Veunac et Lafite offrent 55 000 € à un copain de copain

Antoine Sebire, ex Quai d’Orsay, va devenir délégué général du festival latino. Au conseil d’administration, il pourra ainsi faire un bridge avec trois autres anciens diplomates.

Antoine Sebire peut plastronner. Grâce à ses copains, il va venir pantoufler à Biarritz comme délégué général du festival latino (Photo Le Républicain)

Si nous gérions nos comptes familiaux comme Veunac et Lafite gèrent les finances de la Ville, nul doute que nous serions un paquet à nous retrouver interdits bancaires et inscrits au fichier de la banque de France ! Vieux routier du journalisme et de l’audiovisuel public, Jean-Pierre Laborde n’a guère de considération pour les titres ou les galons. Membre du conseil d’administration du festival Biarritz-Amérique Latine, il demande à réfléchir quand on lui propose, en novembre dernier, de devenir président. En effet, la situation financière du Festival est plus que préoccupante.  En 2015 l’association possédait une réserve de 4 463 €.  Avant de réussir, sous la présidence de Jean-Marie Lemogodeuc, à totaliser 25 253 € de pertes en 2016, et 34 410 € en 2017, soit une dette de 59 663 €, un chiffre validé par le commissaire aux comptes. Et ceci, alors que la Ville augmentait en trois ans la subvention de 50 000€, de 300 000€ à 350 000€ en 2017.

Jean-Pierre Laborde, va donc voir tous ses copains du conseil d’administration en leur disant : « Surtout, ne votez pas pour moi si vous n’adoptez pas le plan d’économie que je propose, ça ne me vexera pas ». Il est finalement élu avec 10 voix sur 12, tout comme le vice-président Pierre Jocou.

L’article de Sud Ouest du 1er février.

L’idée du duo est simple et exprimée dans un document distribué à tous, intitulé « Objectif : 30 ans ». La directrice artistique et directrice de la programmation Lucile de Calan, qui officie depuis huit ans et décide seule depuis deux ans, devient déléguée générale, ce qui économise un poste rémunéré à hauteur de 45 000 € et l’autre salariée de l’association, Stéphanie Loustau voit elle aussi ses responsabilités élargies et son salaire réévalué.

Un plan de bon sens pour une association lourdement endettée, mais qui va être vite mis à mal par les interventions intempestives des grands argentiers Lafite et Veunac, encore une fois fort peu soucieux de l’argent public dans cette affaire.

D’où cette démission fracassante du duo Laborde-Jocou, le 30 janvier, fort bien racontée par Sud Ouest et Mediabask.

http://www.sudouest.fr/2018/01/30/la-demission-du-president-du-festival-latino-de-biarritz-4155571-4018.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20180201/biarritz-le-festival-latino-recycle-des-anciens-diplomates

Veunac et Lafite s’invitent au conseil d’administration

L’article de Mediabask.

Au tour de Bisque, Bisque, Basque ! maintenant de vous donner le dessous des cartes, de bridge évidemment, et quelques éclairages inédits. L’épouse de Guy Lafite est membre du conseil d’administration et l’ancien président qui a si bien géré les finances de l’association, Jean-Marie Lemogodeuc, un de ses grands copains. Les deux alertent immédiatement le grand argentier municipal sur la volonté des deux nouveaux élus de faire des économies. Comme si c’était important, alors qu’ils avaient déjà en tête de faire venir un petit jeune passé par le Quai d’Orsay qui se morfond au Conseil régional ! Veunac et Lafite vont donc tour à tour, au mépris de toutes les règles, s’inviter au conseil d’administration. Le 9 novembre, Veunac entame le forcing « Il faut un grand délégué général » clame-t-il devant les administrateurs un peu éberlués. Et un grand maire, c’est pour bientôt ?

Lafite, alias la Voix de son maître, fait de même un peu plus tard : « Il faut un grand délégué général, un grand chef d’orchestre ». On ne fait pas plus sympa pour Lucile de Calan dont le travail est pourtant unanimement salué par les professionnels. Mais quand on a un copain à caser et que ça urge… Pendant ce temps, Laborde et Jocou, comprenant qu’un sale coup se prépare, demandent le 12 novembre un rendez-vous à Michel Veunac. Ils attendent toujours !

Le gamin est gourmand

Interrogé, sur la possible nomination d’Antoine Sebire au poste de délégué général, Jean-Pierre Laborde s’étrangle de stupéfaction : « Comment avez-vous su cela ? Je n’ai pas caché que le profil de ce délégué général pressenti, plus culturel qu’économique ne me paraissait pas judicieux, mais je me suis engagé à ne pas donner son nom » Pas de chance pour l’ex-président, Bisque, Bisque, Basque ! a des copains qui se sont fait un plaisir de de lui susurrer le nom de l’heureux pressenti et de lui donner le courrier bien senti qu’il a adressé au maire : « Certains administrateurs, écrit l’ancien journaliste, avaient comme priorité, non pas la construction d’un nouveau modèle économique, mais l’embauche d’un délégué général ami ». Mais qu’est-ce qu’il est mesquin et près de ses sous, l’ancien président !

Antoine Sebire, lui, ne doute visiblement de rien. Une enveloppe de 45 000 euros avec 5 000 euros de prime en cas de retour aux bénéfices avait été prévue pour ce poste qui est très loin d’être un plein temps, mais le gamin gourmand, sans doute bien conseillé par ses amis du conseil d’administration, n’hésite pas à demander 60 000 euros. Ce n’est tout de même pas parce qu’une association est en déficit qu’on va se restreindre ! Et finalement, la mairie qui a piloté de A à Z cette pitoyable opération lui accordera 55 000 € et 5 000 € de prime.

Des faits confirmés en filigrane dans le courrier de Jean-Pierre Laborde : « Une campagne de dénigrement a permis de masquer tout débat autour du plan « objectif 30 ans » et de l’écarter. Elle a été orchestrée sur le thème Laborde supprime le délégué général pour être président et délégué général. L’adjoint aux Finances et l’adjointe à la Culture (Jocelyne Castaignède) se sont prêtés à ce jeu (…) Quant à l’adjointe à la culture, elle a suscité ma stupéfaction quand je l’ai entendu dire que l’argent était le nerf de la guerre, puis, quelques minutes plus tard : il ne faut pas être obsédé par le fait que le délégué général aille chercher des financements. »  Et Laborde de conclure ironique : « Merci l’argent public providence ! »

 Décidément, il dramatise vraiment tout ce Laborde : 55 000 € d’argent public gaspillé annuellement, ça ne représente jamais que 1833 procès-verbaux supplémentaires à 30 euros à infliger aux automobilistes biarrots.

EXCLUSIF : LA LETTRE DE LABORDE À VEUNAC

Récupéré de façon un peu « acrobatique », les en-têtes et autres marques pouvant indiquer la provenance de ce document daté du 30 janvier ont été délibérément supprimés. Malgré la qualité médiocre de l’ensemble, lisez et vous allez en apprendre de belles.

(Capture d’écran, Arte)

Antoine Sebire, le taiseux

Une prudence de sioux, ou plutôt… de diplomate. Sans doute agacé d’avoir été débusqué, Antoine Sebire a fort gentiment accepté de répondre aux questions de Bisque, Bisque, Basque ! Comme vous pourrez le constater, les réponses n’ont pas dû lui prendre un temps infini même si elles contiennent quelques approximations et mensonges.

 

– Sur la première question Antoine Sebire a partiellement raison. C’est professionnellement qu’il a connu l’un des membres du conseil d’administration. Ce qui n’empêche pas d’avoir développé des liens personnels depuis !

– Sur la deuxième, le futur délégué général, nous promène totalement. L’ECLA où il travaille actuellement est une organisation annexe du conseil régional d’Aquitaine. Elle est vouée à disparaître, en avril prochain, où plus précisément à être fusionnée avec d’autres entités. L’avenir professionnel d’Antoine Sebire devenait donc très incertain et cette proposition biarrote tombe miraculeusement bien.

– Gros éclat de rire pour la troisième réponse. C’est bien entendu par hasard qu’Antoine Sebire, très conscient de sa valeur a demandé 60 000 euros à Biarritz. Et pas un de ses copains ne l’aurait informé sur ce qu’il pouvait obtenir ?

9 réflexions sur “Veunac et Lafite offrent 55 000 € à un copain de copain

  1. pas étonnant qu il y ait de moins en moins d habitants a biarritz c est la gabégie !!!! heureusement j habite a côté les biarrots vont avoir des surprises avec les impôts

  2. La seule manière de faire rentrer de l’argent pour le festival c’est non pas comme ils envisagent de faire:augmenter le prix des abonnements et des entrées en salle ,mais de supprimer toute gratuité pour ceux et celles qui n’ont rien à voir avec l’organisation du festival et qui sont simplement des petits élus, des amis de ces mêmes élus et le clientélisme affiché de certains dit responsables.Les élus sont là pour donner l’exemple et non pas faire les « yo soy »avec leurs petits privilèges. La question avait été posée à l’ancien président monsieur le » bonobo » je crois, et il a répondu que c’était tout à fait normal qu’un festival accorde des places (les meilleures places) à ses sponsors. Ce qui revient à dire je vous donne de la main droite ce que vous m’avez remis(la subvention) de la mains gauche.Je serais curieux de savoir à qui ont profité et à quel niveau de standing ,les voyages faits en Amérique latine pour la préparation du festival. Autant ceux de la déléguée générale et de sa collègue me paraissent tout à fait justifiés, autant pour les autres s’ils ont l’honnêteté d’en rembourser simplement la partie somptuaire et excessive,une grande partie du déficit sera effacée. Et ils savent de qui je parle. Ils se sont reconnus.
    Nous avons calculé que 400 places étaient régulièrement réservées gratuitement dans les salles payantes du festival. A 65€ le pass,nous en sommes à 26000€; ça n’est tout de même pas négligeable. Ajouter à cela les repas et les nuités à l’hôtel du Palais pour les ambassadeurs, leurs maitresses ou leurs amants et les invités de marque et vous avez le résultat de votre déficit et de la réserve disponible Loin de moi l’idée de dire que les gens s’en sont mis dans les poches ou qu’ils se sont enrichis mais les mauvaises gestions ça doit être relevé comme l’a fait la municipalité précédente avec les remarquables et talentueux fondateurs du festival.Ils ont été d’un grand talent artistiques et de programmation mais force était de constater qu’ils ne s’étaient pas occupés de la comptabilité.

  3. Ce festival est un joujou créé par Borotra,VEUNAC les entretien tous ,verrue de l’océan,extension du stationnement payant.Ce festival doit être impérativement supprimé,l’opposition doit réagir, mais également les consciencieux Adjoints et conseillers.

  4. Je n’ai pas d’avis sur la qualité du festival Latino (n’ayant jamais été présent lorsqu’il est organisé, je n’y suis jamais allé) mais il pourrait être raisonnable de considérer que si ce n’est pas une vraie pointure internationale dans sa catégorie (type Angoulème, Clermont-Ferrand etc), si en plus il est en déficit, et si en plus à présent c’est népotisme + gabegie alors ils est clair qu’il faut réfléchir sur son maintien ou alternativement sa suppression. L’inflation de la subvention municipale est hallucinante, préoccupante quant on connait le déficit de la ville et ses besoins par ailleurs.

    Mais bon Jean-Yves tu es dur sur ce coup. Sois sincère: au fond, tu es jaloux de sa belle petite gueule au Tonio Sébire !!!

    Il n’y connait que dalle au Latino Festival (il croit peut être que c’était un festival de danse de salon) ? Pas grave !

    Avec son petit sourire de parisien branchouille dans son petit cuir aviateur Schott à 1000 EUR, qui pose négligemment pour la photo sur l’air narquois genre « et les filles c’est qui le patron ? C’est TONIO !!!!! » ça va être une tuerie !!!!

    Tonio c’est un concept marketing !!!! C’est LE French lover du Latino Festival de Biarritz. Avec une bobine pareil plus besoin d’affiches, la photo de Tonio suffit.

    Tonio va relancer le festival. Comme le Pape pour les JMJ, Tonio faire venir des centaines de milliers de jeunes du monde entier en procession à BTZ pour le festival Latino. Marché noir garanti sur le net pour trouver un billet pour la prochaine édition.

    Imagine des milliers de jeunes filles se pâmant devant la Gare du Midi pendant que les garçons seront agenouillés et prierons et chanterons en coeur « on veut voir Tonio por favor, TONIO, TONIO, TONIO !!!! »

    Franchement pour un produit pareil 60 K c’est bradé pour la 1ere année. Après je te prédis une petit coup sec d’accélérateur, direction une somme plus décente, plus raisonnable (à 6 chiffres) car qu’en même il faut vivre dignement et nous sommes à Biarritz….. Une fois rodé (dans deux ans), on montera en puissance dans le genre Mathieu Gallet, époque INA/Radio France : nouvelle moquette, consultants com, frais de taxi, restaurants, avions, hôtels, pressing CASINO ROYAL !

    Plus sérieusement c’est une fois de plus (bis repetita) SCANDALEUX ! HONTEUX ! NON ETHIQUE ! de la part d’élus qui doivent gérer les finances de la ville dans l’intérêt PUBLIC.

    Merci Jean-Yves pour l’exceptionnel travail que tu fais. Sans toi nul information. RESPECT

  5. Merci pour tous ces eclairages sur cette mairie gabegeuse. Il faut faire cesser ce lot de scandales et que ça s’arrête. Il y en a marre des magouilles de ces élus pourris tous partis confondus

  6. Ingenuité
    Le 3/2/18 j’envoie une lettre à Latino:
    « Chère Madame, Un de mes clients et ami, bien connu dans le milieu du cinéma européen, me demande, en profitant que j’habite à Biarritz, de me renseigner sur les possibilités de se présenter au poste de directeur du Festival, conditions, exigences (langues, habitation à Biarritz…). Est ce possible de me passer pas vos bureaux la semaine prochaine pour être renseigné personnellement ? »
    Réponse inmediate:
    « Cher Monsieur, Aucun poste n’est actuellement à pourvoir au sein du Festival »

    Maintenant, je comprends.
    Salutations cordiales

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