l’information. Ce média, au modèle économique innovateur, a gagné son pari. Il est la seule réussite de la presse française sur ces dix dernières années. Mais si Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, est « L’homme qui divise la France », il ne divise visiblement pas la rédaction de l’Express, qui, sous couvert d’objectivité journalistique, prend un malin plaisir à recenser les scoops ratés, les excès verbaux et les amitiés suspectes de l’intéressé. Un peu de jalousie n’a jamais vraiment nui au travail journalistique.

Passez votre chemin, y’a vraiment rien à lire.

Affaire bénigne ou maligne ?

De façon très prévisible, Veunac affirme que le fiasco des écuries de Bigueyrie est une « affaire bénigne » liée à « une succession d’erreurs techniques ». Il est permis de sourire.

 Les pères et mères de famille qui voient arriver la fin du mois avec inquiétude se souviendront, au moment de mettre un nouveau bulletin dans l’urne en 2020, de ce maire qui ose qualifier « d’affaire bénigne » une cession d’un bien communal où les contribuables biarrots ont failli perdre entre 100 000 et 300 000 euros. Quel mépris pour ceux qui s’échinent à temps plein en gagnant le SMIC ! Ces mêmes pères et mères de famille, qui tentent d’y voir clair dans cette affaire, seront ravis d’apprendre que Bisque, Bisque, Basque ! n’est qu’un tissu de fariboles, billevesées et autres calembredaines… Bien qu’à l’origine de l’affaire, l’auteur de ce blog en effet n’a pas été convié à la conférence de presse qui se tenait mardi matin en la mairie de Biarritz. Alors, on a peur ?

Veunac prévisible et consternant

Dans cette conférence de presse façon Corée du Nord, où l’on était prié de croire la bonne parole municipale, Veunac a une fois de plus été prévisible au point d’en être consternant. Cette affaire, il la qualifie de « bénigne » auprès de son entourage. Si Michel Veunac a concédé que l’erreur était de sa responsabilité « et celle de personne d’autre », façon de dédouaner son adjointe qui ruait dans les brancards, il s’est empressé de diriger le projecteur en direction du service de l’urbanisme, parlant « d’erreurs techniques, non intentionnelles, comme cela peut arriver aux meilleurs. »

C’est oublier que sans le flair de Domège et les recours posés par Amigorena, Saint-Cricq et Echeverria, cette vente passait comme un cheval au relais de poste. Une position qui indigne au plus haut point les services administratifs de la mairie, parfaitement conscients qu’on leur fait porter un chapeau beaucoup trop grand pour eux. Les fonctionnaires territoriaux sont habitués à se taire et être désignés comme coupables à chaque coup de Trafalgar… Mais à ce point, avec une telle mauvaise foi ! L’ambiance va être sympa à la mairie de Biarritz dans les jours à venir.

Barucq en casque bleu

Lundi midi, Nathalie Motsch, suite à l’interview paru dans Sud Ouest, a accepté de rencontrer Michel Veunac. Se doutant qu’il n’allait pas lui décerner une guirlande de compliments, elle a demandé qu’il y ait un témoin à leur entretien, ce qui était une sage précaution. C’est le docteur Barucq, même s’il n’est pas médecin urgentiste, qui a accepté de s’y coller. Joint au téléphone, le médecin surfeur qui a l’habitude de mettre un casque quand la vague est forte, ne dément pas sa présence mais se contente de dire qu’il les laisse désormais « se débrouiller comme des grands ».

Aucun des trois protagonistes n’a voulu raconter à Bisque, Bisque, Basque ! ce qui s’était dit, mais des confidences de membres de la majorité, qui se sont retrouvés mêlés à l’affaire, permettent d’y voir plus clair. Veunac menaçait Nathalie Motsch de lui retirer sa délégation si elle n’était pas présente à ses côtés à la conférence de presse. Mais nombre d’élus de la majorité qui ont dû, eux aussi, présenter des délibérations sur des dossiers qui étaient chasse gardée du maire, ont volé au secours de l’adjointe à l’urbanisme et menacé de démissionner, indignés que le maire ait mis plus d’une semaine à laver de tout soupçon son adjointe. D’où l’absence de Nathalie Motsch qui n’avait effectivement rien à faire à cette conférence de presse puisque l’affaire ne l’a jamais concernée.

Une majorité en état de siège

La cession ratée des écuries de Bigueyrie a été une sorte de révélateur pour la majorité. Passé l’enthousiasme initial de la victoire de 2014, les jeunes talents et ceux qui s’imaginent un avenir politique en 2020, ne supportent plus les hésitations permanentes du maire, ses coups de gueule et sa façon de penser que rien n’est de sa faute. Jusqu’à ces dernières semaines, tout le monde râlait en douce dans son coin. Mais l’affaire de l’Hôtel du Palais, avec le constructeur Vinci qui hérite de 9 millions d’euros de travaux sans que la commission des travaux n’ait été saisie, ajoutée à cette cession ratée qui fait singulièrement désordre, commencent à lasser. Bisque, Bisque, Basque ! est persuadé après avoir discuté avec la plupart des figures du conseil municipal que Veunac, est désormais minoritaire au sein de sa majorité. Car il en faut de la constance et de l’indulgence pour le soutenir. En dehors de Lafite, qui se montre de plus en plus distant, de Castaignède et des trois abertzale qu’on a connus en d’autres temps plus soucieux de morale publique, seul Destizon, toujours plus flagorneur que les autres flagorneurs, vole encore publiquement au secours de Michel. Et compte-tenu des dossiers qui arrivent, on peut imaginer de sacrées surprises lors des délibérations futures, si dissidents de la majorité et opposition décident de voter de concert.

Une enquête interne refusée

Car tous ces élus qui n’en peuvent plus de Veunac, ont eu une nouvelle preuve de sa mauvaise foi et de sa duplicité. Le maire de Biarritz, lors de sa conférence de presse, a accusé Bisque, Bisque, Basque ! de n’avoir que des informations « parcellaires » sur le dossier. Que dire du maire alors, puisque « officiellement », c’est ce blog qui lui a successivement appris que le terrain était constructible à 874 m2 puis 1283 ? Quand une approximation de cette importance se produit et qu’on accuse ses services d’erreurs successives, la moindre des choses est d’essayer de comprendre ce qui s’est passé et de diligenter une enquête. C’est ce que lui a demandé sa majorité, qui a réalisé depuis longtemps que l’erreur n’était pas la seule hypothèse possible. Refus catégorique de Veunac, conscient qu’à force de titiller ses services, un sérieux coup de sabot pourrait arriver. L’affaire est donc close, braves gens : il y a eu maladresse des services, vous êtes priés de le croire puisque c’est le maire qui le dit, et une nouvelle erreur se produira bientôt à nouveau puisque le maire refuse d’enquêter pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Il a peur qu’on découvre qu’il a piloté le dossier du début à la fin ?

Des ruades à la Société des Courses

Certains détails montrent bien que cette cession n’avait rien d’ordinaire. L’acquéreur que personne ne connaissait, Jimmy Malige, ne veut plus parler à la presse, mais lors de notre conversation, il a reconnu quelques faits tout à fait extraordinaires. Malige n’est jamais venu à la marie ni n’a rencontré Veunac ou un quelconque adjoint, avant que l’urbanisme ne le convoque pour la première fois, près de deux mois après la vente. Mais personne ne s’est étonné de cet acquéreur mystère et ne lui a demandé un centime de garantie pour ce bien. Les premiers versements prévus devaient avoir lieu en avril 2018, ce qui témoigne d’une décontraction sidérante. Si un particulier vendait ainsi sa maison, à un parfait inconnu sans avoir la moindre garantie sur son assise financière, que dirait-on ?

L’agitation qui règne à la Société des Courses montre bien que l’affaire n’est peut-être pas tout à fait celle qu’on essaie de nous vendre. Des administrateurs se sont intéressés au fichier des sociétaires, et ont découvert que le fameux acquéreur miracle, qui montait cette opération « par amitié pour Bertrand Testard », n’avait été pris de passion pour les chevaux que depuis fort peu. Jimmy Malige n’est nullement Sociétaire de la Société des Courses de Trot, comme présenté lors de la délibération du 29 septembre, et avait juste sollicité son admission au moment où il faisait son offre à 545 000 euros. Si ce n’est pas de l’esprit d’à-propos !

Furieux, les membres du conseil d’administration, qui devaient ratifier son adhésion, sont maintenant bien décidés à la refuser. Et à s’intéresser sur l’élan à leur vice-président Bertrand Testard et à ses allées et venues entre la Société des Courses, la mairie d’Anglet où on le voit fréquemment et celle de Biarritz où s’est passé le deal avec Michel Veunac. L’homme clame son innocence et dit que tous les courriers échangés avec la Ville le prouveront. Comme si des échanges privés n’avaient pu avoir lieu. Il est évident qu’il n’est pas le cerveau de l’affaire, mais les administrateurs qui ont le sentiment de ne pas avoir été informés de toutes ses démarches, envisagent de l’exclure lui aussi.

Quelques élus étrangement discrets

Si certaines réactions de politiques sont très claires comme celle de Domège évoquant un « jackpot » à toucher en 2021, ou de Maïder Arosteguy parlant de « république bananière » à propos de la mairie, d’autres observent depuis le début de l’affaire un silence que l’on pourrait qualifier d’embarrassé. Lors du dernier conseil municipal, Guy Lafite avait fait sourire tout le monde, en rejoignant totalement Jean-Benoît Saint-Cricq sur l’évolution nécessaire de la Socomix qui gère Le Palais et en disant le contraire de Veunac. Depuis le début de l’affaire des écuries de la Bigueyrie, celui qui aime se présenter comme un brillant technicien de la finance se garde bien de dire quoi que ce soit en public. Comme s’il avait compris ce qui s’était passé et tenait à ne pas se faire éclabousser. Même chose pour un nouveau sénateur qui avait failli nous faire pleurer en abandonnant son mandat de conseiller municipal et en affirmant que c’est pour mieux servir Biarritz qu’il faisait ce sacrifice. Croisé lundi par hasard à la gare, Max Brisson, très occupé avec son téléphone portable, s’est bien gardé de venir poser quelques questions sur l’affaire en cours. On ne jure plus que par le Palais du Luxembourg ?

Veunac qui ne m’invite pas à sa conférence de presse, Lafite qui se tait, Brisson qui ne cherche pas à savoir… Décidément, les vieux chevaux de retour de la politique biarrote ne goûtent guère cette histoire d’écuries.

Un débat qui tombe à pic

Comment rétablir la confiance entre les médias et les citoyens ? Voilà la question à laquelle Elise Vincent du Monde et Bénédicte Saint-André de Mediabask, vont s’efforcer de répondre avec moi. En espérant un peu d’agitation dans la salle, signe d’un débat de qualité.

Ne tirez pas sur les lampistes…

Ni Motsch, ni l’urbanisme ne sont responsables du fiasco de la vente ratée du domaine de la Bigueyrie. Tout donne à croire que ce dossier était piloté par Veunac et lui seul.

Décidément ces écuries de Parme ressemblent de plus en plus à des écuries d’Augias et le parfum nauséabond qui en émane ne vient pas que du crottin des chevaux. Le cavalier acrobate qui caracole à la tête de la mairie a juste mis quatre jours pour franchir l’obstacle et annoncer, droit dans ses bottes, qu’il annulait la vente du domaine (« Sud Ouest », 2/12). N’est décidément pas Bartabas qui veut !

Et, après cette série d’approximations, l’on commence à deviner quelle va être la ligne de défense de Michel Veunac, relayée abondamment auprès de tous ceux qui le croient encore, ou du moins font semblant. Dix coups de téléphone, aimablement passés à Bisque, Bisque, Basque ! de la part d’interlocuteurs pliés de rire, racontent exactement la même chose. Michel Veunac adore larmoyer : « Ce poste de maire est dur. Tellement dur ! J’ai pris une équipe trop jeune et en réalité, je suis obligé de tout faire. Si j’avais été un peu plus aidé, cette histoire ne serait jamais arrivée. Je prends conscience que mon service de l’urbanisme n’est pas à la hauteur. Quant à Motsch, si elle suivait ses dossiers au lieu d’être toujours absente, ça ne serait pas arrivé ».  Autrement dit, tout le monde est coupable, sauf moi. Une contre-vérité évidente dans ce dossier, piloté de A à Z par le maire et lui seul.

Opposition et majorité unis contre le maire

Dans cette affaire qui sent effectivement très fort, il convient d’abord de féliciter Frédéric Domège. Avec son métier et ses années passées aux affaires, le conseiller d’opposition a eu le flair de deviner que quelque chose n’était pas clair dans cette histoire. Il est sûr que sans ses remarques le 29 septembre, lors du conseil municipal, jamais Bisque, Bisque, Basque ! n’aurait eu l’idée d’enquêter et tout le monde se serait fait berner. Au fur et à mesure des révélations apportées par ce blog, les téléphones portables ont chauffé entre les membres de l’opposition et de la majorité. Les échanges ont été nombreux, l’indignation vive et la consternation totale.

Samedi matin, l’opposition a trouvé le temps de se réunir pour arriver au même constat que la majorité quelques heures plus tôt. Michel Veunac n’a cessé de mentir et l’urbanisme n’a évidemment aucune responsabilité dans ce fiasco. Comme dans toutes les villes de France, les services municipaux de Biarritz, qui abritent d’indéniables compétences, ont fait ce qu’on leur a demandé de faire. Qui peut croire une seconde que l’urbanisme aurait mis sous le coude une proposition supérieure de 105 000 euros sans en parler au maire ? Et Nathalie Motsch, contrairement à ce que dit Veunac, travaille dur… sur les dossiers qu’on lui confie.

Passionné par le béton, comme ses prédécesseurs

S’estimant trahie par le maire, Nathalie Motsch raconte dans Sud Ouest le fonctionnement bien particulier de la majorité municipale.

Sociologue de métier, Michel Veunac devenu maire aurait dû fort logiquement s’intéresser à l’image de la Ville, à la communication, au rayonnement international de Biarritz. Allez comprendre pourquoi, comme ses prédécesseurs, une fois revêtu de l’écharpe tricolore, il s’est soudain pris de passion pour le béton.

Ne voulant pas porter le chapeau dans une affaire où les faits ont démontré qu’elle n’y était pour rien, l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch met en lumière des pratiques inacceptables au sein de la majorité municipale dans Sud Ouest du 2 décembre. Dans le dossier de la cession des écuries de Bigueyrie, comme dans d’autres dossiers majeurs, (Bisque, Bisque, Basque ! vous promet d’autres surprises de taille sous peu), l’adjointe à l’Urbanisme est soigneusement tenue à l’écart et le dossier devient une « chasse gardée » du maire. Est-ce un fonctionnement logique dans une ville d’importance ? Et que cache cette pratique monarchique ?

Des mensonges en série

Même si vous êtes peu au fait de la vie publique, vous pouvez vous poser une question simple. Comment se fait-il qu’un simple citoyen qui ne connaît pas grand monde à Biarritz puisse avoir en quelques minutes et trois coups de téléphone des informations que le maire officiellement ignorait ? Qui peut croire cela une minute ?

Écoutez et réécoutez la vidéo du conseil municipal du 29 septembre 2017. Veunac sait et tente de passer en douce. Et pour ce faire, il envoie son adjointe en première ligne.

Deux mensonges le prouvent :

Quand Veunac répond officiellement à Bisque, Bisque, Basque ! il précise que l’estimation des Domaines s’élève « à 545 000 euros et non 920 000 euros ». Comme si ce dernier chiffre sortait de nulle part ! Mais il ignore à ce moment là qu’une lettre en notre possession et signée de sa main prouve que quatre mois plus tôt, le domaine de la Bigueyrie était encore estimé à 920 000 euros. Une estimation, qui, au vu des informations connues sur la constructibilité de la parcelle, semble on ne peut plus raisonnable.

Et puis, il y a l’ultime mensonge de Veunac à sa majorité pour tenter de sauver sa peau. Quand Nathalie Motsch l’accuse publiquement de ne pas l’avoir informée, Veunac se garde de contredire son adjointe mais cherche à faire croire que l’offre du promoteur Jérôme Rey est arrivée après le conseil, alors que le tampon de la mairie et le certificat du directeur général des services démontrent le contraire.

Alors vous croyez toujours à une simple erreur de l’urbanisme et à un malheureux concours de circonstances ?

L’embarras de la mairie d’Anglet

Et cette affaire pue tellement que la mairie d’Anglet, vendredi dernier, botte en touche. Questionnée par un simple citoyen qui aurait pu, après tout, vouloir se porter acquéreur, elle refuse de communiquer un chiffre aussi simple que les possibilités de construire sur la fameuse parcelle en question.

Le mail adressé par Bisque, Bisque, Basque! à la mairie d’Anglet. La question posée était pourtant simple. Elle n’a pas eu de réponse.

« C’est une affaire purement biarrote. La mairie ne veut pas s’en mêler » affirme un peu gêné le responsable de la communication Philippe Hemmert. On a connu Claude Olive plus inspiré en d’autres temps. À moins que la présence de Jacques Veunac, frère de Michel, au poste d’adjoint, ne l’incite à la discrétion sur ce terrain tellement attractif. Finalement, les grands secrets des politiques ne durent jamais bien longtemps et l’on apprendra très vite que la possibilité totale de la parcelle constructible s’élève bien à 1283 m2. À 545 000 euros, c’était le jackpot assuré pour l’acquéreur… ou son commanditaire.

Testard avoue à demi… puis se rétracte

Bertrand Testard est décidément un garçon changeant. Vendredi, sur sa page Facebook, il écrit : « Vous êtes tous béats devant les écrits de Monsieur Viollier qui se complait à patauger les deux pieds dans la merde ». À quelques mots près, ce que dit le maire.

Samedi, sans doute, un peu paniqué par les propos de Jimmy Malige, publiés la veille, il lâche une bombe, adressée à Bisque, Bisque, Basque !

 

Dimanche, après avoir pris conscience à retardement de ce qu’il vient d’écrire, ou s’être fait morigéner sérieusement par qui de droit, il rétropédale furieusement.

Mais le propos est intéressant et tout le monde remarquera vers qui Monsieur Testard dirige les projecteurs, les « élus ou des spécialistes de l’immobilier ». Mais pourquoi donc un « spécialiste de l’immobilier » serait concerné par cette affaire municipale ?

Et l’on en revient à la personnalité de celui qui a failli acquérir le terrain. Il suffit de discuter dix minutes avec l’intéressé pour comprendre. Jimmy Malige vient d’arriver dans la région et ne connait personne, mais il est allé dénicher un terrain bien caché du côté de Parme sans qu’aucune annonce immobilière ne paraisse. Le même affirme n’avoir jamais su que ce terrain était constructible, ce qui est possible vu son inculture de la région. Il voulait rénover les bâtiments existants, faire huit appartements et avait deux ou trois personnes qui lui avaient promis de l’aide.

Imaginons qu’un grand nom du bâtiment se soit porté acquéreur de la parcelle. Évidemment, tous les conseillers municipaux auraient suivi de près cette cession. Et le pot aux roses, sur cette pépite cachée, aurait été découvert. Tandis qu’avec un inconnu, présenté comme membre de la Société des Courses de Trot, ce qui n’était pas vrai au moment de la transaction, tous les membres du conseil municipal avaient le sentiment d’aider la société sportive.

Si « un de ceux qui lui avait promis de l’aide », avait racheté en 2021 ou 2022, le bâtiment rénové par Jimmy Malige, il pouvait ensuite bâtir 874 m2 de foncier neuf et faire une magnifique culbute. Même en laissant un petit bénéfice à l’acquéreur initial.

Une hypothèse d’école ?

Il est totalement ahurissant que le candidat présenté par Bertrand Testard, inconnu de tous rappelons-le, n’ait jamais été reçu à la mairie avant que Bisque, Bisque, Basque ! ne s’intéresse à l’affaire. Ou alors Monsieur Testard a une sacrée influence dans cette ville ! Vous vendriez, vous, votre appartement à quelqu’un que vous n’avez jamais vu sans même savoir s’il dispose de la surface financière pour le faire ? Si l’urbanisme ne s’est pas inquiété et a dérogé à ses pratiques courantes, c’est bien parce quelqu’un lui a dit de ne pas s’inquiéter. Encore plus révélateur, Jimmy Malige est convoqué lundi dernier à la mairie (où il met les pieds pour la première fois) et on lui suggère soudain de dire qu’il va raser les bâtiments existants. Pourquoi ? Parce que dans ce cas-là la possibilité à construire retombera à 874 m2 au lieu de 1283 et que la « boulette » paraîtra plus acceptable. Si on était sur une simple erreur administrative et une mauvaise estimation du terrain, aurait-on fait tout cela ? Agacé par cette affaire où il regrette d’avoir mis les pieds, le jeune promoteur refuse à juste titre le « témoignage orienté » qu’on lui demande.

Espérons maintenant que la Justice va s’intéresser à cette affaire pour éclaircir les zones d’ombre soulevées par Bisque, Bisque, Basque ! Un souhait que partagera sans doute Michel Veunac, ce chantre absolu de la transparence.

Et pendant ce temps, Veunac pense à 2020 !

Il y a décidément du Hollande chez Veunac ! Début décembre 2016, le seul souci de l’ex-Président de la République était de trouver le moyen de se faire réélire. Notre Michel Veunac bien à nous est tellement convaincu de faire un mandat étincelant qu’il ne parle déjà que de sa réélection. Cette fois, c’est promis, il va se débarrasser de cette majorité éclectique et turbulente qui ne lui vaut que des ennuis et faire une nouvelle alliance au centre et à droite. Et il promet déjà des postes aux imbéciles prêts à le croire. Heureusement, les jeunes talents de la majorité sont en train de comprendre que leur carrière politique pourrait bien se terminer en 2020 avec un tel guide suprême. Il était plus que temps, car la situation de Biarritz mérite autre chose qu’un beau parleur spécialiste du cataplasme verbal et de l’étude inutile pour gagner du temps.

Sur Twitter, un certain Michel VIEUNAC sévit depuis peu. Et quand on regarde les abonnés, on découvre nombre de figures de la vie politique locale. Une parodie qui va faire grincer quelques dents.