Jacques-André Schneck : « Je constate que Biarritz souffre »

Le premier candidat déclaré à la mairie de Biarritz détaille son programme pour Bisque, Bisque, Basque !

Passionné par « la chose publique », Jacques-André Schneck a une vision très claire de ce qu’il peut apporter à Biarritz.

Il occupe près du jardin public un appartement cossu sans ostentation où les livres tiennent une place non négligeable. Premier candidat à faire publiquement dans Sud Ouest une « offre » aux Biarrots pour 2020, Jacques-André Schneck se livre à un entretien sans concession avec Bisque, Bisque, Basque !

– Jacques-André, on ne va pas se vouvoyer alors qu’on se tutoie dans la vraie vie. Comment les Biarrots ont vécu ta candidature ?

J’ai reçu des encouragements de personnes qui me connaissent et aussi subi quelques ricanements du genre : « J’attends votre score avec impatience ». Tout cela est parfaitement normal. Les handicaps de ma candidature, je les connais et ma faible notoriété à Biarritz en est un. Mais, à cette occasion, je découvre un petit nombre d’amis prêts à travailler avec moi. Aujourd’hui Biarritz souffre et l’amoureux de cette ville que je suis en est malheureux. C’est la raison pour laquelle je fais aux Biarrots une proposition restauratrice et rénovatrice. Ma stratégie n’est pas de commencer par faire une liste, mais de dire ce qui ne va pas et ce que j’imagine pour Biarritz. Il m’a semblé utile de démarrer assez tôt pour permettre à mes concitoyens de réfléchir à ce que je propose et de se rallier à moi éventuellement. Je ne me suis pas fixé de délai, mais si je vois que mes propositions ne prennent pas, je me retirerai.

– Dans Sud Ouest, tu as fait des propositions plutôt décoiffantes comme refuser toute indemnité si tu es élu maire. N’est-ce pas un peu démagogique ?

Mais pas du tout ! J’estime que je touche une retraite suffisamment correcte, en tant qu’ancien énarque et ancien ingénieur des travaux publics pour ne pas peser sur les finances de Biarrots moins chanceux que moi. Ensuite, je procéderai au cas par cas dans ma liste, en fonction des ressources financières de chacun.

– Tes écrits, en particulier au moment de l’affaire Fillon, alors que tu étais membre des Républicains, prouvent que tu es très attaché à la moralisation de la vie publique…

Je te rappelle que je suis membre fondateur, tout comme toi d’ailleurs, de l’association RamDam 64-40, désireuse de contribuer à une plus grande transparence de la vie publique et que ce n’est pas par hasard. En ce qui concerne les marchés publics, j’ai été maître d’ouvrage et je connais les règles. Dans toute ma carrière, je n’ai jamais eu la moindre difficulté avec les contrôleurs de l’État. C’est bien la moindre des choses que l’on doit aux Biarrots que de leur redonner confiance en ceux qui les dirigent.  (Jacques-André cherche ses mots pour être précis et bien compris. Ses yeux pétillent) On peut aussi évoquer l’urbanisme local, un monde de tentations permanentes et de conflits d’intérêts. Je peux garantir à tous que la transparence et l’intégrité totale seront la règle.

– Si tu es élu, que fais-tu de l’opposition ?

Je respecterai ceux qui ne partagent pas mon point de vue et je n’exclus pas de confier un poste d’adjoint à un membre de l’opposition. Je ne serai pas le maire qui décide de tout sans en parler à personne. Regarde par exemple le projet de démocratie participative d’Hervé Boissier. J’ignore s’il se représentera en 2020, mais si c’est le cas et qu’il se retrouve dans l’opposition, je lui ferai une place immédiatement, car il a toujours parlé en fonction de l’intérêt des Biarrots. Ce n’est pas de la fausse modestie, mais je pense par mon parcours avoir une vision un peu globale pour Biarritz. Ce que je vois ne me satisfait pas. L’exemple de l’aménagement de la Côte des Basques est frappant car la municipalité s’est lancée sans la moindre concertation en disant à ceux qui récriminaient : « Je sais ce qui est bien pour vous » Ce fonctionnement n’a plus lieu d’être.

( Lire aussi le CV de l’intéressé : https://www.jacques-andre-schneck.fr/a-propos/)

 Quelle va être ton action les prochains mois ?

 Je vais essayer de mettre en place avant la fin de l’année un « shadow cabinet », pour que chacun des futurs membres de la liste soit responsabilisé à ce qui l’attend bien avant 2020. Mes coéquipiers vont devenir les interlocuteurs des Biarrots, car je refuse d’être celui qui a réponse à tout, tout seul.

Si ce rassemblement ne s’opère pas, es-tu prêt à te rallier à une des listes qui sera en course ?

Bien évidemment, je serai déçu, mais je te rappelle que je ne suis plus encarté nulle part. Donc, tout s’étudie.

Venons-en à ce projet de rendre le ciel aux habitants du quartier de La Négresse. Il suscite à l’évidence beaucoup de sympathie et de curiosité. Mais plusieurs m’ont dit : « Il n’est pas bien l’énarque, c’est deux hôtels du Palais qu’il faudrait vendre pour réaliser un tel projet » Cette réalisation se chiffre vraiment en centaines de millions d’euros ?

– Je vais te répondre, mais je veux d’abord que tous les Biarrots sachent que mon projet numéro un n’est pas celui-là. Biarritz étouffe et il faut avant tout élaborer un plan de mobilité et de stationnement. La première mesure que je prends en tant que maire, c’est de résilier le contrat de Streeteo. Ensuite, établir un nouveau plan de circulation, ce n’est pas se contenter de mettre quelques panneaux de stationnement interdit à droite ou à gauche. Il faut se concerter avec la population et faire appel à des urbanistes et des ingénieurs. Lorsque Jean Lecanuet à Rouen puis Michel Crépeau à La Rochelle ont rendu leur ville piétonne, les commerçants et la population ont hurlé de concert. Maintenant, personne ne voudrait revenir en arrière. Avant toute chose, il faut réfléchir à la gestion de la circulation des habitants, à la desserte des commerçants, créer des parkings supplémentaires.

Et tu ne crains pas de te retrouver confronté à une fronde comme celle que traverse Veunac en ce moment ?

Non, parce que je ne travaillerai que dans la concertation et parce que je sais, par mon ancien métier, qu’établir un nouveau plan de circulation est une discipline en soi. J’ai les compétences et je sais sur qui m’appuyer pour réussir un tel projet. Et j’en arrive à l’aménagement du quartier de La Négresse. L’accès ferroviaire à Biarritz n’est pas digne de la ville. Je suis frappé par la laideur de ce viaduc qui nuit à l’environnement. Tout ce quartier doit être réaménagé. Je sais que Didier Borotra était farouchement contre ce viaduc mais qu’il n’a pu s’y opposer. Quant à ceux qui savent à l’avance combien coûteraient de tels travaux, ils me font sourire. J’ai été ingénieur pour des travaux publics d’État comme la construction de la ligne de TGV est. L’investissement à faire se chiffre en dizaines de millions, mais certainement pas en centaines ; Par ailleurs, ce n’est pas une voie communale qui passe sur ce viaduc mais la D 810. Ce sera donc un aménagement multi-financeurs où le département et la région prendront leur part.

Tu me confirmes que les Finances de la Ville ne sont guère brillantes ?

C’est pour cette raison que je milite depuis des mois, mon Facebook peut le prouver, pour la vente du fonds et des murs de L’Hôtel du Palais. La charge à payer est insupportable pour les Biarrots, alors qu’en le vendant, on peut réduire la dette, faire des investissements et diminuer l’imposition des Biarrots, ce que je promets de faire dès la vente du palace. Je te rappelle aussi que la relance de la Cité de l’Océan passe à mon sens par l’installation d’autres équipements ou établissements pour créer un véritable pôle d’attractivité autour de la thématique de l’océan et des sports nautiques. La piscine de 50 mètres donc, mais aussi une école de surf et l’incitation à la pratique d’autres sports nautiques comme le sauvetage côtier, le paddle ou l’initiation au maniement des traînières. Et pourquoi pas une entreprise tertiaire, créatrice de logiciels en relation avec la thématique générale ? Sans oublier que tous ces aménagements devront respecter la loi littoral…

Nous aurons l’occasion de reparler dans ce blog de l’avancée de ta candidature. Pour te poser une question plus personnelle, quel est le bouquin que tu relis régulièrement ?

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle » de Jean d’Ormesson. Dans dix ou vingt ans, j’espère bien pouvoir affirmer à mon sujet la même chose.

 

Les coulisses d’une interview

Jacques-André Schneck, devant une reproduction du TGV Est.

Au sein de Ramdam 64-40, nous nous qualifions mutuellement, avec ironie et affection de « petit homme vert », tant l’écart entre l’ancien géomètre-grand commis de l’État et l’ancien saltimbanque-journaliste est grand. Mais c’est le charme de cette association : elle a été fondée par huit personnes opposées politiquement, mais résolues à lutter ensemble en vue d’une plus grande moralisation de la vie publique. Et bien évidemment, si l’aventure électorale se poursuit, Jacques-André, qui sera traité dans Bisque, Bisque, Basque ! comme tous les candidats capables de mettre fin au pire mandat que la ville ait connu, démissionnera du bureau de l’association le temps des élections. De sa propre initiative, cela va sans dire, tant est grand son souci de rigueur et d’exemplarité.

L’histoire de notre amitié amusera sans doute les lecteurs car nous avons commencé par un sévère pugilat verbal, Bisque, Bisque, Basque !  s’étant permis d’évoquer le « douillet confort des cabinets ministériels ». Colère de Jacques-André qui se souvient encore de ses nuits blanches passées au ministère des Finances. Les échanges, qui doivent encore pouvoir se retrouver dans les profondeurs de ce blog, furent plutôt musclés. Et puis, un jour, où j’étais en pleine séance de dédicace, un inconnu avec une petite flamme dans l’œil a attiré mon attention dans la file d’attente. C’était Jacques-André. J’ai trouvé l’attitude très rugby, et quelques bières plus tard, j’ai commencé à lire ce qu’il écrivait et à me retrouver souvent en accord avec ses positions. Drame du grand âge ou crise de gâtisme prématuré, grâce à lui, je découvre sur le tard qu’on peut s’entendre avec un énarque, même si, malgré ses qualités de gros bosseur et son humour, je confirme qu’il a parfois… tout d’un petit homme vert !

21 réflexions sur “Jacques-André Schneck : « Je constate que Biarritz souffre »

  1. Bonjour,
    J’aime bien cette idée, et ses idées !
    Je vais suivre cette candidature avec attention, et en parler autour de moi.
    Bon courage.

  2. BRAVO Mr Schneck !!! très bon début avec des propositions tout à fait raisonnables, modernes et nécessaires. Ne nous mentons pas il faut des compétences solides pour gérer une ville comme Biarritz et vous n’avez pas à rougir de votre diplôme et de vos états de services dans le PUBLIC, à servir l’INTERET GENERAL, bien au contraire.

    Vous êtes plutôt de droite mais ne semblez pas hémiplégique (ce qui est une qualité indéniable).
    Vous avez raison il faut travailler sur les projets et se concentrer sur le contenu et non sur les seules origines partisanes de ceux qui les portent (si l’on souhaite au niveau local agir pour le bien de toutes et tous comme vous semblez l’indiquer).

    J’avoue que cela fait du bien de lire ces lignes qui donnent un espoir pour Biarritz et me donnerai envie (moi qui ne suis pas encarté mais de sensibilité de gauche) de venir vous donner un coup de main !

    Bon vent pour la suite

    • Cher « Paul Bismuth »,
      Vos encouragements me touchent, merci vivement;
      J’avais saisi pour vous une assez longue réponse, mais une agaçante microcoupure du net l’a faite s’envoler…
      Je recommencerai prochainement!

  3. Bonjour,
    En attendant le programme ficelé à venir et qui parait intéressant,il va y avoir un affrontement des plus coriaces notamment sur les budgets et finances locales entre deux anciens….énarques !
    Guitou la science va fourbir ces armes ….

    • C’est une éventualité que j’envisage bien entendu, les intentions précises à ce jour de ce « cher camarade » ne semblant pas encore connues, en tout cas pas « officielles ». Si cette compétition a lieu, elle sera sans doute tonique. De ma part, elle sera sans complaisance, mais totalement loyale…Cela va sans dire?… Encore mieux en l’annonçant…

  4. Bonjour,
    Oui nous avons besoin d’un maire qui agit dans l’intérêt général des Biarrots, et non pas pour le sien et son équipe, et qui tient compte des besoins et désirs de ceux-ci en les concertant.
    En plus, le fait d’apprendre qu’il est l’un des membres fondateur de RamDam, me rassure, je sais que cette association est composée de membres désintéressés, et qui travaillent pour le bien public.
    Bon courage et bonne réussite.

  5. Un programme très intéressant en effet Monsieur Schneck. Juste une petite remarque sur un point. Je trouve magnifique cette idée de ne pas encaisser plus d’argent si l’on gagne bien sa vie soi-même et aussi que tous ceux qui sont dans ce cas se plient à cette règle. Cependant il me semble que dans le libellé du sujet nous pouvons entrevoir un « Je procéderai » qui rappelle singulièrement les maires d’autrefois et d’aujourd’hui. Peut-être faudrait-il en parler avec tout le conseil municipal, voire tous les Biarrots. Et pourquoi pas un don de toutes ces sommes (avec l’accord des personnes concernées, bien sûr) à des associations plus que nécessaires (au hasard : Emmaüs, Secours populaire, Secours catholique et bien d’autres)…
    Pour autant je le redis, un bien beau programme qui peut redonner espoir. A suivre.

    • Chère Madame, je vous rejoins totalement et le « je procéderai » peut en effet paraître un peu abrupt. Cela dit, il sera important que mes coéquipiers adhèrent un minimum à mon ambition, qui est de réduire drastiquement le lien « incestueux » entre argent et politique. Les indemnités des maires, adjoints et conseillers délégués sont fixées en conseil municipal dans le cadre d’une enveloppe plafonnée. Comme je l’ai déclaré, je ferai « du cas par cas », car certains peuvent avoir besoin de cette indemnité, laquelle reste une conquête républicaine, pour ne pas avoir que des élus rentiers. J’ignore s’il est juridiquement possible de réaffecter la part de l’enveloppe éventuellement non distribuée, qui resterait de toutes façons une goutte d’eau dans l’océan des subventions versées aux associations, – dans des conditions parfois contestables, un sujet, aussi, à remettre assurément sur le métier -.

      • Laisser ses émolument si l’on en a pas besoin, cela va sans dire.
        Oui les associations reçoivent des « mines d’or » de subventions et autres dons, cependant nous voyons sur nos trottoirs de plus en plus de personnes jeunes ou pas… au point que même un retraité à petits revenus pourrait se croire riche. Mais comme le disait l’Abbé Pierre : les gouttes d’eau peuvent faire un océan de solidarité (je ne sais s’il l’a dit mais il nous a laissé le message !). Enfin, Biarritz a bien d’autres problèmes à résoudre que ce dont je parle là. Une phrase abrupte permet de réfléchir aussi sur notre bizarre société et c’est bien.
        Bonne suite et bon travail. Martine Caplanne (www.martine-caplanne.fr)

  6. LU et … pas encore approuvé !
    Parce que tout cela me laisse pantois !
    Annoncer une candidature alors qu’on n’est pas en période électorale … est prématuré … !
    Mais compte tenu de la mandature actuelle, tous les ESPOIRS sont permis :-)))
    Le désespoir serait la ré-élection de l’actuelle municipalité : je laisse donc CE PROGRAMME faire son chemin et je verrai plus tard ce qu’IL devient !
    Seul point réellement positif : ne pas tenir compte de l’appartenance politique des Membres de ce Futur Conseil Municipal et CHOISIR celles et ceux qui ont des idées rénovatrices … PLUS suffisamment de ressources pour abandonner leurs émoluments en faveur de la restauration de notre bien-aimée VILLE et de tous ceux qui en ont VRAIMENT besoin !
    Pour le reste … je me souviens juste qu’on parle de RAMDAM lorsque l’on fait beaucoup de bruit (dans mon patois natal !) mais si votre association est bénéfique aux Villes de notre Côte, je supporterai le BRUIT avec grand plaisir !
    SHADOW … OUI !
    Pour que la LUMIERE soit :-)))

  7. A la proposition qui consiste à vendre le fond et les murs de L’Hôtel du Palais en 2020:
    La question est : ne sera t il pas trop tard ?
    Cela parait délicat avec du recul quand on sait que le maire actuel va signer dès cette année ses deux contrats les plus importants du siècle.
    Hyatt est en phase finale de négociation pour un contrat qui engage le fond de commerce sur plusieurs décennies. Et la phase 2 de travaux de rénovation de l’intérieur du Palais va démarrer cette année pour se finir à quelques jours près lors de l’élection du maire, c’est à dire juste avant l’été 2020. Ces travaux engageront là aussi la Socomix auprès du crédit agricole sur au moins 20 ans.
    Vous allez me dire qu’un crédit peut toujours être racheté, tout comme un bail commercial peut être cassé, mais je n’ose même pas imaginer les pénalités ou intérêts que les Biarrots devront subir. Car pensez-vous que notre Mimi soit assez malin pour se parer à cette éventualité et prévoir des clauses de rupture anticipée possible dans ces deux contrats ?
    Je suis ici volontairement provocateur pour que notre maire, s’il nous lit, ne néglige pas ce cas de figure et anticipe une vente probable du futur maire. Ce sujet, j’en suis certain, sera majeur dans les programmes des campagnes électorales à venir.

    • Votre réflexion, cher Monsieur, est évidemment très pertinente.
      Mais il ne sera jamais trop tard.
      Selon mes informations, M. Veunac serait en train de faire peser en risque sur les impôts des Biarrots un montant de travaux au moins égal à la dette totale actuelle de Biarritz, soit de l’ordre de 65 M€! Encore est-ce une estimation actuelle qui risque évidemment de « déraper » en cours de route. La Socomix se verrait apporter le fonds de commerce, aujourd’hui détenu par la ville, et bénéficierait d’un bail emphythéotique (de 60 ans?) pour le bâtiment. C’est bien sûr la Socomix qui s’endetterait auprès du Crédit agricole pour les travaux, mais concrètement, c’est comme si c’était la ville, saud que, trop commode, cette dette ne figurerait pas dans les comptes de cette dernière; Un simple « contrat de gestion » serait passé avec Hyatt (qui, soit dit en passant, n’est pas un spécialiste des « « Palaces », mais plutôt des 5 étoiles). Point de management surréaliste, tout le personnel resterait Socomix, autant dire que Hyatt n’aurait pas vraiment les moyens d’une gestion de professionnel maximisant la performance…
      Autant dire que la ville ne serait plus propriétaire de rien, mais ce n’est pas le plus important.
      Que se passera-t-il si les résultats financiers ne sont pas au rendez-vous, si la Socomix ne parvenait pas à honorer ses échéances? Tout cela finira par un dépôt de bilan et chez un administrateur judiciaire. Et Biarritz perdra tout simplement l’Hôtel du Palais sans en avoir touché le prix…
      Un tel montage est inacceptable. Il comporte un risque ahurissant pour la ville et les Biarrots.
      Le maire réussira-t-il à le faire voter par son actuel conseil municipal en toute irresponsabilité?
      Cette affaire risque d’être une seconde Cité de l’Océan en bien pire. Face à l’absence de négociateurs de haut niveau agissant pour le compte de la ville, et à l’attitude « borotresque » de M. Veunac, pâle copie de son rex imperator de prédécesseur, on peu faire confiance à Hyatt et au Crédit agricole pour la rouler dans la farine, comme l’avaient fait Vinci et Dexia avec les conséquences que l’on sait.
      Si au surplus ce maire se laisse « enfiler » des clauses pénalitaires sévères en cas de rupture des contrats, comme vous le suggérez, alors c’est de Cour de discipline budgétaire et financière, voire de poursuites pénales qu’il pourrait un jour s’agir, pour spoliation du denier public et autres détournements.
      Il n’y a pas, il n’y aura pas trente-six solutions pour le prochain maire: Il faut vendre le Palais (murs et fonds) aux termes d’un contrat bien négocié créant de fortes obligations pour l’acheteur, et bien entendu dissoudre la Socomix.
      Il y en a pour 180 à 200 M€. Cela permettra de désendetter la ville et donc de diminuer les impôts des Biarrots (d’où disparaîtra de surcroît la charge actuelle en subventions directes au Palais), et de réaliser les investissements pertinents dont la ville a impérieusement besoin…
      Est-il dans la vocation d’une ville de posséder et exploiter un hôtel de luxe? Évidemment en aucune façon, il y a mieux à faire avec l’argent public?
      Il restera pour autant l’Hôtel du Palais, exploité par des professionnels dignes de ce nom, capables d’en développer la performance et l’image, pour le plus grand bien de Biarritz et des Biarrots et de notre cher Pays basque.

      • Entièrement d’accord avec vous Mr Schneck. retenir Hyatt et évincer Steigenberger…. HERESIE !

        J’ai travaillé dans l’hôtellerie de luxe (Crillon, Majestic, Trianon Palace etc) et Hyatt c’est du Sofitel bis. Steigenberger est une chaine d’hôtels de luxe (mal connue en FR je vous l’accorde d’ou a nécessité de confier la gestion de tels dossiers à des gens compétents….) mais Steigenberger est reconnue au sein de tous les pays germanophones (DE, AT, CH) + du nord EU, soit LES pays EU qui disposent de clients riches et fidèles (dont le profil correspond parfaitement à Biarritz en terme de création de valeur économique).

        Tout semble fait en dépit du bon sens par Mr Veunac. Cela semble de résultat de la combinaison mortifère de l’incompétence crasse couplée à une morgue sans limite….

        Ce fiasco est aussi soutenu par une majorité coupable de laisser faire – alors que l’information EST DISPONIBLE sur le fait que nombre de décisions prises récemment sont au mieux surprenantes (euphémisme) voir pour certaines d’entre elles peut-être même illégales.

        Ce que vous proposez est la seule solution crédible et pérenne que ce soit pour le Palais mais surtout pour la ville et ses habitants.

        Merci Mr Schneck pour votre courage civique, politique d’énoncer, de dire ce qui doit l’être, dans l’intérêt des Biarrot(e)s.

  8. Je viens de lire cet entretien et ce serait assez « logique » d’avoir un maire qui parle à ses concitoyens avant d’aller signer des contrats et de faire d’énormes petos.
    Beaucoup trop de « primos » maires se prennent très vite pour des califes en oubliant qu’ils sont avant tout citoyen, le « pseudo » pouvoir leur monte vite à la tête, le compte en banque grossit alors la tête gonfle rapidement.
    Tout cela pour dire que les réponses de M. Schneck sont pleines de bonnes intentions et d’intelligentes idées ce qui donne envie en effet de suivre sa candidature de très prés.
    En espérant pour lui, s’il est élu, qu’on ne l’affuble pas d’un surnom embarrassant comme sait si bien les donner à juste titre la « Marquise » de la semaine.
    Vive la politique 2.0

    • Je vous remercie, et en tout cas est-ce exactement dans cet esprit que j me présente. Je n’attends ni gloire ni argent d’un éventuel mandat. J’ai déjà eu des responsabilités importantes et gratifiantes et je suis un jeune retraité dont les ressources me permettent de vivre décemment, sans ostentation.
      Si j’avais encore quelque chose à prouver, ce serait peut-être ma capacité et ma motivation à servir mes concitoyens et cette belle ville de Biarritz dont je suis amoureux et qui mérite mieux que les dirigeants qu’elle a aujourd’hui.

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