Triste comme Biarritz une veille de derby

Une affiche sinistre, une ville peu décorée, et Géronimo qui demeure irremplaçable dans le cœur des Biarrots.

Il faut se pincer pour y croire, tellement cette affiche, collée dans quelques vitrines, est à l’opposé de tout ce que représente le derby, ce rendez-vous joyeux et excessif tant attendu par les deux cités voisines. Et l’on espère pour le BO, fort mal en point financièrement, que le dessinateur de service qui a commis ce délit affiché, n’a pas eu le culot de se faire rembourser des frais d’aspirine au nom de son pauvre petit cerveau malmené par tant de créativité. Mais où est l’époque où Biarritz se couvrait de rouge et blanc à chaque derby et chaque match d’importance ?

Voilà où nous a conduit la chasse aux sorcière menée par Veunac et ses sbires à l’encontre de Robert Rabagny, alias Géronimo, l’employé municipal viré de ses fonctions au moment des municipales, pour avoir osé manifester une préférence politique pour Brisson.

Au lieu de se dire qu’un talent comme le sien pour enflammer la ville n’avait pas d’équivalent ni à Biarritz ni dans aucune place-forte du rugby, on a payé fort cher des comédiens de troisième zone pour imiter fort mal ce que Robert faisait fort bien et gratuitement.

 À la fin de l’année, c’est un Père Noël avachi sur sa chaise qui s’efforce de faire oublier celui qui, avec son char magnifique, allumait le feu dans les yeux des enfants. Pour Halloween, la Ville s’est contentée de lui piquer ses idées et l’emplacement dont il avait toujours rêvé, le Jardin public. Pour le rugby, on a choisi une niaiserie sur pattes, un Koxka bête et boutonneux à souhait, à la place de la pile électrique qui galvanisait le public comme personne.

Veunac est décidément très fort : depuis 2014, il a réussi à casser à peu près tout ce qui marchait et s’est avéré totalement incapable de réparer ce qui ne fonctionnait pas… Libérez Rabagny !

La Semaine réinvente la recette du pâté d’alouette

L’hebdomadaire local a un sens très particulier de l’information équilibrée…

Le numéro du 26 janvier avec Macron en couverture.

Inventé par un habile commerçant, le pâté d’alouette allie à égalité deux saveurs fort subtiles avec une alouette pour un cheval… Sauf qu’à l’arrivée, une viande se retrouve légèrement plus abondante que l’autre. Le marmiton qui dirige La Semaine du Pays basque, est incontestablement un as de la tambouille journalistique, comme en témoigne son parcours sinusoïdal. Oh, qu’il est alléchant son dossier sur « Macron vu par le Pays basque, Élus, militants, entrepreneurs, citoyens, qu’en disent-ils ? ». Malheureusement, en feuilletant les quatre pages du dossier, on comprend vite que La Semaine vient de réinventer le pâté d’alouette. Une page consacrée à Loïc Corrégé, le référent départemental d’En Marche. Et encore une demie page accordée à Florence Lasserre-David, la députée qui va bien se garder de dire du mal de Macron. Pendant ce temps, Levréro pour Les Républicains et Capdevielle pour les Socialistes se contentent d’un quart de page. Surtout, ne pas offenser les puissants en place !

Même curieuse dissymétrie en page 5 où cinq des six intervenants se pâment pour le nouveau monarque, tandis qu’en bout de table, en bas à droite, le Cégétiste de service est le seul à se permettre quelques critiques.

C’était notre rubrique, la petite alouette de la CGT et le gros cheval patronal.