La risible dégonflade du maire

Trois heures avant le rendez-vous prévu, l’inénarrable Michel Veunac, incapable d’expliquer sa politique de stationnement, a pris peur et annulé la réunion prévue avec les commerçants.

Une fois de plus, Veunac, qui ne connait au volant de la voiture municipale que la marche arrière, recule avec ce communiqué publié trois heures seulement avant la réunion d’explication prévue mercredi dernier avec les commerçants à la maison des associations. Les adeptes du parler en bois brut savoureront ce texte où l’homme censé nous gouverner se justifie, en annonçant qu’il n’est pas capable d’expliquer en public la décision publique qu’il a prise.

Bisque, Bisque Basque ! qui s’en voudrait d’enfoncer un peu plus un homme aussi dépassé par les événements, n’en rajoutera pas et se contentera d’apporter une petite pierre à l’édifice des commerçants qui sont persuadés que cette nouvelle politique de stationnement va mettre à mort tous les commerces de proximité.

Pour justifier le 1,5 million mis sur la table, entre le contrat signé à Streeteo et la mise à niveau des parcmètres, Michel Veunac compare toujours dans ses déclarations publiques Biarritz à Paris ou Bordeaux, ce qui ne semble guère pertinent. Même si personne ne doute que Michel Veunac a le charisme d’Anne Hidalgo ET Alain Juppé réunis, la taille de ces deux agglomérations, les possibilités de transports en commun et les infrastructures existantes n’ont rien à voir avec le « village » qu’est Biarritz l’hiver.

Des zones bleues dans toutes les villes côtières

Pour venir en aide aux services de la mairie qui, visiblement ont été pris de cours par le contrat signé à la sauvette par le maire avec Streeteo, après une présentation particulièrement trompeuse en conseil municipal, Bisque, Bisque, Basque ! s’est donc livré à une petite étude particulièrement édifiante, en se référant, non pas aux grandes métropoles de l’hexagone, mais aux villes côtières ayant des populations se situant entre 15 000 et 50 000 habitants. Dans toutes ces villes, le souci est de conserver des commerces de proximité ouverts à l’année qui puissent vivre sans se reconvertir dans le produit à touriste estival. Lisez, c’est édifiant !

 

La Baule (15 833 habitants) 15 minutes gratuites partout et toute l’année. Stationnement payant uniquement en juillet et août.

 

Concarneau (19 710 habitants) Stationnement gratuit toute l’année sauf du 21 juin au 22 septembre. Dans l’hypercentre, zone bleue pour accélérer la rotation des véhicules, avec 1h30 de stationnement gratuit.

 

Fécamp (21 027 habitants) Stationnement gratuit toute l’année, mais limité au centre-ville à 1h30.

 

Grasse (49 100 habitants) Stationnement payant à l’année, mais zone bleue dans l’hyper centre avec 1 heure gratuite et 1h30 gratuite dans les autres quartiers commerçants.

 

Hyères (53 200 habitants) Stationnement payant à l’année avec 180 places en zone bleue dans l’hyper centre (1 heure gratuite) et 1700 places à 1h30 gratuites dans les quartiers commerçants.

 

Quand on vous disait que Veunac est vraiment plus fort que tout le monde… Notre Super Mimi est d’ailleurs tellement convaincu de ses capacités qu’il n’hésitait pas à parader dans Mediabask, ces jours derniers, en évoquant 2020 : « À moins d’avoir fait une grosse bêtise, le maire sortant bénéficie toujours d’une prime pour se représenter »

… Une seule grosse bêtise ? Mais quelle modestie !

Veunac vire Amigorena et ses adjoints s’écrasent

Et si le maire de Biarritz, en voulant châtier son adjoint au numérique, avait rendu un grand service à la Ville ? Involontairement bien sûr…

François Amigorena, et c’est à son honneur, n’avait aucune aptitude à marcher au pas et à cautionner les erreurs à répétition du maire. Les Biarrots vont désormais pouvoir écouter avec intérêt la parole libre de ce brillant chef d’entreprise.

Trois psychodrames en moins de vingt-quatre heures, ce n’est pas un peu trop pour un maire septuagénaire aux petits nerfs malmenés ? Après un conseil municipal jeudi soir où l’adjoint au commerce Édouard Chazouillères a souffleté son maire en direct, après une réunion avec Streeteo vendredi matin pour constater l’étendue des dégâts, Michel Veunac qui n’avait sans doute pas eu son content d’émotions fortes, a improvisé vendredi soir une réunion d’adjoints pour régler une fois pour toutes le compte de son trublion au numérique, François Amigorena. Ce dernier avait commis un délit de lèse-majesté, en révélant à Sud Ouest (15/2) ses doutes sur le sens très particulier de la concertation de Mimi 1er. Et comme la lâcheté est souvent la chose la mieux partagée du monde, tous les adjoints, dans un bel élan de lèche-majesté, ont voté à l’unisson du duo Veunac-Lafite pour que sa délégation soit retirée à l’adjoint félon. Une décision qui sera entérinée lors du prochain conseil, le 23 mars prochain et qui ne devrait guère poser de problème puisque l’intéressé qui « paie ainsi l’audace d’avoir dit au maire la vérité sur les nombreux dysfonctionnements de la gestion municipale dont les Biarrots subissent malheureusement les effets » ne souhaite plus être adjoint.

Les talents potentiels vont enfin émerger

Bisque, Bisque, Basque ! ignore si les entourages de Chazouillères et Amigorena ont débouché le champagne après ces démissions. Mais à leur place, on l’aurait fait sans la moindre hésitation. Pour avoir vu le premier défendre un plan de stationnement indéfendable face aux commerçants avec une abnégation qui force le respect, et le second se ronger les sangs depuis 2014 en tentant d’éviter les bourdes à répétition d’un Veunac, fait pour être maire comme un manchot pour devenir jongleur, on ne peut que ressentir du soulagement à l’annonce de leur décision et de l’appétit pour ce qui va suivre.

En effet, si le passionné de vie publique, observant tous les conseils municipaux, commence à avoir une idée précise de qui a les épaules et qui ne les a pas dans l’opposition, il est toujours dans le flou total en ce qui concerne la majorité. Comment montrer ses compétences, son talent et son tempérament, quand on se retrouve embringué dans une machine à perdre comme celle mise en place par Veunac et sa garde rapprochée, où les scandales, les manigances et les approximations se succèdent à un rythme empêchant toute vision claire des dossiers suivis par les uns et les autres ? Et surtout comment faire un travail de fond, quand le maire, pour des raisons assez faciles à deviner, s’empare des dossiers sans en parler à ses adjoints comme il l’a fait pour la calamiteuse vente des écuries de Bigueyrie ou pour le stationnement ?

Redevenus des hommes libres, Chazouillères comme Amigorena, s’ils ont en tête les municipales de 2020, vont pouvoir enfin dénoncer sans la moindre retenue tous ces dysfonctionnements qui sautent aux yeux des Biarrots mais aussi et surtout proposer une vision de ce que doit devenir Biarritz, après les calamiteux mandats de Borotra et Veunac. À eux maintenant de nous démontrer leur talent personnel et leur capacité à fédérer une équipe et gérer la Ville, ce qui ne devrait être guère difficile quand vos contradicteurs s’appellent Destizon ou Claverie.

La lâcheté des godillots de la majorité

Alors que tout le monde, au bout de trois mois de mandat, savait parfaitement à quoi s’en tenir avec un Michel Veunac à la tête de Biarritz, chacun y allant auprès de Bisque, Bisque, Basque ! de son anecdote effarée, le suivisme manifesté par les grandes figures de la majorité devient de plus en plus exaspérant.

Depuis quelques mois, on sert aux Biarrots des fables qui ne duperaient pas un enfant de trois ans. Non, la majorité n’est pas « soudée et unie », comme on nous l’a affirmé lors du conseil municipal du 20 décembre ou dans un article de Sud Ouest. Non Veunac n’a rien retenu de la leçon des écuries de Bigueyrie où il a délibérément menti à sa majorité et cherché à faire porter le chapeau de ses approximations à son adjointe à l’urbanisme. La conférence de presse du Crédit agricole sur l’aménagement de l’ex-garage Honda, sans même avoir déposé un permis de construire en mairie, ou la présentation délibérément fallacieuse qu’il a faite en plein conseil municipal de la nouvelle politique de stationnement, montre que Veunac, pour des raisons licites ou illicites, ne changera jamais, et continuera à agir à sa guise.

Motsch : « Je grince des dents ! »

Voilà quatre ans que Veunac commet des dégâts irréparables. Pendant deux ans encore il va poursuivre le désastre, sans que ses adjoints ne trouvent un mot à redire ? On aurait aimé lors de la réunion concernant l’éviction de François Amigorena qu’un courageux prenne à partie le maire en déplorant ses derniers agissements, qu’au minimum, en guise de nouvel avertissement, quelques-uns décident de s’abstenir. Au lieu de cela, tous les godillots galonnés de la majorité ont voté un nouveau blanc-seing au maire.

Alors oui, peut-être que Guillaume Barucq a des idées, ou Nathalie Motsch des capacités insoupçonnées, mais à quoi sert un talent dévoyé et asservi ? « Je grince des dents, je prends sur moi, affirme Nathalie Motsch, contactée au lendemain de cette nouvelle forfaiture, mais je rejoins Guillaume Barucq dans sa volonté de mener à bien le projet ». Et donc de cautionner jusqu’au bout les errances de Veunac, si dommageables à la Ville.

Il a bon dos, le projet et il coïncide parfois miraculeusement avec des intérêts personnels qui vont à l’encontre des intérêts des simples citoyens !

Les Biarrots n’ont pas oublié comment Brisson, Veunac et Lafite, trois tristes figures qu’on espère ne pas revoir en 2020, ont laissé Borotra édifier sa coûteuse Cité de l’Océan, tout en regrettant en coulisses « la folie des grandeurs du vieux ». Alors que la situation est beaucoup plus inquiétante, avec des décisions à prendre sur L’Hôtel du Palais qui engagent l’avenir, ces mêmes Biarrots n’oublieront pas en 2020 tous les courtisans et les fourbes qui, par leur attitude, cautionnent le désastre en cours. Comble de la duplicité, certains adjoints, sentant le vent tourner, annoncent en douce à Bisque, Bisque, Basque ! qu’ils vont démissionner lors du prochain conseil.

Pressez-vous les adjoints, car la capacité d’indulgence des Biarrots est en train de s’épuiser…

En plein conseil, Chazouillères renverse la table

L’adjoint au commerce a eu le courage de dire tout haut ce que pensent la plupart des membres de la majorité. On espère que d’autres démissions vont suivre.

Digne et ému, Édouard Chazouillères, a fait une intervention remarquable au moment de présenter sa démission.

À croire que Francis Ford Coppola est en vacances sur la Côte basque et qu’il est l’auteur de ce scénario improbable ! Car c’est bien « Apocalypse now à Biarritz » qui s’est tenue, hier soir, dans la salle du conseil municipal. Un film qui dure plus de quatre heures mais où on ne s’ennuie pas une seconde, tant les rebondissements sont multiples. Tout commence pourtant de façon fort prévisible avec le second rôle Veunac, l’homme qui rackette d’abord et qui réfléchit ensuite. D’entrée de jeu, il annonce qu’il retire de l’ordre du jour la délibération 12, dénoncée par Bisque, Bisque, Basque ! car elle mettait dans la même gibecière à rançon, les cinéastes en tournage sur la Côte basque et les Biarrots obligés de ravaler leur immeuble. Michel Veunac explique que « cette délibération était juste dans son principe, mais méritait d’être plus claire et plus compréhensible dans son application ». Une façon policée d’avouer qu’une fois de plus, il a fait n’importe quoi.

Veunac avale son ticket d’horodateur

Même reculade sur le stationnement, où Veunac ne remportera pas un Oscar avec ses contorsions : « il est clair que ce dispositif est en phase d’expérimentation » Prêt à avaler son ticket d’horodateur maintenant que la Ville est en feu par sa faute, Veunac annonce la possibilité pour les actifs de ne pas bouger son véhicule pendant cinq heures, la création de vingt emplacements de zone bleue, un tarif à quarante euros mensuels pour ceux qui travaillent à Biarritz, le tout étant validé lors du prochain conseil municipal fixé au 23 mars. Et pourquoi pas un moratoire en attendant puisque le système choisi est défaillant ? S’ensuivra une heure trente de débats où opposition et majorité déploreront le sens de la concertation bien particulier du premier magistrat de la Ville.

Même stupeur dans les rangs de la majorité et de l’opposition, quelques deux heures plus tard, au moment du débat d’orientation budgétaire. Tandis que Lafite, ivre de lui-même, se gargarise de ses compétences d’économiste, tout le monde constate qu’il n’y a pas une seule ligne sur L’Hôtel du Palais, où la bagatelle d’une bonne cinquantaine de millions d’euros de travaux est prévue. Facile dans ces conditions, de présenter un budget en équilibre ! Un peu comme un salarié qui gagnerait le salaire minimum mais ne tiendrait pas compte dans son budget des cinq cents euros de loyer mensuel de son habitation.

Haye se dévisse les sourcils

Et, alors que la fin du film devient presque prévisible, la soirée s’éternisant en longueur, surgit le jeune premier Édouard Chazouillères, qui incontestablement mérite le César de l’espoir de l’année pour sa prestation très aboutie. Grave, ému, mais aussi clair et précis, il renvoie tout le monde à ce que la politique peut avoir de meilleur. Des idées simples, mais aussi de la cohérence, des convictions et du courage.

Bisque, Bisque, Basque ! vous sachant un peu fainéants n’a pas résisté au plaisir de vous isoler l’extrait vidéo d’une durée de huit minutes où Édouard Chazouillères exprime enfin tout ce qu’il a sur le cœur depuis presque quatre ans.

Vous savourerez au passage les haussements de sourcil de Ghislaine Haye, comme terrorisée par l’audace de son voisin, et la ringardise des commentaires de Michel Veunac à l’annonce de la démission de son adjoint : « Il aurait été correct de m’en parler avant… Mais au point où nous en sommes ! » Un aveu d’impuissance qui ne fera peut-être pas rire les Biarrots, conscients du naufrage de leur ville. Pour ceux qui ont l’oreille fine, vous noterez aussi le commentaire de notre naufrageur en chef, quand Édouard Chazouillères lui reproche son opposition passée à la communauté d’agglomération du Pays basque : « Mais, j’en suis devenu le vice-président », tandis que le démissionnaire, accablé par tant de duplicité, murmure hors micro : « Encore mieux ! » Et cette pirouette finale de l’artiste Veunac : « Si vous démissionnez, parce que j’ai dit à une dame de ne pas revenir à Biarritz » …  Allez, rideau, Michel !

Pas de jurisprudence, Veunac, Lafite, Brisson

Alors que presque tous les élus de la majorité en privé, en dehors des indécrottables flagorneurs Destizon et Claverie, racontent la catastrophe ambulante qu’est Michel Veunac à la tête de Biarritz, Bisque, Bisque, Basque ! tient à saluer le courage d’Édouard Chazouillères qui n’a pas hésité à faite table rase de ses avantages du moment pour redevenir un homme libre, contrairement à un Laurent Ortiz, démissionnaire qui conserve ses mandats. Certains diront qu’Édouard Chazouillères, qui s’affirme « soulagé, mais bien incapable pour l’instant de se projeter au-delà de 2018 », pense aux municipales de 2020, mais quoi de plus normal quand on aime la vie publique ? Contrairement à ses compères de la majorité qui n’ont guère l’occasion de se mettre en valeur, avec cette « dream team » Veunac, Lafite, Claverie, Barucq, qui dirige la ville et les ignore, Édouard Chazouillères a montré qu’il avait du caractère et qu’il savait prendre ses responsabilités. Ce qui n’est pas rien.

Car la pire erreur que pourraient faire tous ceux qui s’imaginent tête de liste en 2020 (… Et ils sont nombreux !) serait de croire que les bonnes vieilles recettes qui ont fonctionné à Biarritz jusqu’en 2014 sont encore de mise. Lorsque ce blog a dénoncé, lors des dernières municipales, les « approximations » du candidat Veunac, beaucoup rigolaient en me disant qu’à sa place, ils auraient fait de même. Aujourd’hui, au vu de l’étendue des dégâts, plus personne n’a envie de rire et il est certain que la transparence, la rigueur et la morale publique auront une grande importance dans la décision de vote des électeurs.  

Dans ces conditions, le grand numéro « C’est pas notre faute, Borotra décidait tout ! »  que nous ont fait les trois ex-adjoints réélus en 2014, Veunac, Lafite et Brisson, que ce soit à propos de La Cité de l’Océan ou autres folies des grandeurs de l’ancien monarque, n’est plus de mise. Tous les membres de la majorité qui rêvent d’un nouveau destin politique en 2020 doivent avoir conscience que les Biarrots les observent avec attention et que, s’ils ne prennent pas dès maintenant leurs distances avec l’équipe dirigeante qui envoie la Ville dans le mur, ils seront balayés tout comme Veunac lors du prochain scrutin.

Plusieurs élus de la majorité semblent prêts à affirmer publiquement leurs désaccords avec l’équipe dirigeante, comme en témoigne le malaise exprimé par François Amigorena dans Sud Ouest. Ils s’honoreraient à le faire très rapidement. Car en politique, quand la situation est inacceptable, il faut savoir renverser les tables… Et sans faire de cinéma !

Perles de conseil

Peio Claverie peut se montrer ardent défenseur du stationnement payant ou de la hausse de la taxe d’habitation à Biarritz : il habite Bidart!

Peio Claverie : C’est un bêtisier de plusieurs heures qu’il faudrait consacrer à Peio Flagornerie comme il est surnommé sur les réseaux sociaux. Il commence par un gros coup de violon sur le port des pêcheurs et l’Association Nautique de Biarritz. Parce que son fils convoite la crampotte 30, située juste à côté et que l’appel d’offres se tiendra le 27 février prochain ? À propos du stationnement : « On n’est pas au pays des Bisounours. Aujourd’hui, on paie le stationnement un peu plus et demain on le paiera encore un peu plus » Comme ça, c’est clair !

François Amigorena, à propos du stationnement : « Quand on parle de concertation, ça se passe en amont. Si une concertation avait eu lieu fin 2017, on n’en serait pas là ». Et si on n’avait pas élu Veunac en 2014… À propos de la politique de la ville : « Il manque un plan d’ensemble. On procède par touches pointillistes, un petit projet par ci, un petit projet par là… » On pourrait même dire que la politique de Veunac est minimaliste.

Guillaume Barucq propose un disque vert de stationnement qui permettra aux possesseurs de véhicules électriques ou à moteur hybride de bénéficier de deux heures gratuites. Sympa pour les bobos branchés, mais ce n’est peut-être pas la problématique des gens au SMIC venant travailler à Biarritz. Le même : « Il faut arrêter de faire du misérabilisme avec les actifs. Marcher un kilomètre pour des jeunes, c’est bon pour la santé et c’est même conseillé » … De l’art de se faire de nouveaux copains !

Bénédicte Darrigade, après l’annonce par Veunac de 157 arrêts-minute à 4000 euros la borne : « Créez des zones bleues, c’est moins coûteux ! » Mais c’est qu’elle voudrait arrêter le racket !

Hervé Boissier : « Un des premiers chocs culturels qu’il va falloir que nous assumions, c’est de ne plus décider tous seuls » Comme il y va ! C’est la seule chose qui amuse Veunac et Boissier veut lui retirer son jouet…

Maïder Arostéguy veut « rendre Biarritz aux Biarrots » et s’indigne des dépenses de la mairie : « Mettre des balises GPS sur des étrons relève de la politique du gadget » Oh, Guillaume, pourquoi tu tousses ?

Jean-Benoît Saint-Cricq rappelle que la dette de Biarritz est de 63 millions d’euros. Il veut vendre 49% des fonds et des murs de L’Hôtel du Palais pour assainir les finances de la Ville. Sur l’élan il propose de céder à un promoteur la mairie et le commissariat et de créer un centre administratif plus fonctionnel à Floquet. Ce ne serait pas, par hasard, l’esquisse d’un programme électoral pour 2020 ?

Guy Lafite s’indigne que l’ex-président du festival Latino ait communiqué à la presse des éléments de salaire du futur délégué général. La devise de notre grand argentier est donc : « Argent public, mais magouilles secrètes » ?

Ce soir ou jamais…

Face à la disparition programmée des commerces de proximité, c’est aujourd’hui, au moment du conseil municipal, que tout va se jouer. D’autant plus qu’une réunion avec le directeur de Streeteo est prévue vendredi matin.

Biarritz est un gros village l’hiver qui ne demande qu’une chose : vivre paisiblement sans que les automobilistes ne se fassent racketter par la mairie.

Le tract du syndicat de la police nationale Alliance. Veunac a réussi à se fâcher avec tout le monde, policiers y compris.

Oubliez Michel et ne l’appelez plus que Johnny Veunac, tant cet homme manifeste un talent inégalable à mettre le feu à sa propre ville ! Tel un blouson noir ayant joué avec les allumettes, notre Jojo local, que les Biarrots aimeraient parfois savoir en exil à Saint-Barth’, a multiplié les rendez-vous pour tenter d’éteindre l’incendie qu’il a provoqué avec son inflammable politique de stationnement. Réunion avec sa garde rapprochée, réunion avec les commerçants, réunion avec le syndicat Alliance et à chaque fois le même scénario : Veunac, au lieu de chanter « Que je t’aime, que je t’aime ! », devient rouge de colère au bout de trente secondes, dégaine son argument massue, « Je suis le maire de Biarritz ! Ne me coupez pas la parole ! », se répand en imprécations contre la terre entière, avant, à bout de souffle, de se tourner vers ses interlocuteurs du moment, « Et on fait quoi maintenant ? ». Parfois, comme lors de sa dernière réunion avec les syndicalistes policiers, il est tellement empêtré dans ses mensonges qu’il en devient ridicule. « Il n’y a pas de liste de plaques minéralogiques protégées… Enfin, ce n’est pas vraiment une liste… » Une liste qui n’existe pas, mais dont l’adjoint au commerce, Édouard Chazouillères, a officiellement demandé à être retiré. Allez comprendre !

Un bipolaire politique

Car il faut vraiment s’appeler Veunac et être à peu près aussi apte au poste de maire que notre ex-rocker national à celui de Ministre de la Famille, pour réussir dans une ville calme et paisible comme Biarritz à faire manifester côte à côte la police nationale, par l’intermédiaire de son syndicat Alliance, les commerçants et les habitants en colère.

Improbable bipolaire politique, Veunac, depuis 2014, lambine, tergiverse et atermoie sur les grandes décisions à prendre comme La Cité de l’Océan ou L’Hôtel du Palais, puis se persuade d’être un maire « humaniste et moderne », comme l’a qualifié un flagorneur local, et se précipite sur le premier gadget municipal à la mode sans en parler à personne et sans chercher à savoir ce qui se passe dans les autres villes. Il nous avait déjà fait le coup avec les compteurs Linky, où il avait accepté que Biarritz devienne ville test, avant que la Cour des Comptes ne souligne l’inanité financière de cette opération, Il recommence avec Streeteo où il s’est ficelé tout seul dans un contrat léonin dont il souhaite désormais se dépêtrer, maintenant qu’il a compris l’énormité de la bourde commise.

La mort du commerce de proximité

Car, au risque de faire choir de ses talonnettes Paul Bismuth, fidèle lecteur-commentateur de Bisque, Bisque, Basque !  et grand pourfendeur des commerçants locaux, l’enjeu de la partie actuelle n’est pas que les commerçants paient leur stationnement public comme tout citoyen, ce qui n’a rien de scandaleux. L’enjeu est le client décidé ou non à venir stationner dans une zone payante et la survie des petits commerces ouverts annuellement. Ces derniers sont en train de fondre comme neige sur la Rhune au profit de boutiques de colifichets, de fringues ou de restauration rapide, destinées à en mettre plein les yeux aux gogos de touristes.

Avant le réaménagement de la place Clémenceau, en 2005, la rue Mazagran était joyeuse et vivante et le Pays basque intérieur ne dédaignait pas y venir faire ses courses. Avec le paiement du stationnement à l’année du côté du Port-vieux, ce sont les dernières traces de commerces de proximité qui vont disparaître, après une avenue de Verdun quasi moribonde pour les mêmes raisons. La seule solution avant la partie décisive qui va se décider vendredi matin, est donc de venir en masse devant la mairie, ce soir peu avant 18 heures, pour accueillir les élus qui vont participer au premier conseil municipal de l’année et les inciter à revoir leur copie. Et dans l’optique des municipales de 2020, où ils sont déjà une bonne dizaine à se rêver tête de liste, il n’est pas interdit d’assister au conseil pour écouter et distinguer ceux qui ont du cran de ceux qui font du vent.

Paul Coiffard n’est pas flambard

Paul Coiffard, directeur général de Streeteo, a rendez-vous demain avec Michel Veunac. Qui va tirer les oreilles de l’autre?

Heureusement pour Veunac, et peut-être indirectement pour nous les Biarrots, l’incompétence est bien partagée dans ce dossier entre la mairie et Streeteo. Vous avez sans doute lu dans la presse la volée de bois vert que prend cette entreprise partout où elle sévit en France. Ex-délinquants et fichiers S recrutés à Paris, fumeurs de joints n’ayant pas le permis et ne connaissant pas les rudiments du code de la route ailleurs, et système informatique défaillant un peu partout. D’où une levée de boucliers des élus en France.

Sauf qu’à Biarritz, les trois recrues ont plutôt travaillé intelligemment en s’efforçant de faire de la pédagogie et que leur action, bien perçue de la population, n’est pas passée inaperçue à Paris. Et comme le hasard fait bien les choses, le responsable local est aussi le plus diplômé de toutes les recrues Streeteo, ce qui fait qu’on lui a demandé de réfléchir à un plan d’action applicable à toutes les villes. En clair, comment rendre le racket acceptable aux rackettés.

 La semaine dernière, la réunion entre le maire, ce responsable local et le directeur régional, s’est plutôt bien déroulée jusqu’à ce que le directeur général de Streeteo, Paul Coiffard, bloqué par la neige, intervienne de Paris en visio-conférence. Et là, catastrophe ! C’est toute la soupe commerciale mise en avant par Streeteo qui ressort, celle qui a servi à piéger le gogo Veunac, les 80 000 procès-verbaux qu’il « suffit » de distribuer pour que la Ville de Biarritz engrange des bénéfices mirifiques. Une rhétorique de vendeur de cravates qui, dans la pratique, est impossible à réaliser, la fourchette haute se situant à 50 000 prunes annuelles, ce qui n’est déjà pas rien aux dires des spécialistes.

(lire : https://jeanyvesviollier.com/2018/02/07/stationnement-un-plan-stupide-et-cupide/)

Chacun ayant essayé de duper l’autre, notre Johnny local s’étant étranglé tout seul dans le contrat qu’on lui tendait et notre Coiffard de service étant bien incapable de tenir les promesses qu’il a faites, il ne reste plus qu’à espérer que le bon sens va prévaloir, avec un quasi retour à l’état antérieur. Même si notre vedette locale, aussi dépensière que notre Halliday national, a déjà claqué dans cette affaire plus d’un million d’euros que les contribuables biarrots ne reverront jamais. Si avec ça notre affreux Jojo Veunac ne décroche pas un disque d’or du pipeau…

Faut pas prendre les enfants de Biarrots pour des cinéastes américains

Encore une monstruosité fiscale inventée par le tandem infernal Veunac-Lafite !

Cinéaste ou copropriétaire, avec Veunac et Lafite, c’est même rançon pour tout le monde !

Biarritz est une ville qui offre de magnifiques décors et attire les cinéastes. Même si les films constituent une bonne publicité pour la Ville et la Côte basque, il n’est pas absurde, au vu du bazar que mettent en général les équipes de tournage, de demander une redevance (comme le fait Paris) pour les frais de barriérage et le détournement de circulation occasionnés.

Mais nos gourmands fiscaux Veunac et Lafite, qui ont de gros besoins avec les cinquante millions à débourser pour rénover L’Hôtel du Palais, ne sont pas du genre à se contenter de poignées de cerises. Alors, dans l’ordre du jour du prochain conseil municipal qui se tiendra jeudi 15 février, ils ont planqué une « monstruosité » fiscale en espérant qu’elle restera inaperçue.

En effet, en toute simplicité, le point 12 de l’ordre du jour annoncé, ne fait pas la moindre différence entre un cinéaste renommé qui va tourner un film avec un budget de plusieurs millions d’euros et un jeune couple désireux de s’installer à Biarritz (Malgré le matraquage fiscal, il en reste quelques-uns !) et bloquant la rue avec son camion de déménagement. Pour les premiers comme pour les seconds, le tarif sera de 300 euros, la journée. Et comme l’auteur du très fameux « Mais, Madame, si vous ne vous plaisez pas à Biarritz, ne revenez pas ! » semble décidé à faire fuir tout le monde avec son absurde politique de stationnement et sa mise en coupe réglée des Biarrots, Michel Veunac et son compère Guy Lafite ont rajouté une petite prime de 200 euros pour la nuit, avec cette délicieuse précision, « Payable quelle que soit la durée ». Et dans le cas d’une copropriété donnant sur une voie publique, comme il y en a un grand nombre en centre-ville, et devant effectuer un ravalement d’une durée d’un mois, l’addition sera de 15 000 euros ?

Les citoyens biarrots surveilleront donc attentivement ce conseil municipal de jeudi soir, en espérant que l’opposition et les gens de bons sens de la majorité, sauront faire comprendre à leur premier magistrat qu’un peu de mesure s’impose et qu’on ne peut mettre dans le même panier le commerçant qui travaille à l’année et le touriste venu pour l’été, le cinéaste qui recherche un décor sublime et le copropriétaire modeste qui va méchamment se faire rançonner le jour où son immeuble aura besoin de travaux.

Depuis 2014 et l’élection de Michel Veunac, Biarritz est en perdition. Et si, jeudi soir, pour une fois on faisait preuve de bon sens en arrêtant le massacre ?

37°2 le matin et 1650 € le soir

Oubliés, les prolos, les déclassés qui peuplaient les romans de Philippe Djian ! Maintenant, comme ses confrères, c’est vive l’écriture de classe… sociale.

Philippe Djian pose devant la plage du Miramar (Photo La Dépêche)

Non seulement Philippe Djian est un immense écrivain que Bisque, Bisque, Basque ! révère particulièrement, mais il a en plus le bon goût d’adorer Biarritz, où il s’est installé en famille. Et question virtuosité de l’écriture, Djian ne craint pas grand monde comme il l’a démontré dans Doggy Bag saison 1 à 6, publié chez Julliard entre 2005 et 2008, où l’auteur parodie les mécanismes des séries télé américaines.

Je partage sa conviction que l’écriture s’apprend et se travaille comme toute discipline, j’ai du respect pour l’écrivain et tout autant pour la libraire Le Festin Nu qui s’efforce de faire vivre la littérature. Alors comment expliquer le malaise ressenti à la lecture de l’article de Sud Ouest daté du 8 février ?

L’article de Sud Ouest du 8 février . Information ou publi-reportage?

Caroline Dupèbe, la libraire à l’initiative de cet atelier, vole au secours de son poulain. « Parce qu’il s’agit de littérature, il faudrait que les auteurs ne soient pas payés ? » Bisque, Bisque, Basque ! n’a jamais dit cela, mais s’étonne simplement du prix demandé aux participants : 1200 € pour vingt-quatre heures d’enseignement.

« Philippe Djian veut transmettre, il retravaille les textes, poursuit Caroline Duprène. C’est une vraie formation. Plusieurs participants ont été édités à la suite de ses cours. » Avant d’asséner l’argument massue : « Vous êtes le premier à vous étonner du prix. ça ne coûte pas plus cher qu’une formation professionnelle. Nous avons d’ailleurs énormément de demandes d’inscription ».

Des arguments qui semblent un peu fallacieux. Transmettre, c’est donner et non vendre. Quand d’anciens rugbymen internationaux viennent gratuitement s’occuper d’une école de rugby, ils transmettent effectivement leur passion à des plus jeunes. Comme tous ces bénévoles, animateurs d’associations, qui chaque jour éduquent, apprennent, expliquent à d’autres la cause qui les passionne.

Dans cette opération commerciale, Djian se contente de vendre son renom et son savoir, ce qui est parfaitement respectable… à condition de le dire. De la même façon, évoquer le coût des formations professionnelles peut prêter à sourire. Les formations professionnelles sont financées dans presque tous les cas par l’entreprise qui emploie le salarié ou par Pôle-emploi pour aider un chômeur à s’en sortir. La comparaison semble donc non-fondée.

Certes Philippe Djian n’est pas Neymar ou Sarkozy. En ces temps de Macronie décomplexée, où les plus puissants ne cachent plus leur voracité, ce très grand auteur reste beaucoup moins cher qu’un footballeur en goguette du Paris-Saint-Germain, qu’un ex-président de la république devenu conférencier ou même qu’une Camille Laurens qui, sous la flamboyante bannière de Gallimard, n’hésite pas à demander 1500 euros les vingt-quatre heures de cours.

http://www.ateliersdelanrf.fr/camille-laurens/

Mais face à ce nouveau business littéraire (Si Djian réunit 11 participants, il touchera 1650 euros par séance de trois heures), je ressens comme les journalistes de France-Culture, un peu de gêne aux entournures du stylo. Pour avoir été le petit fils d’un métayer et rêvé de journalisme, sans même oser le dire à mon entourage familial, je sais ce qu’on peut ressentir en voyant passer des trains réservés aux privilégiés et inaccessibles aux autres. Il me semble que Djian et Le Festin Nu auraient pu avoir un geste, faire payer les plus riches, ce qui est normal, mais laisser aussi une petite place à l’adresse d’un ou deux démunis au stylo prometteur.

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-culturelle-dantoine-guillot/honteux-ateliers-decriture

Philippe Djian s’est toujours vanté de se tenir loin du « système », affichant son mépris pour l’académie ou les prix. Ancien docker ou péagiste d’autoroute, ses premiers romans mettaient en lumière des prolos, des déclassés tandis que le principal souci du romancier restait la classe de son écriture. Même si je continuerai à acheter ses romans, quelle déception de voir un immense écrivain passer d’une écriture classe à une écriture de classe !

Stationnement : un plan stupide et cupide

Même en distribuant 50 000 contredanses par an, il faudra plusieurs années à Biarritz pour retrouver les frais engagés dans ce calamiteux plan de stationnement.

La zone gratuite est pourtant beaucoup plus proche des halles que celle du Port-vieux, mais, selon que vous serez puissant ou rançonnable…

Ce n’est pas la ridicule photo publiée dans Sud Ouest où l’on voit Veunac, Lafite et Barucq main dans la main qui va modifier l’opinion des Biarrots sur l’équipe dirigeante. Quand on commence à affirmer haut et fort qu’on est unis… c’est qu’on ne l’est pas. Pour preuve cette réunion d’urgence qui s’est tenue ce matin à la mairie avec le responsable régional de Streeteo où consigne a été donnée aux nouvelles recrues de faire preuve de pédagogie et d’humanité. Et si l’on avait commencé par là ? Mais comme on va le voir, toutes ces mesures ne sont destinées qu’à mieux faire passer la pilule, car, comme Perrette et le pot au lait, les grands génies qui nous dirigent se sont ficelés dans un contrat qui nous coûte un maximum d’argent avant de nous en rapporter dans quelques années. Pour peu que les Biarrots acceptent de se faire rançonner sans protester !

Silence sur la liste

Il y a d’abord ce sentiment d’injustice absolue. Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! ont noté que la mairie s’est bien gardée de démentir l’existence d’une liste de plaques minéralogiques non-verbalisables. En soi, il n’y a rien de scandaleux à ce que des grands serviteurs de la Ville soient exemptés du stationnement payant dans le cadre de leurs fonctions. Mais dans ce cas-là la liste doit être publique et connue de tous, ce qui évitera d’y trouver des épouses d’élus ou autres petits privilégiés de la nomenclature au pouvoir.  Cette semaine, les négociations sont allées bon train, chaque corporation défendant son bout de gras. Un accord de gratuité serait intervenu pour les aides à la personne relevant de la mairie. Rien en revanche pour celles qui travaillent dans le secteur privé. Et en criant un peu fort ? Face à un maire qui ne comprend que le bras de force et l’affrontement et qui se voit encore réélu en 2020, une seule réponse est possible : l’insoumission, les manifestations et l’agitation.

« Biarritz est un village ! »

Extrait de la délibération du conseil municipal du 20 décembre, modifiant le périmètre de stationnement payant.

Il fallait le vivre, vendredi dernier lors de la manifestation, ce désespoir des commerçants biarrots, découvrant que leur maire se soucie fort peu de leurs conditions de travail. « Cela fait quarante ans que Biarritz dégringole et vous nous portez le coup final ! » s’exclame l’une, tandis qu’un autre s’écrie, quand le maire évoque Cannes, Paris ou Bordeaux : « Mais Biarritz l’hiver, c’est un village ! » L’aménagement de la place Clémenceau, voulu en 2005 par Didier Borotra avait déjà sérieusement malmené les commerçants de la rue Mazagran. Le passage au paiement à l’année du stationnement au Port-Vieux devrait les achever. L’examen de la carte des nouvelles zones payantes laisse aussi un peu rêveur, car il semble coïncider miraculeusement avec des intérêts privés. Pourquoi pénaliser ce quartier, déjà à bout de souffle et épargner l’avenue de la République ou l’avenue Carnot ? Parce que le maire et son épouse, propriétaires de deux voitures mais ne possédant pas de garage comme beaucoup de Biarrots, ont l’habitude d’y stationner, le plus souvent très mal ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

Double jackpot pour Indigo

En février, le parking de la gare du Midi est habituellement vide aux deux tiers. Mais Indigo, grâce à l’équipe dirigeante de Biarritz est en train de réaliser le jackpot.

La filiale de Vinci, une société qui revient décidément très en cour à Biarritz, n’a plus besoin d’aller jouer quelques piécettes au casino pour se renflouer. Indigo touche d’un côté des redevances de la mairie qui lui a concédé, via sa filiale Streeteo, le droit de rançonner le cochon d’automobiliste. Et de l’autre, comme la politique menée se veut dissuasive, voire totalement punitive, les salariés et tous ceux qui sont obligés de venir quotidiennement à Biarritz pour leur travail se précipitent désormais dans les parkings Indigo de la Ville, se délestant de leur monnaie ou prenant une carte d’abonnement. « Nous sommes au minimum à un taux de fréquentation de 30 % supérieur à l’an passé » admet sans détour un des employés.

Et en plus, la Ville a payé pour rançonner les Biarrots !

Sud Ouest du 2 janvier

Au lieu de laisser Biarritz vivre sa vie de village paisible et heureux pendant l’hiver, la discipline étant réservée à l’été pendant l’afflux de touristes, ce que tout le monde aurait pu comprendre, les gloutons qui nous dirigent ont cru qu’ils allaient pouvoir réaliser un nouveau casse, sans que personne ne moufte. Raté, les amis ! Sauf qu’on a demandé à ces gros malins de commencer par mettre de l’argent au pot, ce que Sud Ouest relève dans son édition du 2 janvier. Et comme nos élus ne sont vraiment pas regardants avec l’argent public, sans concertation ni réflexion, ni étude d’expériences similaires et désastreuses dans d’autres villes, ils se sont empressés de signer en novembre dernier un contrat avec Streeteo. Une petite plaisanterie qui a coûté 1,3 million d’euros pour la mise à niveau de ces horodateurs mouchards qui permettent aux employés de Streeteo de vous verbaliser en moins d’une minute. Rajoutez à cela les 200 000 euros de redevance versés à Indigo et vous aurez une idée sur la façon dont nos élites gèrent l’argent qu’on leur confie.

Objectif : 50 000 PV annuels pour 1 million d’euros

Fort des informations en sa possession, Bisque, Bisque, Basque ! s’est livré à un petit calcul. Trois agents à temps plein ont été recrutés, ce qui fait qu’avec les vacances et les jours de repos, ils seront deux en permanence sur le terrain. Quatre autres vont venir les renforcer pendant les quatre mois de l’été. Bisque, Bisque, Basque ! maintient son information que le contrat d’objectif est de dresser 80 procès-verbaux par jour et par agent. Heureusement, Streeteo Paris s’intéresse beaucoup à l’équipe en place à Biarritz, équipe qu’elle considère comme excellente par rapport à d’autres villes où ses agents font n’importe quoi et ignorent souvent totalement le Code de la route.

Compte-tenu des consignes de pédagogie qui ont été données ce jour, on peut espérer que la mairie, malgré sa goinfrerie sans limite lorsqu’il s’agit de spolier les Biarrots, se contentera de 50 procès par jour et par agent. Ce qui portera tout de même le total à … 50 500 procès-verbaux annuels ! Et si l’on estime le coût moyen de la prune à 23 euros (20 euros pour les deux automobilistes qui paieront immédiatement, 30 euros pour le retardataire) on arrive à la coquette somme de 1 million 161 500 euros. Compte-tenu de ce que la Ville a déjà déboursé, et des inévitables frais de salaire et d’entretien des machines, le racket des automobilistes n’est donc pas près de cesser.

C’est Olive qui rigole…

Demain, Michel Veunac reçoit les commerçants et, au vu de la fronde, on peut espérer qu’il va lâcher du lest. Mais qu’en est-il des touristes ? Vous imaginez un père de famille qui a trouvé son bonheur sur une des plages de la Ville au mois d’août, et qui revient à son parcmètre trois heures plus tard et découvre qu’il doit impérativement bouger son véhicule ? Combien de temps va-t-il mettre avant de rejoindre sa famille sur son coin de serviette ?  Le lendemain, c’est certain, il ira se baigner et consommer à Anglet où le stationnement est gratuit. Et en plus, comme vous pourrez le vérifier dans l’article de Sud Ouest, une partie des sommes prélevées sur les automobilistes biarrots ira à l’agglomération et donc à la Ville d’Anglet au titre de la politique de la mobilité. Olive peut rigoler et dire en privé en se moquant gentiment de ses voisins biarrots : « Décidément, ils n’en ratent pas une ! ». Voilà les décisions qui viennent d’être prises par les génies qui nous dirigent. L’argent des Biarrots, on en donne à Indigo, on en donne à Streeteo, on en donne à l’Agglo, en espérant qu’au bout du bout du racket quelque menue monnaie atterrira dans les caisses de la Ville.

Et vous voulez en reprendre pour six ans avec cette équipe ?