Claverie matraque d’abord et réfléchit ensuite

Consternante intervention de l’adjoint à la Réglementation expliquant à Sud Ouest que la mairie impose le stationnement sans concertation avant de réfléchir et discuter.

Un lecteur de Bisque, Bisque, Basque ! a adressé un message à ce blog en reconnaissant Peio Claverie. C’est à cause de lui qu’enfant, il n’a pas appris le Basque et convaincu sa mère d’arrêter l’ikastola, tellement il était terrorisé par l’enseignant Claverie. On se demande bien pourquoi.

Reconnaissons d’abord une qualité à Peio Claverie, si souvent l’objet de railleries dans ce blog : quand, du fait de son impréparation et de la fronde locale qui perdure, le dossier stationnement sent le roussi et que Veunac et Lafite se planquent, l’adjoint à la réglementation fait front courageusement et répond aux questions des journalistes. Passionnant dossier que celui de Sud Ouest, publié ce matin sous la signature de Raphaëlle Gourin. Les lecteurs peuvent découvrir l’usine à gaz qui est en train de se bâtir autour du stationnement, avec ses cinq zones, ses multiples variantes forfaitaires et, cerise sur le gâteau, se tordre de rire en lisant les réponses pour le moins emberlificotées de Peio Claverie. Bisque, Bisque, Basque ! ne va d’ailleurs pas manquer de lancer un financement participatif pour offrir à l’adjoint à la Réglementation les boîtes d’aspirine qu’il mérite.

Pour commencer, c’est un peu l’histoire du CRS qui se plaint d’avoir mal au bras quand il matraque la tête des manifestants. Peio Claverie essaie d’apitoyer la population sur son dur métier d’adjoint : « C’est d’abord très compliqué à mettre en place ! C’est compliqué pour nous. Et pour les gens aussi ! » Il y avait pourtant un moyen bien facile de se simplifier la vie en créant des zones bleues permettant aux Biarrots de faire leurs courses et en laissant le stationnement gratuit l’hiver quand Biarritz est un village… Mais là, ce n’était sans doute ni assez compliqué ni assez rentable. La Ville rançonne les citoyens de façon éhontée et l’équipe dirigeante voudrait en plus qu’on la plaigne.

Il est fort, ce Claverie !

Le dossier, dans Sud Ouest du 18 mai.

Peio Claverie, qui nous a déjà habitué à ses fulgurantes approximations, enchaîne sur ce qui parait être un gros bobard. « Nous sollicitons Streeteo plusieurs fois par jour quand des problèmes sont soulevés par les usagers et ils sont résolus en direct » Pas de doute, il est vraiment fort, ce Claverie, puisque la direction de Streeteo a été modifiée plusieurs fois et que partout en France les agents sur le terrain se plaignent de ne jamais réussir à obtenir le contact avec leur direction. Mais Streeteo sait visiblement reconnaître qui est important et qui ne l’est pas.

N’étant pas à une contradiction près, Claverie, l’homme qui appelle Streeteo plusieurs fois par jour, fait semblant de découvrir « la prime d’objectif », versée par Streeteo à ses agents. Le vertueux édile s’indigne. Cette politique de stationnement n’a été menée que pour le bien des Biarrots et en aucun cas pour rançonner le contribuable. La plus belle preuve ? « La récolte de FPS part dans les caisses de l’EPCI pas dans celle de la mairie ». Encore mieux ! Ce n’est plus une mairie, mais Ubu-au-pouvoir : on met la ville à feu et à sang, on détruit à petit feu le commerce, on incite les touristes à ne plus venir comme l’a affirmé Michel Veunac à une visiteuse un jour de manifestation, et tout cela pour l’amour du sport, pour faire plaisir à Anglet et Bayonne qui non seulement profitent des touristes éconduits mais en plus touchent de l’argent sur les procès-verbaux payés par les Biarrots. Devant un tel sens de la gestion et une telle défense des intérêts des Biarrots, on ne peut qu’incliner son chapeau bien bas.

Reste enfin le plus drôle pour la fin. « Le système n’est pas figé dans le marbre. Nous interrogerons toutes les parties à l’automne pour améliorer les choses » poursuit l’inénarrable Claverie. Trois pékins, qui ne paient pas leur stationnement en tant qu’élus et dont l’un, Peio Claverie, n’habite même plus Biarritz, décident en catimini, sans même en parler au conseil municipal, de signer un contrat à 1,5 million d’euros avec Streeteo, et, l’automne venu, quand des dégâts irréparables ont été commis et que les touristes, écœurés de s’être fait verbaliser les jours fériés de mai, sont partis à Anglet ou ailleurs, se décident à réfléchir. Et on fait comment pour dénoncer le contrat signé pour deux ans ? Mais quel talent ! Quelle hauteur de vues ! Franchement, ce serait un crime électoral que de ne pas accorder à des élus aussi visionnaires un nouveau petit mandat de six ans en 2020 !

Rendre à Streeteo, ce qui est à Streeteo

De l’avis de tout le monde et même si les prunes tombent actuellement presque intensément que les gouttes de pluie sur les Biarrots, les agents de Streeteo Biarritz ne la jouent pas trop cow-boy aux « pouces magiques », comme se qualifient eux-mêmes les agents parisiens capables de balancer une prune en quatorze secondes, et gardent une certaine humanité malgré leurs obligations chiffrées. Mais Bisque Bisque Basque ! n’a pas été sans noter l’hypocrisie de la mairie qui s’efforce de charger Streeteo quand les choses vont mal. Les recrues biarrotes sont là pour verbaliser… et rien d’autre. Les parcmètres, récupérés à la casse et incapables de fonctionner dans les délais, ce dont personne ne se plaindra, ne sont pas de leur fait. Les adhésifs qui se décollent non plus. Et l’incohérence de la communication de la Ville sur ce sujet, pas davantage.

5 réflexions sur “Claverie matraque d’abord et réfléchit ensuite

  1. Pauvre M. Claverie, peut-être chargé de tenter d’aller défendre une politique incroyablement brouillonne, ou allant de son propre chef au casse-pipe sans hélas pour lui disposer en rien des neurones pour…et qui se tire dans le pied au bazooka… Bizarrement, il me appelle M; Guillimotonia, maire de Lahonce, l’autre jur à la brre du TGI de Bayonne dans l’affaire de diffamation dirigée contre Dominique de la Mensbruge et Pierre Guignard..; Un hasard? Qu’est-ce que ces deux hommes peuvent avoir de commun?…
    Sur ces questions, il faut changer complètment de logiciel.
    Je l’ai dit, si je deviens maire de Biarritz, bien sûr l’un de mes premiers actes sera de résilier le contra Streeteo.
    De refonder et développer la police municipale.
    Mais surtout de lancer un plan de circulation, de mobilité, de transport intermodal et de stationnement su tout Biarritz;
    Il définira les parcs de stationnement souterrains à construire (gare, Floquet, Port Vieux, et plus en hypercentre…), les rues qui seront fermées aux voitures (littoral, hypercentre piéton…), les rues qui seront réservées aux seuls riverains et aux commerçants avec bornes escamotables comme à Bayonne, les conditions d’accueil des voitures des touristes en périphérie avec interdiction d’aller plus loin, le développement en contrepartie des navettes électriques repensées et spécialement adaptées pour les bagages et les planches de surf par exemple…
    C’est simple, ça s’est déjà fait. Il faut juste un peu de capacité à élever le débat, à faire preuve d’un peu de vision, comme ce fut le cas de Jean Lecanuet à Rouen, de Michel Crépeau à La Rochelle… La taille de la ville n’est pas en cause, c’est la démarche qui importe…

  2. Interdire les voitures le long du littoral… Un des derniers plaisirs de « nos vieux Biarrots » peu mobiles (réputés vivre bien au delà de 90 ans) c’est la balade en voiture pour aller « voir l’océan » grâce à leur famille, le savez-vous Monsieur Sneck ? Merci pour eux.
    Mais surtout, n’oublions pas de garder un passage voiture pour les emmener voter en ville de temps en temps bien sûr !

    • Un parc souterrain sous la place de Port-Vieux ne contribuera-t-il pas à résoudre le sujet que vous évoquez et que je respecte?
      Je vois par ailleurs bien des personnes très âgées qui ont visiblement plaisir à prendre les petites navettes électriques, qui seront multipliées et améliorées en matière de confort d’utilisation.…
      Je ptopose essentiellement de supprimer les voitures du casino à la Côte des Basques. Il restera Miramar, la Grande plage, Ilbarritz, Milady………pour « aller voir l’océan » en voiture!!!…sans parler du fait qu’on le voit très bien du « balcon sur l’océan » de la place Bellevue…Je vous concède qu’on y est un peu loin du rivage…
      Vous ai-je répondu de façon pertinente et positive?

      ><<

  3. Avez-vous déjà promené des personnes « très âgées » avec déambulateur, voire, fauteuil roulant ? Pas facile… Quant au balcon sur l’océan du Bellevue, j’imagine la voiture dans le parking dessous et papy et mamy contemplant le béton dans la pénombre… Il n’y a pas longtemps j’ai emmené un très vieux lointain cousin (autrefois habitué du Port des pêcheurs) faire le tour des plages en voiture. Son bonheur à revoir « son Biarritz » du phare à Ilbaritz était immense, si vous saviez ! Comme quoi tout dépend de quel bout de la lorgnette on regarde !

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