La grande souffrance de la police municipale

Référent national de la Fédération interco CFDT police, Serge Haure, au nom des policiers municipaux en grève, dénonce l’hypocrisie du maire de Biarritz et de Louis Vial.

Ce sont les grands discrets de la Ville. Comme on les croise souvent et qu’ils sont d’un abord agréable, tout le monde croit les connaître, mais bien peu seraient capables de décrire avec précision leurs missions. Si les policiers municipaux de Biarritz sont en grève reconductible depuis le vendredi 16 mars, ce n’est pas par hasard. Comme nombre de fonctionnaires municipaux de la Ville, ils ont le sentiment d’être confrontés à un mépris incommensurable de la majorité en place.

Lorsque Michel Veunac a été élu en 2014, les syndicats de police ont adressé sept courriers au nouveau maire pour être reçus et entendus. Ils n’ont eu droit qu’à une seule réponse, au bout d’un an. Quatre ans plus tard, ne voyant toujours aucune amélioration venir, ils se sont décidés à faire grève, Michel Veunac a joué l’étonné devant les médias, se déclarant « surpris » et affirmant « ne pas comprendre ce mouvement ». Si seulement, c’était le seul domaine !

Les policiers municipaux en grève devant la mairie de Biarritz (Photo Sud Ouest)

Mais avant de détailler les revendications de nos policiers municipaux, il est urgent de remettre à jour ses connaissances et de réinitialiser son logiciel personnel. Que penseriez-vous d’un conférencier qui viendrait parler de téléphonie en 2018 et n’évoquerait que l’appareil de notre enfance, fixé au mur avec le combiné relié par un fil ? Pour la police municipale, il y a à l’évidence un avant et après 2015, date des attentats de Charlie Hebdo. Si la police municipale est cantonnée au contrôle du stationnement, ce qui n’est pratiquement plus le cas, elle n’a pas besoin d’un équipement sophistiqué. Si elle se retrouve dans des missions de sécurité publique, voisines de celles de la police, il est normal qu’elle bénéficie des mêmes équipements. La récente tuerie du supermarché de Trèbes, près de Carcassonne, prouve que Biarritz, comme toutes les villes de France, n’est à l’abri de rien.

Biarritz n’est à l’abri de rien

Ceux qui imaginent que le gauchiste qui anime Bisque, Bisque, Basque ! ne peut être qu’anti-police vont être surpris, mais j’ai été très choqué en juillet et août 2016 de voir des policiers municipaux organiser des barrages routiers et interdire tous les accès sensibles de la ville, en ne disposant que d’une matraque télescopique et d’une bombe lacrymogène. Si une voiture-bélier avait foncé dans la foule, il se passait quoi ?

Partout ailleurs qu’à Biarritz, une révolution considérable est en train de s’opérer que le sociologue qui nous dirige n’a visiblement pas captée. Savez-vous qu’actuellement 82% des policiers municipaux sont armés et que l’État aide les villes à acquérir des gilets pare-balles et des revolvers ou pistolets semi-automatiques 9mm, les mêmes armes que les policiers nationaux et gendarmes.

https://infos.emploipublic.fr/article/securite-les-policiers-municipaux-sont-ils-armes-eea-7715

« Ils sont gérés par des administratifs »

Référent national, Secrétaire Fédéral chargé de mission forces de sécurité publique de la Fédération interco CFDT police, Serge Haure a accepté de parler au nom de ses collègues biarrots, tenus au devoir de réserve. Son propos est d’autant plus intéressant qu’il a été informé des négociations menées avec Michel Veunac, Louis Vial et Christophe Landrin, le directeur général des Services et qu’il en est ressorti totalement effaré : « Je suis amené par mes fonctions syndicales à beaucoup circuler en France. Pour ne prendre que l’exemple de Pau ou de Bayonne, les policiers municipaux sont parfaitement équipés pour leur mission et disposent de tasers, de flashball et de pistolets. Il n’y a quasiment plus qu’à Biarritz que le folklore continue. » Le syndicaliste rappelle que le gouvernement et les préfets ont rappelé à de nombreuses reprises que les policiers municipaux étaient engagés tout comme leurs collègues nationaux dans la lutte anti-terrorisme. « Chaque policier municipal reçoit désormais une formation initiale de six à 12 mois avec des stages d’application, comme pour la police nationale. Il est également prévu des formations préalables aux armes à feu, aux gestes techniques d’intervention et a l’obligation de suivre une formation de remise à niveau tous les cinq ans »

Le policier syndicaliste lève les bras au ciel quand il évoque l’équipement de ses collègues biarrots : « Les agents de la police municipale de Biarritz sont gérés par des administratifs qui ne comprennent rien à notre métier. Les policiers demandent des gilets pare-balles depuis 2015. La loi prévoit de les changer tous les cinq ans. Lors de la réunion avec Monsieur Veunac, l’un des policiers a dit que son gilet pare-balles avait quatorze ans d’ancienneté et ressemblait à du carton bouilli. Tout ce que Monsieur Veunac a trouvé à répondre c’est de demander pourquoi il ne prend pas celui d’un collègue ».

Même triste farce pour le parc automobile. « Biarritz doit être une des seules villes de France, poursuit Serge Haure, dotée d’un véhicule à boîte de vitesses automatique. Avec un tel engin, les agents ne peuvent même pas imaginer rattraper un scooter. Quant aux deux autres véhicules, ils passent leur temps au garage vu leur ancienneté et même si les mécaniciens du service technique font un travail remarquable, les réparations nécessaires ne peuvent pas toujours êtes effectuées faute de pièces et de budget (boîte de vitesse en fin de vie), mais aussi car la direction générale a un mépris certain pour les policiers ». Et c’est la même histoire pour tout le matériel : « Les policiers municipaux ne disposent que de dix matraques télescopiques pour 25 ! Les autres prennent leurs vieux tonfas » Étonnez-vous après cela qu’il y ait un peu de grogne dans les rangs.

« Louis Vial n’est plus du tout policier »

Mais aux yeux du syndicaliste, là n’est pas le plus grave : « Biarritz n’est pas Paris et les Biarrots vivent parfois dans un illusoire sentiment de quiétude. Pourtant au Pays basque comme ailleurs la délinquance progresse. Il y a vingt ans, le promenoir de la grande plage était noir de monde l’été. Maintenant, passé 23 heures, plus grand monde ne s’y aventure. Les équipes de policiers municipaux qui patrouillent la nuit à Biarritz pourraient raconter des histoires qui feraient frémir les Biarrots. La drogue, les armes et les violences sont fréquentes à Biarritz. Les voies de fait sur les policiers aussi. Lorsque qu’il a été demandé au nom de mes collègues à ce qu’au minimum les patrouilles de nuit soient armées, Monsieur Vial s’est perdu dans des considérations métaphysiques en expliquant que depuis 2015 le Maire avait demandé à un groupe de sociologues de réfléchir au sujet. Si la police n’était pas plus prompte à arrêter les voleurs, que les sociologues à prendre une décision, la délinquance serait tranquille. »

Ironie du sort, La CFDT travaille depuis bien longtemps en lien étroit avec des sociologues tel que Jacques de Maillard ou Sébastien Roché. Ce travail a pour but de faire évoluer les conditions de travail des forces de sécurité publique afin de s’adapter à la diversité des menaces (délinquance, terrorisme) et de proposer des transformations et réformes !

Serge Haure raconte ensuite des anecdotes dont les Biarrots n’ont jamais trouvé le moindre écho dans les médias. « Il y a quelques semaines, des videurs d’une boîte de nuit biarrote ont appelé mes collègues pour leur dire qu’ils avaient aperçu une arme dans le vêtement d’un de leurs clients. Le policier municipal n’avait en sa possession qu’une bombe lacrymogène et un bâton télescopique pour arrêter le délinquant. Est-ce normal ? Un autre collègue s’est pris une grosse balafre au front lors d’une intervention musclée sur un groupe de jeunes qui était ivre et très agressif. Et l’an dernier un des policiers municipaux biarrots s’est fait charger et a manqué de se faire renverser délibérément par une voiture. Heureusement sans trop de dégâts » Serge Haure ne peut s’empêcher d’exprimer son amertume quant à l’attitude de l’ancien commandant de police, désormais en charge de la sécurité au sein de l’équipe municipale : « Louis Vial a tout oublié. Il n’est plus du tout policier » L’intéressé appréciera.

Christophe Landrin : « Vous êtes un service lambda »

Serge Haure a visiblement été marqué, et pas en bien, par les récits de ses collègues, lors de la rencontre avec l’équipe municipale de Biarritz : « Monsieur Veunac a servi des phrases creuses et ne savait visiblement pas de quoi il parlait. Monsieur Vial était un peu silencieux dans son coin et visiblement « emmerdé ». Et celui qui tenait le crachoir, c’était le directeur général des services Christophe Landrin. Quand a été évoquée la question du stationnement, il a tout de suite dit : « que le service de la police municipal était un service comme les autres » ce qui a sidéré les agents. Finalement, Monsieur Veunac a proposé de ramener le coût du stationnement mensuel (NDLR : initialement fixé à 60€ mensuels pour les policiers municipaux) à 30 € l’hiver et 40 l’été » Une mesure pour Serge Haure qui démontre une fois de plus la méconnaissance absolue du métier de policier. « Les policiers sont des citoyens comme les autres qui paient leur stationnement quand ils utilisent leurs véhicules personnels. Mais ce sont aussi des hommes et des femmes qui se font tirer dessus, simplement parce qu’ils portent un uniforme marqué police, comme le démontrent les assassinats de Clarissa Jean-Philippe ou d’Aurélie Fouquet. Lorsqu’un policier termine son service et revient à son véhicule, il peut devenir la cible d’un mécontent (comme les CRS de Carcassonne, en tenue de sport, visés par ce terroriste).  À Ondres, à Bayonne, les municipaux ont un parking fermé ou sécurisé à leur disposition.  À Biarritz, Monsieur Veunac nous propose de stationner les véhicules à Iraty. Cherchez l’erreur ! »

Le policier chargé par une voiture s’est défendu à ses frais !

Reste ce qui constitue sans doute la pire arête en travers de la gorge des policiers municipaux biarrots. Lorsque Didier Borotra a été convoqué au tribunal correctionnel pour prise illégale d’intérêt puisqu’il faisait travailler sa fille à la Cité de l’Océan, la Ville n’a pas hésité une seconde à prendre en charge ses frais de justice, ce qui est pour le moins discutable. Lorsque le malheureux policier municipal, dans le cadre de son travail, a manqué de se faire renverser et perdre la vie du fait d’un chauffard mécontent, la Ville lui a refusé la moindre assistance juridique et c’est à ses frais qu’il a dû se payer un avocat.

Étonnez-vous après cela qu’il y ait comme un peu de friture sur la ligne entre la mairie et les policiers municipaux !

Le silence radio de Louis Vial et les contre-vérités de Veunac

Louis Vial est un homme avenant qui ne refuse pas d’habitude le dialogue. Pourtant, lorsque Bisque, Bisque, Basque ! lui fait savoir le mercredi 21 mars qu’il est sévèrement mis en cause par les syndicats de police, le conseiller municipal en charge de la sécurité explique que, « dans les circonstances actuelles », il préfère ne pas commenter. Parce qu’il doit être désigné comme adjoint, lors du conseil municipal du 23 mars ?

Serge Haure rappelle que Michel Veunac avait assuré aux agents de la police municipale de Biarritz que leur indemnité administrative et technique (IAT), serait revalorisée pour atteindre celle des autres services, soit environ 100 euros par mois à la fin de son mandat. A ce jour le compte n’y est pas car les municipaux ont vu leur salaire augmenté de 15 euros seulement en 4 ans.

Le syndicaliste de la CFDT accepte ensuite fort courtoisement d’écouter sur Internet le conseil municipal du 23 mars. Le sujet police municipale est évoqué au bout de 2 h 43’. Serge Haure est un peu sidéré par ce qu’il entend, entre méconnaissance totale de la fonction et approximations plus qu’évidentes : « Tout d’abord il est surprenant de découvrir que le maire ignore l’actualité du jour, à savoir la fusillade dans un supermarché qui entraînera la mort d’un officier de gendarmerie lors d’une attaque terroriste. Le maire déclare ensuite qu’une convention a été créée avec la police nationale pour rehausser le sentiment d’importance…. C’est faux, car la Convention de coordination est obligatoire dès lors que votre police municipale comporte au moins 5 agents. Elle est justifiée également dans le cas où vous travaillez 24 h/24h, 7 jours sur 7.

Monsieur le Maire déclare ensuite avoir attribué une indemnité administrative et technique, IAT, à la police municipale qui n’y a pas droit. Faux, les agents de police municipale sont éligibles à l’IAT. Les critères d’attribution sont fixés par l’assemblée délibérante. Cette indemnité est même cumulable avec les IHTS et l’ISMF. 

Monsieur le Maire évoque le recrutement de 8 renforts saisonniers de policiers municipaux pour amener les effectifs à 32. Faux, les fonctions d’agents de police municipale ne peuvent être exercées que par des fonctionnaires territoriaux recrutés à cet effet et non par des contractuels (article 5 du décret n° 2006-1391 du 17 novembre 2006). Seuls les agents temporaires de police municipale ATPM peuvent renforcer les policiers municipaux sans pouvoir relever aucune infraction, à l’exception du stationnement. Ils n’ont aucune formation de police. Ce sont généralement des emplois saisonniers pour des étudiants, mais pas des policiers ! Les recrutements saisonniers à Biarritz que nous voyons chaque été, sont des agents de surveillance de voie publique, ASVP, cantonnés aux barrières et au stationnement.

Monsieur le Maire déclare ne pas être fermé au dialogue concernant l’armement. Faux, ses déclarations à la presse prouvent le contraire. Monsieur Vial laisse entendre lors du conseil qu’il existe une solution alternative au pistolet lors du conseil. Les moyens alternatifs au pistolet, Taser ou Flashball, ne sont pas des armes de protection individuelle, ce sont des armes à létalité réduite qui ne répondent pas au contexte actuel.

Concernant les éthylotests Louis Vial déclare qu’il y a 300 ballons en magasin. Faux, d’après les déclarations aux médias, les stocks sont périmés depuis novembre 2017. Les policiers demandent un éthylotest électronique depuis 2 ans car les ballons ne sont pas fiables.

Concernant les déclarations de monsieur ViaL sur les agents syndiqués à la CFDT, seuls les agents de nuits seraient concernés. Faux, des agents de jour sont également à la CFDT qui représente aujourd’hui plus d’un tiers des effectifs de la police municipale. »

Autrement dit, Louis Vial et Michel Veunac ont tout faux… Et c’est la police qui le dit !

12 réflexions sur “La grande souffrance de la police municipale

  1. Qui dit vrai, qui dit faux?? Ne peut on pas prendre un huissier et vérifier toutes ces infos une bonne fois pour toute? et celui qui dit faux doit être sanctionné! Ensuite, proposons à toute cette équipe municipale d’aller se garer à Iraty pendant minimum 1 mois d’affiler et nous verrons…

    • Cher Brett Sinclair,

      Vous êtes un peu vexant, même si c’est tout à fait involontairement. Bisque, Bisque, Basque! n’est pas seulement une grande oreille qui écoute ce qu’on lui dit. Ce blog vérifie aussi ses informations avant de les publier. Malheureusement, notre maire a une fois de plus proféré un monceau d’âneries mêlées à des mensonges délibérés. Pas besoin d’un huissier, mais juste d’un peu de temps et de recherches sur Internet, pour constater que le syndicaliste Serge Haure, qui a eu la courtoisie de consacrer beaucoup de temps à Bisque, Bisque, Basque! dit vrai.

    • Brett Sinclair, essayez un mois d’aller vous garer au parking de la halle d’Iraty ? il faut arrêter certaines substances c’est mauvais pour la santé mentale.

  2. Bonsoir,
    dans l’attente…peut être….

    DIRECTEUR DE POLICE MUNICIPALE (H/F) | Syndicat National des …
    http://www.syndicat-snpm.fr/directeur-de-police-municipale-hf-2/
    27 nov. 2017 – Date de l’annonce 27/11/2017 Recruteur Ville de BIARRITZ Localisation Pyrénées-Atlantiques Description du poste MISSIONS Sous.

    juin 2017 – Ville de Bayonne
    http://www.bayonne.fr/fileadmin/user…de…/BayonneMag194_mai_et_juin_2017.pdf
    9 juin 2017 – Dès ce mois de juin, la police municipale devien-dra donc une police de proximité. Une police. “au plus près de la demande des administrés”, résume Serge Correia, nouveau directeur de la prévention et de la tranquillité publique. Une fonction qui, délaissée par la police d’État, porte cependant ses fruits …

    Le big boss de Biarritz était présent!

    Police de sécurité du quotidien : attention à ne pas « charger la mule …
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename…cid…
    22 nov. 2017 – Avec la future police de sécurité du quotidien, « il ne s’agit pas de la création d’une police spécifique mais d’un approfondissement de nos missions », explique à Localtis Pascal Lalle, directeur central de la sécurité publique au ministère de l’Intérieur, en marge d’une rencontre sur la sécurité organisée le 21 …

  3. C’est décidément tristement écoeurant… comment faire pour qu’ils comprennent?
    ou dégagent?!!! Je parle de M.Veunac, alias OUiOUI/NONNON & co

  4. Je ne sais plus QUE PENSER de notre Bonne Ville de BIARRITZ !
    Cette VILLE dont une Conseillère Municipale Socialiste disait jadis au Maire BOROTRA :
     » VOUS avez réveillé la Belle Endormie, Monsieur le Maire !  »
    Ladite Conseillère étant devenue par la suite Conseillère Municipale dudit MAIRE !!! ( no comment !)
    Les CHOSES s’aggravent à tous les niveaux et si je ne connais les détails que par ce BLOG (sur lequel je saute dès sa parution !) j’en suis réellement chagriné en constatant que le mot DEMOCRATIE est pris en otage par des élus qui se croient privilégiés et s’octroient des DROITS alors même qu’ils n’ont que des DEVOIRS envers les Citoyens que nous sommes !
    Les Policiers municipaux font un TEL TRAVAIL qu’ILS méritent d’être entendus et aidés :-)))
    Nous connaissons Tous ces îlotiers auxquels on peut TOUT demander tant ILS sont serviables !

    Que « ce » maire LES écoute et LEUR donne les MOYENS de faire leur travail au lieu de NOUS RUINER en « Cité de l’Océan » et autres coûteuses constructions dont nous n’avons QUE FAIRE !
    Et encore MERCI à Jean-Yves Viollier de nous tenir régulièrement & si FIDELEMENT au courant de L’INACCEPTABLE que les Biarrots ignorent souvent :-)))

  5. Enfin quelqu’un qui argumente…n’en déplaise à certains… c’ est le principe même de la démocratie.. ..Comment peut-on refuser à une police municipale le port d arme ? Faut-il attendre une tragédie pour réagir ? Je rejoins Ti-grolasson en ce qui concerne les droits et les devoirs du Maire. Comment se défendre face à une personne armée d un simple couteau quand on a qu’ une matraque. Je ne parle même pas d un homme porteur d un pistolet ou autre… Courage à cette Police que l on pleure trop souvent. N’attendez pas messieurs les élus, agissez simplement, vous n en serez que mieux perçus. Patrick et Jacqueline

  6. Cher Jean-Yves, je crains que ton raisonnement ne tienne pas :

    à Nice les policiers municipaux sont armés (et avec des caméras partout) : cela a-t-il empêché les attentats meurtriers ? depuis quand fournir des armes permet il de faire baisser la violence ?!?!?

    L’exemple US ne te parle Jean-Yves pas en terme d’immense échec de ce que le tout arme produit de dérives sanglante sans jamais endiguer la délinquance/la violence (dont les sources sont à chercher dans la pauvreté, l’indigence, l’absence de structures sociales, l’absence d’éducation, l’absence de travail et de perspectives, la consommation de drogue sans contrôle etc) ?

    Des Tasers ? Pourquoi pas des bazookas tant que tu y es pour arrêter les camions béliers ??? ou mieux des Rafales pour les bombarder !!!

    je t’invite à lire un rapport des Suisses (peuple biens connu pour être constitué de dangereux gauchos/laxistes) : https://www.lsdh.net/component/content/article/101-vaud/98-le-taser-une-arme-mortelle-un-instrument-de-torture

    Pour une sécurité renforcée tu peux aussi t’inspirer de l’Afrique du Sud (ou tu seras en sécurité dans ta maison sur un site protégé, ceint de grillages électrifiés, gardé par des hommes en armes, maisons qui comportent des barreaux à leurs fenêtres et des portes blindées pour sécuriser les couloirs conduisant aux chambres elles aussi disposant de portes blindées (…tient c’est bizarre ce n’est pas précisément le design de ce que l’on appelle une prison chez nous ???) ou aussi t’inspirer d’Israel ou l’armée est dans la rue (tient….comme en France par ailleurs…)

    Géniale perspective de vivre ensemble….

    Avec l’armement des forces de polices municipales tu ne contribueras car augmenter les risques de bavures (je te rappelle que la France est un pays ou l’on meurt dans les commissariats …. un pays ou le gendarme qui a balancé la grenade à Sivens tuant Rémi Fraisse a bénéficié d’un non lieu… http://www.liberation.fr/france/2016/12/01/mort-de-remi-fraisse-le-gendarme-qui-a-tire-n-a-pas-commis-de-faute_1532207…)

    La sincèrement c’est du grand n’importe quoi.

    • Cher Paul Bismuth,

      Je sais qu’avec tes nombreuses mises en examen, tu es nerveux, mais je ne peux absolument pas partager ton point de vue. Le débat ne porte pas sur les armes mais sur les hommes. Si tu es patron du BTP et que tu ne dotes pas tes hommes de chaussures de sécurité, je dirai que tu es un salopard. A priori, je ne suis pas pour l’armement de la police municipale. Mais si on confie à ces hommes des missions de police dangereuses, ce qui est à l’évidence le cas à Biarritz, alors on doit leur donner les moyens de se défendre.

  7. @Patricio, j’ai pas besoin de substances pour dire ce que j’ai envie de dire!! par contre vous auriez besoin de comprendre le sens de mon propos mais j’en doute…

  8. Il faut renforcer la sécurité des citoyens en respectant l’état de droit tout en se préparant aux critiques du « liberticide » ou du « laxisme ». Ce débat est un dialogue de sourd.
    Par contre il est évident que la police municipale est sous équipée pour assurer une sécurité minimum en cette période.
    Oui les caméras à Nice n’ont pas permis d’éviter un drame. Mais oui elles ont aidé à l’enquête. Là-bas et ailleurs. Heureusement il n’y a pas que du terrorisme dans notre pays et les caméras peuvent dissuader les infractions de droit commun.
    Je lis ici, j’entends par là, une comparaison avec les armes aux USA. Notre Constitution et nos lois nous protègent, aux États-Unis elles encouragent à l’achat et aux suites que l’on connaît.
    Armer sa police municipale est un choix difficile. Pour Biarritz, je pense, à tort peut-être, que ce n’est pas essentiel. En revanche, tonfas, tasers et lacrymos sont des armes non lethales qui peuvent suffire.
    Enfin, commenter l’affaire Sirven sans y avoir mis les pieds, sans rien en connaître me parait démagogique. La Justice française n’a jamais hésité à punir sa police, qu’on le veuille ou non. La police française est une police qui ne tue pas, elle est en bas de classement.
    J’ai la faiblesse de croire en notre justice, qui bien sûr ne satisfera jamais. Nous sommes un pays culturellement exceptionnel dans ce sens où la justice n’est pas assez sévère, où l’on foule régulièrement au pied la présomption d’innocence et en même temps on se plaint que la Justice n’existe pas. :)
    Moi, je ne suis pas juge, ni Procureur. Je vous renvoie à l’affaire Theo par exemple où on s’aperçoit que la 1ere version, a chaud, n’est plus du tout la même aujourd’hui.
    Restons serein, vérifions ce qu’on nous raconte. Et à Biarritz soutenons notre pauvre police.

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