Et maintenant Veunac engueule Mimiague

Au tour de la sixième adjointe d’être soupçonnée d’être trop bavarde. Et pendant ce temps-là, les marchandages financiers continuent !

Françoise Mimiague, forte de sa longue expérience municipale, ne s’attendait pas à être ainsi montrée du doigt.

Cinquante ans après mai 68, le happening permanent se poursuit à la mairie de Biarritz.  Malheureusement, au lieu de parler « contestation », ou « émancipation », il n’est plus question que de « délation » ou de « pognon ». Mercredi dernier encore, les membres de la majorité, qui se rendent désormais aux convocations du maire comme on part en garde à vue tant Veunac leur en fait voir, ont dû subir les humeurs, colères et soliloques d’un premier magistrat qui se demande toujours à quel moment il va se prendre le prochain pavé dans la gueule et se montre aussi dépassé par les événements que De Gaulle à Baden-Baden.

La réunion était à peine commencée, lorsque notre-maire-qui-ose-tout-et-c’est-même-à-ça-qu’on-le-reconnait, interrompt soudain l’interminable monologue dans lequel il vient de se lancer. En effet, la sixième adjointe, chargée du logement et de l’habitat, prend consciencieusement des notes.

– Françoise, qu’est-ce que tu fais ?

Éberluée par cette interpellation musclée, que n’aurait pas désavouée un CRS du Quartier Latin, Françoise Mimiague ne sait trop quoi répondre.

Michel Veunac explose alors : « Cest toi qui balance à Viollier !»

Françoise Mimiague, consternée qu’on puisse mettre en doute sa bonne foi, préfère se taire. Mais Veunac n’en démord pas. Ayant totalement oublié qu’il est « interdit dinterdire », surtout à des élus, notre Super-Mimi, après l’échec de sa « Charte de confidentialité »   s’imagine maintenant qu’en fliquant tout le monde, il finira par débusquer les bavards. Continue à pédaler, Michel, le Tour de France approche !

Veunac : « Je vais finir en slip ! »

Sud Ouest , 28 mars.

Et surtout n’allez pas croire que le destin de la Ville est le sujet de ces réunions de majorité. Une seule préoccupation, le silence dans les rangs et, éventuellement, le prix à y mettre pour l’obtenir. Quelques heures avant le grand raout sur la démocratie participative, qui doit se tenir mercredi 28 mars à 18 heures au casino municipal, Michel Veunac apprend que Sud Ouest envisage de consacrer une page à Hervé Boissier. Panique ! Le maire sait très bien que son conseiller, qui a effectué un énorme boulot pour mettre au point la démocratie participative, est à juste titre furieux. Il est en effet le seul élu en charge de délégation à ne pas être rémunéré. Après les départs de Chazouillères et Amigorena, il a espéré toucher quelque chose mais n’a rien vu venir face à l’appétit féroce de ses colistiers de la majorité. C’est un Veunac tout miel qui téléphone à Boissier : « Tu vas venir à la réunion au casino municipal ? ». « Non ! ». Patelin, Veunac enchaîne : « Écoute, Hervé, j’ai réfléchi. Je te jure sur mon honneur que je vais réparer cette injustice et te trouver une indemnité ». Finalement, Hervé Boissier accepte d’être présent à la réunion du casino municipal et Sud Ouest doit dénicher un autre sujet en catastrophe, se contentant d’un bref encadré sur le conseiller municipal chargé de la démocratie participative.

Dans les coulisses, après cet échange téléphonique tout miel, Veunac se lamente sur son triste sort, conscient qu’il va devoir donner à Boissier 600 euros pris sur ses propres indemnités, faute de pouvoir retirer aux autres ce qu’il leur a promis, à un moment où les départs s’enchaînent à la vitesse des lacrymogènes tombant sur des manifestants : « Si ça continue, je vais finir en slip ! »

Veunac : « J’achète la paix ! »

Qu’on rassure tout de suite, les enfants et les personnes âgées : il est peu probable que le maire mette sa menace à exécution, même si quelques grand-mères biarrotes, nostalgiques des nuits  soixante-huitardes, seraient sans doute secrètement ravies. Et dans le cas improbable où le maire, saisi par l’esprit « Peace and Love » de 68, se décidait à l’effeuillage, les Biarrots découvriraient que le caleçon est en or massif. En effet, quand Veunac fait un cadeau, c’est aux frais du contribuable. Quand il offre un lot de consolation à Éric Bonnamy (800 euros par mois) avec la vice-présidence du syndicat des transports, c’est juste une charge supplémentaire pour le syndicat, puisque Veunac, dépassant le plafond financier autorisé, n’était pas rémunéré. Quand il donne une (minime) partie de son indemnité à Boissier, il en va de même, puisque, écrêtage oblige, il ne peut toucher toutes les indemnités liées à ses multiples mandats, le plafond autorisé étant à 8141 euros. Veunac va donc récupérer à la Région ce qu’il perd à la Ville.

« J’achète la paix ! »  confie à ses troupes les plus proches notre malin qui a un rapport plutôt curieux à l’argent. Même tactique avec l’opposition, que tout le monde a vu étrangement apathique lors du dernier conseil.  Dès qu’il le peut, et souvent avec la complicité du directeur d’un hebdomadaire local, Veunac dîne en tête à tête avec un élu de l’opposition pour lui parler de 2020 et lui promettre des merveilles. Avec d’autres opposants, il se contente d’apéritifs réguliers. Et enfin il ignore superbement la piétaille.

Les élus d’opposition seront donc ravis d’apprendre grâce à Bisque, Bisque, basque ! à quel niveau de dangerosité ils se situent pour celui qui ne pense qu’à 2020. Ceux qui n’ont pas été invités par Veunac, levez-le doigt !

11 réflexions sur “Et maintenant Veunac engueule Mimiague

  1. « Un rapport plutôt curieux à l’argent » Qu’en de doux termes ces choses la sont dites.

    Pas de contres-parties pour juteux contrats signés avec les géants du béton….pas à Biarritz…..pas Veunac ….. non pas lui….. Ceux qui perdent les appels d’offres, sont écartés des chantiers: ils n’ont rien à raconter (ou attendent ils le bon moment pour nous instruire de leurs peines )?

    Déclaration de patrimoine, train de vie, comptes cachés ? Il doit bien y avoir quelques moyens simples de vérifier un peu la situation de notre Cruchot local ?!

  2. Est-ce que cela peut tenir jusqu’en 2020?

    Ma réponse personnelle:

    1- C’est possible, mais calamiteux pour Biarritz;

    2- Que cela cesse prématurément n’est sans doute pas l’intérêt immédiat de ceux, nombreux, qui pensent à une candidature le matin en se raant o en se maquillant…
    Ceux qui démissionnent d’un poste d’adjoint sans démissionner du conseil pensent qu’ils augmentent leurs chances en restant à l’intérieur plutôt que de s mettre en réserve à l’extérieur. Ils devraient se rappeler Pompidou, Chirac, Balladur, leurs choix et résultats!

    3- Veunac a-t-il réellement l’intention de se représenter? Et si oui des chances sérieuses d’être réélu? Je ne le crois pas désormais.

    4- Biarritz est à prendre. « Dans les bras », telle la Belle au bois dormant.
    Elle a une page à tourner et toutes les conditions sont réunies pour qu’elle mette aux affaires classées l’ère Borotra-Veunac, ses erreurs, ses manques de compétence, ses petites et grandes compromissions. Et avec elle tous les protagonistes du passé, qu’ils soient ou non des élus actuels.
    Biarritz a besoin de neuf, d’une nouvelle idéologie de l’élu, de vision, de charisme, de compétence et surtout d’éthique. D’un projet digne de ce nom qui la réveille, avec une cohérence, des priorités claires en nombre raisonnable et des axes de faisabilité financière, afin que ce ne soient pas une fois de plus des promesses non tenues.

    Ceux qui,se lèveront pour dire en étant crédibles : « Voici ce que nous proposons pour Biarritz, voici notre engagement moral, voici comment nous allons procéder » pourraient bien n’être qu’à peine nés politiquement dans la région. Ce qui n’exclue pas que certains conseillers actuels, déçus par le mandat en cours et séduits par leur approche, ne décident de les rejoindre…

    • Entièrement d’accord avec vous Mr Schneck :

      un vrai projet, de l’éthique et de la morale publique afin de servir les intérêts sur le long terme de la ville et de ses habitants.

      Arrêtez vous allez me tenter ;o)

      Un bon week end pascal à toutes et à tous

  3. La campagne va « commencer à commencer » après l’été voir fin 2018. Je sens qu’on va vivre des grands moments…

    • Cher ami, je crois qu’elle a commencé et va s’intensifier dans les tout prochains jours.
      « As usual », la question va être, pour ceux qui se seront dévoilés et pour ceux dont la candidature n’est qu’un secret de polichinelle, de tenir la distance…
      Car 2020 est à la fois proche et lointain…

  4. C’est également ce même maire qui dit lors des réunions d’école aux parents d’élève qui ont le malheur de prendre des notes :
    « Mais, arrêtez d’écrire tout ce que je dis. »

    Veunac avait répondu ça juste après s’être fait remarquer par les même parents d eleve une contradiction dans son discours.

    Bref, le maire ne comprend toujours pas qu on ne peut plus dire n’ importe quoi.

  5. Veunac est une parodie de maire à lui tout seul, doublé d’un crétin. Ceux qui restent comme adjoints ou conseillers sont complices et devraient se méfier des lendemains qui déchantent…
    Surtout que grâce à ce blog essentiellement, et parfois ses faits repris dans le Sud-Ouest, on commence (enfin) à voir des biarrots trouver tout ça malsain et à devenir curieux de cette très « curieuse » municipalité

  6. Biarritz est « divisée en 25000 habitants » qui sont autant d’egos vaniteux et frustrés …. c’est Clochemerle à tous les étages du microcosme et le règne de la médiocrité triomphante …. Du Balzac pour les littéraires, du Monsieur Thiers pour les politiques ….!

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