1283 m2 constructibles, et un nouveau mensonge de Veunac

Les écuries de Parme ont successivement été annoncées non constructibles, puis constructibles à 583 m2, puis à 874 m2 et enfin à 1283 m2 selon la mairie d’Anglet. On rêve !

Les écuries de la Bigueyrie vues par Google Earth.

Il faut croire qu’il n’y a plus de papier ni de stylo à la maire de Biarritz, lorsqu’il s’agit de rédiger un communiqué. 72 heures après la parution du premier article de Bisque, Bisque, Basque !, l’embarras et le silence radio étaient toujours de mise, avant que le maire ne se fende enfin « d’éléments de réponse » au journal Sud Ouest. Alors que plusieurs conseillers municipaux avaient demandé l’annulation de cette vente, que les chiffres véritables sur les possibilités de construire sur ce terrain surgissaient, le discours officiel servi aux médias qui ne s’intéressent qu’aux discours officiels cherchait à faire porter le chapeau de l’erreur au service de l’urbanisme de Biarritz. Quelle blague !

Ambiance houleuse à la réunion de majorité

C’est un Veunac tout miel et tout sourire qui se présente à la réunion de la majorité qui s’est tenue hier soir, peu avant le match BO-Perpignan. L’air de rien (Sur un malentendu, ça peut marcher !) le maire démarre sur le prochain conseil municipal avant que des élus ne le stoppent et ne lui demandent de parler des sujets qui fâchent, les écuries de Parme et l’Hôtel du Palais. Et notre Veunac, embarrassé, d’expliquer qu’il a reçu une lettre de la mairie d’Anglet lui confirmant que la possibilité de construire est bien de 874 m2 comme Bisque, Bisque, Basque ! l’avait écrit et que le bâti existant peut être réaménagé et transformé, ce qui porte le total à 1283 m2 constructibles. Une sacrée bonne opération, si on se rappelle que dans le cadre d’une « bonne gestion » la mairie était prête à se débarrasser de ces deux parcelles pour 545 000 euros. Et qui sont les responsables de cette bévue, selon le roi de la défausse Veunac ? Les lampistes du service de l’urbanisme !

La colère de Nathalie Motsch

Très en colère et très émue, Nathalie Motsch demande la parole et s’en prend alors au maire, estimant qu’il s’est bien gardé de lui dire la vérité lorsqu’il lui a demandé de lire cette délibération. Devant tous les conseillers de la majorité, un peu médusés par l’ambiance, Nathalie Motsch affirme n’avoir jamais rien su de l’offre du promoteur Jérôme Rey ni entendu parler des demandes de renseignement d’Eiffage. Veunac ne conteste pas les propos de son adjointe à l’urbanisme mais il va sortir une de ces excuses dont il a le secret pour se dédouaner.

Le mensonge éhonté de Veunac

Le maire va affirmer solennellement devant sa majorité qu’il ne savait pas plus que son adjointe que d’autres promoteurs étaient intéressés par cette cession et que l’offre de Jérôme Rey était arrivée après le conseil municipal du 29 septembre.

Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de lui rafraîchir la mémoire avec ce tampon qui prouve que le courrier était en mairie le 26 septembre, soit trois jours avant le conseil municipal.

Qui va croire que l’urbanisme, à la réception de cette lettre, ne s’est pas précipité dans le bureau du maire et a gardé le document sous le coude ? On notera d’ailleurs que la réponse apportée à ce blog, en début d’investigation, était que l’offre de Jérôme Rey n’avait pas pu être prise en compte car les « convocations pour le conseil municipal étaient parties », ce qui est bien une façon de dire que la lettre était arrivée en mairie.

La manœuvre devient très claire. Veunac avait toutes les informations sur ce dossier, mais il a laissé délibérément son adjointe Nathalie Motsch partir au casse-pipe et faire une présentation involontairement fallacieuse de cette vente.

Des faits que la Justice devrait étudier de près.

Le « journaliste de merde » vous salue bien

Bien entendu, lors de cette réunion de majorité, Bisque Bisque, Basque ! s’est fait habiller pour l’hiver, l’auteur de l’article devenant un « Journaliste de merde qui fait les poubelles ». Des qualificatifs qui ne risquent pas d’être adressés à certains confrères locaux et qui me laissent parfaitement indifférent.

Bertrand Testard, l’homme clé de cette affaire est à peu près sur la même ligne et m’accuse sur sa page Facebook de n’être jamais venu sur place voir l’état des écuries. Comme si j’avais eu besoin de le prendre par la main pour visiter et vérifier !

Et franchement, des « journalistes de merde » comme cela qui essaient de promouvoir une information libre, gratuite et indépendante et qui, au passage, vont sans doute faire gagner à la Ville 200 à 300 000 euros si une vente à la bougie est organisée, je suis sûr que les Biarrots aimeraient qu’il y en ait une bonne dizaine.

… Michel, arrête de cauchemarder !

La fronde de l’avenue Moureu

Des riverains en colère, avenue Félix Moureu, ont fait parvenir un courrier au maire, le 30 novembre dernier. Ils réclament une entrevue au maire à propos de la vente de la villa Casamance.  Décidément, Veunac n’a pas de chance avec le béton :

Monsieur le Maire,

En tant que Biarrot, je suis très attaché à la mise en valeur de l’architecture et du patrimoine de notre ville.

Des erreurs ont été commises dans le passé, le Victoria Surf en est malheureusement l’illustration.

Lors d’une réunion au Casino Bellevue, que vous présidiez, vous nous proposé  un plan de respect de l’identité de Biarritz. IL conserverait les témoins de l’architecture privée. En aucun cas il y aurait une rupture avec l’existant, dans la mesure où cela concerne des bâtiments significatifs du patrimoine éclectique de Biarritz.

Aussi pour préserver notre patrimoine, qui parait menacé, nous créons une association, régie par la loi 1901, dont la raison sociale sera :

Protection Patrimoine Architectural Biarrot (2PAB)

Nous avons déjà recueilli  150 signatures,  dans un périmètre assez restreint.. L’ association entend s’opposer, dans un premier temps, à la démolition de la villa Casamance, rue Félix Moureux, maison d’exception.

L’objet n’est pas de bloquer toute politique de développement et de s’opposer à la construction de logements sociaux qui sont nécessaires. Nous souhaitons éviter les constructions anarchiques qui défigureraient un quartier, dont la cohérence doit être maintenue.

Selon vos affirmations, toute modification  devait être le résultat  d’un aspect  participatif  et  se faire après  concertation du milieu associatif. Aussi je vous demande  une entrevue dans les plus brefs délais, afin d’être tenus informés de vos intentions quant à  l’avenir de la villa Casamance.

La rumeur nous dit que le permis de démolir et de construire devraient être signés dans la journée. Nous vous demandons d’y surseoir afin de maintenir un climat de confiance.

Recevez,  Monsieur le Maire, nos respectueuses salutations.

Joël Guyonnie, le président de l’association.